Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Il faut tout d'abord distinguer extorsion et chantage.
Extorsion : " Donne-moi 100 euros ou je te frappe "
On menace d'exécuter un acte illégal et illégitime.
Chantage : " Donne-moi 100 euros ou je révèle ton homosexualité "
On menace d'exécuter un acte légal et légitime
C'est pourquoi l'interdiction du chantage est considérée comme l'un des puzzles les plus complexes du Droit ; en effet, cette interdiction est paradoxale : d'une part, demander de l'argent est légal, d'autre part, faire du commérage ( tant que ce n'est pas de la diffamation) est légal également, or la combinaison ou conjonction des deux actes est, elle, illégale. " Two rights make a wrong "
Vous faîtes du chantage tous les jours sans vous en rendre compte. Quand vous allez à la boulangerie, vous faîtes du chantage au boulanger " si vous ne me donnez pas une baguette de pain, je ne vous donne pas mon argent ", et inversement pour le boulanger. La seule différence entre le boulanger et le maître-chanteur c'est que le premier vend un bien alors que le second vend un service ( le silence )
Tout ce que font les maîtres-chanteurs c'est de menacer d'user de leur liberté d'expression, ils menacent conditionnellement de faire du commérage. Ce sont d'honnêtes commerçants de silence qu'on enferme injustement.
Demandez vous si vous préférez que l'un de vos secrets embarrassants soit découvert par un maître-chanteur ( avec qui il y a une chance de négocier, il y a une porte de sortie) ou par une commère ( avec qui c'est game over). Il faut laisser le choix à la " victime ", si elle décide de payer, c'est nécessairement car évalue que le silence du maître-chanteur a plus de valeur dans son échelle d'utilité que l'argent qu'elle cède.
Bref non seulement la loi est injuste mais elle est aussi inefficace du point de vue de la défense de la " victime"
Extorsion : " Donne-moi 100 euros ou je te frappe "
Chantage : " Donne-moi 100 euros ou je révèle ton homosexualité "
C'est pourquoi l'interdiction du chantage est considérée comme l'un des puzzles les plus complexes du Droit ; en effet, cette interdiction est paradoxale : d'une part, demander de l'argent est légal, d'autre part, faire du commérage ( tant que ce n'est pas de la diffamation) est légal également, or la combinaison ou conjonction des deux actes est, elle, illégale. " Two rights make a wrong "
Vous faîtes du chantage tous les jours sans vous en rendre compte. Quand vous allez à la boulangerie, vous faîtes du chantage au boulanger " si vous ne me donnez pas une baguette de pain, je ne vous donne pas mon argent ", et inversement pour le boulanger. La seule différence entre le boulanger et le maître-chanteur c'est que le premier vend un bien alors que le second vend un service ( le silence )
Tout ce que font les maîtres-chanteurs c'est de menacer d'user de leur liberté d'expression, ils menacent conditionnellement de faire du commérage. Ce sont d'honnêtes commerçants de silence qu'on enferme injustement.
Demandez vous si vous préférez que l'un de vos secrets embarrassants soit découvert par un maître-chanteur ( avec qui il y a une chance de négocier, il y a une porte de sortie) ou par une commère ( avec qui c'est game over). Il faut laisser le choix à la " victime ", si elle décide de payer, c'est nécessairement car évalue que le silence du maître-chanteur a plus de valeur dans son échelle d'utilité que l'argent qu'elle cède.
Bref non seulement la loi est injuste mais elle est aussi inefficace du point de vue de la défense de la " victime"
il y a 3 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsNon, ce n'est pas du chantage le cas de figure du boulanger.
Parce que le boulanger cède son pain en échange d'une chose définie, tes 90 centimes. Le "chantage" pourrait être légal si un type vendait le droit de répandre la rumeur sur son homosexualité pour 100 euros de son plein gré, la nuance étant que l'individu qui cède la marchandise ou le service doit avoir le fin mot sans subir de contrainte aucune mis à vis de la cessation de son bien ou service.
Parce que le boulanger cède son pain en échange d'une chose définie, tes 90 centimes. Le "chantage" pourrait être légal si un type vendait le droit de répandre la rumeur sur son homosexualité pour 100 euros de son plein gré, la nuance étant que l'individu qui cède la marchandise ou le service doit avoir le fin mot sans subir de contrainte aucune mis à vis de la cessation de son bien ou service.
il y a 3 ans
On peut considérer par là, que lorsque tu fais du chantage, tu t'accapares de force un droit que l'on ne te cède pas, que lorsque tu achètes quelque chose le droit de posséder la chose selon son actuel détenteur est compris dans la somme que tu vas payer dans le cadre de l'échange.
il y a 3 ans
Il faut tout d'abord distinguer extorsion et chantage.
Extorsion : " Donne-moi 100 euros ou je te frappe "
On menace d'exécuter un acte illégal et illégitime.
