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Et quia princeps tenebrarum mille habet artes nocendi, quid de reclausis ac Deo devotis nuper gestum fuerit, pandam. Vennocus Britto praesbiterii honore praeditus, cui in alio libro meminimus, tantae se abstinentiae dedicavit, ut indumentum de pellibus tantum uteretur, cybum de herbis agrestibus incoctis sumeret, vinum vero tantum vas ad os poneret, quod magis putaretur libare osculo quam haurire. Sed cum eidem devotorum largitas frequenter exhiberet vasa hoc plena licore, dedicit, quod peius est, extra modum haurire et in tantum dissolvi potione, ut plerumque ebrius cerneretur. Unde factum est, ut, invalescente temulentia, tempore procidente, a daemonio correptus, per inergiam vexaretur, in tantum ut, accepto cultro vel quodcumque genus teli sive lapidem aut fustem potuisset adrepere, post homines insano furore discurreret. Unde necessitas exigit, ut catenis vinctus costodiretur in cellula. In hac quoque damnatione per duorum annorum spatia debachans, spiritum exalavit.

Gregorius Turonensis, Historiae, Lib. VIII cap. 34, De reclausis temptatis.

Le prince des ténèbres a mille artifices pour faire le mal, et je vais raconter ce qui est arrivé dernièrement à des reclus et à des hommes dévoués à Dieu. Le breton Winoch [Guennec en breton moderne], élevé aux honneurs de la prêtrise, et dont nous avons parlé dans un autre livre, s’était soumis à de telles austérités qu’il ne se vêtissait que de peau, ne mangeait que des herbes sauvages crues, et portait si légèrement le vase de vin à sa bouche, qu’on aurait dit que c’était pour le baiser plutôt que pour le boire. Mais la libéralité des dévots lui ayant souvent apporté des vases remplis de cette liqueur, il s’accoutuma par malheur à en boire outre mesure, et finit par s’abandonner tellement à la boisson qu’on le vit plusieurs fois ivre. D’où il arriva que son ivrognerie augmentant par la suite des temps, le démon s’empara de lui et le tourmenta avec une telle violence que, prenant un couteau ou quelque espèce de projectile qu’il pût attraper, soit pierres, soit bâtons, furieux il poursuivait les hommes qu’il voyait ; en sorte qu’on fut obligé de le garder dans sa cellule, chargé de chaînes. Après avoir passé deux ans frénétique sous le poids de ce jugement, il rendit l’esprit.

:jesus_aya_:
il y a un mois
Merlin
Merlin
1 mois
Et quia princeps tenebrarum mille habet artes nocendi, quid de reclausis ac Deo devotis nuper gestum fuerit, pandam. Vennocus Britto praesbiterii honore praeditus, cui in alio libro meminimus, tantae se abstinentiae dedicavit, ut indumentum de pellibus tantum uteretur, cybum de herbis agrestibus incoctis sumeret, vinum vero tantum vas ad os poneret, quod magis putaretur libare osculo quam haurire. Sed cum eidem devotorum largitas frequenter exhiberet vasa hoc plena licore, dedicit, quod peius est, extra modum haurire et in tantum dissolvi potione, ut plerumque ebrius cerneretur. Unde factum est, ut, invalescente temulentia, tempore procidente, a daemonio correptus, per inergiam vexaretur, in tantum ut, accepto cultro vel quodcumque genus teli sive lapidem aut fustem potuisset adrepere, post homines insano furore discurreret. Unde necessitas exigit, ut catenis vinctus costodiretur in cellula. In hac quoque damnatione per duorum annorum spatia debachans, spiritum exalavit.

Gregorius Turonensis, Historiae, Lib. VIII cap. 34, De reclausis temptatis.

