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Pour l'OCDE, "certains adultes français diplômés de l'université n'ont pas les compétences à l'écrit d'un enfant de 10 ans"
https://www.marianne.net/[...]rit-d-un-enfant-de-10-ans
Pourquoi selon vous ?
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il y a 10 mois
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Je vois où tu veux en venir l'auteur. Nous sachons.
Car la France offre l'accès à l'éducation plus facilement
A cause d'une politique de l'éducation nationale laborieuse
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsC'est juste significatif qu'une éducation poussée jusqu'à l'université est trop ambitieuse pour être applicable à tout le monde.
En d'autres termes, seuls les plus "doués" devraient être universitaires, ça ne devrait représenter qu'une minorité de ce qui est aujourd'hui.
En d'autres termes, seuls les plus "doués" devraient être universitaires, ça ne devrait représenter qu'une minorité de ce qui est aujourd'hui.
🛡100% Hétéro et R. A. V. à injection directe et sans filtres > 8500 mL.
il y a 10 mois
Blanka
10 mois
Pour l'OCDE, "certains adultes français diplômés de l'université n'ont pas les compétences à l'écrit d'un enfant de 10 ans"
https://www.marianne.net/[...]rit-d-un-enfant-de-10-ans
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La photo avec les nègre en premier plan pour bien illustrer
il y a 10 mois
Blanka
10 mois
Pour l'OCDE, "certains adultes français diplômés de l'université n'ont pas les compétences à l'écrit d'un enfant de 10 ans"
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Les nègres qui squattent le dernier rang sur la photo
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il y a 10 mois
La photo avec les nègre en premier plan pour bien illustrer
Ayaaa on dirait qu'ils surveillent un point de deal
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il y a 10 mois
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsresumax2livres
10 mois
pas moyen d'avoir l'article en entier ?
L’éducation est la mère des batailles, serinent tour à tour les politiques avec raison. Mais quid de l’orientation ? L’édition 2025 du rapport international de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) intitulée « Regards sur l’éducation » révèle à quel point la France est à la traîne concernant ce volet essentiel. Seuls 34 % des étudiants inscrits en licence universitaire en France en 2023 ont obtenu leur diplôme dans les temps : trois ans, le plus souvent. Il faut attendre quatre ans – un redoublement ou une réorientation – pour n’obtenir qu’un très maigre 46 % de réussite. A contrario, dans l’OCDE, les étudiants réussissent en moyenne à décrocher leur licence du premier coup et 59 % l’obtiennent grâce à un an supplémentaire.
Des pays comme le Royaume-Uni, la Roumanie, Israël, la Norvège ou le Danemark sont beaucoup plus efficaces que la France dans ce domaine. « La France a un véritable problème d’orientation. Les heures au lycée promises comme étant des temps fléchés pour réfléchir à l’orientation avec les élèves sont-elles des heures réelles et réellement effectuées ? On peut se poser la question », souligne Eric Charbonnier, analyste à l’OCDE. D'après les annonces d'Élisabeth Borne, la ministre de l’Éducation nationale, en juin, seules quatre demi-journées sont censées être consacrées à cette éducation à l’orientation. Un temps bien insuffisant aux yeux de l’ensemble des syndicats enseignants. Les 54 heures annuelles prévues par la réforme du lycée en 2018 n’ont jamais été mises en œuvre, faute de moyens dédiés.
Si une partie des professeurs principaux se démènent pour épauler leurs élèves sans compter leur temps, beaucoup de lycéens doivent surtout se débrouiller par eux-mêmes ou avec l’aide de leurs parents, eux-mêmes souvent très peu informés. Ces derniers en sont réduits à demander des conseils sur des groupes Facebook, voire à payer des coachs ou des tuteurs. Ce marché privé a explosé. Les défaillances de notre système d’orientation sont régulièrement dénoncées rapport après rapport. En juin, la Défenseure des droits critiquait un système « peu lisible, morcelé et inégalitaire ». Selon un sondage d’OpinionWay publié début juin, 56 % des 18-24 ans regrettent leur orientation…
A LIRE AUSSI : Natacha Polony : "Élisabeth Borne et l'orientation, l'art de passer à côté du sujet"
Pourtant, paradoxalement, contrairement à ce que pourraient laisser penser les plaintes récurrentes concernant la plate-forme Parcoursup, notre pays est celui qui accueille – juste après la Grèce – le plus de jeunes bacheliers dans l’enseignement supérieur : 83 % y ont été admis et s’y sont inscrits en 2024 contre seulement 80 % en Espagne. Les pays nordiques, eux, n’accueillent que 40 à 70 % de leurs jeunes dans le supérieur. La Belgique ou la Finlande plafonnent à moins de 50 %.
