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Topic que je ferai en quelques jours en l'occurrence.
:chat_lunettes:


Et en plusieurs pavés.

L'opération Uranus et le nom donné à l'opération soviétique qui va encercler la 6ème Armée Allemande à Stalingrad après avoir défoncé les flancs de l'Axe qui étaient mal gardés en l'occurrence.
:Zidahi:


Pour rappel, la bataille de Stalingrad, c'est :


Entre 647 300 et 768,374 pertes du côté de l'Axe (Allemagne, Italie, Hongrie, Roumanie) image.noelshack.com https://image.noelshack.com[...]7/15/1491837886-jjss2.png


Environ 1 100 000 de pertes du côté des soviétiques. image.noelshack.com https://image.noelshack.com[...]2608-jesuscommuniste3.png


L'opération a débuté le 19 novembre. Et le 23 novembre, l'encerclement était effectué. Malgré des contre attaques allemandes ayant finalement échoué.
Batman sera toujours là pour faire régner la justice sur les topics de onche.
il y a 3 ans
Partie I :

Le contexte et la planification de l'opération Uranus.
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il y a 3 ans
Il se trouve qu'en fin du mois du septembre 1942, l'état major de l'Armée rouge ainsi que la Stavka mettent au point un grand plan qui consiste non seulement de reprendre l'initiative sur son adversaire mais aussi de détruire au moins un des trois Groupes d'Armées voire les deux à la fois. En l'occurrence, les groupes visées sont le groupes d'Armées Centre et Sud. Les opérations Uranus et Mars sont préparés pour mi novembre 1942. Ces deux opérations en cas de réussite, sont censés être suivies de deux autres opérations. Ce plan dit des quatre planètes, s'il venait à réussir permettrait de réduire la durée de la guerre de quasiment 18 mois en Europe tout en permettant à l'URSS de contrôler une grande partie de l'Europe occidentale. Sans oublier le fait qu'en cas de succès de ces 4 opérations, l'ensemble du territoire soviétique pourrait bien être libéré avant l'été 1943 dans le meilleur des cas et permettre d'arriver à Berlin à la toute fin de 1943 ou du moins au début de 1944. Point intéressant à noter. C'est à l'opération Mars que Joukov ainsi que Vassilevski mais aussi Staline accorde le plus de chances de succès. De l'autre côté, l'opération Uranus a semblé être incertain de part le nombre de facteurs et de cases à cocher pour la réussir. L'ironie de l'histoire a voulu qu'Uranus entre dans la postérité comme étant l'une des opérations militaires les plus réussies de l'Armée rouge tandis qu'au contraire, l'opération Mars est connu aujourd'hui comme étant l'un des plus grands fiascos de l'histoire de la Grande Guerre Patriotique. En effet, il faut savoir que l'opération Uranus consiste à un double encerclement qui est mené par les ailes dirigé contre la 6ème Armée qui combat encore à l'intérieur de la ville de Stalingrad. En cas de succès de l'opération Uranus, c'est Saturne qui est censé prendre le relais. Il s'agit d'avancer vers la partie sud de Voronej vers Rostov.
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il y a 3 ans
Concernant le plan d'Uranus, les deux pinces qu'on voit sur l'image étaient censés se rejoindre pour former les deux pinces de l'encerclement.

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il y a 3 ans
balek hitler aurai jamais dû aller jusqu'en russie si il était intelligent , les russes auraient rejoins d'eux mêmes les rang de l'ax de l'autre côté de la frontière après mourir de faim dans leur pays
https://1fichier.com/?dodk1g8uzwkq2xwvqbfw Se libérer du Porno: Cesser immédiatement de consommer du porno sans volonté
il y a 3 ans
L'intérêt de toute cela réside dans le fait que prendre la ville amènerait à l'isolement du Groupe d'Armée A qui est enfoncé dans le Caucase et pourrait enlever l'espoir de retraite à ses 500 000 hommes. Depuis la contre offensive réussie de l'hiver 1941 1942, il se montre favorable à une stratégie privilégiant la route directe Moscou Berlin. Dans un premier temps il faut libérer Moscou définitivement de toute menace du Groupe d'Armées Centre depuis Rjev.

