Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Passe ses cours a raconter sa vie et tourner autour du pot. Il peut passer 1 heure à raconter sa vie avant de commencer le cours. Il gueule sur tout le monde, si t'as le malheur de l'énerver il part dans un monologue de 30 minutes
Jeudi prochain je dois rendre une dissertation sur un sujet sur lequel je ne sais pas quoi dire
Jeudi prochain je dois rendre une dissertation sur un sujet sur lequel je ne sais pas quoi dire
il y a 2 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsQu'est ce que la vérité
Demande à ChatGPT et réecris le
Nous sommes un.
il y a 2 ans
Demande à ChatGPT et réecris le
C'est grillé. Plein d'élèves vont le faire et vu que ChatGPT a tendance a pondre les mêmes propos face au même prompt, on aura tous la même dissert
C'est déjà arrivé à près d'1/3 de ma classe pour un oral d'anglais.
C'est déjà arrivé à près d'1/3 de ma classe pour un oral d'anglais.
il y a 2 ans
C'est grillé. Plein d'élèves vont le faire et vu que ChatGPT a tendance a pondre les mêmes propos face au même prompt, on aura tous la même dissert
C'est déjà arrivé à près d'1/3 de ma classe pour un oral d'anglais.
C'est déjà arrivé à près d'1/3 de ma classe pour un oral d'anglais.
Eh bien demande lui de te faire une fiche de révision sur la vérité en philo et tu l'écris toi même
Soit créatif
Soit créatif
Nous sommes un.
il y a 2 ans
Eh bien demande lui de te faire une fiche de révision sur la vérité en philo et tu l'écris toi même
Soit créatif
Soit créatif
Trop chiant je dois faire des choses plus enrichissantes tel qu'apprendre la théorie musicale
https://image.noelshack.com[...]661568-doomdevil1-png.png
il y a 2 ans
Trop chiant je dois faire des choses plus enrichissantes tel qu'apprendre la théorie musicale
https://image.noelshack.com[...]661568-doomdevil1-png.png
Bah alors pourquoi tu te plains de pas savoir comment faire ?
Nous sommes un.
il y a 2 ans
Bah alors pourquoi tu te plains de pas savoir comment faire ?
Car cet enculé de prof ne sait pas faire ses cours correctement
Mes notes partent dans TOUS LES SENS
Mes notes partent dans TOUS LES SENS
il y a 2 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsQu'est ce que la vérité
1) La vérité dans les sciences naturelles
On recueille des observations, et on essaye de concevoir un récit qui rendrait compte le plus simplement possible (= rasoir d'Ockham) de ces observations. Jamais on ne pourra prouver qu'un récit donné correspond à la vérité ultime, dans le sens où il est toujours possible qu'un jour, une observation vienne contredire le récit qu'on a conçu (exemple de l'expérience des fentes d'Young qui est venue contredire le récit de la mécanique classique et a inauguré la mécanique quantique). Ainsi, un récit scientifique ne sera considéré comme vrai que tant qu'une expérience ne sera pas venue le contredire (et donc: un récit scientifique est considéré comme viable s'il est falsifiable, c'est-à-dire s'il fait des prédictions qui pourraient être contredites par l'expérience (principe de falsifiabilité de Karl Popper)).
2) La vérité en mathématiques
Contrairement aux sciences naturelles, les vérités mathématiques sont établies par déduction et non par induction ou par abduction. C'est-à-dire qu'à partir d'énoncés initiaux admis comme vrais (les "axiomes") on essaye d'en déduire d'autres énoncés qui sont vrais seulement à condition qu'on admette que les axiomes sont vrais. Les vérités ainsi établies n'ont pas le même caractère d'être en "sursis" que les vérités établies en sciences naturelles (dans le sens où par exemple toute théorie en sciences physiques est passible d'être falsifiée un jour par une expérience, ce qui n'est pas le cas des théories mathématiques qui sont définitivement établies dès lors qu'elles sont prouvées par déduction à partir des axiomes).
Cette opposition entre mathématiques est sciences naturelles doit cependant être nuancée, dans le sens où l'intuition de théorèmes mathématiques vient souvent de l'observation de faits mathématiques: le mathématicien aura, suite à l'observation d'un certain phénomène, l'intuition d'un théorème (auquel il arrivera par induction, comme un physicien)... mais cette intuition ne sera reconnue comme vraie qu'une fois que ce théorème aura été prouvé (par déduction), contrairement au physicien qui ne pourra pas prouver que jamais une expérience ne contredira sa théorie.
