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La Villa
L’histoire se passe dans une maison de vacances privée, une sorte de club discret et sélectif, réservé exclusivement à des femmes. Un seul homme y est toléré — le protagoniste. Il est nu en permanence. Il n’a pas le droit de toucher, ni de parler sans y être invité. Son rôle est de servir : apporter des boissons, appliquer de la crème, observer.
Les femmes, elles, sont pulpeuses, sensuelles, décomplexées, et aiment se montrer. Elles bronzent nues autour de la piscine, se déplacent dans la maison avec lenteur, se touchent parfois entre elles, ou se caressent nonchalamment — toujours en se sachant regardées.
La règle centrale est celle-ci : le regard est autorisé, le contact est interdit — sauf s’il vient d’elles ou si elles lui demandent, par exemple pour leur mettre de la crème solaire.
Le plaisir est un outil de pouvoir, la frustration un terrain de jeu.
Sommaire
Chapitre 1 - Corps solaires :
Chapitre 2 - Application :
Chapitre 3 - L’eau qui glisse :
Chapitre 4 - Le bureau de la directrice :
Chapitre 1 – Corps solaires
Première partie
Le silence est organique, presque liquide.
Un silence de chaleur, de pierre tiède, de lumière étale sur des peaux qui ne se cachent pas.
Ici, rien ne crie. Rien ne presse.
Il est debout, nu.
Le sol sous ses pieds est lisse, légèrement rugueux. Une terrasse claire, inondée de soleil, bordée d’un muret bas d’où s’échappent quelques fleurs aux tiges fines, battues paresseusement par le vent.
Il ne regarde pas les fleurs.
Il regarde plus loin.
Elles sont là.
Elles bronzent.
Elles ne sont que quatre aujourd’hui, autour de la piscine.
Eparses, allongées, repliées, ouvertes. Chacune occupe son territoire, non par autorité, mais par évidence.
Leurs corps captent la lumière avec une indolence presque féline.
Leur peau est nue, ou presque.
Le tissu est rare, et là où il existe encore, il semble trop léger pour couvrir quoi que ce soit. Il dessine plus qu’il ne cache. Il souligne. Il suggère. Il ment, doucement.
Le bruit de l’eau est faible. Juste un clapotis discret, une respiration lente contre les margelles.
Il bande.
Déjà.
Pas par surprise.
Mais par nécessité.
Son sexe est tendu, lourd, doucement palpitant — et il le sait.
Elles le savent aussi.
Il reste debout. Immobile.
À une distance précise, calculée. Ni trop près, ni trop loin.
Juste assez pour qu’elles le voient.
Juste assez pour qu’il voie.
Il ne parle pas.
Il n’a pas été invité.
Solène est la première qu’il regarde vraiment.
Allongée sur le ventre, presque nue, sauf une bande de tissu brun qui s’enfonce dans la raie de ses fesses.
Ce n’est pas un maillot. C’est une intention.
Ses seins s’écrasent doucement contre le matelas de toile, visibles sur les côtés, débordant sous elle comme une chair calme.
Son dos est courbe.
Ses jambes écartées, l’une fléchie.
Elle ne bouge pas.
Mais tout son corps respire.
La peau de ses fesses, large, claire, vivante, capte la lumière comme un drap étendu.
Entre ses cuisses, une bande de peau plus pâle, visible, tenue par la découpe précise du tissu.
Le bronzage a laissé des marques nettes, des lignes.
Elles racontent ce qu’elle a couvert. Ce qu’elle a montré. Ce qu’elle n’a pas encore donné.
Son sexe tressaille.
Pas un mouvement volontaire.
Un battement.
Une oscillation.
Une réaction.
Il baisse les yeux. Trop tard.
Solène tourne doucement la tête.
Ses cheveux s’étalent autour d’elle comme une vague.
Elle ne sourit pas.
Mais son regard dit tout.
— Tu peux approcher.
Sa voix est lente, pâteuse.
Il obéit.
Il avance.
À sa droite, Cléa passe. Nue, presque. Un minuscule short blanc, trempé par l’eau, colle à sa peau.
Le tissu devient presque translucide entre ses jambes.
On devine, par en-dessous, le pli, le relief, l’humidité.
Elle ne s’arrête pas.
Elle jette un regard vers son sexe, tendu, visible, puis hausse un sourcil.
— T’as à peine commencé.
Elle continue sa marche. Il ne répond pas.
Elle disparaît dans la maison.
Mais la tension, elle, est là.
Solène ne s’est pas relevée.
Elle reste allongée, offerte au soleil.
Mais elle l’a autorisé.
Il s’agenouille, lentement, à côté d’elle.
Sur le dallage brûlant, ses genoux marquent, un instant.
Il sent la chaleur remonter dans ses cuisses.
Il bande encore plus fort.
Elle tend le bras, sans le regarder, vers une petite bouteille.
L’huile solaire est tiède.
Elle la laisse à portée.
Il comprend.
Il ne dit rien. Il ne touche pas encore.
Il verse quelques gouttes dans sa main.
Il attend.
Son cœur bat fort.
Solène, toujours sans un mot, replie légèrement la jambe.
Offre-t-elle ?
Laisse-t-elle faire ?
Elle souffle enfin :
— Commence par le dos. Lentement.
Il approche.
Sa main, huilée, tremble un peu.
Il effleure sa peau, juste sous l’omoplate.
La chaleur de son corps mêlée à celle du soleil est presque trop intense.
Il descend.
Son geste est lent.
Technique.
Il suit l’arête de la colonne, puis s’écarte, épouse la courbe du flanc, évite soigneusement la hanche.
Il ne sait pas encore s’il pourra aller plus bas.
Son sexe, toujours tendu, projette une ombre sur la pierre.
Solène l’a vu.
Elle ne dit rien.
Il continue.
Son autre main appuie maintenant, avec plus de présence.
La chair de son dos ondule légèrement sous la pression.
Elle ne bouge pas.
