Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Deux passages m'avaient toujours semblé obscurs : à deux reprises, Abraham fait passer Sara pour sa sœur (ce qui est vrai) en omettant toutefois de dire qu'elle est sa femme, afin de la protéger. Et à deux reprises, une fois face à Pharaon et l'autre face à Abimelech, le mystère de l'épouse est dévoilé et celle-ci revient inviolée à l'époux.
Ce n'est que récemment que j'ai compris grâce à saint Isidore que c'est la figure du Christ et de son Église qui se cache sous les traits d'Abraham et de Sara.
Ce n'est que récemment que j'ai compris grâce à saint Isidore que c'est la figure du Christ et de son Église qui se cache sous les traits d'Abraham et de Sara.
Dom Monléon
Abimélech représente ici les princes, les rois, les conquérants, nombreux dans l’histoire de l’humanité, qui, séduits par la beauté et la sagesse de l’Église, ont prétendu mettre la main sur elle, non pour la persécuter, mais pour la dominer et l’avoir à leur discrétion. Ils n’ont vu souvent en elle, de bonne foi, que la sœur du Christ, parce que l’Église est manifestement de la même famille que lui : elle a les mêmes principes, les mêmes goûts, les mêmes réactions ; elle lui ressemble étonnamment. Ils ont cru qu’elle pouvait le quitter sans difficulté, pour s’attacher à eux et se laisser gouverner par eux : ils n’ont pas compris qu’elle était sa femme, qu’elle lui était unie par un mariage secret, qu’ils sont deux en une seule chair ; que le lien qui l’attache au Christ est indissoluble. Ils l’ont appris bien vite à leurs dépens : le châtiment de Dieu s’est abattu sur eux, et leurs œuvres ont été frappées de stérilité. Bien rares sont, dans le cours des siècles, ceux qui ont eu le courage d’imiter Abimélech, et de la rendre à son légitime époux, en la comblant de présents. Ceux-là ont reçu la bénédiction de Dieu sur leurs œuvres.
L’Église est donc l’Épouse du Christ, mais son Maître peut dire d’elle en vérité, comme Abraham de Sara : Elle est ma sœur, en raison de la nature humaine qui lui est commune avec Moi ; ou plutôt ma demi-sœur, parce qu’elle a le même Père, Celui qui est dans les cieux, mais non la même mère. Car seul, il est né de la Très Sainte Vierge Marie, conçue sans péché ; tous les membres de l’Église, au contraire, sont nés fils d’Ève, avec la tache originelle.[source=Les Patriarches, chapitre XII.][/source]
L’Église est donc l’Épouse du Christ, mais son Maître peut dire d’elle en vérité, comme Abraham de Sara : Elle est ma sœur, en raison de la nature humaine qui lui est commune avec Moi ; ou plutôt ma demi-sœur, parce qu’elle a le même Père, Celui qui est dans les cieux, mais non la même mère. Car seul, il est né de la Très Sainte Vierge Marie, conçue sans péché ; tous les membres de l’Église, au contraire, sont nés fils d’Ève, avec la tache originelle.[source=Les Patriarches, chapitre XII.][/source]
Isidore de Séville
Abraham figure le Christ, et Sara l’Église, qui, dans cet exil au milieu des étrangers, vit sans tache ni ride, pour la gloire du Christ, son époux. Sa beauté est l’honneur du Christ, et à cette beauté les rois offrent des présents, comme Abimélek à Sara. Ils admirent en elle l’éclat de la forme, qu’ils peuvent aimer mais non corrompre.
Car l’Église est l’épouse du Christ dans le secret, cachée : l’âme adhère au Verbe de Dieu fait chair dans une seule union. C’est ce grand sacrement du mariage que l’Apôtre célèbre dans le Christ et dans l’Église. Mais le royaume terrestre, que représentent les rois, n’a reconnu l’Église comme épouse du Christ que lorsqu’il a tenté de la violer. En effet, par le témoignage divin de la foi des martyrs, il a dû céder, corrigé, et plus tard il l’a honorée de présents, celle qu’auparavant il n’avait pu corrompre. Ce qui, en un seul roi, fut figuré comme antérieur et postérieur, s’est accompli en ce royaume terrestre par les rois successifs.
Le fait que l’Église soit l’épouse du Christ reste caché aux étrangers, et non pas qu’elle soit sa sœur, car il est difficile de comprendre comment l’âme humaine peut s’unir au Verbe de Dieu. Lui est Dieu, et elle est créature : en ce sens, ils sont époux et épouse. Mais par la grâce divine, et non par une consanguinité terrestre, le Christ et tous les saints sont appelés « frères » : c’est une parenté qui vient du Père, non d’une mère. C’est une manière de parler plus accessible à entendre : les saints sont frères entre eux, par la même grâce, mais l’Époux est unique et ne fait partie d’aucune société humaine.
