Ce sujet a été résolu
J'ai trouvé quelques définitions historiques du concept de race à travers l'Histoire et je pensais qu'en réalité la plupart des définitions reposaient sur une étude anthropologique de la race, ce qui ne permet pas d'identifier des groupes d'êtres humains comme faisant partie d'une même race, ou alors de le faire sur des critères purement arbitraires.
"Qu’est-ce que la « race » ? Citons quelques définitions parmi les plus connues : « la race est
une unité vivante d’individus de même origine dont les caractéristiques corporelles et
spirituelles sont identiques » (Woltmann) ; « c’est un groupe humain qui, du fait qu’il réunit,
d’une façon qui lui est propre, un certain nombre de caractéristiques physiques et de
dispositions psychiques, se distingue de tout autre groupe humain et donne naissance à des
individus toujours semblables à eux-mêmes » (Günther) ; « c’est un type héréditaire »
(Topinard) ; « c’est une lignée définie par des groupes de ‘génotypes’ (c’est-à-dire de
potentialités héréditaires) identiques, et non pas d’hommes extérieurement semblables
morphologiquement » (Fischer, Lenz) ; « c’est un groupe défini non par le fait de posséder
telles ou telles caractéristiques spirituelles ou corporelles, mais par le style qui s’exprime à
travers elles » (Clauss)"
Puis Levi-Strauss vient chambouler tout le concept de race en en faisant une manifestation de la volonté nationale par la culture :
"Pour Gobineau les grandes races primitives qui formaient l’humanité à ses débuts — blanche, jaune, noire — n’étaient pas tellement inégales en valeur absolue que diverses dans leurs aptitudes particulières. La tare de la dégénérescence s’attachait pour lui au phénomène du métissage. Une première constatation s’impose : la diversité des cultures humaines est, en fait dans le présent, en fait et aussi en droit dans le passé, beaucoup plus grande et plus riche que tout ce que nous sommes destinés à en connaître jamais […] La notion de la diversité des cultures humaines ne doit pas être conçue d’une manière statique. […] Beaucoup de coutumes sont nées, non de quelque nécessité interne ou accident favorable, mais de la seule volonté de ne pas demeurer en reste par rapport à un groupe voisin qui soumettait à un usage précis un domaine où l’on n’avait pas songé soi-même à édicter des règles.
Malgré ce phénomène d'échange, la pente naturelle d'un individu tend vers l’ethnocentrisme, c'est-à-dire qu'il tend à considérer sa culture comme La Culture. Cela consiste à « répudier purement et simplement les formes culturelles morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. »
En gros, la race devient une volonté populaire, elle rejoint finalement le concept de nation de la volonté. Dans les deux cas, la notion de race est caduque : rien ne permet de considérer comme objectif certains critères de sélection anthropologiques arbitraires pour déterminer des races sur le plan de la simple ressemblance ou similitude physique. Rien, par ailleurs, ne permet de différencier le concept de race de celui de nation quand il s'agit simplement d'une volonté populaire (les kurdes sont-ils une nation de la volonté dépourvue de pouvoir étatique ou bien une race de la volonté ? un des nombreux exemples).
La seule thèse que j'ai trouvée qui arrivait à dépasser ces deux problèmes, c'est celle d'Evola :
La doctrine totalitaire de la race précise les rapports existant entre la race et l’esprit sur la base
des principes que nous avons énoncés : l’extérieur est fonction de l’intérieur, la forme
corporelle est à la fois l’instrument, l’expression et le symbole d’une forme psychique. La
conception du type racial vraiment pur, tel que nous l’avons ébauché, en découle : c’est un
type « tout d’une pièce », un type harmonieux, cohérent, unitaire. C’est celui chez lequel les
suprêmes aspirations spirituelles d’une espèce donnée ne rencontrent ni obstacle ni
contradiction dans les traits de caractère et le « style » de l’âme, tandis que l’âme de cette race
se trouve elle aussi dans un corps apte à l’exprimer et à la rendre manifeste.
Il est bien évident que l’on ne peut trouver un tel type « pur » massivement représenté chez
les peuples existant aujourd’hui et qui, comme on l’a vu, correspondent essentiellement à des
« composés » ethniques. Du reste, il ne le serait pas davantage même chez une race qui serait
restée suffisamment isolée de toute influence hétérogène, parce que ceci correspond à un
concept idéal, c’est-à-dire à une culmination et à une réalisation théoriques parfaites de la race
au sens général – s’agissant, en fait, de ces culminations à propos desquelles nous avons dit
que les valeurs suprêmes de la personnalité s’identifient à celles de la race
Le concept de race de l'esprit se délivre des limites anthropologiques et populaires (ou culturelles) du concept de race. Maintenant il me semble toujours impossible à déterminer précisément. Je suis réellement perdu sur ce sujet...
