Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
évidemment que les hadith sont arrivés bien tard, c'est leur principe
Ne leur répond pas khey, ils ne sont pas là pour chercher la verité, le debile qu’est l’op parle des livres de jurisprudence sans connaître la définition de jurisprudence
il y a 4 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsLes hadiths comportent leur lot de mythes zoorastriques, les zoorastres priaient 5 fois par jour aussi et croyaient que chaque âme passerait sur un pont
il y a 4 ans
Les hadiths comportent leur lot de mythes zoorastriques, les zoorastres priaient 5 fois par jour aussi et croyaient que chaque âme passerait sur un pont
et comme par hasard, Bukhari et Muslim viennent de ces bleds
il y a 4 ans
En parlant de ça, voici un petit cours sur les abbassides :
Les Abbassides s'appuient sur un courant de pensée apparu dans les premières décennies du VIIIème siècle et qui commençait à s'élaborer doctirnalement : le sunnisme pour qui l'obéissance au pouvoir était était pratiquement un devoir. Il rejettent la contestation et la rébellion et les docteurs sunnites recommandaient de suivre le pouvoir en place tant que leurs ordres n'entraînaient pas de désobéissance à Dieu et son prophète. Il s'appuyaient d'abord sur le Coran et la Sunna, mais ils insistaient aussi sur l'importance du consensus communautaire, sur l'idjmâ. Ainsi soucieux de paix communautaire, le sunnisme s'opposait au légitimisme des shi'ites et au particularisme insurrectionnel des khâridjites : la conception de l'imam comme chef suprême de la communauté diffère dans ces 3 familles de l'Islam car les sunnites tendaient à voir dans le khalife simplement celui qui devait organiser l'application de la loi religieuse, laissant aux spécialistes le loin de son interprétation. La loi religieuse ou sharia est à la base de la vie publique de l'Islam comme de la vie privée du musulman. Ls sharia se présente comme l'ensemble des commandements de la Loi contenus dans le Coran et la Sunna. A côté de cette loi, le fiqh, jurisprudence ou droit musulman, esrt l'interprétation de ls sharia par les fuqaha ou juristes de l'Islam. Pour les premiers khalifes abbassides, la pensée juridique fut influencée par la logique grecque et précisa les dispositions à appliquer dans le domaine public comme le domaine privé. Cette élaboration du fiqh s'appuyait sur 4 sources, seules reconnues légitimes : le Coran, la Sunna, l'idjmâ, un consensus des savants de l'uma, le qiyâs ou raisonnement analogique qui fait intervenir la réflexion logique.
Cette interprétation interprétation ou iditihâd entraîna une grande effervescence intellectuelle. Le recours aux hadîth aboutit à la constitution de grands recueils comme celui d'al Bukhâri mort en 870, la lecture du Coran fut codifiée, de grandes ouvrages d'exégèse coranique virent le jour, notamment celui d'al Tabarî, connu comme historien également, et mort en 923. Dès la fin du VIIIème siècle, se forment des écoles juridico religieuses souvent improprement appelées rites. 4 d'entre elles s'imposent par la suite; elles tirent leurs noms de leur fondateur et se répartissent en grands ensembles régionaux : au Proche Orient, les hanafites d'Abu Hanifa, mort en 763, les shafi ites d'al Shafi î, mort en 820, et les hanbalites d'Ibn Hanbal mort en 8555, au Maghreb et en Espagne les mâlikites de Mâlik ibn Anas, mort en 795. Si ces écoles divergent sur des questions doctrinales et surtout méthodologiques, elles convergent sur les principes fondamentaux. Le développement des sciences religieuses et l'influence de la philosophie grecque, rencontrée à travers les traductions d'Aristote, permirent une intense réflexion doctrinale et notamment avec l'apparition du mu'tazilisme. L'emploi par ses adeptes de la raison pour comprendre le Coran, le développement de conceptions théologiques originales comme celle de la création du Coran, dressèrent contre eux les sunnites Al Ma'mûn impose en 827 le mu'tazilisme comme doctrine officielle. Les raisons de cette décision sont encore discutées. Le triomphe du mu tazilisme aurait sur le plan politique entraîné probablement un rôle plus autoritaire du khalife, un droit à guider l'uma non seulement dans l'exécution de la Loi mais même dans sa compréhension, le plaçant au dessus des spécialistes. Cette orientation fut révoquée par al Mutawakkil en 949 et les fuqaha' sunnites firent prévaloir la conception d'un khalife habilité seulement à faire appliquer la Loi.
