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Qu'en avez vous pensé ?
:risi_celestin:
Nous sommes la jeunesse, nous sommes la vie, Rex doit vaincre c'est pourquoi Rex vaincra
:chakss:
il y a 2 ans

Sondage — 13 votes

Non je n'ai pas lu Germinal d'Emile Zola
Oui j'ai lu Germinal d'Emile Zola
Mid
:chatsuka:
Judea delenda est
:Fils_Hotline_miami:
il y a 2 ans
Mid
:chatsuka:
Ceci

Un livre moyen pour des gens moyens
Suomen voimat näytetään, Keinot karskit käytetään !
:finlande:
il y a 2 ans
Qu'en avez vous pensé ?
:risi_celestin:
Je lis exclusivement ExHentai et des livres sur le paranormal
:Rikaworry:
🇦🇴🇵🇹
il y a 2 ans
Je l’ai lu ado, j’avais bien aimé, mais en essayant de lire l’assommoir ca m’a fait chier
il y a 2 ans
Oui.Zola n'avait pas voulu épargner les petits commerçants présentés comme pour la plupart des vieillards têtus. " Je ne pleurerai pas sur eux; je veux montrer le triomphe de l'activité moderne. "Source : L'Ebauche. D'où le nom de Baudu pour le magasin, dénotant une conception archaique du commerce. Zola a forcé le trait en présentant les maisons autour Au Bonheur des Dames comme des masures sinistres et moyenâgeuses. Louis Desprez lui reproche dans Lettre à Zola le 4 mars 1883. La première charcuterie des Quenu dans " Le Ventre de Paris " était un " boyau noir ". Lisa s'était employée à quitter l'antre de la rue Pirouette pour une boutique vaste et lumineuse à Rue Rambuteau. Les critiques ont ensuite suivi Desprez puis les historiens modernes étudiant le Seconde Empire pensent qu'à la fin du règne de Napoléon III, l'influence des grands magasins est plus réduite. " De la fête impériale au mur des fédérés le montre bien à la page 129. Alain Plessis. L'évocation d'un quartier de drapiers vers 1939 par Claude Simon dans " La Route des Flandres " semble donner raison à Zola. Sans doute a il aussi exagéré le drame des grands magasins pour les petits commerces car même si certains ont fait faillites, certains ont réussit à trouver à second souffle en accueillant une clientèle drainée par les grands magasins. Dans le roman, Sauveur, coutumière d'Henriette Desforges n'habille que les grandes bourgeoises et riches aristocrates. Elle ne souffre pas de la montée des grands magasins. Octave représente pour les boutiquiers ce qu'était Nava par rapport aux hommes. Sur la courtisane, Zole écrit : " Les besoins croissants de son luxe enrageaient ses appétits, elle nettoyait un homme d'un coup de dent. " Source : Nana, Chapitre XIII.
Cet ogre de magasin tire sa vie de la mort d'autrui, ici le sang de Mme Hédouin sous les fondations, ruines des concurrents, tentative de suicide de Robineau, misère des employés, mort d'un ouvrier lors des travaux d'agrandissement, mais il est aussi " une mécanique à manger les femmes " . Source : Chapitre III de Nana. Le tout en flattant en elles le goût pour l'artifice et le désir de paraître. Le Chapitre III est intéressant sur les questions des points de vue : grand est le contraste entre l'assemblée des femmes aveuglée par le tentateur et l'oeil avisé du banquier, qui fait fonction de témoin lucide et ne quitte pas le jeune homme du regard. Octave est comme une sorte de Janus, un Dieu romain gardant les portes de la ville dont il surveillait les entrées et les sorties. C'est pourquoi on le représentait avec 2 visages " Janus bifrons ". Les femmes y succombant voient juste l'image superficielle. Le baron voit l'image nette à partir d'un certain angle de vision. Il reconnait en Octave un homme d'affaires à sa mesure. Le registre emplyé par Zola pour décrire l'emprise d'Octave et de son magasin sur sa clientèle est d'ordre sexuel. " de nouveaux désirs, ils étaient la tentation immense où elle succombait fatalement, cédant d'abord à des achats de bonne ménagère, puis gagnée par la coquetterie, puis dévorée. ". Source. Chapitre III. Les femmes dont " heureuses de se laisser violenter, de baigner dans la caresse de l'offre publique, avec la jouissance de mettre leurs mains partout er de perdre leur temps en paroles inutiles. " Source : chapitre IX. " La tentation aigue, le coup de folie du désir, qui détraquait toutes les femmes. " Source : Chapitre XIV. Le chapitre IV insiste sur l'état dans lequel le magasin est laissé après un jour de grande vente.
Zola a pour originalité de dévoiler la vérité de la vente et sa violence sous son aspect luxueux et policé. Comme une guerre tribale ou combat primitif où l'enjeu est cannibalesque et sexuel. Les vendeurs veulent avoir le plus d'acheteuses dans cette mécanique dévoratrice qu'est le grand magasin. Tout le monde mange et est mangé. Le comportement des acheteuses dont Zola a esquissé une typologie, est significatif : la névrose du chiffon cache des frustrations réelles que Flaubert avait mises en lumière, et radicalisées, dans Madame Bovary. Car Bovary ne fréquente par les grands magasins et prend des amants lui apportant bonheur. Elle fait des dettes et l'infidélité entraîne la frénésie de dépenses, premier signe d'autodestruction. Si elles perdent parfois le contrôle d'elles même, les femmes r s'arrangeant pour ne pas avoir trop de dettes ou se sauvent à temps. Elles détruisent sans se laisser totalement détruire.
