Sujet résolu
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Roberto Baggio, c’est l’histoire d’un des plus grands footballeurs italiens, mais surtout celle d’un gâchis monumental
À l’aube de ses 18 ans, en plein match avec Vicenza, Baggio se pète le genou
Le verdict est sans appel : ligament arraché, saison foutue
« Si tu m’aimes, tue-moi », supplie-t-il à sa mère, en larmes sur son lit d’hôpital
Ce n’est que le début d’un calvaire qui le poursuivra toute sa carrière : genou en miettes, cinq opérations et une douleur constante
Malgré ça, Baggio revient sur le terrain, brille avec Fiorentina, puis avec l’équipe d’Italie
Mais la gloire semble toujours le fuir, comme un mauvais sort
Bilan : deux petits scudetti, une Coupe d’Italie et des larmes
« Quand j’étais petit, je rêvais de remporter la Coupe du Monde avec l’Italie, contre le Brésil. C’était le rêve parfait, mon rêve préféré. Sauf que je ne savais pas comment il se finissait. Eh bien voilà: il s’est terminé de la pire façon possible. J’ai toujours pensé qu’il aurait mieux fallu perdre cette finale 3-0 plutôt que de la perdre aux tirs au but. Si tu perds le match, tu perds le match, voilà, c’est fini. Mais ça, il n’y a rien de plus cruel. Une Coupe du Monde, après quatre ans de mises au vert, d’entraînements, de voyages, de matchs... Et tu joues tout ça en trois minutes aux tirs au but? Mon tir, c’est une erreur, mais une erreur de quoi? Hein? Une erreur de quoi? Un ballon frappé trop haut de dix, vingt centimètres. »
Finale de la Coupe du Monde 1994, États-Unis
L'Italie affronte le Brésil. Le match est tendu, les équipes n’arrivent pas à se départager. On en vient aux tirs au but
Baggio, héros de la squadra azzurra jusqu’ici, s’avance pour tirer
La pression est immense.Baggio pose le ballon, prend son élan, frappe… et le ballon s’envole au-dessus de la barre
L’Italie perd la Coupe du Monde
La réussite dans la vie de Baggio, c’est un peu comme chercher une escorte à Paris : mission impossible, on peut entrevoir une opportunité mais jamais rien qui va être bon plan, elle lui échappe tout le temps

il y a 2 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubs« Si j’avais dû jouer seulement quand je me sentais en pleine possession de mes moyens, j’aurais disputé deux ou trois matchs par saison, pas plus. Au lieu de quoi, j’ai passé ma carrière à espérer jouer sur des terrains en mauvais état, si possible un peu boueux, un peu mous, pour que mon genou droit souffre moins. »


il y a 2 ans
il a fait une trézégué
validé par les kheyettes et toi ? https://voca.ro/1mj5MK2x5gmc
il y a 2 ans
il a fait une trézégué
Pour Baggio, ça a brisé sa carrière et même aujourd'hui il continue d'y penser
« Le tir au but de la finale du Mondial 94, c’est quelque chose qui est là. Une blessure qui est là et qui dort. Puis, j’en parle, et cette blessure se réveille. »

« Le tir au but de la finale du Mondial 94, c’est quelque chose qui est là. Une blessure qui est là et qui dort. Puis, j’en parle, et cette blessure se réveille. »

il y a 2 ans
« Quand j’étais petit, je jouais du matin au soir. Tu t’entraînes, tu joues, tu t’entraînes. Alors plus tard, quand une action passe, tu l’as déjà vécue ailleurs. Tu l’as déjà vécue mille fois. C’est pour cela que quand je me rapprochais des buts, j’avais l’impression que le temps ralentissait. Parce que j’étais sûr de ce que je devais faire. J’étais très lucide. J’avais les idées claires. »
Tous ces rêves d'enfant gâchés.
Tous ces rêves d'enfant gâchés.
il y a 2 ans
Un homme meurtri qui continue de porter sa croix même aujourd'hui. Il porte toujours ses blessures physiques et mentales des années après avoir arrêté son sport. Avec Roberto Baggio, il est toujours question de souffrance
il y a 2 ans