Les Abbassides s'appuient sur un courant de pensée apparu dans les premières décennies du VIIIème siècle et qui commençait à s'élaborer doctirnalement : le sunnisme pour qui l'obéissance au pouvoir était était pratiquement un devoir. Il rejettent la contestation et la rébellion et les docteurs sunnites recommandaient de suivre le pouvoir en place tant que leurs ordres n'entraînaient pas de désobéissance à Dieu et son prophète. Il s'appuyaient d'abord sur le Coran et la Sunna, mais ils insistaient aussi sur l'importance du consensus communautaire, sur l'idjmâ. Ainsi soucieux de paix communautaire, le sunnisme s'opposait au légitimisme des shi'ites et au particularisme insurrectionnel des khâridjites : la conception de l'imam comme chef suprême de la communauté diffère dans ces 3 familles de l'Islam car les sunnites tendaient à voir dans le khalife simplement celui qui devait organiser l'application de la loi religieuse, laissant aux spécialistes le loin de son interprétation. La loi religieuse ou sharia est à la base de la vie publique de l'Islam comme de la vie privée du musulman. Ls sharia se présente comme l'ensemble des commandements de la Loi contenus dans le Coran et la Sunna. A côté de cette loi, le fiqh, jurisprudence ou droit musulman, esrt l'interprétation de ls sharia par les fuqaha ou juristes de l'Islam. Pour les premiers khalifes abbassides, la pensée juridique fut influencée par la logique grecque et précisa les dispositions à appliquer dans le domaine public comme le domaine privé. Cette élaboration du fiqh s'appuyait sur 4 sources, seules reconnues légitimes : le Coran, la Sunna, l'idjmâ, un consensus des savants de l'uma, le qiyâs ou raisonnement analogique qui fait intervenir la réflexion logique.
Cette interprétation interprétation ou iditihâd entraîna une grande effervescence intellectuelle. Le recours aux hadîth aboutit à la constitution de grands recueils comme celui d'al Bukhâri mort en 870, la lecture du Coran fut codifiée, de grandes ouvrages d'exégèse coranique virent le jour, notamment celui d'al Tabarî, connu comme historien également, et mort en 923. Dès la fin du VIIIème siècle, se forment des écoles juridico religieuses souvent improprement appelées rites. 4 d'entre elles s'imposent par la suite; elles tirent leurs noms de leur fondateur et se répartissent en grands ensembles régionaux : au Proche Orient, les hanafites d'Abu Hanifa, mort en 763, les shafi ites d'al Shafi î, mort en 820, et les hanbalites d'Ibn Hanbal mort en 8555, au Maghreb et en Espagne les mâlikites de Mâlik ibn Anas, mort en 795. Si ces écoles divergent sur des questions doctrinales et surtout méthodologiques, elles convergent sur les principes fondamentaux. Le développement des sciences religieuses et l'influence de la philosophie grecque, rencontrée à travers les traductions d'Aristote, permirent une intense réflexion doctrinale et notamment avec l'apparition du mu'tazilisme. L'emploi par ses adeptes de la raison pour comprendre le Coran, le développement de conceptions théologiques originales comme celle de la création du Coran, dressèrent contre eux les sunnites Al Ma'mûn impose en 827 le mu'tazilisme comme doctrine officielle. Les raisons de cette décision sont encore discutées. Le triomphe du mu tazilisme aurait sur le plan politique entraîné probablement un rôle plus autoritaire du khalife, un droit à guider l'uma non seulement dans l'exécution de la Loi mais même dans sa compréhension, le plaçant au dessus des spécialistes. Cette orientation fut révoquée par al Mutawakkil en 949 et les fuqaha' sunnites firent prévaloir la conception d'un khalife habilité seulement à faire appliquer la Loi.