L'édition 2025 du rapport confirme « une élévation du niveau d'éducation de la population », en France et ailleurs dans l'OCDE. « Plus d'un jeune sur deux en France a un diplôme du supérieur » et plus d'un sur quatre a obtenu un master, souligne Éric Charbonnier. « C'est beaucoup plus qu'en 2019 où ils n'étaient que 20 % » et c'est au-dessus de la moyenne des pays développés, ajoute-t-il.
5 % des diplômés ont un niveau de français très faible
Un paradoxe, vu la baisse de performance des élèves français dans les fondamentaux comme le français ou les mathématiques observé dans les études internationales comme PISA. Mais au-delà du niveau d'étude, la question de l'acquisition des compétences essentielles reste problématique, notamment la littératie, c'est-à-dire la compréhension de l'écrit.
Malgré l'augmentation du niveau de formation, les compétences des adultes en littératie et en numératie – compréhension mathématique – ont stagné ou diminué entre 2012 et 2023 dans la plupart des pays-membres. Par exemple, 5 % des diplômés français de l’enseignement supérieur ont aujourd’hui un niveau de langue française très faible : capables de lire des documents simples de la vie quotidienne mais avec de grosses limites dès que le texte demandé d’intégrer plusieurs informations ou de raisonner. On peut en conclure que certains diplômes sont bradés… « En France, il y a des adultes qui ont passé des années à l'école et parfois à l'université et qui n'ont même pas les compétences à l'écrit d'un enfant de 10 ans », relevait Andreas Schleicher, directeur du département d'éducation et des compétences de l'OCDE, lors de la présentation du rapport, ce mardi 9 septembre.
A LIRE AUSSI : Parcoursup : comme tout le monde, Bayrou tape sur la plateforme… mais il se trompe de cible
Autre enseignement intéressant de l’étude : les choix des étudiants. Seuls 19 % des jeunes Français s’orientent en licence vers des études de sciences, technologies, ingénierie et mathématiques contre 23 % en moyenne dans l’OCDE. Ils survalorisent à la fois les études de commerce et les études d’arts, lettres et sciences sociales : 26 % s’engouffrent en sciences humaines contre 22 % dans l’OCDE. Pourtant, le taux de chômage des diplômés français adultes en sciences humaines (6,1 %) est presque deux fois plus élevé qu’en sciences (3,2 %). « On peut se demander si, en France, le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur n’est pas trop élevé dans certaines filières », commente-t-on au sein de l’OCDE. De fait, si le taux de chômage des jeunes peu qualifiés reste élevé (18,5 %), il tend à se résorber très fortement et constamment depuis 2015. À l’inverse, celui des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur est passé de 5,4 % en 2022 à 6,3 % en 2024.
Des pays comme le Royaume-Uni, la Roumanie, Israël, la Norvège ou le Danemark sont beaucoup plus efficaces que la France dans ce domaine. « La France a un véritable problème d’orientation. Les heures au lycée promises comme étant des temps fléchés pour réfléchir à l’orientation avec les élèves sont-elles des heures réelles et réellement effectuées ? On peut se poser la question », souligne Eric Charbonnier, analyste à l’OCDE. D'après les annonces d'Élisabeth Borne, la ministre de l’Éducation nationale, en juin, seules quatre demi-journées sont censées être consacrées à cette éducation à l’orientation. Un temps bien insuffisant aux yeux de l’ensemble des syndicats enseignants. Les 54 heures annuelles prévues par la réforme du lycée en 2018 n’ont jamais été mises en œuvre, faute de moyens dédiés.
