Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Souvent, ce sont les enfants qui ont des choses à apprendre aux adultes. Sur Saint Nicolas, par exemple, peut-être qu’il existe vraiment ? Derrière l’aspect historique, c’est une question de point de vue… et d’humanité.
Des innombrables saints que compte l’Église catholique, l’écrasante majorité bénéficient du plus profond oubli. Saint-Nicolas, quant à lui, souffre sans doute, s’il s’en rend compte, d’une invraisemblable popularité, chez les petits comme chez les prétendus grands. Nul besoin de déployer des argumentations complexes pour en comprendre la raison : il distribue des bonnes choses. Non, pas des choses spirituelles, ou du moins celles-là n’intéressent pas grand-monde au fond, mais des choses concrètes.
Bien sûr qu’il y a des ouvrages savants et des sociétés d’étude qui détaillent les origines historiques du personnage de saint Nicolas, sur comment est apparue telle ou telle légende, en quoi ce personnage est la juxtaposition de diverses figures semi fictives etc.
Saint-Nicolas, un grand timide qui donnait sans attendre en retour
Derrière les détails historiques, ce qui intrigue dans l’histoire de St Nicolas, c’est justement le point-clef qui le rend assez unique : il donne discrètement, sans contrepartie et s’intéresse à la vie quotidienne des gens. Dans l’histoire, les mécènes, sponsors et bienfaiteurs divers ont été légion, mais une contrepartie au don est quasiment inévitable : le prince aide des artistes, mais en échange ils chantent sa gloire. Les subalternes, de leur côté, aident. On aide un voisin, mais en échange… bref, vous connaissez la suite. Saint Nicolas, lui, non : il n’attend ni n’espère rien. Il n’attend même pas que vous socialisiez avec lui ou que vous lui donniez de votre temps en échange de son don : il disparaît dans la nuit pour une longue année.
Dans sa version actuelle, il est difficile de faire son portrait psychologique, car il n’y a plus beaucoup d’éléments que la mémoire collective ait conservés. Mais dans l’une de ses biographies les plus anciennes, celle connue sous le nom de Vita per Michaelem, divers détails surnagent. Le futur grand Saint était surtout un grand timide, ou plutôt quelqu’un qui avait de graves problèmes de socialisation. Ainsi, il n’allait pas au théâtre, ne fréquentait pas les jeunes hommes arrogants, ni ne courait après les jeunes filles : qu’on le considère ou pas comme marque de sainteté est justement toute la question. Et comme il ne savait pas comment faire des cadeaux aux gens, il leur lançait des bourses pleines d’or par la fenêtre la nuit. Quand la foule voulut l’élever à tel ou tel poste, a dû le kidnapper.
En fait, voici pourquoi je crois en l’existence de Saint Nicolas : j’ai pu connaître quelques jeunes autistes nés dans des familles riches, voire très riches. Et j’ai pu entendre certaines histoires très similaires, ou y assister : des adolescents qui donnaient de façon fort maladroite des liasses de billets à des mendiants, et j’en passe.
Mais Nicolas avait eu un coup de chance incroyable par rapport à eux. Un détail dans sa biographie, que l’on néglige souvent mais qui explique tout : il était fils unique et ses parents sont morts assez tôt, mais pas trop tôt. Le résultat : il pouvait distribuer sa fortune à sa guise, sans se faire traquer par ses frères et sœurs, et sans se faire mettre sous administration ou tutelle par les parents, comme cela arrive dans les histoires vécues que j’ai connues.
Bref, la sainteté pourrait parfois tenir à une histoire de famille. C’est peut-être pour cette raison, au fond, que saint Nicolas est bel et bien le saint préféré des enfants : que serait l’humanité sans ceux que l’on appelle les ratés de la vie ?
https://www.rtbf.be/artic[...]pour-les-enfants-11640278
Des innombrables saints que compte l’Église catholique, l’écrasante majorité bénéficient du plus profond oubli. Saint-Nicolas, quant à lui, souffre sans doute, s’il s’en rend compte, d’une invraisemblable popularité, chez les petits comme chez les prétendus grands. Nul besoin de déployer des argumentations complexes pour en comprendre la raison : il distribue des bonnes choses. Non, pas des choses spirituelles, ou du moins celles-là n’intéressent pas grand-monde au fond, mais des choses concrètes.
Bien sûr qu’il y a des ouvrages savants et des sociétés d’étude qui détaillent les origines historiques du personnage de saint Nicolas, sur comment est apparue telle ou telle légende, en quoi ce personnage est la juxtaposition de diverses figures semi fictives etc.