"Qu’est-ce que la « race » ? Citons quelques définitions parmi les plus connues : « la race est
une unité vivante d’individus de même origine dont les caractéristiques corporelles et
spirituelles sont identiques » (Woltmann) ; « c’est un groupe humain qui, du fait qu’il réunit,
d’une façon qui lui est propre, un certain nombre de caractéristiques physiques et de
dispositions psychiques, se distingue de tout autre groupe humain et donne naissance à des
individus toujours semblables à eux-mêmes » (Günther) ; « c’est un type héréditaire »
(Topinard) ; « c’est une lignée définie par des groupes de ‘génotypes’ (c’est-à-dire de
potentialités héréditaires) identiques, et non pas d’hommes extérieurement semblables
morphologiquement » (Fischer, Lenz) ; « c’est un groupe défini non par le fait de posséder
telles ou telles caractéristiques spirituelles ou corporelles, mais par le style qui s’exprime à
travers elles » (Clauss)"
Puis Levi-Strauss vient chambouler tout le concept de race en en faisant une manifestation de la volonté nationale par la culture :
"Pour Gobineau les grandes races primitives qui formaient l’humanité à ses débuts — blanche, jaune, noire — n’étaient pas tellement inégales en valeur absolue que diverses dans leurs aptitudes particulières. La tare de la dégénérescence s’attachait pour lui au phénomène du métissage. Une première constatation s’impose : la diversité des cultures humaines est, en fait dans le présent, en fait et aussi en droit dans le passé, beaucoup plus grande et plus riche que tout ce que nous sommes destinés à en connaître jamais […] La notion de la diversité des cultures humaines ne doit pas être conçue d’une manière statique. […] Beaucoup de coutumes sont nées, non de quelque nécessité interne ou accident favorable, mais de la seule volonté de ne pas demeurer en reste par rapport à un groupe voisin qui soumettait à un usage précis un domaine où l’on n’avait pas songé soi-même à édicter des règles.
Malgré ce phénomène d'échange, la pente naturelle d'un individu tend vers l’ethnocentrisme, c'est-à-dire qu'il tend à considérer sa culture comme La Culture. Cela consiste à « répudier purement et simplement les formes culturelles morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. »
En gros, la race devient une volonté populaire, elle rejoint finalement le concept de nation de la volonté. Dans les deux cas, la notion de race est caduque : rien ne permet de considérer comme objectif certains critères de sélection anthropologiques arbitraires pour déterminer des races sur le plan de la simple ressemblance ou similitude physique. Rien, par ailleurs, ne permet de différencier le concept de race de celui de nation quand il s'agit simplement d'une volonté populaire (les kurdes sont-ils une nation de la volonté dépourvue de pouvoir étatique ou bien une race de la volonté ? un des nombreux exemples).
La seule thèse que j'ai trouvée qui arrivait à dépasser ces deux problèmes, c'est celle d'Evola :
La doctrine totalitaire de la race précise les rapports existant entre la race et l’esprit sur la base
des principes que nous avons énoncés : l’extérieur est fonction de l’intérieur, la forme
corporelle est à la fois l’instrument, l’expression et le symbole d’une forme psychique. La
conception du type racial vraiment pur, tel que nous l’avons ébauché, en découle : c’est un
type « tout d’une pièce », un type harmonieux, cohérent, unitaire. C’est celui chez lequel les
suprêmes aspirations spirituelles d’une espèce donnée ne rencontrent ni obstacle ni
contradiction dans les traits de caractère et le « style » de l’âme, tandis que l’âme de cette race
se trouve elle aussi dans un corps apte à l’exprimer et à la rendre manifeste.
Il est bien évident que l’on ne peut trouver un tel type « pur » massivement représenté chez
les peuples existant aujourd’hui et qui, comme on l’a vu, correspondent essentiellement à des
« composés » ethniques. Du reste, il ne le serait pas davantage même chez une race qui serait
restée suffisamment isolée de toute influence hétérogène, parce que ceci correspond à un
concept idéal, c’est-à-dire à une culmination et à une réalisation théoriques parfaites de la race
au sens général – s’agissant, en fait, de ces culminations à propos desquelles nous avons dit
que les valeurs suprêmes de la personnalité s’identifient à celles de la race
Le concept de race de l'esprit se délivre des limites anthropologiques et populaires (ou culturelles) du concept de race. Maintenant il me semble toujours impossible à déterminer précisément. Je suis réellement perdu sur ce sujet...
