Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Quand on me demande : « comment devenir un saint ? », je réponds toujours : « c’est inné ». Non pas que la sainteté tombe du ciel sans aucun combat intérieur, mais parce qu’elle n’est pas une discipline qu’on acquiert à la manière d’un savoir-faire ou d’une technique. Elle n’est pas le fruit d’un calcul, d’une méthode, ni même d’une ascèse systématique. Elle est avant tout une disposition de l’être, une manière d’exister qui précède les choix et les efforts, comme une lumière intérieure qu’on porte dès le commencement.
Certains naissent avec cette capacité étrange d’aimer sans mesure, de se donner sans retour, de s’élever sans jamais regarder vers le bas pour calculer leurs pertes. D’autres, malgré leurs prières, leurs sacrifices, leurs exercices de vertu, ne font que se hausser péniblement vers une forme d’imitation qui demeure extérieure. Car ce qui distingue le saint, c’est précisément l’impossibilité de ne pas l’être. Même dans ses chutes, il retombe toujours sur ce socle d’innocence ou de ferveur intérieure que rien ne peut lui arracher.
On pourrait dire que la sainteté ressemble à la voix d’un grand chanteur : il existe des écoles de chant, des professeurs, des techniques, mais la véritable voix, celle qui bouleverse et arrache des larmes, ne s’invente pas. Elle s’impose comme un don naturel, que l’on peut certes perfectionner, mais jamais créer de toutes pièces.
Ainsi, demander « comment devenir saint ? » revient à demander « comment naître avec une certaine essence ? ». La réponse est brutale mais nécessaire : on ne devient pas ce qui ne nous habite pas déjà. On ne peut qu’éclairer ou étouffer ce qui était inscrit en nous dès l’origine.
Certains naissent avec cette capacité étrange d’aimer sans mesure, de se donner sans retour, de s’élever sans jamais regarder vers le bas pour calculer leurs pertes. D’autres, malgré leurs prières, leurs sacrifices, leurs exercices de vertu, ne font que se hausser péniblement vers une forme d’imitation qui demeure extérieure. Car ce qui distingue le saint, c’est précisément l’impossibilité de ne pas l’être. Même dans ses chutes, il retombe toujours sur ce socle d’innocence ou de ferveur intérieure que rien ne peut lui arracher.
On pourrait dire que la sainteté ressemble à la voix d’un grand chanteur : il existe des écoles de chant, des professeurs, des techniques, mais la véritable voix, celle qui bouleverse et arrache des larmes, ne s’invente pas. Elle s’impose comme un don naturel, que l’on peut certes perfectionner, mais jamais créer de toutes pièces.
Ainsi, demander « comment devenir saint ? » revient à demander « comment naître avec une certaine essence ? ». La réponse est brutale mais nécessaire : on ne devient pas ce qui ne nous habite pas déjà. On ne peut qu’éclairer ou étouffer ce qui était inscrit en nous dès l’origine.
il y a un an
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