il y a 2 ans
Ecartés par les Abbassides, les shi ites se regroupèrent autour des seuls descendants d'Ali et Fatima. Ils rejettent l'idéalisme des sunnites et ils restent attachés au principe du pouvoir détenu par un Alide, héritier des prérogative du prophète, imam détenteur des lumières secrètes. Les révoltes de Muhammad et d'Ibrahim en 762 et la révolte en 786, par ces descendants d'Hasan se terminèrent mal. Celle de 786 par un massacre à Fakhkh près de la Mecque auquel seul un prince alife, Idris, en réchappa, lequel trouvera refuse au Maghre. Les descendants d'husayn se montrèrent plus prudent se consacrèrent leur temps à la réflexion doctrinale. Le pouvoir tenta en vain de les réconcilier à plusieurs reprises. Mais la méfiance voire persécution dominèrent en général : en 799 Mûsâ est exécuté et après le rejet définitif d'ouverture qu'aurait été le muta zilisme, Ali al Hadi fut assigné à résidence, la mausolée d'Husayn à Kerbéla détruit. Le fossé s'élargissait donc entre shi ites et Abbassides. La mort de l'imam Dja far en 765 entraîna la rupture entre les 2 principales divisions du shi isme; Tous ne reconnaissaient qu'une seule lignée d'imams légitimes même si aucun dans les faits n'exerça le pouvoir, certains considèrent que cette succession s'était interrompue avec Isma Il, le 7ème, ce sont les Ismâ"îliens, d'autres avec le 12ème, ce sont les Duodécimains ou Imâmites. Sous les Abbassidses, le ouvertement khâridjite était pratiquement éteint ru Proche Orient, à part quelques révoltes locales vite éttoufées. Par contre en Afrique du Nord une des principales branches kharidjites, celle des ibâdites, jouait un grand rôle politique. Leurs aspects doctrinaux s'étaient précisés depuis Siffîn : par opposition aux sunnites et aux shî"ites, ils considéraient que le khalifat devait revenir au meilleur musulman, sans distinction de famille et d'origine. Mais les traits distinctifs de ce meilleur musulman prêtaient à discussion.
Et surtout les Kharidjitese se divisèrent sur l'attitude à adopter envers les musulmans coupables d'un manquement à la foi, envers les musulmans jugés infidèles . A l'intransigeance des azraqites qui les conduisait à considérer comme terre d'infidèles le pays occupé par d'autres musulmans s'opposa la modération pratique des sufrites et des ibadites qui admettaient le coexistence de plusieurs tendances sur un même territoire. Au delà de l'Ifriqiya, Bagdad n'avait pu rétablir son contrôle sur les Berbères du Maghreb et il le perdit tout à fait sur l'Espagne. Là un umayyade rescapé du massacre de 750, Abd ar Rahmân, avait réussi à se faire proclamer émir d'al Andalus. Ses efforts et ceux de ses premiers successeurs furent consacrés à établir leur autorité sur cette province musulmane diverse : arabes divisés en tribus du nord et du sud, berbères, muwallad, s'affrontaient entre eux et s'opposaient au pouvoir central installé à Cordoue. Pourtant déjà s'esquissait un Etat organisé selon le modèle abbâsside et qu'une efficace politique fiscale, cause principale des révoltes mozarabes, dota d'importantes ressources. Pas de rupture officielle mais la fondation d'un émirat umayyade signifiait logiquement une amputation du territoire abbasside.
.