Or cela veut dire détruire en grande partie le groupe d'Armées en question. Et notamment la destruction de la 9ème Armée allemande, laquelle est dirigée par Walter Model. Ainsi, à l'opération Mars, Staline attribut des moyens importants, qui si on les compare à ceux donnés à l'opération Uranus, ne laissent pas de doute concernant l'importance donné à l'opération Mars. Ainsi, l'opération Mars reçoit 1,9 millions d'hommes, quasiment 2 millions, 24 000 pièces d'artillerie, 3 300 chars et plus d'un millier d'avions. Comparons cela aux 1,1 millions d'hommes, 13 000 canons, presque 900 chars et aux plus de 1 000 avions consacrés à l'opération Uranus.

Source : David Glantz dans son ouvrage intitulé : " Opération Mars " , Soviet Military Studies.... et " When Titans Clashed " Page 134.

Autant l'opération Saturne est censé constituer la suite de l'opération Uranus, autant du côté de Mars, en cas de réussite, c'est l'opération Jupiter qui doit commencer. Cette opération doit être lancée dans l'axe de Viazma pour ensuite obliquer vers le sud est. L'objectif est d'enfermer le Groupe d'Armées Centre dans une poche géant devant Smolensk.


Et la propagande soviétique d'après guerre a fait d'Uranus l'opération principale tandis que Mars a été présenté comme une opération de diversion. Ce qui vérifie l'adage qui consiste à dire qu'alors que la victoire à de nombreux pères, la défaite elle, est orpheline. Pour ce qui est de l'opération Uranus, Joukov raconte dans ses mémoires qu'il a quitté le front au nord de Stalingrad le 12 septembre pour aller à Moscou où Staline l'aurait convoqué en compagnie de Vassilevski qui était chef de l'état major général. Il raconte lui et Vassilevski disaient qu'il fallait chercher une autre solution.
C'est là que lui et Vassilevski auraient proposé une opération d'envergure. D'abord épuiser les Allemands par une défense active. Ensuite préparer la contre offensive dans la région de Stalingrad pour modifier les rapports de force des soviétiques. Pour ce qui est des détails du plan, il s'agissait de diriger les attaques principales sur les flancs du groupement de Stalingrad dont la couverture était assuré par les troupes roumaines. Pourtant, les historiens russes comme occidentaux, en examinant le carnet de rendez vous de Staline, lequel a été publié en 1996, ont mis au point le fait que Koukov ne s'était pas rendu au Kremlin entre le 31 août et le 26 septembre.
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il y a 3 ans
Certains livres sont d'ailleurs intéressants à ce sujet.

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il y a 3 ans
Donc soit le récit de Joukov était faux, soit il a assemblé des épisodes divers vécus à des dates différentes. Et Joukov dans ses mémoires avait d'autant plus d'intérêts à passer pour le père de l'opération Uranus avec Vassilevski qu'il voulait faire oublier son désastre de l'opération Mars, lequel avait été mis au point au mois de septembre 1942 justement. Mais rien ne prouve que Joukov n'a pas été impliqué non plus dans la mise au point de l'opération Uranus. En plus de cela, Emerenko a raconté de son côté que le 2 août, il avait, lorsqu'il était allé chercher au Kremlin sa nomination au commandement du Front du Sud Est, proposé une offensive pour encercler la 6ème Armée Allemande à Stalingrad au moyen d'un double enveloppement. On pourrait bien cependant penser qu'Emerenko a inventé cela pour discréditer Joukov, lequel était l'ennemi de Krouchtchev, sachant qu'Emerenko était le féal de Krouchtchev. Mais on ne peut pas en être sûr non plus. Cependant, selon l'historien spécialiste de l'Armée rouge David Glantz, c'est Vatounine qui fut le père de l'opération Uranus en tant que général audacieux mais aussi bon technicien sachant qu'il avait été représentant de la Stavka durant l'hiver 1941. Vatounine avait aussi été adjoint de Vassilevski à l'état major général entre mai et juillet 1942. Le rôle dévolu au Front du Sud Ouest qui lui a été confié aurait donc été une forme de reconnaissance par rapport au fait que l'idée de l'opération Uranus venait de lui. Cela expliquerait certaines choses en effet.
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il y a 3 ans
Topic que je ferai en quelques jours en l'occurrence.
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Et en plusieurs pavés.