Le prince des ténèbres a mille artifices pour faire le mal, et je vais raconter ce qui est arrivé dernièrement à des reclus et à des hommes dévoués à Dieu. Le breton Winoch [Guennec en breton moderne], élevé aux honneurs de la prêtrise, et dont nous avons parlé dans un autre livre, s’était soumis à de telles austérités qu’il ne se vêtissait que de peau, ne mangeait que des herbes sauvages crues, et portait si légèrement le vase de vin à sa bouche, qu’on aurait dit que c’était pour le baiser plutôt que pour le boire. Mais la libéralité des dévots lui ayant souvent apporté des vases remplis de cette liqueur, il s’accoutuma par malheur à en boire outre mesure, et finit par s’abandonner tellement à la boisson qu’on le vit plusieurs fois ivre. D’où il arriva que son ivrognerie augmentant par la suite des temps, le démon s’empara de lui et le tourmenta avec une telle violence que, prenant un couteau ou quelque espèce de projectile qu’il pût attraper, soit pierres, soit bâtons, furieux il poursuivait les hommes qu’il voyait ; en sorte qu’on fut obligé de le garder dans sa cellule, chargé de chaînes. Après avoir passé deux ans frénétique sous le poids de ce jugement, il rendit l’esprit.

:jesus_aya_:
2 ans de delirium traumens ça me parait énorme, il devait être coupé au liquide vaiselle , à l’amanite tue mouche et a la datura ce pinard
:ivrogne:
il y a un mois
Merlin
Merlin
1 mois
Et quia princeps tenebrarum mille habet artes nocendi, quid de reclausis ac Deo devotis nuper gestum fuerit, pandam. Vennocus Britto praesbiterii honore praeditus, cui in alio libro meminimus, tantae se abstinentiae dedicavit, ut indumentum de pellibus tantum uteretur, cybum de herbis agrestibus incoctis sumeret, vinum vero tantum vas ad os poneret, quod magis putaretur libare osculo quam haurire. Sed cum eidem devotorum largitas frequenter exhiberet vasa hoc plena licore, dedicit, quod peius est, extra modum haurire et in tantum dissolvi potione, ut plerumque ebrius cerneretur. Unde factum est, ut, invalescente temulentia, tempore procidente, a daemonio correptus, per inergiam vexaretur, in tantum ut, accepto cultro vel quodcumque genus teli sive lapidem aut fustem potuisset adrepere, post homines insano furore discurreret. Unde necessitas exigit, ut catenis vinctus costodiretur in cellula. In hac quoque damnatione per duorum annorum spatia debachans, spiritum exalavit.

Gregorius Turonensis, Historiae, Lib. VIII cap. 34, De reclausis temptatis.

Le prince des ténèbres a mille artifices pour faire le mal, et je vais raconter ce qui est arrivé dernièrement à des reclus et à des hommes dévoués à Dieu. Le breton Winoch [Guennec en breton moderne], élevé aux honneurs de la prêtrise, et dont nous avons parlé dans un autre livre, s’était soumis à de telles austérités qu’il ne se vêtissait que de peau, ne mangeait que des herbes sauvages crues, et portait si légèrement le vase de vin à sa bouche, qu’on aurait dit que c’était pour le baiser plutôt que pour le boire. Mais la libéralité des dévots lui ayant souvent apporté des vases remplis de cette liqueur, il s’accoutuma par malheur à en boire outre mesure, et finit par s’abandonner tellement à la boisson qu’on le vit plusieurs fois ivre. D’où il arriva que son ivrognerie augmentant par la suite des temps, le démon s’empara de lui et le tourmenta avec une telle violence que, prenant un couteau ou quelque espèce de projectile qu’il pût attraper, soit pierres, soit bâtons, furieux il poursuivait les hommes qu’il voyait ; en sorte qu’on fut obligé de le garder dans sa cellule, chargé de chaînes. Après avoir passé deux ans frénétique sous le poids de ce jugement, il rendit l’esprit.

:jesus_aya_:
c est pour s evader
:couettin:
il y a un mois