Pleurs du ciel absentes, l’air craque sous le feu,
Ombres trop courtes fuient le supplice des pierres,
Soleil implacable, tyran aux jeux vicieux,
Tout s’étiole, même les rêves éphémères.
On suffoque à midi, l’asphalte se liquéfie,
Un vent brûlant gifle les peaux déjà flétries.
Chaque jour rallume cette fournaise sourde,
Aucun répit, même la nuit semble hurler,
Nul abri ne résiste à cette rage lourde,
Corps et pensées s’usent, prêts à s’effondrer.
En été, l’enfer descend sans pudeur ni craintes,
Rien ne survit longtemps sans perdre un peu de teinte.