Sur le monde iraniens le khalife gardait toute son autorité malgré des révoltes parfois grave comme celle de Bâbak en Adzerbaidjan entre 816 et 838, celle du Mazyar au Tabaristan peu après. Au début du IXème siècle, des familles commençaient à prendre de l'importance à l'échelle régionale. En 812, al Ma'mûn, pour récompenser son général Iranie, Tâhir, le nomma gouverneur du Khurâsan où pendant plus de 50 ans, sa famille jouit d'une totale indépendance. De même Bagdad favorise l'ascension d'une famille de l'aristocratie iranienne convertie à l'Islam, les Sâma Khûdat, en lui attribuant des postes importantes en Transoxiane, base de la future dynastie des Sâmanides. L'élimination par Harun al Rashid des Barmécides iraniens explique sans doute qu'une fraction de l'aristocratie persane ait fait preuve d'une certaine réserve. On a parfois vu dans la guerre civile qui opposa les 2 fils d'Harun al Rashid un affrontement entre arabes et iranies, ces derniers soutenant al Ma"Mûn qui l'emporte. En fait ce sont les provinces orientales notamment le Khurâsan et non l'Iran dans son entier, qui ont soutenu al Ma'mûn, en qui elles voyaient le défenseur de leurs aspirations, face à Al Amîn qui tentait de renforcer la position du pouvoir central. Le triomphe d'Al Ma'mûn s'explique par l'appui de ces régions qui depuis la propagande abbasside au début du VIIIème siècle étaient d'intenses foyers d'arabisation et d'islamisation. L'attraction du monde turc, où l'islam continuait à se diffusait, s'accentuait. Notamment via les marchands et les ghâzi, ces combattants volontaires de la foi. Aux portes de la Transoxiane les tribus Karluc commençaient à accueillir la nouvelle religion; de plus en plus nombreux, des marchands musulmans fréquentaient la capital des Khazars; Itil, tandis que les conversions gagnaient les Bulgares de la Volga.
Mais l'assise territoriale du khalifat restait sur la zone de premières conquêtes à savoir des terres centrales islamiques : Irak, Syrie, Arabie, Egypte. Mais il y avait des révoltes en Ira qui gagnaient la Syrie et l'Arabie. Elles se mêlaient aux affrontements entre tribus arabes toujours graves en Rysie. Mais là se trouvait le coeur de la vie économique et se forgeait une société nouvelle, urbaine, dominée non plus par l'aristocratie bédouine, mais par les grands marchands et les kuttâb, porteurs d'une culture nouvelle. Par là aussi continuait à se faire rencontre entre monde musulman et monde byzantin. Entre 775 et 809, les offensives musulmanes reprennent après le ralentissement consécutif à la révolution abbasside. Elles se développèrent de la Syrie du Nord à l'Arménie. Mais Harun al Rashid se préoccupait moins des conquêtes définitives que du renforcement de la frontière qui fut organisée en unités autonomes : de la Syrie du Nord à l'Euphrate, des cités frontières protectrices constituèrent la région des Awâsim précédée par la région des Thughûr continuellement disputée. Cette consolidation paraissait d'autant plus utile que l'alliance des Byzantins avec les Khazars étendait maintenant jusqu'aux régions caucasiennes les zones de combat : parmi elles l'Arménie était peu sûre; elle était restée profondément chrétienne malgré la présence de postes musulmans, mais fragmentée en petites principautés arméniennes rivales. Des succès remarquables furent remportés comme la prise d'Amortion en 838, mais ils furent sans lendemain. La grave défaite d'une armée musulmane en Asie Mineure en 863 témoigne déjà de l'efficacité de la réorganisation byzantine. Durant la même période, quoique indépendamment de Bagdâd, des musulmans réussirent en 827 à s'emparer de la Crète, aggravant la menace maritime contre Byzance.
Et surtout les Kharidjitese se divisèrent sur l'attitude à adopter envers les musulmans coupables d'un manquement à la foi, envers les musulmans jugés infidèles . A l'intransigeance des azraqites qui les conduisait à considérer comme terre d'infidèles le pays occupé par d'autres musulmans s'opposa la modération pratique des sufrites et des ibadites qui admettaient le coexistence de plusieurs tendances sur un même territoire. Au delà de l'Ifriqiya, Bagdad n'avait pu rétablir son contrôle sur les Berbères du Maghreb et il le perdit tout à fait sur l'Espagne. Là un umayyade rescapé du massacre de 750, Abd ar Rahmân, avait réussi à se faire proclamer émir d'al Andalus. Ses efforts et ceux de ses premiers successeurs furent consacrés à établir leur autorité sur cette province musulmane diverse : arabes divisés en tribus du nord et du sud, berbères, muwallad, s'affrontaient entre eux et s'opposaient au pouvoir central installé à Cordoue. Pourtant déjà s'esquissait un Etat organisé selon le modèle abbâsside et qu'une efficace politique fiscale, cause principale des révoltes mozarabes, dota d'importantes ressources. Pas de rupture officielle mais la fondation d'un émirat umayyade signifiait logiquement une amputation du territoire abbasside.