Dans l'histoire, une jeune vendeuse arrive à Paris et devient témoin de la ruine du petit commerce à cause de l'essor du grand magasin, dont elle épousera le patron. A noter que plusieurs patrons de magasins avaient épousé une de leurs employées que ce soit Boucicaut au Bon Marché, sa blanchisseuse; et à la Samaritaine, M. Cognacq convola avec Mlle Jay ( ils formèrent un couple célèbre. ) A l'époque où Zola fait le roman les grands magasins révolutinonent les habitudes commerciales et plusieurs, des 3 Quartiers, ouverts en 1829, jusqu'aux Galeries Lafayette, inaugurées en 1896, existent encore aujourd'hui. Ceux qu'on appelait les magasins de nouveautés n'ont pas fait d'ombre au commerce traditionnel et aux boutiques prospères. Au Second Empire ils se dévelloppent. On peut citer 2 dont Zola s'inspire. Le Bon Marché fondé en 1852 et Le Louvre en 1855. Les raisons de ces développements sont l'augmentation de la population parisienne, allant de 9 à 11 millions d'habitants entre 1851 et 1866. Travaux du baron Haussmann, préfet de la Seine entre 1853 et 1870 agrandissant et élargissant la capitale qui double sa superficie en 1860n provoquant le déclin du vieux Paris. Accroissement du pouvoir d'achat de la bourgeoisie. Le but de ces directeurs de magasins était de vendre le plus possible en touchant la petite et moyenne bourgeoisie. Les ouvrières pouvant à peine subvenir au nécessaire et les femmes très riches ayant leurs propres couturières les habillant sur mesure. Ce n'est que relativement récemment, depuis les années 1960, que toutes les catégories sociales se croisent dans les grands magasins. Ce que Zole nomme le vrai drame c'est la lutte entre conception archaique et vision moderne du commerce. Zola avu la forme d'une " vieille ville " changer. Il voit les changements dus à Haussmann. Il s'appuie aussi sur l'expérience professionnelle acquise chez HAchette entre 1862 et 1866 quand il était employé au service de publicité notamment.
Au Bonheur des Dames est rédigé entre le 28 mai 1882 et le 25 janvier 1883, d'abord publié en feuilleton alors que Zola ne l'avait pas encore terminé, dans le Gil Blas, du 17 décembre 1882 au 1er mars 1883, parut en librairie le 2 mars 1883. Un petit article de La Gazette anecdotique en 1883, donne des renseignements sur les tirages et ces considérations commerciales et financières nous ramènent au sujet du roman. La critique était excellente dans l'ensemble et Zola était peu habitué à cette unanimité. Huysmans et Paul Alexis avaient déjà fait des éloges de cet homme mais en plus s'ajoutèrent les éloges venant de journalistes parmi les plus divers. On jugea son roman comme un des meilleurs de la série. Même Maxime Gaucher et autre critiques habituellement virulents considèrent Au Bonheur des Dames comme un grand roman. Même Edouard Drumont qualifie le roman de chef d'oeuvre Côté public, Au Bonheur des Dames ne fut pas le plus lu des Rougon Macquart peut être parce qu'il n'avait pas justement suscité de critiques scandalisées. En 1902, l'année où Zola meurt, le tirage total est de 72 000 exemplaires. A côté de ça, Nana atteignait 193 000 exemplaires, L'Assomoir, 145000 et enfin, Germinal, 110 000. Malgré cela aujourd'hui ce roman semble plus connu que les autres cités. Et c'est un des romans les plus étudiés dans les lycées français. Il faut dire qu'il est susceptible d'intéresser divers lecteurs. Malgré quelques anachronisme ça reste un témoignage social et historique intéressant du Second Empire. Même les historiens étudiant cette époque s'en réfèrent.
C'est un roman à structure symphonique où le thème principal à savoir le grand magasin, est régulièrement reformulé en termes métaphoriques ( machine, ogre, mine, brasier, église, navire, etc.... ). On retrouve en lisant la sensuelle évocation des tissus, les grandes descriptions ' tour de force ' hymnes au plaisir de nommer, auxquelles le romancier avait habitué son lecteur dans le Ventre de Paris ( les denrées composant le marché des Halles ) et La Faute de l'abbé Mouret ( les arbres et fleurs du Paradou ). Mais Zola ne fait pas que bâtir une grande fresque. Il privilégie la sortie pittoresque.

Au bonheur des Dames.
Batman sera toujours là pour faire régner la justice sur les topics de onche.
il y a 2 ans
Et il est bien. Je le recommande.
:chat_lunettes:
Batman sera toujours là pour faire régner la justice sur les topics de onche.
il y a 2 ans
Jamais lu
Je vous aime tous
:love:
Tu ne fais pas exception
il y a 2 ans