L'opération Uranus et le nom donné à l'opération soviétique qui va encercler la 6ème Armée Allemande à Stalingrad après avoir défoncé les flancs de l'Axe qui étaient mal gardés en l'occurrence.
:Zidahi:


Pour rappel, la bataille de Stalingrad, c'est :


Entre 647 300 et 768,374 pertes du côté de l'Axe (Allemagne, Italie, Hongrie, Roumanie) image.noelshack.com https://image.noelshack.com[...]7/15/1491837886-jjss2.png


Environ 1 100 000 de pertes du côté des soviétiques. image.noelshack.com https://image.noelshack.com[...]2608-jesuscommuniste3.png


L'opération a débuté le 19 novembre. Et le 23 novembre, l'encerclement était effectué. Malgré des contre attaques allemandes ayant finalement échoué.
L'opération Ton anus :Ronaldo_ultimate:
Regardez Welcome to the NHK !!!!
il y a 3 ans
Néanmoins, Voronov et Vassilevski ont parlé dans leurs souvenirs qu'en réalité, l'opération Uranus ne serait pas le fait d'un seul individu, mais le fait d'un effort collectif de l'Etat major général de l'Armée rouge ainsi que de la Stavka. Et ce n'est pas comme si la forme du front n'invitait pas les Soviétiques à agir ainsi étant donné qu'ils avaient une position enveloppante. Ce n'est pas comme Paulus n'avait pas ses 10 meilleurs Divisions dans la ville de Stalingrad sur les moins de 40 kilomètres bordant la Volga tandis qu'au même moment, les ailes étaient gardés entre le nord et le sud sur 300 kilomètres. Et elles étaient relativement mal gardées. A noter que dans ses mémoires, Joukov racontait que les Allemands avaient des réserves opérationnelles faibles et on le savait côté soviétique. L'idée d'isoler la 6ème Armée de la 4ème Armée Panzer semblait donc plutôt évidente. Au delà de la paternité de ce plan, il y a une différence entre proposer un plan, organiser ce plan, trouver et unir les moyens nécessaires à la réalisation de ce plan et et aussi réussir l'opération en question. Et justement il se trouve que plusieurs hypothèses et facteurs entrent en scène, lesquels semblent tellement aléatoires qu'ils ont dépendu autant de la performance organisationnelle et technique des Soviétiques que des erreurs Allemandes. D'abord, il faut réunir rapidement des quantités d'hommes et de matériels immenses.
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il y a 3 ans
Pour en savoir plus que les 3 Fronts soviétiques impliqués :
fr.wikipedia.org https://fr.wikipedia.org/wiki/Front_du_Don

fr.wikipedia.org https://fr.wikipedia.org/wiki/Front_du_Sud-Ouest

fr.wikipedia.org https://fr.wikipedia.org/wiki/Front_de_Stalingrad
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il y a 3 ans
Ensuite, il faut amener ces moyens dans des régions peu voire pas desservies en lignes ferroviaires. Etant donné que chaque Front a une seule ligne à sa disposition. D'abord on a le Front du Sud Ouest qui a la ligne ferroviaire allant de Toula à Frolovo . Ensuite on a le Front du Don dont la ligne ferroviaire relie Saratov à Olkhovka. Enfin, le Front de Stalingrad dispose d'une ligne reliant Saratov à Baskunchak.