Plus loin, Lina est assise.
Droite. Nue.
Un livre sur les genoux, mais fermé.
Elle regarde.
Pas lui.
Solène.
Elle évalue.
Il sent son regard sans l’avoir reçu.
C’est une présence. Un tranchant.
Lina ne parle pas.
Mais si elle s’approche, ce sera pour agir.
Il redouble d’attention.
Il approche de la limite.
Le creux des reins.
Là où la peau devient plus douce, plus concave.
Il ralentit.
Il suspend sa main.
La fente entre les fesses est visible. Le tissu est là, mais ténu, inexistant.
Il tremble.
Solène ne dit rien.
Mais elle cambre légèrement.
Ce geste suffit.
— Tu peux, murmure-t-elle.
Son doigt descend. Lentement.
Il effleure les bords du tissu, sans jamais le franchir.
Il huile la peau autour.
Il sent la chaleur sous ses doigts.
Il sent la tension dans son ventre.
Il est au bord.
Son sexe bat, plus fort.
Il se sait vu.
Il se sait lu.
Et elle, étendue, immobile, est presque plus nue dans son silence que dans sa chair.
il y a un an
Chapitre 1 – Corps solaires
Deuxième partie
Le creux de ses reins est un gouffre silencieux.
Un point de gravité autour duquel tout vacille — souffle, main, regard.
Il n’est pas encore entré. Il n’entrera pas.
Il suit les bords, lentement.
Il dépose l’huile comme on borde un autel.
La peau y est différente. Plus fine.
Plus fragile, aussi — ou peut-être seulement plus tenue.
Solène ne parle plus.
Mais elle est là, pleine, tendue sous sa paume.
Elle respire lentement.
Chaque inspiration soulève ses flancs, fait osciller doucement sa poitrine, à demi cachée sous elle-même.
Ses seins s’écrasent contre le matelas, et pourtant, ils vivent.
Ils débordent, glissent, s’écartent.
Ils luisent déjà. Il ne les touche pas. Il n’a pas le droit.
Mais ils sont là. Deux masses offertes à la lumière, contenues par la posture.
Il ne peut les voir qu’en biais.
Mais c’est suffisant.
Son sexe, lui, est maintenant dressé à pleine tension.
Veines apparentes.
Brillance légère à son extrémité.
Pas de contact. Pas de permission.
Juste un symptôme.
L’ombre de son sexe sur la pierre s’est allongée.
Elle vibre, à peine, au rythme de son sang.
Et lui, il sent tout.
Il descend encore.
Ses mains effleurent maintenant le haut des fesses.
Le tissu du maillot — cette ficelle volontairement placée — le guide, le retient, l’empêche de franchir.
Il n’a pas reçu d’ordre.
Il s’arrête.
Sa main reste en suspens.
Légèrement ouverte.
Immobile.
Il attend.
Solène, toujours sur le ventre, tourne doucement la tête vers lui.
Ses yeux sont à moitié fermés.
Mais ils le visent.
— Tu peux contourner. Pas entrer.
Le mot est un sésame.
Mais aussi une limite.
Il reprend.
Contourne.
Suit les formes.
Huile les bords.
Ses doigts passent lentement sur les courbes extérieures, arrondissent le geste pour mieux épouser la densité de la chair.
Les fesses de Solène sont pleines, vivantes, et laissent sous ses mains une chaleur presque végétale.
Elles s’ouvrent légèrement à chaque passage.
Elles accueillent, sans jamais céder.
Il ne bande plus.
Il palpite.
Ce n’est plus une érection.
C’est une prière.
Un léger bruit dans son dos.
Il ne se retourne pas.
Mais il le sait.
Quelqu’un est là.
Pas Lina — ses pas sont plus nets.
Pas Cléa — elle annonce toujours son entrée par un mot, un souffle, un jeu.
C’est plus doux. Plus lent.
Il ose un regard de biais.
Ariane.
Assise, jambes croisées, sur une chaise basse.
Robe ouverte sur les cuisses.
Tissu ambre, souple, glissant.
Elle n’a rien dit.
Mais elle regarde.
Solène ne l’a pas saluée.
Pas un mot.
Mais elle sait.
L’équilibre a changé.
Il termine lentement les hanches.
Il ne descend pas plus.
Il n’a pas reçu l’ordre.
Ses mains remontent.
Une dernière caresse sur le dos.
Un dernier effleurement sur l’omoplate.
Puis il se recule.
S’agenouille.
Attend.
Ariane parle, enfin.
Sa voix est basse, ronde, comme le grain d’un bois huilé.
— Elle ne te laisse pas faire l’avant, aujourd’hui ?
Solène, sans se retourner :
— Pas encore.
Pause.
Rien d’autre.
Ariane ne commente pas.
Mais son regard reste fixé sur lui.
Pas sur son visage.
Sur son sexe.
Il bande toujours.
Il ne le cache pas.
Il ne peut pas.
Elle l’observe longuement.
Sans sourire.
Sans jugement.
Puis elle détourne les yeux.
Et boit une gorgée d’eau, lentement, depuis un verre opaque posé à ses pieds.
Derrière lui, la porte coulissante s’ouvre.
Cléa revient.
Elle est nue maintenant.
Le short a disparu.
Un simple t-shirt court lui couvre à peine le haut du ventre.
Sous lui, rien.
Sa vulve est visible entre ses cuisses, presque discrètement.
Ses lèvres sont pleines, fermées, mais luisantes déjà, comme si l’eau n’était pas tout à fait partie.
Elle passe devant lui.
Il baisse les yeux.
Elle s’arrête.
Juste à côté.
Son sexe est à hauteur de son regard.
Il ne bouge pas.
Elle reste là.
Une seconde.
Deux.
Trois.
Puis :
— Tu vas lui faire les jambes, ou tu restes à genoux tout le jour ?
Sa voix est légère.
Moqueuse.
Il ne répond pas.
Il attend l’ordre.
Solène parle enfin.