Si une partie des professeurs principaux se démènent pour épauler leurs élèves sans compter leur temps, beaucoup de lycéens doivent surtout se débrouiller par eux-mêmes ou avec l’aide de leurs parents, eux-mêmes souvent très peu informés. Ces derniers en sont réduits à demander des conseils sur des groupes Facebook, voire à payer des coachs ou des tuteurs. Ce marché privé a explosé. Les défaillances de notre système d’orientation sont régulièrement dénoncées rapport après rapport. En juin, la Défenseure des droits critiquait un système « peu lisible, morcelé et inégalitaire ». Selon un sondage d’OpinionWay publié début juin, 56 % des 18-24 ans regrettent leur orientation…
A LIRE AUSSI : Natacha Polony : "Élisabeth Borne et l'orientation, l'art de passer à côté du sujet"
Pourtant, paradoxalement, contrairement à ce que pourraient laisser penser les plaintes récurrentes concernant la plate-forme Parcoursup, notre pays est celui qui accueille – juste après la Grèce – le plus de jeunes bacheliers dans l’enseignement supérieur : 83 % y ont été admis et s’y sont inscrits en 2024 contre seulement 80 % en Espagne. Les pays nordiques, eux, n’accueillent que 40 à 70 % de leurs jeunes dans le supérieur. La Belgique ou la Finlande plafonnent à moins de 50 %.
L'édition 2025 du rapport confirme « une élévation du niveau d'éducation de la population », en France et ailleurs dans l'OCDE. « Plus d'un jeune sur deux en France a un diplôme du supérieur » et plus d'un sur quatre a obtenu un master, souligne Éric Charbonnier. « C'est beaucoup plus qu'en 2019 où ils n'étaient que 20 % » et c'est au-dessus de la moyenne des pays développés, ajoute-t-il.
5 % des diplômés ont un niveau de français très faible
Un paradoxe, vu la baisse de performance des élèves français dans les fondamentaux comme le français ou les mathématiques observé dans les études internationales comme PISA. Mais au-delà du niveau d'étude, la question de l'acquisition des compétences essentielles reste problématique, notamment la littératie, c'est-à-dire la compréhension de l'écrit.
Malgré l'augmentation du niveau de formation, les compétences des adultes en littératie et en numératie – compréhension mathématique – ont stagné ou diminué entre 2012 et 2023 dans la plupart des pays-membres. Par exemple, 5 % des diplômés français de l’enseignement supérieur ont aujourd’hui un niveau de langue française très faible : capables de lire des documents simples de la vie quotidienne mais avec de grosses limites dès que le texte demandé d’intégrer plusieurs informations ou de raisonner. On peut en conclure que certains diplômes sont bradés… « En France, il y a des adultes qui ont passé des années à l'école et parfois à l'université et qui n'ont même pas les compétences à l'écrit d'un enfant de 10 ans », relevait Andreas Schleicher, directeur du département d'éducation et des compétences de l'OCDE, lors de la présentation du rapport, ce mardi 9 septembre.
A LIRE AUSSI : Parcoursup : comme tout le monde, Bayrou tape sur la plateforme… mais il se trompe de cible
Autre enseignement intéressant de l’étude : les choix des étudiants. Seuls 19 % des jeunes Français s’orientent en licence vers des études de sciences, technologies, ingénierie et mathématiques contre 23 % en moyenne dans l’OCDE. Ils survalorisent à la fois les études de commerce et les études d’arts, lettres et sciences sociales : 26 % s’engouffrent en sciences humaines contre 22 % dans l’OCDE. Pourtant, le taux de chômage des diplômés français adultes en sciences humaines (6,1 %) est presque deux fois plus élevé qu’en sciences (3,2 %). « On peut se demander si, en France, le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur n’est pas trop élevé dans certaines filières », commente-t-on au sein de l’OCDE. De fait, si le taux de chômage des jeunes peu qualifiés reste élevé (18,5 %), il tend à se résorber très fortement et constamment depuis 2015. À l’inverse, celui des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur est passé de 5,4 % en 2022 à 6,3 % en 2024.
il y a 10 mois
Rien d'étonnant, la moitié des nouveaux étudiant de premier année abandonne et ne termine jamais la dite première année parce qu'ils avaient rien à foutre en études supérieures dès le départ. En même temps rien d'étonnant le bac ne vaut rien et ne sert à rien. Le temps et l'argent perdu entre l'organisation du bac et tous les échecs évidents qui vont perdre une année de leurs vie à l'université alors qu'ils sont trop bêtes pour c'est effrayant. Ca c'est une grosse économie possible et rapidement.