De même, en physique, le raisonnement mathématique est omniprésent... au point que certaines théories physiques ont été suscitées non pas par l'observation de phénomènes naturels, mais par des soucis d'élégance mathématique. Ce fut par exemple le cas de la théorie de la relativité d'Albert Einstein, qu'Einstein n'a développé qu'à partir de l'intuition qu'il serait plus élégant en termes mathématiques et conceptuels d'admettre que la lumière a la même vitesse dans tous les référentiels inertiels.
Ainsi, dans tous les domaines scientifiques, on peut distinguer deux mouvements d'accession à la vérité. Un mouvement qu'on pourrait qualifier de "anagogique" (ou par induction et abduction), où suite à l'observation d'une foule de faits, on tente d'établir un modèle, c'est-à-dire un récit simple et abstrait rendant compte de ces observations. Et un mouvement "catagogique" (ou par déduction), où il s'agit de laisser ruisseler les implications de ce récit simple afin de produire de nouvelles prédictions qui, dans les sciences naturelles, seraient passibles de falsification par des expériences ultérieures.
3) La vérité de l'inconscient
La question de la vérité concerne la question de l'adéquation d'un récit à la réalité, ou dans les termes introduits par le linguiste Ferdinand De Saussure, la question du rapport entre le signifiant et le signifié. Qu'en serait-il d'une personne qui affirme quelque chose de factuellement faux (qui ne correspond pas à la réalité) tout en y croyant ? Cette personne dit-elle la vérité ou non ? Si cette personne croit à ce qu'elle dit, peut-être serait-il exagéré de dire que cette personne ment, même si ce qu'elle affirme est factuellement faux. Il y a là trois niveaux à distinguer: ce que la personne dit, ce que la personne croit, et ce qui a eu réellement lieu.
Cela soulève déjà toutes sortes de problèmes superficiels, par exemple: si en disant le contraire de ce qu’elle croit, une personne décrit les choses telles qu’elles ont réellement eu lieu, pourra-t-on dire que cette personne dit (sans le savoir) la vérité, tout en mentant ?
Mais le problème est plus profond: il s’agit du problème de l’adéquation entre le langage et la réalité (ou entre le signifiant et le signifié). La linguistique et la psychanalyse ont montré que le fait même de parler, chaque parole, réorganise l’ensemble des significations portées par le langage. Par exemple, la même phrase, répétée deux fois, ne signifiera pas la même chose les deux fois (par exemple: une blague n’est drôle que la première fois qu’on la raconte. Si on la raconte une deuxième fois, elle ne sera plus drôle. Si on la raconte cent fois, cela deviendra angoissant).
Définir la vérité comme un récit en adéquation avec la réalité est problématique, car la référence même à la réalité pose problème. Pour parler d’une telle adéquation, il faudrait avoir un “dictionnaire” permettant de trouver, pour chaque mot (une chaîne de sons), à quoi il fait référence dans “la réalité”. Or, “la réalité”, on ne sait pas où la trouver. Et les dictionnaires ne définissent jamais les mots autrement qu’en se référant à d’autres mots, sans jamais trouver d’ultime point d’ancrage dans “la réalité”.
Enfin, la psychanalyse a révélé que la vérité fait apparition dans le discours du patient précisément aux points de non-sens, c’est-à-dire aux points du discours du patient où surgit une parole énigmatique dont le patient lui-même ignore le sens. Autrement dit, la vérité surgit précisément au niveau des signifiants auxquels le patient serait le plus en peine d'attribuer un sens. C’est l’objet des nombreuses élaborations de Freud au sujet des mots d’esprit, des jeux de mots et de lettres et des lapsus, qualifiés plus tard par Lacan de “formations de l’inconscient”. C’est par l’analyse de ces formations de l’inconscient que le patient est amené par exemple à se souvenir de faits de son enfance qu’il avait oublié. La vérité apparaît alors par l’irruption de signifiants purs, qui semblent au prime abord des non-sens, des signifiants sans aucune charge de signifié. C’est justement ces non-sens qui brisent l’écorce lourde et angoissante de significations dans lequel le patient s’était enfermé et qui était à l’origine de ses souffrances et de la répétition de ses symptômes.