Ave Maria
il y a 17 jours
Après même Evola se retrouve à retomber dans le piège anthropologique lorsqu'il essaie de faire une synthèse des caractéristiques de la race supérieure (concept qui mérite son propre topic, et qui semble effectivement absurde), avec en réalité une description assez générale de l'aryano-romain. Mais l'unité raciale n'est pas définie par ces caractéristiques (toujours pour Evola) :
Telles sont, selon divers auteurs racistes, les vertus cardinales de l’ancien type romain de race
nordico-aryenne : l’audace consciente, la maîtrise de soi, le verbe concis et ordonné, la
résolution mûrement méditée, le sens du commandement hardi. On cultivait une virtus qui ne
signifiait pas « vertu » au sens moralisant et stéréotypé du terme, mais virilité intrépide et
force ; la fortitudo et la constantia, c’est-à-dire la force d’âme ; la sapienta, i.e. la sage
réflexion ; l’humanitas et la disciplina, en tant que sévère formation de soi sachant mettre en
valeur la richesse intérieure de chacun ; la gravitas ou dignitas, dignité et sérénité intérieures
qui, chez l’aristocratie, se sublimaient en solemnitas, en une solennité mesurée. La fides, la
fidélité, vertu aryenne, était également la vertu romaine par excellence. Etaient tout autant
romains qu’aryens : le goût pour l’action précise et sans ostentation ; le réalisme qui, comme
on l’a fait très justement remarquer, n’avait rien à voir avec le matérialisme ; l’idéal de la
clarté, lequel, même affaibli en rationalisme, n’en reste pas moins un écho de la mentalité dite
« latine » : écho plus fidèle, en ce domaine, à l’essence originelle que l’âme romantique de
certains types humains physiquement plus « nordiques ». Chez l’homme antique aryo-romain,
la pietas et la religio n’avaient pas grand-chose à voir avec la plupart des formes ultérieures
de religiosité : c’était un sentiment de respect et d’union avec des forces divines et, d’une
manière générale, suprasensibles, dont il avait l’intuition qu’elles faisaient partie intégrante de
sa vie, qu’elle soit individuelle ou collective. Le type aryo-romain a toujours nourri la plus
grande méfiance pour tout abandon de l’âme et tout mysticisme confus ; de même ignorait-il
toute servilité en face de la divinité. Il sentait que ce n’était pas en tant qu’individu déchiré et
souillé par le sens du péché et la chair qu’il pouvait rendre à la divinité un culte digne d’elle,
mais en tant qu’homme, debout et intégral – l’âme en paix et fière, capable de pressentir les
directions dans lesquelles une action consciente et déterminée de sa part pouvait être le
prolongement de la volonté divine elle-même.
Maintenant, un asiatique ou un africain qui répondrait à ces critères (les cas existent évidemment) serait-il blanc pour autant ? J'ai l'impression que la synthèse Evolienne ne fait que repousser le problème...
Telles sont, selon divers auteurs racistes, les vertus cardinales de l’ancien type romain de race
nordico-aryenne : l’audace consciente, la maîtrise de soi, le verbe concis et ordonné, la
résolution mûrement méditée, le sens du commandement hardi. On cultivait une virtus qui ne
signifiait pas « vertu » au sens moralisant et stéréotypé du terme, mais virilité intrépide et
force ; la fortitudo et la constantia, c’est-à-dire la force d’âme ; la sapienta, i.e. la sage
réflexion ; l’humanitas et la disciplina, en tant que sévère formation de soi sachant mettre en
valeur la richesse intérieure de chacun ; la gravitas ou dignitas, dignité et sérénité intérieures
qui, chez l’aristocratie, se sublimaient en solemnitas, en une solennité mesurée. La fides, la
fidélité, vertu aryenne, était également la vertu romaine par excellence. Etaient tout autant
romains qu’aryens : le goût pour l’action précise et sans ostentation ; le réalisme qui, comme
on l’a fait très justement remarquer, n’avait rien à voir avec le matérialisme ; l’idéal de la
clarté, lequel, même affaibli en rationalisme, n’en reste pas moins un écho de la mentalité dite
« latine » : écho plus fidèle, en ce domaine, à l’essence originelle que l’âme romantique de
certains types humains physiquement plus « nordiques ». Chez l’homme antique aryo-romain,
la pietas et la religio n’avaient pas grand-chose à voir avec la plupart des formes ultérieures
de religiosité : c’était un sentiment de respect et d’union avec des forces divines et, d’une
manière générale, suprasensibles, dont il avait l’intuition qu’elles faisaient partie intégrante de
sa vie, qu’elle soit individuelle ou collective. Le type aryo-romain a toujours nourri la plus
grande méfiance pour tout abandon de l’âme et tout mysticisme confus ; de même ignorait-il
toute servilité en face de la divinité. Il sentait que ce n’était pas en tant qu’individu déchiré et
souillé par le sens du péché et la chair qu’il pouvait rendre à la divinité un culte digne d’elle,
mais en tant qu’homme, debout et intégral – l’âme en paix et fière, capable de pressentir les
directions dans lesquelles une action consciente et déterminée de sa part pouvait être le
prolongement de la volonté divine elle-même.
