Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Pourquoi tant d'automobilistes chinois s'acharnent-ils à tuer les piétons qu'ils percutent?
http://www.slate.fr/story[...]is-acharnent-tuer-pietons
Je retranscris les éléments importants de l'article
En avril dernier, une BMW roulant à vive allure dans les travées d'un marché à fruits de Foshan, ville située dans la province du Guangdong, percute une petite fille de 2 ans et lui roule sur la tête. Tandis que sa grand-mère hurle «Arrêtez! Vous avez renversé un bébé!», la voiture stoppe un moment sa course pour repartir en marche arrière et écraser une nouvelle fois la fillette. Manœuvre que la femme au volant recommencera une troisième et dernière fois. Lorsqu'elle arrête enfin son véhicule et en sort, la conductrice, qui n'avait pas de permis, propose un arrangement à la famille horrifiée: «Ne dites pas que je conduisais, dites que c'était mon mari. On peut vous donner de l'argent.»
Il y a même un adage chinois qui résume le phénomène «mieux vaut renverser et tuer, que renverser et blesser».
Pour beaucoup, le phénomène des accidents-meurtres est lié, en partie, à la législation tordue qui régit le dédommagement des victimes. En Chine, les frais que vous devrez payer si vous tuez quelqu'un sur la route sont relativement modérés –en général, cela oscille entre 25.000 et 45.000 euros– et une fois l'argent versé, l'affaire est classée. Par contre, prendre en charge à vie les soins d'un survivant handicapé peut très vite se chiffrer en millions. La presse chinoise s'est récemment fait l'écho d'un homme qui avait reçu plus de 350.000 € pour ses vingt-trois premières années après son accident. Si les automobilistes préfèrent renverser et tuer, c'est que la mort est bien plus économique que le handicap. De fait, Zhao Xiao Cheng –celui qui a écrasé la mémé à cinq reprises dans sa Passat– n'a dû payer que 60.000€ de dédommagement à sa famille.
En 2010, à Xinyi, une caméra de vidéosurveillance filmait un jeune homme fortuné sortir en marche arrière sa BMW X6 d'une place de parking. Pendant la manœuvre, il renverse un garçon de 3 ans qui tombe au sol, puis roule sur son crâne. Ensuite, le conducteur repart en marche avant et écrase une nouvelle fois l'enfant. Il finit par se mettre en marche arrière, sortir de sa voiture et la guider d'une main pour qu'elle roule sur le corps en charpie de l'enfant. Son pied est si proche de la tête du bébé que si ce dernier avait été en vie, il aurait pu tendre le bras et le toucher. L'homme remontera dans sa voiture et écrasera une dernière fois l'enfant avant de s'enfuir.
Là encore, le conducteur ne sera condamné que pour homicide accidentel. (Il dira au tribunal avoir pris l'enfant pour un tas de cartons ou de sacs poubelle). La police refusera les chefs d'accusation de meurtre et même de fuite de la scène de crime, en ignorant le fait que la tête du bébé fut une dernière fois écrasée pendant cette ultime manœuvre.
Si les conducteurs cherchent à tuer leurs victimes, c'est non seulement parce que cela leur reviendra moins cher, mais aussi parce qu'ils espèrent ne pas se faire condamner pour meurtre. Lorsque la vidéosurveillance n'était pas aussi généralisée qu'aujourd'hui, il était rare d'avoir des images de voitures s'acharnant sur des piétons. Même aujourd'hui, à l'ère des smartphones, les automobilistes estiment qu'ils pourront s'en tirer en graissant la patte de fonctionnaires ou en trouvant un avocat capable de leur éviter une condamnation pour meurtre.
[cf suite de l'article à voir sur le lien]
http://www.slate.fr/story[...]is-acharnent-tuer-pietons
Je retranscris les éléments importants de l'article
En avril dernier, une BMW roulant à vive allure dans les travées d'un marché à fruits de Foshan, ville située dans la province du Guangdong, percute une petite fille de 2 ans et lui roule sur la tête. Tandis que sa grand-mère hurle «Arrêtez! Vous avez renversé un bébé!», la voiture stoppe un moment sa course pour repartir en marche arrière et écraser une nouvelle fois la fillette. Manœuvre que la femme au volant recommencera une troisième et dernière fois. Lorsqu'elle arrête enfin son véhicule et en sort, la conductrice, qui n'avait pas de permis, propose un arrangement à la famille horrifiée: «Ne dites pas que je conduisais, dites que c'était mon mari. On peut vous donner de l'argent.»
Il y a même un adage chinois qui résume le phénomène «mieux vaut renverser et tuer, que renverser et blesser».
Pour beaucoup, le phénomène des accidents-meurtres est lié, en partie, à la législation tordue qui régit le dédommagement des victimes. En Chine, les frais que vous devrez payer si vous tuez quelqu'un sur la route sont relativement modérés –en général, cela oscille entre 25.000 et 45.000 euros– et une fois l'argent versé, l'affaire est classée. Par contre, prendre en charge à vie les soins d'un survivant handicapé peut très vite se chiffrer en millions. La presse chinoise s'est récemment fait l'écho d'un homme qui avait reçu plus de 350.000 € pour ses vingt-trois premières années après son accident. Si les automobilistes préfèrent renverser et tuer, c'est que la mort est bien plus économique que le handicap. De fait, Zhao Xiao Cheng –celui qui a écrasé la mémé à cinq reprises dans sa Passat– n'a dû payer que 60.000€ de dédommagement à sa famille.
En 2010, à Xinyi, une caméra de vidéosurveillance filmait un jeune homme fortuné sortir en marche arrière sa BMW X6 d'une place de parking. Pendant la manœuvre, il renverse un garçon de 3 ans qui tombe au sol, puis roule sur son crâne. Ensuite, le conducteur repart en marche avant et écrase une nouvelle fois l'enfant. Il finit par se mettre en marche arrière, sortir de sa voiture et la guider d'une main pour qu'elle roule sur le corps en charpie de l'enfant. Son pied est si proche de la tête du bébé que si ce dernier avait été en vie, il aurait pu tendre le bras et le toucher. L'homme remontera dans sa voiture et écrasera une dernière fois l'enfant avant de s'enfuir.
Là encore, le conducteur ne sera condamné que pour homicide accidentel. (Il dira au tribunal avoir pris l'enfant pour un tas de cartons ou de sacs poubelle). La police refusera les chefs d'accusation de meurtre et même de fuite de la scène de crime, en ignorant le fait que la tête du bébé fut une dernière fois écrasée pendant cette ultime manœuvre.
Si les conducteurs cherchent à tuer leurs victimes, c'est non seulement parce que cela leur reviendra moins cher, mais aussi parce qu'ils espèrent ne pas se faire condamner pour meurtre. Lorsque la vidéosurveillance n'était pas aussi généralisée qu'aujourd'hui, il était rare d'avoir des images de voitures s'acharnant sur des piétons. Même aujourd'hui, à l'ère des smartphones, les automobilistes estiment qu'ils pourront s'en tirer en graissant la patte de fonctionnaires ou en trouvant un avocat capable de leur éviter une condamnation pour meurtre.
[cf suite de l'article à voir sur le lien]
il y a 3 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsC'est quand même vraiment hallucinant, ce monde.
Je pense que j'arrête la tête de la personne avant même qu'il me propose son argent.
Je pense que j'arrête la tête de la personne avant même qu'il me propose son argent.
il y a 3 ans
Dégage de la route le niak !
Pierre Palmade peut pas, il prends trop de drogues pour aller en Chine
il y a 3 ans