Sans donc faire intervenir de référence problématique à “la réalité” et de l’adéquation d’un récit cette "réalité”, on pourrait dire que la vérité est “une parole qui soulage”, “une parole qui libère”, ou encore "une parole unificatrice". Il en est de même en science qu'en psychanalyse: l'avancée dans la recherche de la vérité produit un soulagement, dans le sens où les théories les plus avancées sont toujours plus simples et moins lourdes que les théories précédentes. La mécanique quantique est plus simple que la mécanique classique, car elle unifie les concepts d'onde et de particule, jusqu'ici sujets à une distinction dont elle a montré la caducité. La mécanique relativiste est plus simple que la mécanique classique, car elle unifie les concepts d'espace et de temps en un unique "espace-temps". De même en psychanalyse, l'avènement de la vérité produit un soulagement et une unification par la levée des conflits psychiques qui divisaient le psychisme du patient. Le signifiant présidant à cette unification, c'est l'introduction d'un non-sens qui vient déchirer, ouvrir et féconder la matrice des significations. Goethe a écrit: "Seul ce qui est fécond est vrai".
On recueille des observations, et on essaye de concevoir un récit qui rendrait compte le plus simplement possible (= rasoir d'Ockham) de ces observations. Jamais on ne pourra prouver qu'un récit donné correspond à la vérité ultime, dans le sens où il est toujours possible qu'un jour, une observation vienne contredire le récit qu'on a conçu (exemple de l'expérience des fentes d'Young qui est venue contredire le récit de la mécanique classique et a inauguré la mécanique quantique). Ainsi, un récit scientifique ne sera considéré comme vrai que tant qu'une expérience ne sera pas venue le contredire (et donc: un récit scientifique est considéré comme viable s'il est falsifiable, c'est-à-dire s'il fait des prédictions qui pourraient être contredites par l'expérience (principe de falsifiabilité de Karl Popper)).
2) La vérité en mathématiques
Contrairement aux sciences naturelles, les vérités mathématiques sont établies par déduction et non par induction ou par abduction. C'est-à-dire qu'à partir d'énoncés initiaux admis comme vrais (les "axiomes") on essaye d'en déduire d'autres énoncés qui sont vrais seulement à condition qu'on admette que les axiomes sont vrais. Les vérités ainsi établies n'ont pas le même caractère d'être en "sursis" que les vérités établies en sciences naturelles (dans le sens où par exemple toute théorie en sciences physiques est passible d'être falsifiée un jour par une expérience, ce qui n'est pas le cas des théories mathématiques qui sont définitivement établies dès lors qu'elles sont prouvées par déduction à partir des axiomes).
Cette opposition entre mathématiques est sciences naturelles doit cependant être nuancée, dans le sens où l'intuition de théorèmes mathématiques vient souvent de l'observation de faits mathématiques: le mathématicien aura, suite à l'observation d'un certain phénomène, l'intuition d'un théorème (auquel il arrivera par induction, comme un physicien)... mais cette intuition ne sera reconnue comme vraie qu'une fois que ce théorème aura été prouvé (par déduction), contrairement au physicien qui ne pourra pas prouver que jamais une expérience ne contredira sa théorie.
De même, en physique, le raisonnement mathématique est omniprésent... au point que certaines théories physiques ont été suscitées non pas par l'observation de phénomènes naturels, mais par des soucis d'élégance mathématique. Ce fut par exemple le cas de la théorie de la relativité d'Albert Einstein, qu'Einstein n'a développé qu'à partir de l'intuition qu'il serait plus élégant en termes mathématiques et conceptuels d'admettre que la lumière a la même vitesse dans tous les référentiels inertiels.
Ainsi, dans tous les domaines scientifiques, on peut distinguer deux mouvements d'accession à la vérité. Un mouvement qu'on pourrait qualifier de "anagogique" (ou par induction et abduction), où suite à l'observation d'une foule de faits, on tente d'établir un modèle, c'est-à-dire un récit simple et abstrait rendant compte de ces observations. Et un mouvement "catagogique" (ou par déduction), où il s'agit de laisser ruisseler les implications de ce récit simple afin de produire de nouvelles prédictions qui, dans les sciences naturelles, seraient passibles de falsification par des expériences ultérieures.