Bien sûr, à cela s'ajoutent les hypothèses qu'Hitler et l'état major allemand allaient continuer à s'entêter à cogner sur les ruines de Stalingrad en dépit non seulement des pertes mais aussi du temps perdu, des blocages en Afrique et des risques d'une contre offensive soviétique de grande ampleur. Sachant que si la 6ème Armée Allemand retraite au delà du Don avec une redistribution des forces, l'encerclement soviétique ne servirait à rien. Sans oublier le spectre de Kharkov dont le désastre de mai 1942 est toujours présent dans les esprits des hauts gradés soviétiques. A cela s'ajoute l'idée que Stalingrad puisse tenir encore au moins deux mois supplémentaires le temps que l'opération puisse se monter et se faire.

Sachant que les 13 et 27 septembre 1942, ainsi que le 14 octobre de la même année, la ville était à deux doigts de tomber intégralement aux mains des Allemands. Evidemment il ne faut pas oublier qu'il fallait espérer que les flancs de la 6ème Armée demeurent faibles jusqu'à ce que l'opération soit lancée. Et croire que l'Armée rouge avait la capacité d'encercler une Armée allemande, la plus puissante de toutes qui plus est. Sachant que les unités blindés soviétiques étaient inférieures aux unités blindés allemandes sur le plan organisationnelles et sur le plan du professionnalisme des commandants également. Sachant que maintenir l'enfermement était extrêmement difficile à effectuer.


Pour rappel, Toula et Frolovo sont aujourd'hui des villes moyennes de Russie respectivement de l'oblast de Toula et de l'oblast de Volgograd.
:chat_lunettes:
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il y a 3 ans
Au delà de tout cela, la maskirovka entre en jeu, étant donné que l'objectif est de masquer les concentrations et les transports soviétiques aux Allemands malgré la présences des avions de reconnaissance côté Allemand. Mais le plus dure réside sans doute dans le fait de coordoner les actions de 11 armées réparties dans 3 fronts. Car c'est là où l'Armée rouge avait énormément pêché lors des désastres de 1941. Enfin, il faut avoir le foi pour penser qu'il est possible que non seulement la 6ème Armée ne brisera pas l'encerclement ou bien que des aides extérieures allemandes ne le feront pas. Sachant qu'il faut en plus de cela détruire deux des meilleures armées allemandes avant le printemps 1943.

Malgré cela, c'est Mars qui aura coûté plus de 100 000 morts côté soviétique auxquels s'ajoutent 250 000 blessés pour un gain territorial chèrement payé quand on voit le niveau des pertes humaines et matérielles. Même les Allemands n'avaient pas compris pourtant l'ampleur véritable de l'opération Mars étant donné que dans leurs têtes, il était impossible que les Soviétiques puissent avoir les moyens de mener deux offensives de grande envergure et stratégiques le tout en même temps. Une idée reçue qui s'est développée après guerre notamment du fait des Soviétiques, consiste à croire que la 62ème Armée soviétique aurait été alimentée en hommes juste assez pour que les Allemands puissent croire qu'un ultime effort suffirait pour prendre l'intégralité de la ville de Stalingrad Sauf que cette vision des choses n'est pas vraie. En réalité, Staline n'avait jamais ménagé les moyens à la 62ème Armée car il craignait par dessus tout la perte de cette ville. Ce n'est qu'à partir du 11 novembre 1942 que l'état major soviétique peut souffler car à ce moment là, les Allemands n'ont plus le temps pour faire un redéploiement de ses forces face aux têtes de ponts soviétiques sur le Don.