— Tu peux faire l’arrière des jambes. Jusqu’aux pieds.
Il obéit.
Il se redresse, approche à nouveau, mains huilées.
La peau de ses cuisses est douce, chaude, dense.
Il sent le muscle vivant sous la chair.
Ses doigts descendent, longent l’arrière du genou, évitent toujours le creux.
Cléa reste là.
Elle le regarde faire.
Elle s’accroupit à côté, un coude sur sa cuisse, l’autre main dans ses cheveux.
Elle rit doucement, sans raison.
Puis elle glisse, du bout du doigt, le long de sa propre jambe.
Pas sur lui.
Sur elle.
Mais il voit.
Elle se caresse sans regarder.
Juste pour être vue.
Son sexe se contracte, à nouveau.
Il ne peut rien faire.
Il ne peut que continuer.
Ses mains effleurent maintenant les mollets.
Solène a les jambes ouvertes, fléchies.
La lumière joue sur l’intérieur de ses cuisses.
Il voit jusqu’au tissu, tendu entre ses fesses.
Il ne regarde pas.
Ou plutôt : il regarde sans regarder.
Son cœur bat vite.
Ses tempes pulsent.
Cléa chuchote, juste pour lui :
— Tu bandes plus qu’avant, tu sais.
Il ferme les yeux.
Elle rit.
il y a un an
Chapitre 1 – Corps solaires
Troisième partie
Il n’ouvre pas les yeux.
Pas tout de suite.
Il laisse passer quelques secondes dans l’obscurité chaude de ses paupières closes.
Son souffle est plus profond, plus lourd.
Le commentaire de Cléa l’a traversé.
Non comme une moquerie.
Comme un constat.
Froid. Lucide. Irréversible.
Il bande plus.
Et elle l’a dit.
Elle l’a montré à toutes.
Même à celles qui ne regardaient pas.
Il est à genoux, nu, dressé, dans la lumière.
Autour de lui, elles sont assises, allongées, nues ou presque, impassibles.
Elles savent.
Elles voient.
Elles ne s’en étonnent pas.
Ce n’est pas une transgression.
C’est un symptôme.
Il rouvre les yeux.
Solène a changé de position.
Sans prévenir.
Elle est maintenant allongée sur le dos.
Sa poitrine, enfin visible, se dresse vers le ciel.
Deux masses lourdes, brillantes, légèrement étalées, qui captent la lumière comme deux fruits mûrs.
Ses aréoles sont larges, tirées vers l’extérieur par la gravité, ouvertes, gonflées.
Ses tétons ne pointent pas — ils se retirent légèrement vers l’intérieur.
Mais leur présence est indéniable.
Presque excessive.
Son ventre, doux, plein, se soulève à chaque souffle.
Ses hanches sont ouvertes.
Ses jambes, à demi repliées, offrent une vue claire sur la couture pâle du maillot.
Une bande de tissu, tendue, fine, dissimule à peine le sexe.
Mais les contours sont lisibles.
Précis.
Chaque relief du pubis, chaque ligne humide, chaque frontière nue entre la peau bronzée et la peau claire.
Elle est offerte.
Mais elle ne donne rien.
Il reste à genoux, entre ses pieds.
Son regard monte, lentement.
Des chevilles jusqu’aux genoux, des cuisses jusqu’à la naissance du tissu.
Il ne dépasse pas.
Il attend.
Solène l’observe, paresseusement.
Ses doigts jouent avec une mèche de ses cheveux.
Ses seins se soulèvent doucement.
Ses aréoles sont pleinement visibles.
Il sent son propre sexe tressaillir.
Elle murmure :
— Tu peux reprendre.
Il hésite.
Où ?
Comment ?
Ce n’est pas précisé.
Elle le sait.
Elle aime ça.
Il recommence par les pieds.
Ses mains, huilées à nouveau, glissent sur la plante de ses pieds, puis sur ses chevilles.
La peau y est plus fine, plus tendue.
Moins chaude.
Mais plus sensible.
Il continue.
Ses mains remontent sur les tibias, lentement.
Il ne presse pas.
Il effleure.
La lumière rend chaque détail plus visible.
Chaque poil léger, chaque veine en surface, chaque frisson de peau — rien ne lui échappe.
Mais tout lui échappe aussi.
Il ne possède rien de ce qu’il touche.
Il ne fait que servir, glisser, attendre.
Solène n’a pas bougé.
Ses jambes sont à demi repliées, ouvertes comme des ailes.
Le tissu entre ses cuisses est resté en place.
Tendu, presque cruel, il trace une ligne nette entre le droit et l’interdit.
Ses mains atteignent les genoux.
Il ralentit encore.
Pas parce qu’il doute — mais parce qu’il sent la chaleur changer.
La cuisse est différente.
Plus dense.
Plus intime.
Il ne sait pas s’il peut.
Il ne doit pas demander.
Il doit attendre.
Solène ne dit rien.
Elle ferme les yeux, et, dans ce silence, le monde devient plus lourd.
Alors, doucement, il approche.
Sa main flotte au-dessus de sa cuisse.
Il ne touche pas encore.
Une seconde.
Deux.
Puis, sans ouvrir les yeux, elle dit :
— Vas-y. Mais reste sur les côtés.
Le soulagement n’est pas un repos.
C’est une tension nouvelle.
Il commence.
Il contourne la cuisse, en suivant la ligne externe, là où le muscle se dessine doucement sous la chair.
Sa main épouse le galbe, s’adapte au relief.
Ses doigts ne pressent pas — ils accompagnent.
La peau est chaude, fine, vivante.
Son sexe réagit.
Il ne bande pas plus — il vibre.
C’est un tremblement silencieux, une réponse de tout le bas-ventre, une onde à peine contenue.
La lumière fait briller l’huile sur la cuisse.
Le reflet court jusqu’à l’aine, puis s’arrête contre la barrière du tissu.
Il évite cette ligne.
Il ne franchit pas.
Son autre main s’occupe de l’autre jambe, en miroir.