il y a 10 mois
L’éducation est la mère des batailles, serinent tour à tour les politiques avec raison. Mais quid de l’orientation ? L’édition 2025 du rapport international de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) intitulée « Regards sur l’éducation » révèle à quel point la France est à la traîne concernant ce volet essentiel. Seuls 34 % des étudiants inscrits en licence universitaire en France en 2023 ont obtenu leur diplôme dans les temps : trois ans, le plus souvent. Il faut attendre quatre ans – un redoublement ou une réorientation – pour n’obtenir qu’un très maigre 46 % de réussite. A contrario, dans l’OCDE, les étudiants réussissent en moyenne à décrocher leur licence du premier coup et 59 % l’obtiennent grâce à un an supplémentaire.
Des pays comme le Royaume-Uni, la Roumanie, Israël, la Norvège ou le Danemark sont beaucoup plus efficaces que la France dans ce domaine. « La France a un véritable problème d’orientation. Les heures au lycée promises comme étant des temps fléchés pour réfléchir à l’orientation avec les élèves sont-elles des heures réelles et réellement effectuées ? On peut se poser la question », souligne Eric Charbonnier, analyste à l’OCDE. D'après les annonces d'Élisabeth Borne, la ministre de l’Éducation nationale, en juin, seules quatre demi-journées sont censées être consacrées à cette éducation à l’orientation. Un temps bien insuffisant aux yeux de l’ensemble des syndicats enseignants. Les 54 heures annuelles prévues par la réforme du lycée en 2018 n’ont jamais été mises en œuvre, faute de moyens dédiés.
Si une partie des professeurs principaux se démènent pour épauler leurs élèves sans compter leur temps, beaucoup de lycéens doivent surtout se débrouiller par eux-mêmes ou avec l’aide de leurs parents, eux-mêmes souvent très peu informés. Ces derniers en sont réduits à demander des conseils sur des groupes Facebook, voire à payer des coachs ou des tuteurs. Ce marché privé a explosé. Les défaillances de notre système d’orientation sont régulièrement dénoncées rapport après rapport. En juin, la Défenseure des droits critiquait un système « peu lisible, morcelé et inégalitaire ». Selon un sondage d’OpinionWay publié début juin, 56 % des 18-24 ans regrettent leur orientation…
A LIRE AUSSI : Natacha Polony : "Élisabeth Borne et l'orientation, l'art de passer à côté du sujet"
Pourtant, paradoxalement, contrairement à ce que pourraient laisser penser les plaintes récurrentes concernant la plate-forme Parcoursup, notre pays est celui qui accueille – juste après la Grèce – le plus de jeunes bacheliers dans l’enseignement supérieur : 83 % y ont été admis et s’y sont inscrits en 2024 contre seulement 80 % en Espagne. Les pays nordiques, eux, n’accueillent que 40 à 70 % de leurs jeunes dans le supérieur. La Belgique ou la Finlande plafonnent à moins de 50 %.
L'édition 2025 du rapport confirme « une élévation du niveau d'éducation de la population », en France et ailleurs dans l'OCDE. « Plus d'un jeune sur deux en France a un diplôme du supérieur » et plus d'un sur quatre a obtenu un master, souligne Éric Charbonnier. « C'est beaucoup plus qu'en 2019 où ils n'étaient que 20 % » et c'est au-dessus de la moyenne des pays développés, ajoute-t-il.
5 % des diplômés ont un niveau de français très faible
Un paradoxe, vu la baisse de performance des élèves français dans les fondamentaux comme le français ou les mathématiques observé dans les études internationales comme PISA. Mais au-delà du niveau d'étude, la question de l'acquisition des compétences essentielles reste problématique, notamment la littératie, c'est-à-dire la compréhension de l'écrit.
Malgré l'augmentation du niveau de formation, les compétences des adultes en littératie et en numératie – compréhension mathématique – ont stagné ou diminué entre 2012 et 2023 dans la plupart des pays-membres. Par exemple, 5 % des diplômés français de l’enseignement supérieur ont aujourd’hui un niveau de langue française très faible : capables de lire des documents simples de la vie quotidienne mais avec de grosses limites dès que le texte demandé d’intégrer plusieurs informations ou de raisonner. On peut en conclure que certains diplômes sont bradés… « En France, il y a des adultes qui ont passé des années à l'école et parfois à l'université et qui n'ont même pas les compétences à l'écrit d'un enfant de 10 ans », relevait Andreas Schleicher, directeur du département d'éducation et des compétences de l'OCDE, lors de la présentation du rapport, ce mardi 9 septembre.