Vers mi septembre, Joukov va se rendre compte sur place des possibilités des deux têtes de pont de Serafimovitch et de Kletskaia. Vassilevski inspecte l'aile gauche du Front du Sud Est qui est la zone tenu par les 51ème et 57ème Armées soviétiques. Les défenses sont solides tandis que la tête de pont est plutôt vaste avec 35 kilomètres de longueur et 12 kilomètres de large. D'autant plus que les points de passage sur le Don sont hors de portée de l'artillerie allemande. Cependant, la tête de pont de Kletskaia est petite avec ses 5 kilomètres de large pour ses 4 kilomètres de profondeur. Mais elle se trouve face au secteur roumain le plus proche, à 80 kilomètres de Kalatch sur le Don. L'inspection de Vassilevski au sud est moins satisfaisante.

Car si la cloche de Beketovka est tenue fermement par la 64ème Armée soviétique, au sud, les Allemands ont des vues trop dégagées sur la Volga et au delà. C'est la raison pour laquelle Vassilevski recommande à Emerenko de s'emparer des positions les plus favorables. Le 25 septembre, l'attaque est lancée face à la 4ème Armée roumaine. Les 1ère et 4ème Divisions s'effondrent face au premier assaut et abandonnent une partie de leur artillerie. Sur un front de 20 kilomètres, les Soviétiques vont vers l'ouest allant entre la gare de Toundovo, les lacs salés Sarpa, Tzatza et Barmantchak. Hoth, qui dirige la 4ème Armée Panzer, se disaitdans son journal de guerre inquiet du comportement des troupes roumaines. Fin septembre, Vassilevski et Joukov dessinent les contours de l'opération Uranus avec une petite équipe de spécialistes de la section Opérations de l'Etat major général, qui est menée par le général Bokov. Il s'agit de définir les fronts qui sont engagés dans l'opération en question.
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il y a 3 ans
Tout d'abord, il faut évoquer le Front du Sud Est qui est renommé Front de Stalingrad. Celui ci est toujours dirigé par Emerenko, lequel a sous sa main de Rynok à Astrakhan, les 62ème, 64ème, 57ème et 51ème Armées. Ce Front est censé être la pince sud de l'encerclement. L'ancien Front de Stalingrad est enlevé à Eremenko étant donné que ce front, qui est renommé Front du Don, est censé se concentrer à incarner la pince nord de l'encerclement. Ce front là est donné à Rokossovski avec Malinine en chef d'état major. Entre Rynok et Kletskaia, on trouve les 66ème, 24ème et 65ème Armées. Un nouveau front est mis sur pied à la droit du précédent, avec le Front du Sud Ouest. Son existence est tenue secrète jusqu'à la fin du mois d'octobre 1942. C'est Vatouine qui prend son commandement, avec Stekmakh en chef d'état major. Ce qui fait que le commandement du Front de Voronej est vacant. Et c'est le général Golikov qui en bénéficiera. Pour revenir à Vatounine, il commande à la 1ère Armée de la Garde, à la 5ème Armée de tanks, ainsi qu'à la 21ème Armée. La Stavka accepte les plans d'Uranus fin septembre 1942.

Au début du mois d'octobre 1942, Eremenko, Rokossovski et Vatounine, doivent faire remonter leurs propositions. Cela débouche sur quelques modifications du plan original. Finalement ce n'est plus le Front du Don mais le Front du Sud Ouest qui incarne la pince nord et ce à 40 kilomètres plus à l'ouest histoire d'élargir l'enveloppement et d'agrandir l'échelle de l'opération. Il s'agit de déchirer le front le plus à l'ouest possible afin d'empêcher Paulus de roquer ses unités blindés dans le temps imparti.


