Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Je n'ai globalement rien compris, mais c'est vraiment cool que ton œil puisse voir tout ça, tu devrais en faire des articles détaillés. Le contenu semi-pro des influenceurs sur internet m'insupporte également. Ils uniformisent notre vision du monde. Tous ces nomades ultra-urbain qui vivent en van en faisant du montage vidéo de leur petites aventurettes, tout est tellement standardisé et codifié. Ils en ont perdu le sentiment de la vie, le naturel, la spontanéité. Ils produisent une esthétique epurée qui fait tellement faux
Pourtant ça saute aux yeux, et je ne suis pas un accro à Youtube. Je ne le vois que via des insertions dans d'autres media.
En gros, tu as deux catastrophes : La professionnalisation mal comprise qui aboutit a des paradigmes contre-productifs. Par "paradigme contre-productif", je pense par exemple à "il faut changer de plan entre chaque phrase" (voire entre chaque mot) ou "il faut souligner chaque idée avec une image" (et le répéter 30 fois) comme si le spectateur était un demeuré. Je pourrais en remplir une page.
Et puis tu as le wanabee-cinéaste qui filme en aspergeant la scène, je panote à gauche, puis à droite, puis à gauche, puis à droite, je zoome avant, puis arrière, puis avant. Il ne connaît pas la technique (j'ai pas verrouillé mon exposition en passant du clair à l'ombre) et bien sûr pas les règles d'écriture (les mouvements l'exception, ils sont lents et obéisent à des règles précises) parce qu'on lui a fait croire qu'il suffit de tenir une caméra ou un smartphone pour devenir cinéaste. Il nous prouve qu'il n'a pas de regard et qu'il méprise celui de son très éventuel spectateur.
On peut dire que c'est "autre chose" que du cinéma ou de la télévision, que c'est une forme d'expression "spontanée". Moi je vois une copie pleine de tâches de ketchup et j'ai pas envie de lire.
En gros, tu as deux catastrophes : La professionnalisation mal comprise qui aboutit a des paradigmes contre-productifs. Par "paradigme contre-productif", je pense par exemple à "il faut changer de plan entre chaque phrase" (voire entre chaque mot) ou "il faut souligner chaque idée avec une image" (et le répéter 30 fois) comme si le spectateur était un demeuré. Je pourrais en remplir une page.
Et puis tu as le wanabee-cinéaste qui filme en aspergeant la scène, je panote à gauche, puis à droite, puis à gauche, puis à droite, je zoome avant, puis arrière, puis avant. Il ne connaît pas la technique (j'ai pas verrouillé mon exposition en passant du clair à l'ombre) et bien sûr pas les règles d'écriture (les mouvements l'exception, ils sont lents et obéisent à des règles précises) parce qu'on lui a fait croire qu'il suffit de tenir une caméra ou un smartphone pour devenir cinéaste. Il nous prouve qu'il n'a pas de regard et qu'il méprise celui de son très éventuel spectateur.
On peut dire que c'est "autre chose" que du cinéma ou de la télévision, que c'est une forme d'expression "spontanée". Moi je vois une copie pleine de tâches de ketchup et j'ai pas envie de lire.
Certifié tous gaz.
il y a 2 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsQuand je vois ce genre de contenu vanlife c'est rafraîchissant. Les millenials avaient tellement saturé ce milieu avec leur esthétique Netflix de merde. Là j'entends une humaine


YouTube
Vidéo YouTubeil y a 2 ans
Ce sont eux qui produisent du contenu ultra transformés à coup de montages et de mise en scène. Par exemple, les vidéos de randonneurs trentenaires sont tournées à coup de drone, de musique en tendance. Ce sont eux qui se filment en train de marcher dans la nature (donc ils ont rebroussé chemin après avoir posé la caméra pour refaire les 10 mètres d'un air naturel) avec un texte bien lourd, une musique clichée. Ce sont eux qui font un résumé de leur vie mois par mois avec des petites vidéos de 3 secondes assemblées.
Je hais ces types et ce qu'ils ont fait de l'espace de libre expression. Ces connards sont en train de réinventer la télévision.
