Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
ou c'est tabou ?
Charles BAUDELAIRE
1821 - 1867
Les plaintes d'un Icare
Les amants des prostituées
Sont heureux, dispos et repus ;
Quant à moi, mes bras sont rompus
Pour avoir étreint des nuées.
C'est grâce aux astres nonpareils,
Qui tout au fond du ciel flamboient,
Que mes yeux consumés ne voient
Que des souvenirs de soleils.
En vain j'ai voulu de l'espace
Trouver la fin et le milieu ;
Sous je ne sais quel oeil de feu
Je sens mon aile qui se casse ;
Et brûlé par l'amour du beau,
Je n'aurai pas l'honneur sublime
De donner mon nom à l'abîme
Qui me servira de tombeau.
Icare perd absolument tout:
-amants des prostituées (elles se donnent à tout le monde, elles n'appartiennent à personne)
-repus (absence de volonté)
-rompus (absence de lien)
-étreindre des nuées (on peut pas mettre la main dessus)
-nonpareils (mention d'absence)
-flamboient (se fait consumer)
-ne voient
-souvenirs de soleil (mention d'absence)
-en vain j'ai voulu
-trouver la fin et le milieu (trouver étant rechercher pour obtenir, non pas posséder en soit)
-sous je ne sais
-mon aile qui se casse (ent)
-brûlé
-je n'aurai pas
-abîme
-tombeau
Les PLAINTES d'un Icare, m'intrigue, on peut se plaindre d'une chose qui nous arrive, chose qu'on pourrait prétendre "posséder" (ex: j'AI EU un accident); mais on pourrait aussi se plaindre d'une chose qu'on ne possède pas, toujours dans la même veine (ex: je veux de l'eau)
est-ce qu'un Icare recherche à posséder ce qu'il perd ou a se déposséder de leur malédiction ? Au fond, est-ce qu'ils veulent ou ne veulent pas ?
Charles BAUDELAIRE
1821 - 1867
Les plaintes d'un Icare
Les amants des prostituées
Sont heureux, dispos et repus ;
Quant à moi, mes bras sont rompus
Pour avoir étreint des nuées.
C'est grâce aux astres nonpareils,
Qui tout au fond du ciel flamboient,
Que mes yeux consumés ne voient
Que des souvenirs de soleils.
En vain j'ai voulu de l'espace
Trouver la fin et le milieu ;
Sous je ne sais quel oeil de feu
Je sens mon aile qui se casse ;
Et brûlé par l'amour du beau,
Je n'aurai pas l'honneur sublime
De donner mon nom à l'abîme
Qui me servira de tombeau.
Icare perd absolument tout:
-amants des prostituées (elles se donnent à tout le monde, elles n'appartiennent à personne)
-repus (absence de volonté)
-rompus (absence de lien)
-étreindre des nuées (on peut pas mettre la main dessus)
-nonpareils (mention d'absence)
-flamboient (se fait consumer)
-ne voient
-souvenirs de soleil (mention d'absence)
-en vain j'ai voulu
-trouver la fin et le milieu (trouver étant rechercher pour obtenir, non pas posséder en soit)
-sous je ne sais
-mon aile qui se casse (ent)
-brûlé
-je n'aurai pas
-abîme
-tombeau
Les PLAINTES d'un Icare, m'intrigue, on peut se plaindre d'une chose qui nous arrive, chose qu'on pourrait prétendre "posséder" (ex: j'AI EU un accident); mais on pourrait aussi se plaindre d'une chose qu'on ne possède pas, toujours dans la même veine (ex: je veux de l'eau)
est-ce qu'un Icare recherche à posséder ce qu'il perd ou a se déposséder de leur malédiction ? Au fond, est-ce qu'ils veulent ou ne veulent pas ?
il y a 3 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsj'ai l'impression d'avoir compris que c'était de l'absurde pour dénoncer quelque chose d'absurde dans la poésie, mais franchement ça va pas plus loin, le chausse-pied m'a fait sourire en dépit :RonaldoOuioui:
il y a 3 ans
la venus d'anadyomène de Rimbaud
"À force qu'elle chiale, le sel des larmes avait abîmé la peau sous ses yeux. C'était irréversible."
