Ta react’hutu ?
La voix caverneuse faiblement captée par le seul poste radio d’un petit village du Burundi
les paroles déterminées d’une propagande rudement menée
les criquets en fond qu’on imagine copulant dans la sombre et féroce forêt tropicale ayant forgée les inclinaisons violentes de tout un peuple
les coupe-coupe qui s’aiguisent qu’on devine en coulisse
le chant transfiguré de la victoire qui fleure bon l’hydromel artisanal et les rites mai-mai
Perso j’attends juste le signal « Il faut couper les grands arbres maintenant » et me voilà parti machette en main avec mes interahamwe sûrs