Maintenant, un asiatique ou un africain qui répondrait à ces critères (les cas existent évidemment) serait-il blanc pour autant ? J'ai l'impression que la synthèse Evolienne ne fait que repousser le problème...
Ave Maria
il y a 17 jours
Ceinturion
17j
J'allais justement nuancer en parlant d'Evola, up nonobstant
Il arrive à rendre cohérent le rôle de l'esprit dans la race, mais il échoue lui aussi à la définir
Ave Maria
il y a 17 jours
Il arrive à rendre cohérent le rôle de l'esprit dans la race, mais il échoue lui aussi à la définir
Oui, c'est très nébuleux et lorsqu'il est en mal de définition il s'appuie sur des approximations socio-historiques, donc on tourne vite en rond
il y a 17 jours
Oui, c'est très nébuleux et lorsqu'il est en mal de définition il s'appuie sur des approximations socio-historiques, donc on tourne vite en rond
Oui. J'ai reçu Révolte contre le Monde Moderne à Noël et il y a plusieurs chapitres qui évoquent la race, j'espère qu'il affinera. Sinon je lirai Chevaucher le Tigre. Tu connais un auteur qui ait bien défini la race ?
Ave Maria
il y a 17 jours
Oui. J'ai reçu Révolte contre le Monde Moderne à Noël et il y a plusieurs chapitres qui évoquent la race, j'espère qu'il affinera. Sinon je lirai Chevaucher le Tigre. Tu connais un auteur qui ait bien défini la race ?
"Les hommes au milieu des ruines" touche à une fibre historico-culturelle intéressante, si tu n'as pas lu le bouquin j'te le conseille
Non pas de tête, si je trouve un truc j'te l'envoi en mp
Non pas de tête, si je trouve un truc j'te l'envoi en mp
il y a 17 jours
Proutojine-
17j
J'ai trouvé quelques définitions historiques du concept de race à travers l'Histoire et je pensais qu'en réalité la plupart des définitions reposaient sur une étude anthropologique de la race, ce qui ne permet pas d'identifier des groupes d'êtres humains comme faisant partie d'une même race, ou alors de le faire sur des critères purement arbitraires.
"Qu’est-ce que la « race » ? Citons quelques définitions parmi les plus connues : « la race est
une unité vivante d’individus de même origine dont les caractéristiques corporelles et
spirituelles sont identiques » (Woltmann) ; « c’est un groupe humain qui, du fait qu’il réunit,
d’une façon qui lui est propre, un certain nombre de caractéristiques physiques et de
dispositions psychiques, se distingue de tout autre groupe humain et donne naissance à des
individus toujours semblables à eux-mêmes » (Günther) ; « c’est un type héréditaire »
(Topinard) ; « c’est une lignée définie par des groupes de ‘génotypes’ (c’est-à-dire de
potentialités héréditaires) identiques, et non pas d’hommes extérieurement semblables
morphologiquement » (Fischer, Lenz) ; « c’est un groupe défini non par le fait de posséder
telles ou telles caractéristiques spirituelles ou corporelles, mais par le style qui s’exprime à
travers elles » (Clauss)"
Puis Levi-Strauss vient chambouler tout le concept de race en en faisant une manifestation de la volonté nationale par la culture :
"Pour Gobineau les grandes races primitives qui formaient l’humanité à ses débuts — blanche, jaune, noire — n’étaient pas tellement inégales en valeur absolue que diverses dans leurs aptitudes particulières. La tare de la dégénérescence s’attachait pour lui au phénomène du métissage. Une première constatation s’impose : la diversité des cultures humaines est, en fait dans le présent, en fait et aussi en droit dans le passé, beaucoup plus grande et plus riche que tout ce que nous sommes destinés à en connaître jamais […] La notion de la diversité des cultures humaines ne doit pas être conçue d’une manière statique. […] Beaucoup de coutumes sont nées, non de quelque nécessité interne ou accident favorable, mais de la seule volonté de ne pas demeurer en reste par rapport à un groupe voisin qui soumettait à un usage précis un domaine où l’on n’avait pas songé soi-même à édicter des règles.