Parmi les 2000, on trouve de plus en plus du contenu plus naturel. Il y a bien sûr tous les puceaux qui dansent en foutant en texte. Mais t'en as beaucoup d'autres qui font des genres de vlogs où ils parlent d'eux ou de sujets divers. Je sais pas, un millenials qui fait du contenu littérature il va faire une mise en scène où les livres apparaissent tout seuls sur l'écran. Le 2000 va tout simplement se mettre à parler de ces bouquins, ca fait beaucoup moins marketeux
Je hais ces types et ce qu'ils ont fait de l'espace de libre expression. Ces connards sont en train de réinventer la télévision.
Parmi les 2000, on trouve de plus en plus du contenu plus naturel. Il y a bien sûr tous les puceaux qui dansent en foutant en texte. Mais t'en as beaucoup d'autres qui font des genres de vlogs où ils parlent d'eux ou de sujets divers. Je sais pas, un millenials qui fait du contenu littérature il va faire une mise en scène où les livres apparaissent tout seuls sur l'écran. Le 2000 va tout simplement se mettre à parler de ces bouquins, ca fait beaucoup moins marketeux
je pense que c'est très caractéristique de la génération post 2000 de chercher l'authenticité, parce qu'on est la génération qui a le plus grandi dans l'artificiel et qui souffre le plus du culte du montrer qui se fait dans les réseaux sociaux. l'opposition intimité/apparence est centrale pour notre génération parce que l'opposition entre les deux est plus exacerbée que jamais, donc le plus superficiel coexiste avec et compense le plus intimiste, y'a une psychologie des hommes de l'ère numérique à écrire
il y a 2 ans
Pourtant ça saute aux yeux, et je ne suis pas un accro à Youtube. Je ne le vois que via des insertions dans d'autres media.
En gros, tu as deux catastrophes : La professionnalisation mal comprise qui aboutit a des paradigmes contre-productifs. Par "paradigme contre-productif", je pense par exemple à "il faut changer de plan entre chaque phrase" (voire entre chaque mot) ou "il faut souligner chaque idée avec une image" (et le répéter 30 fois) comme si le spectateur était un demeuré. Je pourrais en remplir une page.
Et puis tu as le wanabee-cinéaste qui filme en aspergeant la scène, je panote à gauche, puis à droite, puis à gauche, puis à droite, je zoome avant, puis arrière, puis avant. Il ne connaît pas la technique (j'ai pas verrouillé mon exposition en passant du clair à l'ombre) et bien sûr pas les règles d'écriture (les mouvements l'exception, ils sont lents et obéisent à des règles précises) parce qu'on lui a fait croire qu'il suffit de tenir une caméra ou un smartphone pour devenir cinéaste. Il nous prouve qu'il n'a pas de regard et qu'il méprise celui de son très éventuel spectateur.
On peut dire que c'est "autre chose" que du cinéma ou de la télévision, que c'est une forme d'expression "spontanée". Moi je vois une copie pleine de tâches de ketchup et j'ai pas envie de lire.
En gros, tu as deux catastrophes : La professionnalisation mal comprise qui aboutit a des paradigmes contre-productifs. Par "paradigme contre-productif", je pense par exemple à "il faut changer de plan entre chaque phrase" (voire entre chaque mot) ou "il faut souligner chaque idée avec une image" (et le répéter 30 fois) comme si le spectateur était un demeuré. Je pourrais en remplir une page.
Et puis tu as le wanabee-cinéaste qui filme en aspergeant la scène, je panote à gauche, puis à droite, puis à gauche, puis à droite, je zoome avant, puis arrière, puis avant. Il ne connaît pas la technique (j'ai pas verrouillé mon exposition en passant du clair à l'ombre) et bien sûr pas les règles d'écriture (les mouvements l'exception, ils sont lents et obéisent à des règles précises) parce qu'on lui a fait croire qu'il suffit de tenir une caméra ou un smartphone pour devenir cinéaste. Il nous prouve qu'il n'a pas de regard et qu'il méprise celui de son très éventuel spectateur.
On peut dire que c'est "autre chose" que du cinéma ou de la télévision, que c'est une forme d'expression "spontanée". Moi je vois une copie pleine de tâches de ketchup et j'ai pas envie de lire.