Le geste est lent.
Répété.
Rituel.
Cléa ne parle plus.
Elle est accroupie à quelques pas, les yeux rivés sur son sexe.
Elle observe, sans affect, sans sourire.
Elle voit le battement.
La perle de brillance à l’extrémité.
La tension de la peau.
Elle sait.
Ariane n’a pas bougé.
Toujours assise, toujours jambes croisées, toujours dans sa robe ouverte.
Mais maintenant, sa main repose sur son propre genou, doigts étalés, paume visible.
Un geste qui ne signifie rien — et donc, tout.
Lina n’a pas quitté sa place.
Son livre est toujours fermé.
Son regard est ailleurs.
Ou peut-être : partout.
Il termine les cuisses.
Il ne monte pas plus haut.
Il ne tente pas.
Il recule d’un demi-mètre.
Il reste à genoux.
Il ne sait pas s’il doit attendre, partir, ou rester là.
Solène entrouvre les yeux.
Elle le regarde.
Longuement.
Puis, lentement, elle relève une jambe.
Et la pose contre son épaule.
L’arrière du genou touche sa clavicule nue.
Sa poitrine est à peine plus haute que son regard.
Il ne bouge pas.
Elle ne dit rien.
La position n’est pas un ordre.
C’est une offrande ambiguë.
Ou une provocation.
La vulve, tendue sous le tissu, est maintenant tout près.
À moins de vingt centimètres de son visage.
Visible.
Délimitée.
Et pourtant inaccessible.
Il sent son souffle revenir plus fort.
Son sexe se dresse encore.
Mais il ne peut rien faire.
Il endure.
Alors Solène parle, enfin.
— Tu vas rester là. Juste comme ça. Jusqu’à ce que je dise.
Sa jambe ne bouge pas.
Son pied est posé sur son épaule nue.
Son sexe palpite à quelques centimètres de son visage.
Il respire son odeur.
L’huile. La sueur douce. Le tissu tiédi. La peau en dessous.
Tout est là.
Mais rien n’est donné.
Ariane se lève.
Elle avance.
Ses pieds nus glissent sur la pierre chaude.
Elle s’approche de lui, lentement.
Puis elle s’arrête à sa gauche.
Elle ne le regarde pas.
Elle regarde Solène.
Et dit, doucement :
— Tu ne vas pas le faire craquer trop tôt. Il vient à peine d’arriver.
Solène sourit.
Premier sourire.
Léger. Presque fatigué.
— Je le fais patienter. Pas craquer.
Ariane répond, sans attendre :
— Alors je prends le relais.
Un instant de flottement.
Solène ne dit rien.
Elle retire sa jambe.
Le pied glisse lentement de son épaule.
Il sent la chaleur disparaître.
L’air revenir.
Ariane tend la main.
Vers lui.
Elle ne le touche pas.
Elle désigne.
— Debout.
Il obéit.
Son sexe bat, fort, visible, impossible à cacher.
Ariane contourne, puis passe derrière lui.
Elle ne parle pas.
Il ne sait pas ce qu’elle va faire.
Mais il devine.
Il espère presque.
Et c’est ce désir, là, qu’elle vient chercher.
Sa voix, dans sa nuque, très bas :
— Avance.
Il fait un pas.
Elle murmure :
— Un autre.
Un autre.
Ils sont à l’ombre, maintenant.
Sous l’auvent.
Un courant d’air léger.
Un rideau bouge.
Puis :
— Stop.
Elle s’approche.
Très près.
Il la sent.
Sa chaleur. Son souffle. Sa densité.
Elle ne touche pas.
Elle évalue.
Puis un mot, un seul :
— Écarte.
Il comprend.
Il écarte les jambes.
Pas trop.
Mais assez.
Elle est derrière lui.
Il ne peut pas la voir.
Mais il sent.
Il bande.
Trop.
Tout son sexe vibre.
Il attend.
Il sait ce qui vient.
Ou croit le savoir.
Mais la main ne vient pas.
Pas encore.
il y a un an
Chapitre 1 – Corps solaires
Quatrième partie (et fin)
Il reste là, nu, droit, jambes légèrement écartées.
Son sexe est toujours dressé, battant, chargé.
Rien ne l’a effleuré. Et pourtant, il est au bord.
Ariane ne parle pas.
Elle est derrière lui. Il la sent plus qu’il ne la voit.
Son parfum — cire, ambre, chair tiède — flotte entre eux comme un manteau invisible.
Elle fait un pas.
Puis un autre.
Elle passe lentement à sa gauche, puis s’arrête devant lui.
Il baisse les yeux.
Pas par soumission.
Par peur de ce qu’il pourrait croiser.
Elle est là.
Debout.
Pleine.
Présente.
Un geste, à peine.
Elle détend les épaules.
Sa robe glisse.
Elle tombe sans bruit, sans théâtralité.
Juste un tissu qui cède à la gravité.
Comme une feuille tombée d’un arbre mûr.
Elle ne bouge pas.
Mais maintenant, elle est nue.
Et tout son corps devient une phrase lente.
Une phrase grave, sans point d’exclamation.
Ses seins sont immenses.
Pas en volume seul — en présence.
Ils s’ouvrent vers l’avant, larges, lourds, portés par la chair plus que par le muscle.
Ils pèsent sur son torse comme deux certitudes vivantes.
Ils oscillent légèrement, même lorsqu’elle est immobile.
Les aréoles, larges, foncées, presque brunes, semblent avoir été dessinées au pinceau sur la courbe pleine.
Aucune ligne nette.
Juste une expansion douce, veloutée, qui fond dans la peau.
Les tétons ne pointent pas.
Ils sont là, rentrés, discrets, mais lourds eux aussi — comme si même le désir avait du poids, chez elle.
Son ventre est un paysage.
Pas un ventre plat.
Un ventre plein, souple, vivant.
Il ne résiste pas — il accompagne.
Il bouge avec le souffle, doucement, comme un coussin tiède.