A LIRE AUSSI : Parcoursup : comme tout le monde, Bayrou tape sur la plateforme… mais il se trompe de cible
Autre enseignement intéressant de l’étude : les choix des étudiants. Seuls 19 % des jeunes Français s’orientent en licence vers des études de sciences, technologies, ingénierie et mathématiques contre 23 % en moyenne dans l’OCDE. Ils survalorisent à la fois les études de commerce et les études d’arts, lettres et sciences sociales : 26 % s’engouffrent en sciences humaines contre 22 % dans l’OCDE. Pourtant, le taux de chômage des diplômés français adultes en sciences humaines (6,1 %) est presque deux fois plus élevé qu’en sciences (3,2 %). « On peut se demander si, en France, le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur n’est pas trop élevé dans certaines filières », commente-t-on au sein de l’OCDE. De fait, si le taux de chômage des jeunes peu qualifiés reste élevé (18,5 %), il tend à se résorber très fortement et constamment depuis 2015. À l’inverse, celui des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur est passé de 5,4 % en 2022 à 6,3 % en 2024.
Des pays comme le Royaume-Uni, la Roumanie, Israël, la Norvège ou le Danemark sont beaucoup plus efficaces que la France dans ce domaine. « La France a un véritable problème d’orientation. Les heures au lycée promises comme étant des temps fléchés pour réfléchir à l’orientation avec les élèves sont-elles des heures réelles et réellement effectuées ? On peut se poser la question », souligne Eric Charbonnier, analyste à l’OCDE. D'après les annonces d'Élisabeth Borne, la ministre de l’Éducation nationale, en juin, seules quatre demi-journées sont censées être consacrées à cette éducation à l’orientation. Un temps bien insuffisant aux yeux de l’ensemble des syndicats enseignants. Les 54 heures annuelles prévues par la réforme du lycée en 2018 n’ont jamais été mises en œuvre, faute de moyens dédiés.
Si une partie des professeurs principaux se démènent pour épauler leurs élèves sans compter leur temps, beaucoup de lycéens doivent surtout se débrouiller par eux-mêmes ou avec l’aide de leurs parents, eux-mêmes souvent très peu informés. Ces derniers en sont réduits à demander des conseils sur des groupes Facebook, voire à payer des coachs ou des tuteurs. Ce marché privé a explosé. Les défaillances de notre système d’orientation sont régulièrement dénoncées rapport après rapport. En juin, la Défenseure des droits critiquait un système « peu lisible, morcelé et inégalitaire ». Selon un sondage d’OpinionWay publié début juin, 56 % des 18-24 ans regrettent leur orientation…
A LIRE AUSSI : Natacha Polony : "Élisabeth Borne et l'orientation, l'art de passer à côté du sujet"
Pourtant, paradoxalement, contrairement à ce que pourraient laisser penser les plaintes récurrentes concernant la plate-forme Parcoursup, notre pays est celui qui accueille – juste après la Grèce – le plus de jeunes bacheliers dans l’enseignement supérieur : 83 % y ont été admis et s’y sont inscrits en 2024 contre seulement 80 % en Espagne. Les pays nordiques, eux, n’accueillent que 40 à 70 % de leurs jeunes dans le supérieur. La Belgique ou la Finlande plafonnent à moins de 50 %.
L'édition 2025 du rapport confirme « une élévation du niveau d'éducation de la population », en France et ailleurs dans l'OCDE. « Plus d'un jeune sur deux en France a un diplôme du supérieur » et plus d'un sur quatre a obtenu un master, souligne Éric Charbonnier. « C'est beaucoup plus qu'en 2019 où ils n'étaient que 20 % » et c'est au-dessus de la moyenne des pays développés, ajoute-t-il.
5 % des diplômés ont un niveau de français très faible
Un paradoxe, vu la baisse de performance des élèves français dans les fondamentaux comme le français ou les mathématiques observé dans les études internationales comme PISA. Mais au-delà du niveau d'étude, la question de l'acquisition des compétences essentielles reste problématique, notamment la littératie, c'est-à-dire la compréhension de l'écrit.