Chantage : " Donne-moi 100 euros ou je révèle ton homosexualité "
On menace d'exécuter un acte légal et légitime
C'est pourquoi l'interdiction du chantage est considérée comme l'un des puzzles les plus complexes du Droit ; en effet, cette interdiction est paradoxale : d'une part, demander de l'argent est légal, d'autre part, faire du commérage ( tant que ce n'est pas de la diffamation) est légal également, or la combinaison ou conjonction des deux actes est, elle, illégale. " Two rights make a wrong "
Vous faîtes du chantage tous les jours sans vous en rendre compte. Quand vous allez à la boulangerie, vous faîtes du chantage au boulanger " si vous ne me donnez pas une baguette de pain, je ne vous donne pas mon argent ", et inversement pour le boulanger. La seule différence entre le boulanger et le maître-chanteur c'est que le premier vend un bien alors que le second vend un service ( le silence )
Tout ce que font les maîtres-chanteurs c'est de menacer d'user de leur liberté d'expression, ils menacent conditionnellement de faire du commérage. Ce sont d'honnêtes commerçants de silence qu'on enferme injustement.
Demandez vous si vous préférez que l'un de vos secrets embarrassants soit découvert par un maître-chanteur ( avec qui il y a une chance de négocier, il y a une porte de sortie) ou par une commère ( avec qui c'est game over). Il faut laisser le choix à la " victime ", si elle décide de payer, c'est nécessairement car évalue que le silence du maître-chanteur a plus de valeur dans son échelle d'utilité que l'argent qu'elle cède.
Bref non seulement la loi est injuste mais elle est aussi inefficace du point de vue de la défense de la " victime"
Extorsion : " Donne-moi 100 euros ou je te frappe "
Chantage : " Donne-moi 100 euros ou je révèle ton homosexualité "
C'est pourquoi l'interdiction du chantage est considérée comme l'un des puzzles les plus complexes du Droit ; en effet, cette interdiction est paradoxale : d'une part, demander de l'argent est légal, d'autre part, faire du commérage ( tant que ce n'est pas de la diffamation) est légal également, or la combinaison ou conjonction des deux actes est, elle, illégale. " Two rights make a wrong "
Vous faîtes du chantage tous les jours sans vous en rendre compte. Quand vous allez à la boulangerie, vous faîtes du chantage au boulanger " si vous ne me donnez pas une baguette de pain, je ne vous donne pas mon argent ", et inversement pour le boulanger. La seule différence entre le boulanger et le maître-chanteur c'est que le premier vend un bien alors que le second vend un service ( le silence )
Tout ce que font les maîtres-chanteurs c'est de menacer d'user de leur liberté d'expression, ils menacent conditionnellement de faire du commérage. Ce sont d'honnêtes commerçants de silence qu'on enferme injustement.
Demandez vous si vous préférez que l'un de vos secrets embarrassants soit découvert par un maître-chanteur ( avec qui il y a une chance de négocier, il y a une porte de sortie) ou par une commère ( avec qui c'est game over). Il faut laisser le choix à la " victime ", si elle décide de payer, c'est nécessairement car évalue que le silence du maître-chanteur a plus de valeur dans son échelle d'utilité que l'argent qu'elle cède.
Bref non seulement la loi est injuste mais elle est aussi inefficace du point de vue de la défense de la " victime"
Une question intéressante.
Pour ma part je pense que le silence est gratuit par défaut. Le silence est hors commerce et c'est très bien. Alors vouloir introduire le silence dans le commerce (
"tu achètes mon silence avec 100€ ou je parle") ce n'est pas bon, ça rend les relations interhumaines merdiques (elles le sont déjà assez
)
Pour ma part je pense que le silence est gratuit par défaut. Le silence est hors commerce et c'est très bien. Alors vouloir introduire le silence dans le commerce (
Au plaisir ~
il y a 3 ans
(il n'y a aucune différence philosophique dans ta conception de l'extorsion et du chantage excepté la nature de la punition prévue par l'ultimatum)
Que si tu attrapes dans la rue un type avec une baguette de pain, qui n'est pas disposé à céder son pain, et que tu lui proposes amicalement de te céder son pain pour ne pas écoper d'une mandale dans la fife ; l'échange n'est pas équivalent, il vaut mieux céder son pain que prendre une mandale dans la fife, mais celui qui est désavantagé n'a pour autant pas l'option de refuser car le chantage est un ultimatum.
Dans le cas où le type vend sa baguette de pain, on peut négocier un prix, si tu lui propose un prix qui ne lui convient pas il a l'option de refuser l'échange, et il n'y a pas d'ultimatum.
Que si tu attrapes dans la rue un type avec une baguette de pain, qui n'est pas disposé à céder son pain, et que tu lui proposes amicalement de te céder son pain pour ne pas écoper d'une mandale dans la fife ; l'échange n'est pas équivalent, il vaut mieux céder son pain que prendre une mandale dans la fife, mais celui qui est désavantagé n'a pour autant pas l'option de refuser car le chantage est un ultimatum.
Dans le cas où le type vend sa baguette de pain, on peut négocier un prix, si tu lui propose un prix qui ne lui convient pas il a l'option de refuser l'échange, et il n'y a pas d'ultimatum.
il y a 3 ans
