Cependant, les Corps blindés soviétiques devront jusqu'à Kalatch parcourir deux fois plus de kilomètres. Ainsi à la fin du mois d"octobre, la Stavka prévoit que l'opération ait lieu au 9 novembre 1942 pour ce qui est ce la pince nord, tandis que la pince sud était censée être actionnée le 10 novembre. Cependant, à cause du manque d'approvisionnements, l'opération est décalée et elle est finalement d'abord repoussée aux 15 et 16 novembre, puis aux 19 et 20 novembre. Pour ce qui est de l'opération en elle même, il faut savoir que c'est bien le faiblesse des flancs de la 6ème Armée allemande qui a convaincu Staline que malgré les risques, l'opération valait le coup d'être tentée. Cependant, les Allemands connaissaient tout autant que les Soviétiques la faiblesse de leurs flancs.

D'ailleurs, anecdote intéressante, le 16 août, Halder montre à Hitler une vieille carte russe sur laquelle on voit l'offensive des forces communistes ayant mis fin en 1920 à l'aventure militaire du général russe blanc Denikine. Sur cette carte, Halder présente une poussée allant du Don moyen vers Rostov. Et c'est là que Halder attribut à tort cette maneuvre à Staline, avant de prévenir Hitler que l'histoire risque de se répéter.

Source : " Stalingrad " écrit par Manfred Kehrig à la page 90. Sachant que cet anecdote est confirmée par Halder, Gehlen et Warlimont. En bref, tout cela fait qu'à partir de ce moment là, Hitler se montre durablement préoccupé par le problèmes des flancs du Don.
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il y a 3 ans
Il faut aussi savoir qu'il y a 300 kilomètres à vol d'oiseau entre Koursk et Voronej, et 500 kilomètres entre Voronej et Stalingrad même si sur les routes, on est plus sur du 700 kilomètres qu'autre chose à cause des méandes du Don. Les troupes de la 2ème Armée allemande sont tout juste suffisantes pour contenir le Front Nord Ouest entre la région de Koursk et Voronej. C'est la raison pour laquelle entre la 2ème et la 6ème Armée allemande, l'OKH met en juillet et août 2 Armées, à savoir la 2ème Armée hongroise ainsi que la 8ème Armée italienne. Et c'est justement un problème puisque la 2ème Armée hongroise doit s'occuper de 190 kilomètres de front entre Voronet et Pvlovsk. Sachant que c'était selon Paulus un agglomérat formé de parties composites extraites de toute l'armée hongroises. Le tout avec des contingents recrutés dans les territoires récemment annexés par la Hongrie.

Source : Les Mémoires de Paulus, in Gorlitz, " Stalingrad " Page 185.

Le tout pour 9 Divisions légères comptant 206 000 si on prend en compte l'ensemble des services, y compris arrières. Chaque division prend en charge 21 kilomètres avec une Division blindée en réserve. En général, cela ne pose pas trop de problèmes mais seulement pour une Division allemande se trouvant rempli au niveau des effectifs. Cependant, ce n'est pas le cas pour des unités hongroises plus faibles et sous équipées sans armes antichars modernes. De plus, le chef d'état major général de l'Armée hongroise est le général Szombathelyi qui réclame auprès de l'OKH un raccourcissement de la ligne. Refus de l'OKH. De plus, le commandant de la 2ème Armée hongroise, le général Jany, ne veut pas, pour des raisons d'orgueil national, de mettre des unités allemandes entre ses propres unités. Ensuite, en août, à cause de l'inquiétude suscitée, l'OKH envoie le XXIVème Panzerkorps avec ses 2 Divisions d'infanterie seulement derrières les unités Hongroises au cas où quelque chose se passerait mal.
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il y a 3 ans
Pour ce qui est de la 8ème Armée italienne, de base elle devait aller au Caucase où le Corps des Alpini aurait été utile. Finalement elle est missionnée sur le Don entre Pavlovsk et le confluent Don-Choper. A cause du manque de logistiques, donc de moyens de transports ferroviaires comme routiers, les soldats italiens doivent faire selon les cas entre 500 et 1000 kilomètres jusqu'à leurs positions sur le fleuve. Et c'est au moment où les premières unités au bord de l'épuisement arrivent que les Soviétiques les prennent à partie, justement sur le confluent Don-Choper, à la soudure avec le XVIIème Corps Allemand.