Malgré l'augmentation du niveau de formation, les compétences des adultes en littératie et en numératie – compréhension mathématique – ont stagné ou diminué entre 2012 et 2023 dans la plupart des pays-membres. Par exemple, 5 % des diplômés français de l’enseignement supérieur ont aujourd’hui un niveau de langue française très faible : capables de lire des documents simples de la vie quotidienne mais avec de grosses limites dès que le texte demandé d’intégrer plusieurs informations ou de raisonner. On peut en conclure que certains diplômes sont bradés… « En France, il y a des adultes qui ont passé des années à l'école et parfois à l'université et qui n'ont même pas les compétences à l'écrit d'un enfant de 10 ans », relevait Andreas Schleicher, directeur du département d'éducation et des compétences de l'OCDE, lors de la présentation du rapport, ce mardi 9 septembre.
A LIRE AUSSI : Parcoursup : comme tout le monde, Bayrou tape sur la plateforme… mais il se trompe de cible
Autre enseignement intéressant de l’étude : les choix des étudiants. Seuls 19 % des jeunes Français s’orientent en licence vers des études de sciences, technologies, ingénierie et mathématiques contre 23 % en moyenne dans l’OCDE. Ils survalorisent à la fois les études de commerce et les études d’arts, lettres et sciences sociales : 26 % s’engouffrent en sciences humaines contre 22 % dans l’OCDE. Pourtant, le taux de chômage des diplômés français adultes en sciences humaines (6,1 %) est presque deux fois plus élevé qu’en sciences (3,2 %). « On peut se demander si, en France, le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur n’est pas trop élevé dans certaines filières », commente-t-on au sein de l’OCDE. De fait, si le taux de chômage des jeunes peu qualifiés reste élevé (18,5 %), il tend à se résorber très fortement et constamment depuis 2015. À l’inverse, celui des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur est passé de 5,4 % en 2022 à 6,3 % en 2024.
merci beaucoup
Un khey écrit...
il y a 10 mois
Blanka
10 mois
Pour l'OCDE, "certains adultes français diplômés de l'université n'ont pas les compétences à l'écrit d'un enfant de 10 ans"
https://www.marianne.net/[...]rit-d-un-enfant-de-10-ans
Pourquoi selon vous ?
Pourquoi selon vous ?
Ils sont diplômés
il y a 10 mois
L’éducation est la mère des batailles, serinent tour à tour les politiques avec raison. Mais quid de l’orientation ? L’édition 2025 du rapport international de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) intitulée « Regards sur l’éducation » révèle à quel point la France est à la traîne concernant ce volet essentiel. Seuls 34 % des étudiants inscrits en licence universitaire en France en 2023 ont obtenu leur diplôme dans les temps : trois ans, le plus souvent. Il faut attendre quatre ans – un redoublement ou une réorientation – pour n’obtenir qu’un très maigre 46 % de réussite. A contrario, dans l’OCDE, les étudiants réussissent en moyenne à décrocher leur licence du premier coup et 59 % l’obtiennent grâce à un an supplémentaire.
Des pays comme le Royaume-Uni, la Roumanie, Israël, la Norvège ou le Danemark sont beaucoup plus efficaces que la France dans ce domaine. « La France a un véritable problème d’orientation. Les heures au lycée promises comme étant des temps fléchés pour réfléchir à l’orientation avec les élèves sont-elles des heures réelles et réellement effectuées ? On peut se poser la question », souligne Eric Charbonnier, analyste à l’OCDE. D'après les annonces d'Élisabeth Borne, la ministre de l’Éducation nationale, en juin, seules quatre demi-journées sont censées être consacrées à cette éducation à l’orientation. Un temps bien insuffisant aux yeux de l’ensemble des syndicats enseignants. Les 54 heures annuelles prévues par la réforme du lycée en 2018 n’ont jamais été mises en œuvre, faute de moyens dédiés.