Ainsi, l’Église est dite « sœur du Christ », non par une génération terrestre (qui passe), mais par la parenté céleste de la grâce (qui demeure éternelle). Cette grâce, nous ne la recevons pas de la synagogue, mère du Christ selon la chair, mais de Dieu le Père. D’où cette parole : « Ne donnez pas à personne sur la terre le nom de père : un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. »[source=Enarratio in Genesim.][/source]
Car l’Église est l’épouse du Christ dans le secret, cachée : l’âme adhère au Verbe de Dieu fait chair dans une seule union. C’est ce grand sacrement du mariage que l’Apôtre célèbre dans le Christ et dans l’Église. Mais le royaume terrestre, que représentent les rois, n’a reconnu l’Église comme épouse du Christ que lorsqu’il a tenté de la violer. En effet, par le témoignage divin de la foi des martyrs, il a dû céder, corrigé, et plus tard il l’a honorée de présents, celle qu’auparavant il n’avait pu corrompre. Ce qui, en un seul roi, fut figuré comme antérieur et postérieur, s’est accompli en ce royaume terrestre par les rois successifs.
Le fait que l’Église soit l’épouse du Christ reste caché aux étrangers, et non pas qu’elle soit sa sœur, car il est difficile de comprendre comment l’âme humaine peut s’unir au Verbe de Dieu. Lui est Dieu, et elle est créature : en ce sens, ils sont époux et épouse. Mais par la grâce divine, et non par une consanguinité terrestre, le Christ et tous les saints sont appelés « frères » : c’est une parenté qui vient du Père, non d’une mère. C’est une manière de parler plus accessible à entendre : les saints sont frères entre eux, par la même grâce, mais l’Époux est unique et ne fait partie d’aucune société humaine.
Ainsi, l’Église est dite « sœur du Christ », non par une génération terrestre (qui passe), mais par la parenté céleste de la grâce (qui demeure éternelle). Cette grâce, nous ne la recevons pas de la synagogue, mère du Christ selon la chair, mais de Dieu le Père. D’où cette parole : « Ne donnez pas à personne sur la terre le nom de père : un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. »[source=Enarratio in Genesim.][/source]
il y a un an
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Connectez-vous pour masquer les pubsDeux passages m'avaient toujours semblé obscurs : à deux reprises, Abraham fait passer Sara pour sa sœur (ce qui est vrai) en omettant toutefois de dire qu'elle est sa femme, afin de la protéger. Et à deux reprises, une fois face à Pharaon et l'autre face à Abimelech, le mystère de l'épouse est dévoilé et celle-ci revient inviolée à l'époux.
Ce n'est que récemment que j'ai compris grâce à saint Isidore que c'est la figure du Christ et de son Église qui se cache sous les traits d'Abraham et de Sara.
Ce n'est que récemment que j'ai compris grâce à saint Isidore que c'est la figure du Christ et de son Église qui se cache sous les traits d'Abraham et de Sara.
Dom Monléon
Abimélech représente ici les princes, les rois, les conquérants, nombreux dans l’histoire de l’humanité, qui, séduits par la beauté et la sagesse de l’Église, ont prétendu mettre la main sur elle, non pour la persécuter, mais pour la dominer et l’avoir à leur discrétion. Ils n’ont vu souvent en elle, de bonne foi, que la sœur du Christ, parce que l’Église est manifestement de la même famille que lui : elle a les mêmes principes, les mêmes goûts, les mêmes réactions ; elle lui ressemble étonnamment. Ils ont cru qu’elle pouvait le quitter sans difficulté, pour s’attacher à eux et se laisser gouverner par eux : ils n’ont pas compris qu’elle était sa femme, qu’elle lui était unie par un mariage secret, qu’ils sont deux en une seule chair ; que le lien qui l’attache au Christ est indissoluble. Ils l’ont appris bien vite à leurs dépens : le châtiment de Dieu s’est abattu sur eux, et leurs œuvres ont été frappées de stérilité. Bien rares sont, dans le cours des siècles, ceux qui ont eu le courage d’imiter Abimélech, et de la rendre à son légitime époux, en la comblant de présents. Ceux-là ont reçu la bénédiction de Dieu sur leurs œuvres.
L’Église est donc l’Épouse du Christ, mais son Maître peut dire d’elle en vérité, comme Abraham de Sara : Elle est ma sœur, en raison de la nature humaine qui lui est commune avec Moi ; ou plutôt ma demi-sœur, parce qu’elle a le même Père, Celui qui est dans les cieux, mais non la même mère. Car seul, il est né de la Très Sainte Vierge Marie, conçue sans péché ; tous les membres de l’Église, au contraire, sont nés fils d’Ève, avec la tache originelle.[source=Les Patriarches, chapitre XII.][/source]
L’Église est donc l’Épouse du Christ, mais son Maître peut dire d’elle en vérité, comme Abraham de Sara : Elle est ma sœur, en raison de la nature humaine qui lui est commune avec Moi ; ou plutôt ma demi-sœur, parce qu’elle a le même Père, Celui qui est dans les cieux, mais non la même mère. Car seul, il est né de la Très Sainte Vierge Marie, conçue sans péché ; tous les membres de l’Église, au contraire, sont nés fils d’Ève, avec la tache originelle.[source=Les Patriarches, chapitre XII.][/source]
Isidore de Séville
Abraham figure le Christ, et Sara l’Église, qui, dans cet exil au milieu des étrangers, vit sans tache ni ride, pour la gloire du Christ, son époux. Sa beauté est l’honneur du Christ, et à cette beauté les rois offrent des présents, comme Abimélek à Sara. Ils admirent en elle l’éclat de la forme, qu’ils peuvent aimer mais non corrompre.