Ses hanches sont larges, très larges.
Non par excès, mais par architecture.
Elles donnent une structure à sa marche, une autorité à ses appuis.
Elles ne balancent pas : elles déplacent l’air.
Ses fesses sont profondes, étalées, puissantes.
Pas seulement rondes.
Denses.
Comme un socle.
Elles descendent bas, presque jusqu’au pli du haut de la cuisse, et leur peau est lisse, tendue sur la pulpe.
Ses cuisses, larges aussi, se frôlent quand elle marche.
Elles ne se heurtent pas — elles se connaissent.
Leur contact fait naître un bruit presque inaudible, mais lui, il l’entend.
Le son d’une chaleur contenue.
Et son sexe, nu, sans trace de maillot, apparaît sans aucun artifice.
Les lèvres sont épaisses, sombres, closes.
Elles ne disent rien.
Mais leur présence impose un silence.
Elle reste ainsi.
Nue.
Droit devant lui.
Les bras le long du corps.
Les seins au repos, mais toujours vivants.
La lumière les effleure, souligne l’ombre sous la courbe.
Le ventre se soulève, lentement.
Elle ne cherche pas à séduire.
Elle se donne à voir comme une réponse.
Et son corps est une réponse.
Entière.
Lente.
Pleine.
Il la regarde.
Il ne peut pas faire autrement.
Elle ne bouge pas.
Elle le fixe.
Pas dans les yeux.
Dans le front.
Comme si elle regardait à travers lui.
Puis elle parle.
Très lentement.
Très bas.
Mais chaque mot est un poids :
— Tu l’as trop regardée.
Il ne répond pas.
Elle avance d’un pas.
— Tu as bandé pour elle. Dès qu’elle s’est allongée. Dès qu’elle a parlé.
Elle est maintenant à quelques centimètres.
Son corps nu est là, juste devant lui.
Elle le domine d’un souffle.
Son sexe, à elle, est à hauteur de son torse.
Ses seins pèsent devant ses yeux.
Il bande toujours.
Elle incline légèrement la tête.
— Alors tu vas me regarder moi, maintenant.
Elle se tourne. Lentement.
De profil, puis de dos.
Et elle s’éloigne de quelques pas.
Il voit ses fesses, larges, pleines, mouvantes.
La lumière y glisse sans rebond.
Elles bougent avec lenteur, dans une majesté silencieuse.
Elle s’arrête.
Puis se retourne.
Et s’approche à nouveau.
Son ventre, son pubis, ses seins — tout est là, offert au regard.
Pas pour séduire.
Pour imposer.
Elle est très près maintenant.
Elle penche la tête.
— Dis-le.
Il ne comprend pas.
Elle répète :
— Dis-le. Dis que je suis plus belle qu’elle.
Il hésite.
Il tremble.
Il n’a jamais eu à dire.
Il doit dire.
— Vous êtes…
Il s’arrête.
Son cœur bat plus fort.
Elle attend.
Il reprend, plus bas :
— Vous êtes plus belle qu’elle.
Elle ne sourit pas.
Elle tourne autour de lui.
Très lentement.
Elle l’enveloppe de sa marche.
Elle fait le tour du pilier qu’il est devenu.
Puis, d’un geste net, elle lève la main.
Et lui donne une claque.
Sur la fesse droite.
Sèche. Précise. Parfaite.
Il ne bouge pas.
Mais son sexe tressaille.
Une pulsation nette.
Une goutte, peut-être, perle à son extrémité.
Elle l’a vue.
Elle passe devant lui.
Le regarde.
Enfin dans les yeux.
Et dit, très bas :
— Retourne au soleil.
Puis elle ramasse sa robe, sans se couvrir.
Elle marche, nue, vers l’ombre.
Il reste là, nu, tendu, battant.
Une marque rouge sur la fesse.
Une honte dans le ventre.
Une tension dans chaque veine.
Il n’a rien reçu.
Il a tout traversé.
Chapitre terminé.
il y a un an
Chapitre 2 — Application
Première partie
Il fait chaud. Pas lourd — chaud comme un tissu tendu sur une peau nue. La lumière vient d’un angle étrange, glissant entre les pans d’une tenture ivoire accrochée à la baie ouverte. Elle coupe l’air, mais pas le silence.
La chambre est presque vide : un lit très bas, un matelas ferme recouvert d’un drap en lin, froissé, mais clair. Au sol, des coussins. Des paniers de tissu. Un grand rideau s’agite doucement à droite, comme une voile lente.
Le protagoniste est là. Nu. Silencieux. Il ne sait pas pourquoi on l’a appelé, ni combien de temps il va rester. Il est entré quand la porte s’est ouverte. Il s’est placé où il pensait ne pas gêner : à deux pas du lit, debout, mains croisées dans le dos, jambes légèrement écartées. Son sexe est visible. Non tendu. Pas encore.
Sur le lit, Léa.
Allongée à plat ventre. Une chemise blanche — trop grande — à demi glissée sur son épaule gauche, ouverte dans le dos, et rien en dessous. Ses fesses sont nues. Pleines, douces, pâles. Le bas de son dos forme une courbe discrète qui s’élargit dans la lumière. Son ventre est plaqué contre le matelas, mais sa jambe gauche est pliée, genou haut, offrant une vue directe entre les cuisses. Il voit tout.
Sa respiration est calme. Mais son sexe est tendu.
Il ne l’a pas regardée entrer. Mais il a vu la chemise glisser.
Ses seins sont invisibles, écrasés contre le lit — mais il les imagine. Petits, fermes, mais avec ces tétons longs, presque pointés, qu’il a déjà entrevus, sans oser fixer. Il sait qu’ils sont là, contre le drap, pincés doucement, vibrants à chaque souffle.
Elle ne dit rien. Elle ne bouge pas.
Et alors qu’il commence à sentir son sexe se lever lentement, trahison progressive, Ysé entre.
Elle ne frappe pas. Elle ne parle pas.