Saint-Nicolas, un grand timide qui donnait sans attendre en retour
Derrière les détails historiques, ce qui intrigue dans l’histoire de St Nicolas, c’est justement le point-clef qui le rend assez unique : il donne discrètement, sans contrepartie et s’intéresse à la vie quotidienne des gens. Dans l’histoire, les mécènes, sponsors et bienfaiteurs divers ont été légion, mais une contrepartie au don est quasiment inévitable : le prince aide des artistes, mais en échange ils chantent sa gloire. Les subalternes, de leur côté, aident. On aide un voisin, mais en échange… bref, vous connaissez la suite. Saint Nicolas, lui, non : il n’attend ni n’espère rien. Il n’attend même pas que vous socialisiez avec lui ou que vous lui donniez de votre temps en échange de son don : il disparaît dans la nuit pour une longue année.
Dans sa version actuelle, il est difficile de faire son portrait psychologique, car il n’y a plus beaucoup d’éléments que la mémoire collective ait conservés. Mais dans l’une de ses biographies les plus anciennes, celle connue sous le nom de Vita per Michaelem, divers détails surnagent. Le futur grand Saint était surtout un grand timide, ou plutôt quelqu’un qui avait de graves problèmes de socialisation. Ainsi, il n’allait pas au théâtre, ne fréquentait pas les jeunes hommes arrogants, ni ne courait après les jeunes filles : qu’on le considère ou pas comme marque de sainteté est justement toute la question. Et comme il ne savait pas comment faire des cadeaux aux gens, il leur lançait des bourses pleines d’or par la fenêtre la nuit. Quand la foule voulut l’élever à tel ou tel poste, a dû le kidnapper.
En fait, voici pourquoi je crois en l’existence de Saint Nicolas : j’ai pu connaître quelques jeunes autistes nés dans des familles riches, voire très riches. Et j’ai pu entendre certaines histoires très similaires, ou y assister : des adolescents qui donnaient de façon fort maladroite des liasses de billets à des mendiants, et j’en passe.
Mais Nicolas avait eu un coup de chance incroyable par rapport à eux. Un détail dans sa biographie, que l’on néglige souvent mais qui explique tout : il était fils unique et ses parents sont morts assez tôt, mais pas trop tôt. Le résultat : il pouvait distribuer sa fortune à sa guise, sans se faire traquer par ses frères et sœurs, et sans se faire mettre sous administration ou tutelle par les parents, comme cela arrive dans les histoires vécues que j’ai connues.
Bref, la sainteté pourrait parfois tenir à une histoire de famille. C’est peut-être pour cette raison, au fond, que saint Nicolas est bel et bien le saint préféré des enfants : que serait l’humanité sans ceux que l’on appelle les ratés de la vie ?
il y a 10 mois
Sondage — 9 votes
Article malaisant !
Du moment qu'il donne du fric !
Il a créé une fête magnifique par son autisme et sa générosité !
Autres...
Ils ont raison !
C'est faux, c'est le protecteur des enfants !
Au moins, il a dit les termes !
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En même temps, il y a peut-être un fond de vérité selon la logique chrétienne
J'invoque les démons du forum pour en discuter
@Temoin2Jehovah
@Josette
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@Temoin2Jehovah
@Josette
il y a 10 mois
Par Josef Schovanec
En même temps, il a des références
Après une scolarité difficile, il obtient un diplôme à Sciences Po Paris, puis un doctorat en philosophie et sciences sociales à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il est hyperpolyglotte, puisqu'il parle plus de sept langues dont l'amharique, l’arabe, le persan, et l'hébreu. Il découvre d'autres cultures et partage ses découvertes pendant, entre autres, sa chronique sur Europe 1, Voyages en Autistan et sur KTO, La Chronique atypique. Il est l'auteur de quatre ouvrages biographiques et récits de voyages abordant la question de l'autisme, dont son autobiographie Je suis à l’Est !. Il réalise aussi des traductions, et tient des chroniques écrites et orales lors d'émissions de radio. Il joue un rôle récurrent dans la série télévisée française Vestiaires, depuis la 4e saison.
Depuis 2007, Josef Schovanec donne de nombreuses conférences et des formations dans le domaine de l'autisme. Connu pour sa voix particulière, son sens de l'humour, sa politesse, sa franchise et sa logique, il témoigne souvent, lors de ces rencontres, sur ce qu'il vit et observe en tant que « personne avec autisme ». Il est présenté par certains journaux et auteurs comme l'un des porte-paroles de l'autisme en France, mais témoigne lui-même qu'il « ne représente personne » et a endossé ce rôle malgré lui. Il se positionne en faveur d'une société plus inclusive pour les personnes autistes et souligne les bienfaits du voyage. En tant que docteur en sociologie et philosophie, il étudie notamment les phénomènes de croyance.
Après une scolarité difficile, il obtient un diplôme à Sciences Po Paris, puis un doctorat en philosophie et sciences sociales à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il est hyperpolyglotte, puisqu'il parle plus de sept langues dont l'amharique, l’arabe, le persan, et l'hébreu. Il découvre d'autres cultures et partage ses découvertes pendant, entre autres, sa chronique sur Europe 1, Voyages en Autistan et sur KTO, La Chronique atypique. Il est l'auteur de quatre ouvrages biographiques et récits de voyages abordant la question de l'autisme, dont son autobiographie Je suis à l’Est !. Il réalise aussi des traductions, et tient des chroniques écrites et orales lors d'émissions de radio. Il joue un rôle récurrent dans la série télévisée française Vestiaires, depuis la 4e saison.