Si une partie des professeurs principaux se démènent pour épauler leurs élèves sans compter leur temps, beaucoup de lycéens doivent surtout se débrouiller par eux-mêmes ou avec l’aide de leurs parents, eux-mêmes souvent très peu informés. Ces derniers en sont réduits à demander des conseils sur des groupes Facebook, voire à payer des coachs ou des tuteurs. Ce marché privé a explosé. Les défaillances de notre système d’orientation sont régulièrement dénoncées rapport après rapport. En juin, la Défenseure des droits critiquait un système « peu lisible, morcelé et inégalitaire ». Selon un sondage d’OpinionWay publié début juin, 56 % des 18-24 ans regrettent leur orientation…
A LIRE AUSSI : Natacha Polony : "Élisabeth Borne et l'orientation, l'art de passer à côté du sujet"
Pourtant, paradoxalement, contrairement à ce que pourraient laisser penser les plaintes récurrentes concernant la plate-forme Parcoursup, notre pays est celui qui accueille – juste après la Grèce – le plus de jeunes bacheliers dans l’enseignement supérieur : 83 % y ont été admis et s’y sont inscrits en 2024 contre seulement 80 % en Espagne. Les pays nordiques, eux, n’accueillent que 40 à 70 % de leurs jeunes dans le supérieur. La Belgique ou la Finlande plafonnent à moins de 50 %.
L'édition 2025 du rapport confirme « une élévation du niveau d'éducation de la population », en France et ailleurs dans l'OCDE. « Plus d'un jeune sur deux en France a un diplôme du supérieur » et plus d'un sur quatre a obtenu un master, souligne Éric Charbonnier. « C'est beaucoup plus qu'en 2019 où ils n'étaient que 20 % » et c'est au-dessus de la moyenne des pays développés, ajoute-t-il.
5 % des diplômés ont un niveau de français très faible
Un paradoxe, vu la baisse de performance des élèves français dans les fondamentaux comme le français ou les mathématiques observé dans les études internationales comme PISA. Mais au-delà du niveau d'étude, la question de l'acquisition des compétences essentielles reste problématique, notamment la littératie, c'est-à-dire la compréhension de l'écrit.
Malgré l'augmentation du niveau de formation, les compétences des adultes en littératie et en numératie – compréhension mathématique – ont stagné ou diminué entre 2012 et 2023 dans la plupart des pays-membres. Par exemple, 5 % des diplômés français de l’enseignement supérieur ont aujourd’hui un niveau de langue française très faible : capables de lire des documents simples de la vie quotidienne mais avec de grosses limites dès que le texte demandé d’intégrer plusieurs informations ou de raisonner. On peut en conclure que certains diplômes sont bradés… « En France, il y a des adultes qui ont passé des années à l'école et parfois à l'université et qui n'ont même pas les compétences à l'écrit d'un enfant de 10 ans », relevait Andreas Schleicher, directeur du département d'éducation et des compétences de l'OCDE, lors de la présentation du rapport, ce mardi 9 septembre.
A LIRE AUSSI : Parcoursup : comme tout le monde, Bayrou tape sur la plateforme… mais il se trompe de cible
Autre enseignement intéressant de l’étude : les choix des étudiants. Seuls 19 % des jeunes Français s’orientent en licence vers des études de sciences, technologies, ingénierie et mathématiques contre 23 % en moyenne dans l’OCDE. Ils survalorisent à la fois les études de commerce et les études d’arts, lettres et sciences sociales : 26 % s’engouffrent en sciences humaines contre 22 % dans l’OCDE. Pourtant, le taux de chômage des diplômés français adultes en sciences humaines (6,1 %) est presque deux fois plus élevé qu’en sciences (3,2 %). « On peut se demander si, en France, le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur n’est pas trop élevé dans certaines filières », commente-t-on au sein de l’OCDE. De fait, si le taux de chômage des jeunes peu qualifiés reste élevé (18,5 %), il tend à se résorber très fortement et constamment depuis 2015. À l’inverse, celui des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur est passé de 5,4 % en 2022 à 6,3 % en 2024.
Des pays comme le Royaume-Uni, la Roumanie, Israël, la Norvège ou le Danemark sont beaucoup plus efficaces que la France dans ce domaine. « La France a un véritable problème d’orientation. Les heures au lycée promises comme étant des temps fléchés pour réfléchir à l’orientation avec les élèves sont-elles des heures réelles et réellement effectuées ? On peut se poser la question », souligne Eric Charbonnier, analyste à l’OCDE. D'après les annonces d'Élisabeth Borne, la ministre de l’Éducation nationale, en juin, seules quatre demi-journées sont censées être consacrées à cette éducation à l’orientation. Un temps bien insuffisant aux yeux de l’ensemble des syndicats enseignants. Les 54 heures annuelles prévues par la réforme du lycée en 2018 n’ont jamais été mises en œuvre, faute de moyens dédiés.