il y a 3 ans
essayez d'aller un peu en profondeur que de poster juste le poème les kheys, moi je l'ai fait à mon niveau au 1er post du topic
il y a 3 ans
essayez d'aller un peu en profondeur que de poster juste le poème les kheys, moi je l'ai fait à mon niveau au 1er post du topic
Comme d’un cercueil vert en fer blanc, une tête
De femme à cheveux bruns fortement pommadés
D’une vieille baignoire émerge, lente et bête,
Avec des déficits assez mal ravaudés ;
Puis le col gras et gris, les larges omoplates
Qui saillent ; le dos court qui rentre et qui ressort ;
Puis les rondeurs des reins semblent prendre l’essor ;
La graisse sous la peau paraît en feuilles plates ;
L’échine est un peu rouge, et le tout sent un goût
Horrible étrangement ; on remarque surtout
Des singularités qu’il faut voir à la loupe…
Les reins portent deux mots gravés : Clara Venus ;
– Et tout ce corps remue et tend sa large croupe
Belle hideusement d’un ulcère à l’anus.
finir sur un ulcère à l'anus est ce que j'ai besoin de DÉVELOPPER
De femme à cheveux bruns fortement pommadés
D’une vieille baignoire émerge, lente et bête,
Avec des déficits assez mal ravaudés ;
Puis le col gras et gris, les larges omoplates
Qui saillent ; le dos court qui rentre et qui ressort ;
Puis les rondeurs des reins semblent prendre l’essor ;
La graisse sous la peau paraît en feuilles plates ;
L’échine est un peu rouge, et le tout sent un goût
Horrible étrangement ; on remarque surtout
Des singularités qu’il faut voir à la loupe…
Les reins portent deux mots gravés : Clara Venus ;
– Et tout ce corps remue et tend sa large croupe
Belle hideusement d’un ulcère à l’anus.
finir sur un ulcère à l'anus est ce que j'ai besoin de DÉVELOPPER
"À force qu'elle chiale, le sel des larmes avait abîmé la peau sous ses yeux. C'était irréversible."
il y a 3 ans
la venus d'anadyomène de Rimbaud
putain je sais pas si y faut bander ou pas
il y a 3 ans
putain je sais pas si y faut bander ou pas
cash
"À force qu'elle chiale, le sel des larmes avait abîmé la peau sous ses yeux. C'était irréversible."
il y a 3 ans
Comme d’un cercueil vert en fer blanc, une tête
De femme à cheveux bruns fortement pommadés
D’une vieille baignoire émerge, lente et bête,
Avec des déficits assez mal ravaudés ;
Puis le col gras et gris, les larges omoplates
Qui saillent ; le dos court qui rentre et qui ressort ;
Puis les rondeurs des reins semblent prendre l’essor ;
La graisse sous la peau paraît en feuilles plates ;
L’échine est un peu rouge, et le tout sent un goût
Horrible étrangement ; on remarque surtout
Des singularités qu’il faut voir à la loupe…
Les reins portent deux mots gravés : Clara Venus ;
– Et tout ce corps remue et tend sa large croupe
Belle hideusement d’un ulcère à l’anus.
finir sur un ulcère à l'anus est ce que j'ai besoin de DÉVELOPPER
De femme à cheveux bruns fortement pommadés
D’une vieille baignoire émerge, lente et bête,
Avec des déficits assez mal ravaudés ;
Puis le col gras et gris, les larges omoplates
Qui saillent ; le dos court qui rentre et qui ressort ;
Puis les rondeurs des reins semblent prendre l’essor ;
La graisse sous la peau paraît en feuilles plates ;
L’échine est un peu rouge, et le tout sent un goût
Horrible étrangement ; on remarque surtout
Des singularités qu’il faut voir à la loupe…
Les reins portent deux mots gravés : Clara Venus ;
– Et tout ce corps remue et tend sa large croupe
Belle hideusement d’un ulcère à l’anus.
finir sur un ulcère à l'anus est ce que j'ai besoin de DÉVELOPPER
dans le même état d'esprit je préfère
Charles BAUDELAIRE
1821 - 1867
Les promesses d'un visage
J'aime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés,
D'où semblent couler des ténèbres,
Tes yeux, quoique très noirs, m'inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres.
Tes yeux, qui sont d'accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux, languissamment, me disent : " Si tu veux,
Amant de la muse plastique,
Suivre l'espoir qu'en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité
Depuis le nombril jusqu'aux fesses ;
Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d'un bonze,
Une riche toison qui, vraiment, est la soeur
De cette énorme chevelure,
Souple et frisée, et qui t'égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure ! "
effectivement le développement n'est pas obligatoirent
Charles BAUDELAIRE
1821 - 1867
Les promesses d'un visage
J'aime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés,
D'où semblent couler des ténèbres,
Tes yeux, quoique très noirs, m'inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres.