Et les divisions Sforzesca et Celere, qui sont épaulées par deux Divisions d'infanterie allemandes ainsi que la 22ème Panzerdivision, concèdent beaucoup de pertes. Précisément 6 120 hommes entre le 15 août et le 10 septembre. Le tout pour concéder aux attaquants une tête de pont sur la rive sud du Don qui est large de 70 kilomètres incluant à l'est la ville de Serafimovitch et profonde de 25 kilomètres. Malgré cela, les Soviétiques ne parviennent pas à agrandir la poche au début du mois de septembre. Ensuite, les tentatives des Allemands et des Italiens pour réduire la poche le 21 septembre ne réussissent pas davantage. Hitler est préoccupé par la faiblsse de l'Armée italienne. Il en parle même ouvertement comme d'un grand danger pour les flancs de Paulus. C'est la raison pour laquelle il dépêche sur ses arrières deux Divisions allemandes, en l'occurrence la 22ème Divisions Panzer plus la 62ème Division d'infanterie. En plus de cela, les divisions Sforzesca et Celera sont relevés par les 298ème et 339ème Divisions allemandes.
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il y a 3 ans
Cependant, cela ne change rien au fait qu'avec 270 kilomètres de front pour 9 Divisions contenant 2 régiments chacune, les secteurs divisionnaires que tiennent les Italiens font en moyenne 30 kilomètres ce qui est juste beaucoup trop. Cela donne 150 hommes par kilomètres avec trop peu d'armes antichars modernes sachant que ssur les 226 000 rationnaires de la 8ème Armée, il n'y a que 40 000 combattants tout au plus. Par la suite au milieu du mois de septembre, dans le but de libérer des unités allemandes, l'OKH met entre ces unités italiennes, là la 3ème Armée roumaine, laquelle est sous la direction du général Dumitrescu. Entre les Italiens et la 6ème Armée pour être plus précis. Les Italiens pousseront ainsi plus vers l'ouest. De base la 3ème Armée roumaine appartenait au Groupe d'Armées A. Mais le Feldmarschal List la juge sans valeur même pour les tâches défensives. Hitler y voit une occasion de former un futur Groupe d'Armées Donc nommé Stab Don. Il prévoit de le confier après occupation intégrale de Stalingrad, à son allié le maréchal Antonescu.

Malgré nombre de points faibles, notamment venant du fait que les 11 Divisions roumaines, même fatiguées par leur campagne dans le Caucase, doivent prendre en charge à partir du 10 octobre le secteur le plus dangereux, Dumetrescu propose à la fin du mois de septembre qu'un effort soit effectué par le Groupe d'Armées B pour repousser les Soviétiques de leur tête de pont de Serafimovitch. Et c'est justement en face de cette tête de pont que se trouve le secteur le plus dangereux, jusqu'à Kletskaia, soit 160 kilomètres. Demetrescu propose même de franchir la Don juste après dans le cadre d'une opération noméme Wintermarchen pour occupée la zone densément boisée de l'embouchure de la Choper où les Soviétiques concentrent discrètement des forces. Von Weichs semble plutôt d'accord mais il n'y a pas assez de troupes.