3) La vérité de l'inconscient
La question de la vérité concerne la question de l'adéquation d'un récit à la réalité, ou dans les termes introduits par le linguiste Ferdinand De Saussure, la question du rapport entre le signifiant et le signifié. Qu'en serait-il d'une personne qui affirme quelque chose de factuellement faux (qui ne correspond pas à la réalité) tout en y croyant ? Cette personne dit-elle la vérité ou non ? Si cette personne croit à ce qu'elle dit, peut-être serait-il exagéré de dire que cette personne ment, même si ce qu'elle affirme est factuellement faux. Il y a là trois niveaux à distinguer: ce que la personne dit, ce que la personne croit, et ce qui a eu réellement lieu.
Cela soulève déjà toutes sortes de problèmes superficiels, par exemple: si en disant le contraire de ce qu’elle croit, une personne décrit les choses telles qu’elles ont réellement eu lieu, pourra-t-on dire que cette personne dit (sans le savoir) la vérité, tout en mentant ?
Mais le problème est plus profond: il s’agit du problème de l’adéquation entre le langage et la réalité (ou entre le signifiant et le signifié). La linguistique et la psychanalyse ont montré que le fait même de parler, chaque parole, réorganise l’ensemble des significations portées par le langage. Par exemple, la même phrase, répétée deux fois, ne signifiera pas la même chose les deux fois (par exemple: une blague n’est drôle que la première fois qu’on la raconte. Si on la raconte une deuxième fois, elle ne sera plus drôle. Si on la raconte cent fois, cela deviendra angoissant).
Définir la vérité comme un récit en adéquation avec la réalité est problématique, car la référence même à la réalité pose problème. Pour parler d’une telle adéquation, il faudrait avoir un “dictionnaire” permettant de trouver, pour chaque mot (une chaîne de sons), à quoi il fait référence dans “la réalité”. Or, “la réalité”, on ne sait pas où la trouver. Et les dictionnaires ne définissent jamais les mots autrement qu’en se référant à d’autres mots, sans jamais trouver d’ultime point d’ancrage dans “la réalité”.
Enfin, la psychanalyse a révélé que la vérité fait apparition dans le discours du patient précisément aux points de non-sens, c’est-à-dire aux points du discours du patient où surgit une parole énigmatique dont le patient lui-même ignore le sens. Autrement dit, la vérité surgit précisément au niveau des signifiants auxquels le patient serait le plus en peine d'attribuer un sens. C’est l’objet des nombreuses élaborations de Freud au sujet des mots d’esprit, des jeux de mots et de lettres et des lapsus, qualifiés plus tard par Lacan de “formations de l’inconscient”. C’est par l’analyse de ces formations de l’inconscient que le patient est amené par exemple à se souvenir de faits de son enfance qu’il avait oublié. La vérité apparaît alors par l’irruption de signifiants purs, qui semblent au prime abord des non-sens, des signifiants sans aucune charge de signifié. C’est justement ces non-sens qui brisent l’écorce lourde et angoissante de significations dans lequel le patient s’était enfermé et qui était à l’origine de ses souffrances et de la répétition de ses symptômes.
Sans donc faire intervenir de référence problématique à “la réalité” et de l’adéquation d’un récit cette "réalité”, on pourrait dire que la vérité est “une parole qui soulage”, “une parole qui libère”, ou encore "une parole unificatrice". Il en est de même en science qu'en psychanalyse: l'avancée dans la recherche de la vérité produit un soulagement, dans le sens où les théories les plus avancées sont toujours plus simples et moins lourdes que les théories précédentes. La mécanique quantique est plus simple que la mécanique classique, car elle unifie les concepts d'onde et de particule, jusqu'ici sujets à une distinction dont elle a montré la caducité. La mécanique relativiste est plus simple que la mécanique classique, car elle unifie les concepts d'espace et de temps en un unique "espace-temps". De même en psychanalyse, l'avènement de la vérité produit un soulagement et une unification par la levée des conflits psychiques qui divisaient le psychisme du patient. Le signifiant présidant à cette unification, c'est l'introduction d'un non-sens qui vient déchirer, ouvrir et féconder la matrice des significations. Goethe a écrit: "Seul ce qui est fécond est vrai".
C'est que de l'amour putain !
il y a 2 ans



