Elle porte un t-shirt gris clair, trop grand, visiblement sans rien dessous. Il s’arrête au haut des cuisses, découvrant l’arrondi charnu de ses jambes. À chaque pas, le tissu colle, puis se décolle, révélant une culotte blanche, mince, humide par transparence. Elle ne la tire pas. Elle ne la cache pas. Elle l’a mise pour être vue.
Ses cheveux blonds, presque blancs, sont emmêlés. Ils tombent en rideau sur ses seins, masquant partiellement un mamelon énorme — roux, presque grotesque de contraste, sur une poitrine encore jeune, presque sage.
Elle s’avance.
Il bande. Cette fois, clairement.
Ysé s’arrête à moins d’un mètre. Elle ne le regarde pas en face. Elle fixe son sexe. Longuement. Puis elle penche la tête.
Le t-shirt s’ouvre. Elle ne le tient pas. Le tissu glisse à gauche, montrant l’autre sein — plus petit peut-être, mais les aréoles sont identiques. Trop grandes. Trop visibles. Trop brunes. Son ventre est encore couvert, mais elle ne tient plus rien. Le t-shirt est une absence.
Elle ne dit rien. Elle se tourne vers Léa.
— Elle dort ?
Le protagoniste ne répond pas. Il n’a pas le droit.
Mais Léa, elle, ouvre les yeux.
Sans un mot, elle tourne légèrement la tête vers eux. Son menton se cale sur le côté. Elle voit Ysé. Puis lui. Puis elle referme les yeux. Sa jambe reste pliée.
Ysé grimpe sur le lit, genoux écartés, à califourchon au niveau des mollets de Léa. Elle remonte doucement, un genou après l’autre. Son sexe est à hauteur de la fesse gauche de Léa, presque en contact, à travers la culotte humide. Puis elle se penche. Ses seins pendent légèrement — pas par mollesse, mais par effet de gravité brutale. Le poids est réel. Visible. Ils se balancent à peine.
Et elle commence à déboutonner la chemise de Léa. Un à un. Lentement. Jusqu’à ce que le tissu s’écarte. Les omoplates apparaissent, puis le creux du dos, puis les flancs. Léa ne réagit pas. Mais son souffle change.
Le protagoniste ne bouge pas. Il voit.
Son sexe est maintenant dressé. Fort. Palpitant. Une veine s’est gonflée sur le côté gauche. Une perle est apparue, très fine. Il ne bouge pas.
Ysé se penche encore.
Elle passe ses doigts dans le dos de Léa. De haut en bas. Puis elle pose ses deux mains, ouvertes, sur les hanches. Et elle descend lentement. Les pouces longent la ligne externe des fesses, jusqu’au creux. Les mains s’arrêtent là. Elle appuie. Léa cambre très légèrement.
La chemise glisse sur le lit.
Ysé est maintenant presque à plat sur elle. Ses seins touchent les reins de Léa. Ses tétons, larges, foncés, s’écrasent contre la peau pâle. Elle pose la joue sur son omoplate.
Et elle reste là.
Le protagoniste bande toujours. Debout, nu, visible, il tremble presque.
Il regarde. Il ne sait pas s’il doit détourner les yeux. Mais il n’a pas d’ordre. Il reste. Il endure.
Puis, lentement, Léa se retourne.
Ysé se relève pour la laisser faire. Elle recule un peu sur le lit. Léa se tourne, jambes pliées, puis allongées. Elle est entièrement nue.
Ses seins sont petits, fermes, mais les tétons sont là — longs, pointés, violemment visibles sous la lumière tamisée. Son ventre est lisse. Ses jambes ouvertes sans y penser. Sa vulve est visible. Lisse. Humide peut-être.
Ysé est à genoux à côté. Elle glisse une main sur le flanc gauche de Léa, puis sur son ventre. Et sans mot, elle passe deux doigts sous l’élastique de sa propre culotte.
Le protagoniste sent son sexe battre. Il ne respire plus normalement.
Et c’est là que Maïa entre.
il y a un an
Chapitre 2 — Application
Deuxième partie
Maïa n’entre pas.
Elle s’avance.
Il ne l’a pas entendue. Personne ne l’a vue venir. La tenture de la porte s’écarte sans bruit. Et elle est là.
Elle ne parle pas.
Elle ne porte rien — ou presque. Une robe en lin, très fine, couleur sable, qui ne retient rien, dont la fente centrale s’ouvre à chaque pas, dévoilant alternativement une cuisse large, une hanche dense, ou plus bas, par moments, la base même de son ventre. Il n’y a ni culotte, ni sous-vêtement. Seulement son corps. Offert sous le tissu.
Elle avance. Ses cheveux roux foncés tombent sur ses épaules, comme une masse chaude, retenue derrière une oreille, sans effort. Chaque pas fait bouger sa poitrine. Lourde. Imposante. Vivante.
Ses seins ne tiennent pas. Ils pèsent. Ils vibrent.
Le protagoniste les regarde.
Il ne veut pas. Mais il ne peut pas ne pas les voir.
Chaque pas de Maïa fait osciller lentement ses seins sous la robe. Non par coquetterie — par évidence. Ils ne sont pas retenus. Ils tombent vers le bas, vers l’avant, dans une lenteur solennelle. Le tissu les accompagne, puis se tend contre eux, puis les laisse retomber. Et quand elle s'arrête, face à lui, à deux mètres, un souffle de vent plaque la robe contre son corps.
Ses aréoles sont visibles.
Immenses. Pleines. D’un brun doux, très large, presque géographique. On ne voit pas les tétons. Ils sont aplatis, retenus. Mais on sait qu’ils sont là, tapis sous la peau, prêts à émerger si le souffle change.
Maïa le regarde. Pas dans les yeux. Pas encore.
Elle regarde son sexe.
Il bande. Fort. Palpitant. Une perle est revenue, brillante à la pointe. Il n’a rien fait. Il est là. Visible. Nu. Et elle le regarde comme on lit une jauge. Rien d’autre.