Tes yeux, qui sont d'accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux, languissamment, me disent : " Si tu veux,
Amant de la muse plastique,
Suivre l'espoir qu'en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité
Depuis le nombril jusqu'aux fesses ;
Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d'un bonze,
Une riche toison qui, vraiment, est la soeur
De cette énorme chevelure,
Souple et frisée, et qui t'égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure ! "
effectivement le développement n'est pas obligatoirent
il y a 3 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsLa France même doit être comptée au nombre de ces États [géants]. Non seulement du fait qu’elle complète son armée, dans une proportion toujours croissante, grâce aux ressources des populations de couleur de son gigantesque empire, mais aussi du fait que son envahissement par les nègres fait des progrès si rapides que l’on peut vraiment parler de la naissance d’un État africain sur le sol de l’Europe.
Regarde pas
il y a 3 ans
La France même doit être comptée au nombre de ces États [géants]. Non seulement du fait qu’elle complète son armée, dans une proportion toujours croissante, grâce aux ressources des populations de couleur de son gigantesque empire, mais aussi du fait que son envahissement par les nègres fait des progrès si rapides que l’on peut vraiment parler de la naissance d’un État africain sur le sol de l’Europe.
je suis pas sûr que la métrique soit juste ici
il y a 3 ans
L'Indifférent d'Albert Samain
Dans le parc vaporeux où l'heure s'énamoure,
Les robes de satin et les sveltes manteaux
Se mêlent, reflétés au ciel calme des eaux,
Et c'est la fin d'un soir infini qu'on savoure.
Les éventails sont clos ; dans l'air silencieux
Un andante suave agonise en sourdine,
Et, comme l'eau qui tombe en la vasque voisine,
L'amour tombe dans l'âme et déborde des yeux.
Les grands cils allongés palpitent leurs tendresses ;
Fluides sous les mains s'arpègent les caresses ;
Et là-bas, s'effilant, solitaire et moqueur,
L'Indifférent, oh ! las d'Agnès ou de Lucile,
Sur la scène, d'un geste adorable et gracile,
Du bout de ses doigts fins sème un peu de son cœur.
Dans le parc vaporeux où l'heure s'énamoure,
Les robes de satin et les sveltes manteaux
Se mêlent, reflétés au ciel calme des eaux,
Et c'est la fin d'un soir infini qu'on savoure.
Les éventails sont clos ; dans l'air silencieux
Un andante suave agonise en sourdine,
Et, comme l'eau qui tombe en la vasque voisine,
L'amour tombe dans l'âme et déborde des yeux.
Les grands cils allongés palpitent leurs tendresses ;
Fluides sous les mains s'arpègent les caresses ;
Et là-bas, s'effilant, solitaire et moqueur,
L'Indifférent, oh ! las d'Agnès ou de Lucile,
Sur la scène, d'un geste adorable et gracile,
Du bout de ses doigts fins sème un peu de son cœur.
il y a 3 ans
L'Indifférent d'Albert Samain
Dans le parc vaporeux où l'heure s'énamoure,
Les robes de satin et les sveltes manteaux
Se mêlent, reflétés au ciel calme des eaux,
Et c'est la fin d'un soir infini qu'on savoure.
Les éventails sont clos ; dans l'air silencieux
Un andante suave agonise en sourdine,
Et, comme l'eau qui tombe en la vasque voisine,
L'amour tombe dans l'âme et déborde des yeux.
Les grands cils allongés palpitent leurs tendresses ;
Fluides sous les mains s'arpègent les caresses ;
Et là-bas, s'effilant, solitaire et moqueur,
L'Indifférent, oh ! las d'Agnès ou de Lucile,
Sur la scène, d'un geste adorable et gracile,
Du bout de ses doigts fins sème un peu de son cœur.
Dans le parc vaporeux où l'heure s'énamoure,
Les robes de satin et les sveltes manteaux
Se mêlent, reflétés au ciel calme des eaux,
Et c'est la fin d'un soir infini qu'on savoure.
Les éventails sont clos ; dans l'air silencieux
Un andante suave agonise en sourdine,
Et, comme l'eau qui tombe en la vasque voisine,
L'amour tombe dans l'âme et déborde des yeux.
Les grands cils allongés palpitent leurs tendresses ;
Fluides sous les mains s'arpègent les caresses ;
Et là-bas, s'effilant, solitaire et moqueur,
L'Indifférent, oh ! las d'Agnès ou de Lucile,
Sur la scène, d'un geste adorable et gracile,
Du bout de ses doigts fins sème un peu de son cœur.
la chute est marrante
il y a 3 ans