Là je comprends mieux et je suis d'accord. J'ai le point de vue sociologique ou philosophique, mais j'adorerais voir une chaîne Youtube avec des propos comme les tiens qui décortiquerais l'image fabriquées par l'industrie des influenceurs sur les réseaux sociaux. Tous ces semi-pro qui produisent finalement du contenu comme Mitterrand faisait construire des maisons. J'aime beaucoup le cinéma mais je n'ai aucune notion technique alors ça serait vraiment trop cool
il y a 2 ans
Ouais je vois de quoi tu parles mais c'est principalement des gosses et des ados qui tournent ça encore. Je leur en veut pas, moi aussi j'ai regardé de la merde à cet âge
il y a 2 ans
je pense que c'est très caractéristique de la génération post 2000 de chercher l'authenticité, parce qu'on est la génération qui a le plus grandi dans l'artificiel et qui souffre le plus du culte du montrer qui se fait dans les réseaux sociaux. l'opposition intimité/apparence est centrale pour notre génération parce que l'opposition entre les deux est plus exacerbée que jamais, donc le plus superficiel coexiste avec et compense le plus intimiste, y'a une psychologie des hommes de l'ère numérique à écrire
C'est ça, on a vécu dans un univers numérique où les influenceurs ont propagé une esthétique trop parfaite, qui n'avait plus rien d'humain. On trouve des archétype d'esthétique pour tous les domaines, maintenant. Je tourne en boucle sur ce que je connais, mais la scène du voyage, de la littérature et de la philosophie a été représentée par des comptes au visuel très léchée. L'identité visuelle et maintenant audiovisuelle de tous ces milieux se sont carrément uniformisés. C'est devenu très kitsh.
En 2019, les influenceurs étaient déjà critiqués pour leur uniformisation de l'image. Ils faisaient la queue à des spots touristiques pour avoir l'image qu'il faut avoir. Ca s'est su. Il y avait un compte insta qui compilait l'uniformisation de l'image parmi les créateur de contenu où tu voyais le même spot même angle même couleur dans 15, 20 et probablement 2.000 comptes différents.
Depuis Tiktok, le contenu s'est davantage tourné vers la vidéo. Et c'est le même problème. Les mêmes concepts, les mêmes vidéos, les mêmes endroits. Cet été je faisais du vélo et c'était infernal, j'avais que du contenu de vélo sur Insta. Et que les mêmes vidéos de 15 secondes reprises par différents influenceurs cyclistes. Insupportable, on sature et on a besoin de compte plus authentiques et plus personnels
En 2019, les influenceurs étaient déjà critiqués pour leur uniformisation de l'image. Ils faisaient la queue à des spots touristiques pour avoir l'image qu'il faut avoir. Ca s'est su. Il y avait un compte insta qui compilait l'uniformisation de l'image parmi les créateur de contenu où tu voyais le même spot même angle même couleur dans 15, 20 et probablement 2.000 comptes différents.
Depuis Tiktok, le contenu s'est davantage tourné vers la vidéo. Et c'est le même problème. Les mêmes concepts, les mêmes vidéos, les mêmes endroits. Cet été je faisais du vélo et c'était infernal, j'avais que du contenu de vélo sur Insta. Et que les mêmes vidéos de 15 secondes reprises par différents influenceurs cyclistes. Insupportable, on sature et on a besoin de compte plus authentiques et plus personnels
il y a 2 ans
Genre ça. Jusqu'en 2019 c'était la pointe du contenu voyage. Ça a tellement été exploité et dénoncé que c'est devenu kitsch.
Puis on est passé à l'ère du short. Et le même processus a lieu
Puis on est passé à l'ère du short. Et le même processus a lieu
il y a 2 ans
t'as connu l'internet des années 2008 le vieux ?
Non. à cette époque je vivais une dépression infantile assez violente
Quand j'ai commencé à aller sur internet, il n'y avait déjà plus les skyblogs. C'était l'époque du troll et de ce genre de mèmes
courant 2010-2012 de souvenir
Quand j'ai commencé à aller sur internet, il n'y avait déjà plus les skyblogs. C'était l'époque du troll et de ce genre de mèmes
il y a 2 ans