Puis elle parle. Une seule phrase.
— Reste comme tu es.
Il ne bouge pas.
Elle contourne lentement le lit. Léa est allongée, nue, jambes légèrement repliées, seins exposés. Ysé est à genoux à côté, une main toujours dans sa culotte, l’autre sur le ventre de Léa.
Maïa ne commente pas. Elle s’assoit.
Pas sur le lit. Sur le bord du matelas. Face à lui.
Sa robe remonte légèrement. Ses cuisses s’écartent. Le tissu s’ouvre, sans excès, mais sans retour. Elle ne le replace pas. Elle ne se protège pas.
Son sexe est là.
Non montré. Existant. Une fente dense, entourée de peau plus foncée. Il ne voit pas tout — mais il sait. Il sent l’humidité, la chaleur, même à distance. Son visage est à peine plus haut que la ligne de ses genoux. Si elle écarte, même légèrement, il verra tout.
Mais elle ne le fait pas.
Elle reste là. Assise. Silencieuse. Ses seins sont calés contre son ventre. Ils reposent. Il les voit bouger à peine quand elle respire — comme deux masses pleines, tirées par leur propre poids, soulevées lentement par l’air qui entre.
Puis elle lève la main.
Pas vers lui. Vers Ysé.
— Viens ici.
Ysé se retourne. Ses doigts ressortent de sa culotte. Elle ne dit rien. Elle obéit. Elle descend du lit. Elle marche nue vers Maïa. Le t-shirt a glissé. Il pend à un seul bras, découvrant tout le côté gauche de son corps. Seins découverts, ventre offert, culotte mouillée.
Elle s’arrête devant Maïa.
Elles sont très proches.
Et Maïa tend les bras.
Elle ne la touche pas. Pas encore.
Elle pose simplement les mains sur ses hanches. Puis elle la tire lentement vers elle. Et elle la fait asseoir. Sur ses cuisses. Face à lui.
Le t-shirt glisse au sol. Ysé est nue, en culotte.
Le sexe du protagoniste tressaute.
Elle est à quelques mètres. Mais il voit tout. La culotte est trempée. Elle colle entre les lèvres. Le tissu est blanc, devenu translucide. Il voit le contour de la chair en dessous. Il voit le pli, la ligne verticale, le cœur presque ouvert.
Et Maïa… ne regarde que lui.
Elle pose ses seins contre le dos de Ysé. Un contact lent, doux, mais réel. Il les voit s’écraser. Ils s’écartent. Un à gauche, un à droite. Leurs aréoles sont étalées. Leurs formes se modifient à chaque respiration.
Elle ne fait rien d’autre.
Elle la garde contre elle.
Elle murmure, mais pas à lui. À Ysé. Trop bas pour qu’il entende. Mais il voit la bouche bouger. Et il voit les paupières de Ysé se fermer lentement.
Et son sexe à lui… bouge.
Il bande déjà. Mais là, il pulse. Il se redresse encore, par à-coups. La peau est tendue. Les veines saillantes. Une brillance humide court maintenant le long du prépuce. Il n’a rien fait. Mais il dégouline.
Et Maïa voit.
Ses yeux glissent lentement de son visage à son sexe.
Et elle dit :
— Tu vas rester comme ça.
Elle ne précise pas combien de temps. Elle ne dit pas pourquoi. Mais il comprend. Ce n’est pas une punition. C’est une tension. Une attente.
Et dans ses bras, Ysé écarte les cuisses.
il y a un an
Chapitre 2 — Application
Troisième partie
Ysé n’ouvre pas les yeux.
Mais ses cuisses, elles, oui.
Assise sur les genoux de Maïa, elle laisse son bassin glisser en arrière, s’appuie à demi sur le ventre chaud de la femme derrière elle. Les seins de Maïa se déplacent lentement avec le mouvement : ils s’écrasent un instant contre ses omoplates, puis glissent de chaque côté, lourds, larges, luisants à la lumière rasante.
Ils tombent. Ils débordent.
Chaque aréole se tend légèrement dans le contact. Aucune érection du téton — juste une densité nouvelle, une tension à peine visible, comme une nappe qui se soulève sous le vent.
Ysé écarte encore un peu les jambes.
Elle ne cherche pas à offrir. Elle laisse faire.
Ses genoux s’écartent simplement, par gravité, et le tissu de sa culotte suit. Il se tend sur les côtés. Il colle au centre. Et là, face à lui, à quelques mètres à peine, il voit clairement la ligne de son sexe, moulé dans la matière blanche.
Il ne respire plus.
Son sexe, déjà dur, bouge. Il pulse. Il tressaille. Une nouvelle perle se forme, lente, brillante, et descend très lentement, au rythme de son souffle trop court.
Et Maïa, elle, ne dit rien.
Elle tient Ysé contre elle. Ses bras sont passés autour de sa taille. Elle n’agit pas. Elle maintient. Comme un instrument posé contre son ventre. Comme une offrande contenue.
Le protagoniste reste debout.
Nu. Visible. Bandé.
Il est un axe, une colonne vivante de tension. Il ne peut ni se cacher, ni se soustraire. Il est vu. Il est lu. Et tout dans sa posture — jambes écartées, mains dans le dos, poitrine soulevée par le souffle — trahit ce qu’il endure.
Et alors, Léa bouge.
Elle n’a pas quitté le lit. Mais elle s’est redressée à demi, posée sur un coude. Son autre main glisse doucement sur son propre ventre. Elle regarde la scène. Elle regarde Ysé. Puis elle le regarde, lui.
Leurs regards se croisent.
Et là, elle parle. Une seule phrase. Molle. Nonchalante.
— Tu bandes, hein ?
Il ne répond pas. Il ne peut pas.
Mais son sexe bouge en réaction. Un tressautement. Un frémissement involontaire. Il sait qu’ils ont vu.
Maïa, alors, lève une main.