Depuis 2007, Josef Schovanec donne de nombreuses conférences et des formations dans le domaine de l'autisme. Connu pour sa voix particulière, son sens de l'humour, sa politesse, sa franchise et sa logique, il témoigne souvent, lors de ces rencontres, sur ce qu'il vit et observe en tant que « personne avec autisme ». Il est présenté par certains journaux et auteurs comme l'un des porte-paroles de l'autisme en France, mais témoigne lui-même qu'il « ne représente personne » et a endossé ce rôle malgré lui. Il se positionne en faveur d'une société plus inclusive pour les personnes autistes et souligne les bienfaits du voyage. En tant que docteur en sociologie et philosophie, il étudie notamment les phénomènes de croyance.
il y a 10 mois
En même temps, il a des références
Après une scolarité difficile, il obtient un diplôme à Sciences Po Paris, puis un doctorat en philosophie et sciences sociales à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il est hyperpolyglotte, puisqu'il parle plus de sept langues dont l'amharique, l’arabe, le persan, et l'hébreu. Il découvre d'autres cultures et partage ses découvertes pendant, entre autres, sa chronique sur Europe 1, Voyages en Autistan et sur KTO, La Chronique atypique. Il est l'auteur de quatre ouvrages biographiques et récits de voyages abordant la question de l'autisme, dont son autobiographie Je suis à l’Est !. Il réalise aussi des traductions, et tient des chroniques écrites et orales lors d'émissions de radio. Il joue un rôle récurrent dans la série télévisée française Vestiaires, depuis la 4e saison.
Depuis 2007, Josef Schovanec donne de nombreuses conférences et des formations dans le domaine de l'autisme. Connu pour sa voix particulière, son sens de l'humour, sa politesse, sa franchise et sa logique, il témoigne souvent, lors de ces rencontres, sur ce qu'il vit et observe en tant que « personne avec autisme ». Il est présenté par certains journaux et auteurs comme l'un des porte-paroles de l'autisme en France, mais témoigne lui-même qu'il « ne représente personne » et a endossé ce rôle malgré lui. Il se positionne en faveur d'une société plus inclusive pour les personnes autistes et souligne les bienfaits du voyage. En tant que docteur en sociologie et philosophie, il étudie notamment les phénomènes de croyance.
Après une scolarité difficile, il obtient un diplôme à Sciences Po Paris, puis un doctorat en philosophie et sciences sociales à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il est hyperpolyglotte, puisqu'il parle plus de sept langues dont l'amharique, l’arabe, le persan, et l'hébreu. Il découvre d'autres cultures et partage ses découvertes pendant, entre autres, sa chronique sur Europe 1, Voyages en Autistan et sur KTO, La Chronique atypique. Il est l'auteur de quatre ouvrages biographiques et récits de voyages abordant la question de l'autisme, dont son autobiographie Je suis à l’Est !. Il réalise aussi des traductions, et tient des chroniques écrites et orales lors d'émissions de radio. Il joue un rôle récurrent dans la série télévisée française Vestiaires, depuis la 4e saison.
Depuis 2007, Josef Schovanec donne de nombreuses conférences et des formations dans le domaine de l'autisme. Connu pour sa voix particulière, son sens de l'humour, sa politesse, sa franchise et sa logique, il témoigne souvent, lors de ces rencontres, sur ce qu'il vit et observe en tant que « personne avec autisme ». Il est présenté par certains journaux et auteurs comme l'un des porte-paroles de l'autisme en France, mais témoigne lui-même qu'il « ne représente personne » et a endossé ce rôle malgré lui. Il se positionne en faveur d'une société plus inclusive pour les personnes autistes et souligne les bienfaits du voyage. En tant que docteur en sociologie et philosophie, il étudie notamment les phénomènes de croyance.
J'ai hâte qu'il me commente les passages du Talmud legalisant la pédophilie, dans Niddah 45a
il y a 10 mois
J'ai hâte qu'il me commente les passages du Talmud legalisant la pédophilie, dans Niddah 45a
Il faut l'inviter sur le forum pour l'éprouver face aux démons du forum
il y a 10 mois
Illisible
Et pourtant tellement concret dans l'idée qu'un saint est un autiste voulant être vénéré et laisser une image dans une fresque quelconque
il y a 10 mois
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsOn se souviendra de l'affaire de Thalamas.
Compliqué comme analyse
https://onche.org/topic/1[...]uelles-sont-ses-methodes/
https://onche.org/topic/1[...]r-explique-par-un-pretre/

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il y a 10 mois
Everystein, Singleberg, Timeowitz
C'est quoi cette intrusion juive ?
il y a 10 mois

