Malgré ce phénomène d'échange, la pente naturelle d'un individu tend vers l’ethnocentrisme, c'est-à-dire qu'il tend à considérer sa culture comme La Culture. Cela consiste à « répudier purement et simplement les formes culturelles morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. »
En gros, la race devient une volonté populaire, elle rejoint finalement le concept de nation de la volonté. Dans les deux cas, la notion de race est caduque : rien ne permet de considérer comme objectif certains critères de sélection anthropologiques arbitraires pour déterminer des races sur le plan de la simple ressemblance ou similitude physique. Rien, par ailleurs, ne permet de différencier le concept de race de celui de nation quand il s'agit simplement d'une volonté populaire (les kurdes sont-ils une nation de la volonté dépourvue de pouvoir étatique ou bien une race de la volonté ? un des nombreux exemples).
La seule thèse que j'ai trouvée qui arrivait à dépasser ces deux problèmes, c'est celle d'Evola :
La doctrine totalitaire de la race précise les rapports existant entre la race et l’esprit sur la base
des principes que nous avons énoncés : l’extérieur est fonction de l’intérieur, la forme
corporelle est à la fois l’instrument, l’expression et le symbole d’une forme psychique. La
conception du type racial vraiment pur, tel que nous l’avons ébauché, en découle : c’est un
type « tout d’une pièce », un type harmonieux, cohérent, unitaire. C’est celui chez lequel les
suprêmes aspirations spirituelles d’une espèce donnée ne rencontrent ni obstacle ni
contradiction dans les traits de caractère et le « style » de l’âme, tandis que l’âme de cette race
se trouve elle aussi dans un corps apte à l’exprimer et à la rendre manifeste.
Il est bien évident que l’on ne peut trouver un tel type « pur » massivement représenté chez
les peuples existant aujourd’hui et qui, comme on l’a vu, correspondent essentiellement à des
« composés » ethniques. Du reste, il ne le serait pas davantage même chez une race qui serait
restée suffisamment isolée de toute influence hétérogène, parce que ceci correspond à un
concept idéal, c’est-à-dire à une culmination et à une réalisation théoriques parfaites de la race
au sens général – s’agissant, en fait, de ces culminations à propos desquelles nous avons dit
que les valeurs suprêmes de la personnalité s’identifient à celles de la race
Le concept de race de l'esprit se délivre des limites anthropologiques et populaires (ou culturelles) du concept de race. Maintenant il me semble toujours impossible à déterminer précisément. Je suis réellement perdu sur ce sujet...
"Qu’est-ce que la « race » ? Citons quelques définitions parmi les plus connues : « la race est
une unité vivante d’individus de même origine dont les caractéristiques corporelles et
spirituelles sont identiques » (Woltmann) ; « c’est un groupe humain qui, du fait qu’il réunit,
d’une façon qui lui est propre, un certain nombre de caractéristiques physiques et de
dispositions psychiques, se distingue de tout autre groupe humain et donne naissance à des
individus toujours semblables à eux-mêmes » (Günther) ; « c’est un type héréditaire »
(Topinard) ; « c’est une lignée définie par des groupes de ‘génotypes’ (c’est-à-dire de
potentialités héréditaires) identiques, et non pas d’hommes extérieurement semblables
morphologiquement » (Fischer, Lenz) ; « c’est un groupe défini non par le fait de posséder
telles ou telles caractéristiques spirituelles ou corporelles, mais par le style qui s’exprime à
travers elles » (Clauss)"
Puis Levi-Strauss vient chambouler tout le concept de race en en faisant une manifestation de la volonté nationale par la culture :
"Pour Gobineau les grandes races primitives qui formaient l’humanité à ses débuts — blanche, jaune, noire — n’étaient pas tellement inégales en valeur absolue que diverses dans leurs aptitudes particulières. La tare de la dégénérescence s’attachait pour lui au phénomène du métissage. Une première constatation s’impose : la diversité des cultures humaines est, en fait dans le présent, en fait et aussi en droit dans le passé, beaucoup plus grande et plus riche que tout ce que nous sommes destinés à en connaître jamais […] La notion de la diversité des cultures humaines ne doit pas être conçue d’une manière statique. […] Beaucoup de coutumes sont nées, non de quelque nécessité interne ou accident favorable, mais de la seule volonté de ne pas demeurer en reste par rapport à un groupe voisin qui soumettait à un usage précis un domaine où l’on n’avait pas songé soi-même à édicter des règles.