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Sur le monde iraniens le khalife gardait toute son autorité malgré des révoltes parfois grave comme celle de Bâbak en Adzerbaidjan entre 816 et 838, celle du Mazyar au Tabaristan peu après. Au début du IXème siècle, des familles commençaient à prendre de l'importance à l'échelle régionale. En 812, al Ma'mûn, pour récompenser son général Iranie, Tâhir, le nomma gouverneur du Khurâsan où pendant plus de 50 ans, sa famille jouit d'une totale indépendance. De même Bagdad favorise l'ascension d'une famille de l'aristocratie iranienne convertie à l'Islam, les Sâma Khûdat, en lui attribuant des postes importantes en Transoxiane, base de la future dynastie des Sâmanides. L'élimination par Harun al Rashid des Barmécides iraniens explique sans doute qu'une fraction de l'aristocratie persane ait fait preuve d'une certaine réserve. On a parfois vu dans la guerre civile qui opposa les 2 fils d'Harun al Rashid un affrontement entre arabes et iranies, ces derniers soutenant al Ma"Mûn qui l'emporte. En fait ce sont les provinces orientales notamment le Khurâsan et non l'Iran dans son entier, qui ont soutenu al Ma'mûn, en qui elles voyaient le défenseur de leurs aspirations, face à Al Amîn qui tentait de renforcer la position du pouvoir central. Le triomphe d'Al Ma'mûn s'explique par l'appui de ces régions qui depuis la propagande abbasside au début du VIIIème siècle étaient d'intenses foyers d'arabisation et d'islamisation. L'attraction du monde turc, où l'islam continuait à se diffusait, s'accentuait. Notamment via les marchands et les ghâzi, ces combattants volontaires de la foi. Aux portes de la Transoxiane les tribus Karluc commençaient à accueillir la nouvelle religion; de plus en plus nombreux, des marchands musulmans fréquentaient la capital des Khazars; Itil, tandis que les conversions gagnaient les Bulgares de la Volga.
Mais l'assise territoriale du khalifat restait sur la zone de premières conquêtes à savoir des terres centrales islamiques : Irak, Syrie, Arabie, Egypte. Mais il y avait des révoltes en Ira qui gagnaient la Syrie et l'Arabie. Elles se mêlaient aux affrontements entre tribus arabes toujours graves en Rysie. Mais là se trouvait le coeur de la vie économique et se forgeait une société nouvelle, urbaine, dominée non plus par l'aristocratie bédouine, mais par les grands marchands et les kuttâb, porteurs d'une culture nouvelle. Par là aussi continuait à se faire rencontre entre monde musulman et monde byzantin. Entre 775 et 809, les offensives musulmanes reprennent après le ralentissement consécutif à la révolution abbasside. Elles se développèrent de la Syrie du Nord à l'Arménie. Mais Harun al Rashid se préoccupait moins des conquêtes définitives que du renforcement de la frontière qui fut organisée en unités autonomes : de la Syrie du Nord à l'Euphrate, des cités frontières protectrices constituèrent la région des Awâsim précédée par la région des Thughûr continuellement disputée. Cette consolidation paraissait d'autant plus utile que l'alliance des Byzantins avec les Khazars étendait maintenant jusqu'aux régions caucasiennes les zones de combat : parmi elles l'Arménie était peu sûre; elle était restée profondément chrétienne malgré la présence de postes musulmans, mais fragmentée en petites principautés arméniennes rivales. Des succès remarquables furent remportés comme la prise d'Amortion en 838, mais ils furent sans lendemain. La grave défaite d'une armée musulmane en Asie Mineure en 863 témoigne déjà de l'efficacité de la réorganisation byzantine. Durant la même période, quoique indépendamment de Bagdâd, des musulmans réussirent en 827 à s'emparer de la Crète, aggravant la menace maritime contre Byzance.
il y a 2 ans





