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[Deux potes assis dans un salon modeste. Canette ouverte. Ambiance fin de journée, lumière un peu jaune. Il parle lentement, comme quelqu’un qui a trop gardé en lui.]

LUI :
Tu sais que ça fait deux ans que j’veux me barrer ?
Deux ans que j’me dis “c’est bon, j’en ai marre, j’lâche tout.”
Et deux ans que j’reste. Comme un con.
Parce que j’ai peur. Parce que j’ai un crédit.
Et parce que sans ce boulot, j’suis plus personne.

POTE :
T’es encore au resto là ?

LUI :
Ouais. Serveur.
Toujours debout. Toujours pressé. Toujours en sueur.
C’est simple : dès que t’arrêtes une seconde, y’a un client qui lève la main
comme si t’étais une télécommande vivante.
Et moi j’y vais. Je dis “oui monsieur, tout de suite madame”,
même quand j’ai envie de hurler.

POTE :
Et ton patron ? Il t’aide un peu ?

LUI :
Mon patron ?
Mon patron c’est un acteur.
Il fait semblant de gérer, mais en vrai il passe ses soirées à s’asseoir avec les clients riches.
Il rigole avec eux, il boit du vin à 45 balles la bouteille,
il raconte qu’il “a tout monté avec ses mains”
alors qu’on est six à porter son resto sur notre dos pendant qu’il refait sa carte sur Canva.

POTE :
Et toi tu dois courir entre les tables pendant que lui fait le show.

LUI :
Exactement.
Y’a des soirs où je suis en train de transpirer en prenant une commande de 12 trucs
et je le vois,
assis avec des types en chemise blanche,
qui parlent crypto, golf et voyages à Santorin.
Et il rigole fort, comme s’il faisait partie d’un autre monde.
Et il en fait partie.

[Il boit une gorgée, regarde dans le vide.]

LUI :
Tu vois, c’est pas juste que je suis fatigué.
C’est que j’suis trop près de la richesse pour continuer à l’accepter.
Je la vois tous les jours.
J’ouvre des bouteilles de vin que je pourrais jamais m’acheter.
Je sers des plats que je pourrais même pas me permettre une fois par an.
Et eux, ils laissent des miettes.
Parfois même pas un pourboire. Juste leur mépris en dessert.

POTE :
Putain mec…

LUI :
Et le pire ?
C’est que lui, le patron, il s’assoit avec eux,
il rigole avec leurs blagues de merde,
et quand il passe derrière moi il dit des trucs du genre
“essaie de sourire un peu plus, ils sont sympas ces clients-là”.

POTE :
Et ils te voient, toi ?

LUI :
Non.
Pour eux, j’suis une fonction. Une silhouette.
Un mec qui apporte et qui s’efface.
Le seul moment où je suis visible,
c’est si y’a un oubli dans l’assiette.

[Silence. Il s’enfonce un peu plus dans le canapé.]

LUI :
Et pendant ce temps-là, moi j’me bats avec mon banquier pour repousser la mensualité du pavillon.
Un pavillon que j’ai même pas le temps d’habiter.
J’y dors. C’est tout.

POTE :
Et tu tiens comment ?

LUI :
J’sais pas.
C’est ça qui m’fait flipper.
J’ai plus d’énergie, plus d’espoir.
Mais j’y retourne demain.
Comme tous les jours.
Parce que j’ai rien d’autre.

[Il finit sa bière. Long silence.]

LUI :
J’les hais, les riches.
Pas pour ce qu’ils ont.
Mais pour ce qu’ils m’ont pris.
Le temps. L’envie. La dignité.
Et le droit d’être juste… fatigué, sans que ce soit un échec
il y a 9 mois
C’est ça la différence entre un entrepreneur et un homme avec une mentalité d’esclave.
RIP WHITE GUILT
il y a 9 mois
C'est tiré de quel truc ?
:noel:
‎‎ ‎
il y a 9 mois
lefou
lefou
9 mois
[Deux potes assis dans un salon modeste. Canette ouverte. Ambiance fin de journée, lumière un peu jaune. Il parle lentement, comme quelqu’un qui a trop gardé en lui.]

