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AlEx-B
AlEx-B
3 ans
Pas du tout. Maurras était germanophobe, il voyait dans le nazisme l'impérialisme allemand qu'il exécrait profondément. Il n'était pas raciste ("c'est le racisme qui a tort, c'est nous réactionnaires français qui le déclarons", et son ami et lecteur Bainville disait: "Charles Maurras avait mis le très jeune lecteur que j'étais en garde contre ces rêveries de la race pure"), détestait profondément tout ce que représentait le nazisme et ne voulait pas exterminer les juifs
Ok my bad mais alors pourquoi avoir soutenu Vichy ?
:(
il y a 3 ans
La shoah a-t-elle eu lieu ?
Réponds à l’aide de tes connaissance
:zhitler:
il y a 3 ans
Chakram
Chakram
3 ans
T'as lu mein kampf j'imagine, t'en as pensé quoi ?
J'ai acheté le livre oui, mais je ne l'ai pas encore lu
:rire:

Mes parents ont flippé donc j'ai du leur sortir que c'était par curiosité historique que je voulais le prendre alors que c'était juste une pulsion.
:(
il y a 3 ans
La shoah a-t-elle eu lieu ?
Réponds à l’aide de tes connaissance
:zhitler:
Bah oui mais bon je n'ai pas envie de fétaper là-dessus
:(

Et sans troll je ne sais pas pourquoi ça m'obsède autant
:(
il y a 3 ans
Nimdok
Nimdok
3 ans
Ok my bad mais alors pourquoi avoir soutenu Vichy ?
:(
Il n'a pas soutenu Laval, Déat et compagnie.
Dans l'Allemagne et nous, Maurras explique tout. Il rappelle d'abord une vérité qui n'a jamais été contestée jusqu'en 1945 (avant la SGM, même le plus malhonnête des ennemis de Maurras ne pouvait pas, sans paraître ridicule, la contester, ce n'est venu qu'après son jugement): "Je parle d'abord de ce qu'il y a en moi d'instinct profondément anti-germaniste.

Ensuite, il dit ça: "Mais il faut que je vous apprenne une chose qui n'est pas un secret, mais qui est un peu trop ignorée: il y a eu deux armistices. Ceux qui ont suivi le 26 juin le Maréchal Pétain pensaient avec Danton que l'on n'emporte pas la Patrie à la semelle de ses souliers. Les concessions du Maréchal étaient celles que font tous les vaincus. Mais il gardait, en sus des réalités substantielles, la possibilité de toutes les réorganisations à l'intérieur.
[...] Or, à peine conclu, cet armistice trouva immédiatement devant lui deux ennemis: l'Angleterre et le parti franco-allemand."

A propos de ce "parti franco-allemand", il nous indique:

"Mais nous parlons de l'armistice du Maréchal, de l'armistice national, de l'armistice destiné à sauver ce qui pouvait être sauvé. Il y avait un parti pour qui l'armistice devait consister à tout livrer. [...]
En 1940, il (Laval) prit la tête du parti de l'armistice. Non pas pour tout sauver; je rappelle que nous avions deux armistices. Mais du parti de l'armistice pour tout livrer.
A notre premier voyage à Vichy, 11 ou 12 juillet 1940, Laval nous fit de grandes avances, à Pujo et à moi.
Nous fûmes froids. [...] Il nous recommandait de ne plus parler des Allemagnes, de peur qu'on ne parlât des Frances , comme si c'était la même chose ! Il nous raconta que, dans les trois mois, les Allemands allaient jouir dans la zone occupée d'une popularité irrésistible et que c'était le plus grand danger que la France courrait: qu'il fallait se mettre à la botte des Allemands à tout prix...
En septembre 1940, nous communiquâmes au général Weygand, qui la lut en conseil des ministres, une lettre admirable de la baronne François de Lassus dont le mari, président de la Ligue d'Action Française, était tombé trois mois plus tôt au champ d'honneur. Cette lettre protestait contre la radio de Laval qui faisait pression en faveur des Allemands. En riposte, la censure de M. Laval voulut nous frapper pour notre attitude, mais la mesure prise contre le journal provoqua un incident au conseil des ministres, et sur la protestation personnelle du Maréchal, la suspension fut rapportée."
[...]
Quelques jours après, au terme d'une discussion avec Maurice Pujo, il nous autorisait à arborer notre manchette permanente: la France, la France seule.
[...]
Et L'Action française la garda pendant quatre ans, en dépit des fureurs qu'elle provoquait dans les deux partis de l'Etranger, le pro-anglais et le pro-boche. Mais c'est avec ceux-ci qu'il nous fallait en découdre tous les jours, car le parti pro-allemand, par Laval, tenait toutes les commandes. "
Petit bonus: "Nous sommes fiers d'avoir servi, pendant quatre ans, de tête de turc au parti franco-allemand. On lisait dans la presse boche de Paris: Il ne peut pas ne pas y avoir accord profond et total entre Maurras et Churchill... la collusion est évidente. Tout ce qui est contre l'Allemagne et la révolution européenne est dans le camp maurrassien. Les Juifs de Vichy ont certainement répondu avec un sûr instinct et un sincère enthousiasme aux appels de fonds de L'Action française. Quant aux maçons d'outre-Manche, ce sont des gens très bien...les foudres de Maurras ne sont pas pour eux. (source: Déat, dans L'Oeuvre, 21 mars 1941 )
Le slogan de L'Action française: "La France, la France seule, est la couverture de l'anglophilie, rien de plus, et personne n'est dupe. (toujours Déat).
Rebatet dans Notre Combat, 27 mars 1941: "Maurras a travaillé fébrilement au torpillage de toutes les négociations franco-allemandes."
il y a 3 ans