Si une partie des professeurs principaux se démènent pour épauler leurs élèves sans compter leur temps, beaucoup de lycéens doivent surtout se débrouiller par eux-mêmes ou avec l’aide de leurs parents, eux-mêmes souvent très peu informés. Ces derniers en sont réduits à demander des conseils sur des groupes Facebook, voire à payer des coachs ou des tuteurs. Ce marché privé a explosé. Les défaillances de notre système d’orientation sont régulièrement dénoncées rapport après rapport. En juin, la Défenseure des droits critiquait un système « peu lisible, morcelé et inégalitaire ». Selon un sondage d’OpinionWay publié début juin, 56 % des 18-24 ans regrettent leur orientation…
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Pourtant, paradoxalement, contrairement à ce que pourraient laisser penser les plaintes récurrentes concernant la plate-forme Parcoursup, notre pays est celui qui accueille – juste après la Grèce – le plus de jeunes bacheliers dans l’enseignement supérieur : 83 % y ont été admis et s’y sont inscrits en 2024 contre seulement 80 % en Espagne. Les pays nordiques, eux, n’accueillent que 40 à 70 % de leurs jeunes dans le supérieur. La Belgique ou la Finlande plafonnent à moins de 50 %.
L'édition 2025 du rapport confirme « une élévation du niveau d'éducation de la population », en France et ailleurs dans l'OCDE. « Plus d'un jeune sur deux en France a un diplôme du supérieur » et plus d'un sur quatre a obtenu un master, souligne Éric Charbonnier. « C'est beaucoup plus qu'en 2019 où ils n'étaient que 20 % » et c'est au-dessus de la moyenne des pays développés, ajoute-t-il.
5 % des diplômés ont un niveau de français très faible
Un paradoxe, vu la baisse de performance des élèves français dans les fondamentaux comme le français ou les mathématiques observé dans les études internationales comme PISA. Mais au-delà du niveau d'étude, la question de l'acquisition des compétences essentielles reste problématique, notamment la littératie, c'est-à-dire la compréhension de l'écrit.
Malgré l'augmentation du niveau de formation, les compétences des adultes en littératie et en numératie – compréhension mathématique – ont stagné ou diminué entre 2012 et 2023 dans la plupart des pays-membres. Par exemple, 5 % des diplômés français de l’enseignement supérieur ont aujourd’hui un niveau de langue française très faible : capables de lire des documents simples de la vie quotidienne mais avec de grosses limites dès que le texte demandé d’intégrer plusieurs informations ou de raisonner. On peut en conclure que certains diplômes sont bradés… « En France, il y a des adultes qui ont passé des années à l'école et parfois à l'université et qui n'ont même pas les compétences à l'écrit d'un enfant de 10 ans », relevait Andreas Schleicher, directeur du département d'éducation et des compétences de l'OCDE, lors de la présentation du rapport, ce mardi 9 septembre.
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Autre enseignement intéressant de l’étude : les choix des étudiants. Seuls 19 % des jeunes Français s’orientent en licence vers des études de sciences, technologies, ingénierie et mathématiques contre 23 % en moyenne dans l’OCDE. Ils survalorisent à la fois les études de commerce et les études d’arts, lettres et sciences sociales : 26 % s’engouffrent en sciences humaines contre 22 % dans l’OCDE. Pourtant, le taux de chômage des diplômés français adultes en sciences humaines (6,1 %) est presque deux fois plus élevé qu’en sciences (3,2 %). « On peut se demander si, en France, le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur n’est pas trop élevé dans certaines filières », commente-t-on au sein de l’OCDE. De fait, si le taux de chômage des jeunes peu qualifiés reste élevé (18,5 %), il tend à se résorber très fortement et constamment depuis 2015. À l’inverse, celui des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur est passé de 5,4 % en 2022 à 6,3 % en 2024.
46% des étudiants obtiennent leur licence dans les 4 ans max !
il y a 10 mois
à voir.... il y a de vrais ingénieurs qui écrivent comme des collégiens (autant au niveau du style que de l'orthographe)
alors peut-être que c'est encore pire ailleurs
alors peut-être que c'est encore pire ailleurs
飽きた (jsuis fatiguééééé)
il y a 10 mois
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