Malgré ce phénomène d'échange, la pente naturelle d'un individu tend vers l’ethnocentrisme, c'est-à-dire qu'il tend à considérer sa culture comme La Culture. Cela consiste à « répudier purement et simplement les formes culturelles morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. »
En gros, la race devient une volonté populaire, elle rejoint finalement le concept de nation de la volonté. Dans les deux cas, la notion de race est caduque : rien ne permet de considérer comme objectif certains critères de sélection anthropologiques arbitraires pour déterminer des races sur le plan de la simple ressemblance ou similitude physique. Rien, par ailleurs, ne permet de différencier le concept de race de celui de nation quand il s'agit simplement d'une volonté populaire (les kurdes sont-ils une nation de la volonté dépourvue de pouvoir étatique ou bien une race de la volonté ? un des nombreux exemples).
La seule thèse que j'ai trouvée qui arrivait à dépasser ces deux problèmes, c'est celle d'Evola :
La doctrine totalitaire de la race précise les rapports existant entre la race et l’esprit sur la base
des principes que nous avons énoncés : l’extérieur est fonction de l’intérieur, la forme
corporelle est à la fois l’instrument, l’expression et le symbole d’une forme psychique. La
conception du type racial vraiment pur, tel que nous l’avons ébauché, en découle : c’est un
type « tout d’une pièce », un type harmonieux, cohérent, unitaire. C’est celui chez lequel les
suprêmes aspirations spirituelles d’une espèce donnée ne rencontrent ni obstacle ni
contradiction dans les traits de caractère et le « style » de l’âme, tandis que l’âme de cette race
se trouve elle aussi dans un corps apte à l’exprimer et à la rendre manifeste.
Il est bien évident que l’on ne peut trouver un tel type « pur » massivement représenté chez
les peuples existant aujourd’hui et qui, comme on l’a vu, correspondent essentiellement à des
« composés » ethniques. Du reste, il ne le serait pas davantage même chez une race qui serait
restée suffisamment isolée de toute influence hétérogène, parce que ceci correspond à un
concept idéal, c’est-à-dire à une culmination et à une réalisation théoriques parfaites de la race
au sens général – s’agissant, en fait, de ces culminations à propos desquelles nous avons dit
que les valeurs suprêmes de la personnalité s’identifient à celles de la race
Le concept de race de l'esprit se délivre des limites anthropologiques et populaires (ou culturelles) du concept de race. Maintenant il me semble toujours impossible à déterminer précisément. Je suis réellement perdu sur ce sujet...
Qu'apporte le concept de race ?
LabelConFort Kaguya-Hourai
il y a 17 jours
"Les hommes au milieu des ruines" touche à une fibre historico-culturelle intéressante, si tu n'as pas lu le bouquin j'te le conseille
Non pas de tête, si je trouve un truc j'te l'envoi en mp
Non pas de tête, si je trouve un truc j'te l'envoi en mp
Merci beaucoup clé, joyeuses fêtes
Ave Maria
il y a 17 jours
Merci beaucoup clé, joyeuses fêtes
Joyeuses fêtes et sois béni crayon !
il y a 17 jours
Qu'apporte le concept de race ?
Une composante centrale de l'identité
Ave Maria
il y a 17 jours
Youteub
17j
Si le mot existe c'est qu'il existe des races non?
Non, enfin si elles existent mais ce n'est pas la raison.
Ave Maria
il y a 17 jours
God2firs
17j
Merci chatGPT
Je ne génère aucun de mes topics par ia
Peux tu en dire autant ?
Peux tu en dire autant ?
Ave Maria
il y a 17 jours