Car l’Église est l’épouse du Christ dans le secret, cachée : l’âme adhère au Verbe de Dieu fait chair dans une seule union. C’est ce grand sacrement du mariage que l’Apôtre célèbre dans le Christ et dans l’Église. Mais le royaume terrestre, que représentent les rois, n’a reconnu l’Église comme épouse du Christ que lorsqu’il a tenté de la violer. En effet, par le témoignage divin de la foi des martyrs, il a dû céder, corrigé, et plus tard il l’a honorée de présents, celle qu’auparavant il n’avait pu corrompre. Ce qui, en un seul roi, fut figuré comme antérieur et postérieur, s’est accompli en ce royaume terrestre par les rois successifs.
Le fait que l’Église soit l’épouse du Christ reste caché aux étrangers, et non pas qu’elle soit sa sœur, car il est difficile de comprendre comment l’âme humaine peut s’unir au Verbe de Dieu. Lui est Dieu, et elle est créature : en ce sens, ils sont époux et épouse. Mais par la grâce divine, et non par une consanguinité terrestre, le Christ et tous les saints sont appelés « frères » : c’est une parenté qui vient du Père, non d’une mère. C’est une manière de parler plus accessible à entendre : les saints sont frères entre eux, par la même grâce, mais l’Époux est unique et ne fait partie d’aucune société humaine.
Ainsi, l’Église est dite « sœur du Christ », non par une génération terrestre (qui passe), mais par la parenté céleste de la grâce (qui demeure éternelle). Cette grâce, nous ne la recevons pas de la synagogue, mère du Christ selon la chair, mais de Dieu le Père. D’où cette parole : « Ne donnez pas à personne sur la terre le nom de père : un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. »[source=Enarratio in Genesim.][/source]
Car l’Église est l’épouse du Christ dans le secret, cachée : l’âme adhère au Verbe de Dieu fait chair dans une seule union. C’est ce grand sacrement du mariage que l’Apôtre célèbre dans le Christ et dans l’Église. Mais le royaume terrestre, que représentent les rois, n’a reconnu l’Église comme épouse du Christ que lorsqu’il a tenté de la violer. En effet, par le témoignage divin de la foi des martyrs, il a dû céder, corrigé, et plus tard il l’a honorée de présents, celle qu’auparavant il n’avait pu corrompre. Ce qui, en un seul roi, fut figuré comme antérieur et postérieur, s’est accompli en ce royaume terrestre par les rois successifs.
Le fait que l’Église soit l’épouse du Christ reste caché aux étrangers, et non pas qu’elle soit sa sœur, car il est difficile de comprendre comment l’âme humaine peut s’unir au Verbe de Dieu. Lui est Dieu, et elle est créature : en ce sens, ils sont époux et épouse. Mais par la grâce divine, et non par une consanguinité terrestre, le Christ et tous les saints sont appelés « frères » : c’est une parenté qui vient du Père, non d’une mère. C’est une manière de parler plus accessible à entendre : les saints sont frères entre eux, par la même grâce, mais l’Époux est unique et ne fait partie d’aucune société humaine.
Ainsi, l’Église est dite « sœur du Christ », non par une génération terrestre (qui passe), mais par la parenté céleste de la grâce (qui demeure éternelle). Cette grâce, nous ne la recevons pas de la synagogue, mère du Christ selon la chair, mais de Dieu le Père. D’où cette parole : « Ne donnez pas à personne sur la terre le nom de père : un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. »[source=Enarratio in Genesim.][/source]
Abraham et Sarah sont mis en comparaison avec les parents de Jean le Baptiste tout au début de l'Evangile de Luc.
Dans les 2 cas on parle de couple en âge avancé, incapables de procréer, qu'un ange vient visiter pour leur annoncer une future naissance.
Leur enfant préparant la voie pour celui qui delivrera les juifs.
Dans les 2 cas on parle de couple en âge avancé, incapables de procréer, qu'un ange vient visiter pour leur annoncer une future naissance.
Leur enfant préparant la voie pour celui qui delivrera les juifs.
il y a un an
Abraham et Sarah sont mis en comparaison avec les parents de Jean le Baptiste tout au début de l'Evangile de Luc.
Dans les 2 cas on parle de couple en âge avancé, incapables de procréer, qu'un ange vient visiter pour leur annoncer une future naissance.
Leur enfant préparant la voie pour celui qui delivrera les juifs.
Dans les 2 cas on parle de couple en âge avancé, incapables de procréer, qu'un ange vient visiter pour leur annoncer une future naissance.
Leur enfant préparant la voie pour celui qui delivrera les juifs.
Un vrai miracle !
il y a un an
il y a un an
