Le 16 octobre, Dumitrescu demande l'autorisation de mener Wintermarchen juste avec ses forces. Ce qui n'est pas accepté. Une autre armée roumaine, en l'occurrence la 41ème Armée, est préposée à la garde fu dlanc droit de la 4ème Panzerarmee au sud de Stalingrad.
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il y a 3 ans
Pour résumer l'opération Uranus, il consiste d'abord en une percée infanterie et blindés d'accompagnement au nord face à la 3ème Armée roumaine tandis qu'au sud l'offensive porte contre la 4ème Armée roumaine. Ensuite, des Corps blindés soviétiques sont envoyés en sud pour exploiter dans la profondeur entre les deux brèches pour se joindre vers Kalatch sur le Don, situé à 75 kilomètres à l'ouest de Stalingrad, ce qui prendrait la 6ème Armée au piège ainsi qu'une partie de la 4ème Armée Panzer. Les unités disponibles forment les deux anneaux de l'encerclement, l'une intérieur se trouvant le plus proches possible de Stalingrad, l'autre formant la ligne extérieure, devant se trouver le plus loin possible à l'ouest. Enfin, les unités de la ligne intérieure de l'encerclement en conjonction avec la 62ème Armée de Tchouikov détruisent les unités allemandes qui sont encerclées avec le nom de code de l'opération de Koltso, à partir du 9 décembre. La ligne d'encerclement extérieure doit faire en sorte qu'il ne puisse y avoir aucune tentative d'encerclement pouvant gêner les opérations de destruction. Au delà de la simplicité apparente, il faut savoir que l'ensemble suppose une coordination des forces de trois Fronts mais aussi de 11 Armées. Or, c'est quelque chose que l'Armée rouge n'avait pas réussi à faire jusque là que ce soit tout au long de 1941 ou encore à Kharkov en mai 1942. Cette fois ci, Vassilevski, Joukov ainsi que Voronov sont envoyés sur place pour prendre les mesures qui s'imposer afin de faciliter la coordination des trois Fronts en mission.
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il y a 3 ans
Pour ce qui est des Armées aériennes, la 2ème ainsi que la 17ème, respectivement commandées par le général Smirnov et le général Krasovsky, doivent soutenir l'action du Front du Sud Ouest. Sachant que la 1ère Armée de la Garde doit sortir de l'ouest de la tête de pont de Serafimovitch pour balayer l'aile gauche de la 3ème Armée roumaine et s'assurer que les forces soviétiques ne soient pas victimes d'une contre attaque majeure venant du secteur tenu par la 8ème Armée italienne. Il s'agit d'aller avec l'aide d'éléments d'infanterie de la 5ème Armée de tanks, sur une ligne Vesenskaia - Bokovskaia - Tchir.

A l'est de la tête de pont, la 21ème Armée soviétique commandée par Chistiakov doit encercler et détruire l'aile droite de la 3ème Armée roumaine,lel tout en conjonctoin avec la 65ème Armée soviétique, laquelle est sous le commandement du général Batov, appartenant au Front du Don. Des untiés blindés sont censées entrer dans la brèche, notamment celles appartenant à la 5ème Armée de tanks alors dirigée par Romanenka, comportant le 1er et le 26ème Corps blindés, plus le 8ème Corps de cavalerie ainsi que 6 Divisions de fusiliers dont plusieurs sont transportées par des camions. Ces forces doivent foncer vers Perelazovski vers Kalatch, soit à 130 kilomètres au sud est.
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il y a 3 ans
Ensuite dans la zone de la 21ème Armée, un Corps blindé, en l'occurrence le 4ème ainsi que le 3ème Corps de cavalerie de la Garde iront vers Golubinski sur le Don, à 30 kilomètres en amont de Kalatch pour s'emparer des têtes de pont pour semer le désordre sur les arrières de Paulus. Pendant ce temps, le Front du Don doit lancer une attaque contre les 2 Corps de la 6ème Armée allemande lui faisant face au nord, en l'occurence les VIIIème Corps et XIVème Panzerkorps. Il s'agit de les accrocher et d'empêcher tout départ d'unités vers l'ouest, ainsi que de percer de part et d'autre du DOn et d'avancer jusqu'au pont de Vertiatchi et vers Peskovatka plus loin dans l'optique d'sioler le VIIIème Corps allemand sur la rive ouest. Et la couverture dans les airs est censée être assurée par la 16ème Armée aérienne du général Doudenko.
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il y a 3 ans