LUI :
Tu sais que ça fait deux ans que j’veux me barrer ?
Deux ans que j’me dis “c’est bon, j’en ai marre, j’lâche tout.”
Et deux ans que j’reste. Comme un con.
Parce que j’ai peur. Parce que j’ai un crédit.
Et parce que sans ce boulot, j’suis plus personne.

POTE :
T’es encore au resto là ?

LUI :
Ouais. Serveur.
Toujours debout. Toujours pressé. Toujours en sueur.
C’est simple : dès que t’arrêtes une seconde, y’a un client qui lève la main
comme si t’étais une télécommande vivante.
Et moi j’y vais. Je dis “oui monsieur, tout de suite madame”,
même quand j’ai envie de hurler.

POTE :
Et ton patron ? Il t’aide un peu ?

LUI :
Mon patron ?
Mon patron c’est un acteur.
Il fait semblant de gérer, mais en vrai il passe ses soirées à s’asseoir avec les clients riches.
Il rigole avec eux, il boit du vin à 45 balles la bouteille,
il raconte qu’il “a tout monté avec ses mains”
alors qu’on est six à porter son resto sur notre dos pendant qu’il refait sa carte sur Canva.

POTE :
Et toi tu dois courir entre les tables pendant que lui fait le show.

LUI :
Exactement.
Y’a des soirs où je suis en train de transpirer en prenant une commande de 12 trucs
et je le vois,
assis avec des types en chemise blanche,
qui parlent crypto, golf et voyages à Santorin.
Et il rigole fort, comme s’il faisait partie d’un autre monde.
Et il en fait partie.

[Il boit une gorgée, regarde dans le vide.]

LUI :
Tu vois, c’est pas juste que je suis fatigué.
C’est que j’suis trop près de la richesse pour continuer à l’accepter.
Je la vois tous les jours.
J’ouvre des bouteilles de vin que je pourrais jamais m’acheter.
Je sers des plats que je pourrais même pas me permettre une fois par an.
Et eux, ils laissent des miettes.
Parfois même pas un pourboire. Juste leur mépris en dessert.

POTE :
Putain mec…

LUI :
Et le pire ?
C’est que lui, le patron, il s’assoit avec eux,
il rigole avec leurs blagues de merde,
et quand il passe derrière moi il dit des trucs du genre
“essaie de sourire un peu plus, ils sont sympas ces clients-là”.

POTE :
Et ils te voient, toi ?

LUI :
Non.
Pour eux, j’suis une fonction. Une silhouette.
Un mec qui apporte et qui s’efface.
Le seul moment où je suis visible,
c’est si y’a un oubli dans l’assiette.

[Silence. Il s’enfonce un peu plus dans le canapé.]

LUI :
Et pendant ce temps-là, moi j’me bats avec mon banquier pour repousser la mensualité du pavillon.
Un pavillon que j’ai même pas le temps d’habiter.
J’y dors. C’est tout.

POTE :
Et tu tiens comment ?

LUI :
J’sais pas.
C’est ça qui m’fait flipper.
J’ai plus d’énergie, plus d’espoir.
Mais j’y retourne demain.
Comme tous les jours.
Parce que j’ai rien d’autre.

[Il finit sa bière. Long silence.]

LUI :
J’les hais, les riches.
Pas pour ce qu’ils ont.
Mais pour ce qu’ils m’ont pris.
Le temps. L’envie. La dignité.
Et le droit d’être juste… fatigué, sans que ce soit un échec
Je comprends, je comprends l'op.

Mais sache que

gpalu ton pavé a la con
:CroquettePoisson:

retou

il y a 9 mois
C'est tiré de quel truc ?
:noel:
IA complet
il y a 9 mois
:sarcastic:
:clito_cig:
il y a 9 mois
up
il y a 9 mois
lefou
lefou
9 mois
IA complet
C'est impressionnant...
:(
‎‎ ‎
il y a 9 mois