Elle glisse un doigt sous l’élastique de la culotte d’Ysé. Très lentement. Elle ne tire pas. Elle entre. À peine.
Le tissu se soulève d’un côté. Il voit. Il voit la chair, sombre, brillante, qui apparaît sous le tissu tiré. Il ne voit pas tout. Mais ce qu’il voit suffit.
Son sexe bouge à nouveau. Une contraction involontaire. Et cette fois, la perle coule jusqu’à la moitié de sa hampe.
Et Maïa, sans tourner la tête, murmure :
— C’est joli, quand ça brille.
Il baisse les yeux.
Mais il ne peut pas rester longtemps dans cette fuite. Parce que maintenant, Ysé se redresse un peu. Elle se soulève du giron de Maïa, à peine, juste assez pour laisser le tissu se tendre à nouveau sur son sexe.
Elle le regarde. En face.
Ses yeux sont calmes. Mais ses joues sont rouges. Et son souffle est court.
Elle pose une main sur sa propre cuisse, puis glisse deux doigts sous l’élastique. Non par provocation. Par besoin.
Elle entrouvre le tissu.
Et elle lui montre.
Une fente humide. Vibrante. Le tissu blanc collé sur le côté. Les lèvres visibles. Ouvertes. Un peu de luisance. Rien de frontal. Mais tout y est.
Et lui, il bande. Encore. Sans pouvoir faire autre chose.
Et Maïa, derrière elle, sourit à peine.
Elle pose les deux mains sur les cuisses d’Ysé, et les maintient écartées.
Elle ne fait rien d’autre. Elle ne touche pas le sexe. Elle ne caresse pas. Elle expose. C’est tout.
Et le protagoniste… ne sait plus comment respirer.
Ses jambes tremblent. Son sexe est si tendu que la peau semble sur le point de céder. Il sent chaque battement de son cœur dans son gland. Il sent la honte monter, avec la sueur. Il sent le poids de leur regard sur son excitation.
Et Léa dit doucement :
— T’as pas le droit, hein ?
Silence.
Il ne répond pas. Mais ils savent.
Il n’a pas le droit. De toucher. De jouir. De demander.
Et pourtant, tout en lui appelle. Tout son corps crie.
Maïa se lève.
Elle soulève doucement Ysé, l’aide à se relever.
Ses seins, à elle, basculent en avant. Ils bougent avec lenteur, suivant le rythme imposé par la gravité. Une onde discrète passe de la base jusqu’au téton. Les aréoles vibrent, se déplacent, s’étalent, se replacent.
Et puis elle s’avance.
Vers lui.
il y a un an
Chapitre 2 — Application
Quatrième partie
Maïa s’avance.
Lentement.
Chaque pas fait bouger sa robe — ce lin lourd, fendu sur le côté, qui s’écarte puis revient, dévoile puis recouvre. Elle ne le tient pas. Elle ne le dirige pas. Elle laisse le tissu vivre. Et le tissu montre tout.
Sa cuisse gauche apparaît d’abord, large, ferme, légèrement marquée par la position assise. Puis la droite. À mesure qu’elle avance, la robe s’ouvre un peu plus. Le vent léger soulève un pan. Et, un instant, il voit son sexe.
Il ne l’a jamais vu. Pas vraiment. Pas comme ça.
Une fente sombre, dense, ourlée d’un duvet cuivré. Une peau plus foncée, tirée entre deux cuisses pleines. Le mouvement de la marche fait que tout s’ouvre — puis se referme. Comme un battement lent. Comme une menace.
Il bande encore. Et son sexe devient douloureux.
Elle arrive à un mètre. Elle ne s’arrête pas. Elle entre dans sa zone. Elle est là. Tout près. Son souffle le frôle. Ses seins sont à hauteur de son sternum. Il ne regarde pas directement. Il essaie. Mais c’est impossible.
Ils sont là.
Immenses.
Ils pendent avec autorité. Pas de mollesse — une gravité assumée. Les aréoles sont larges, presque ovales. D’un brun rosé très doux, mais tendu. La peau semble chargée, comme gorgée. Le téton droit est à demi visible sous le tissu. Il semble prêt à émerger. À percer.
Et elle dit, tout bas :
— Tu tiens bien.
Il ne répond pas.
Mais son sexe trahit. Il bouge. Il bat. Encore. Il luit.
Elle tourne autour de lui.
Son pas est lent. Pas une démarche féline. Pas une parade. Une pesée.
Elle est derrière lui.
Il sent son souffle dans son dos. Le tissu de sa robe le frôle à peine, comme un effleurement fantôme. Il sent, sur sa nuque, la chaleur d’une peau proche. Elle ne parle pas. Il ne sait pas ce qu’elle va faire.
Puis, elle murmure :
— Tu vas t’agenouiller.
Il obéit.
Il plie les jambes. Lentement. Il pose un genou, puis l’autre. Son sexe, dressé, pointe droit devant, plus bas que sa poitrine maintenant. Il garde le dos droit. Les mains derrière le dos.
Il est nu. Offert. À hauteur de bassin.
Et Maïa revient devant lui.
Elle s’assoit.
Sur une chaise basse, tout près.
Ses genoux sont écartés. La robe remonte. Elle ne la retient pas.
Il voit.
Son sexe est là. Dense. Humide. Entre les cuisses larges, ouvertes. Il est à cinquante centimètres. L’odeur arrive. Discrète. Salée. Il baisse les yeux. Il voit tout : les lèvres, légèrement entrouvertes ; la peau sombre, lisse ; un pli plus humide, au centre.
Et ses seins — oh, ses seins.
Ils sont là, posés, reposés. Ils se sont étalés sur son ventre. Les aréoles s’écrasent légèrement. Leurs bords frémissent à chaque respiration. Les tétons ne pointent pas. Ils s’étalent. Présents. Vivants.
Elle ne dit rien.
Elle ne touche pas.
Elle l’observe.
Il reste là. Agenouillé. Dressé. Bouillant.
Et alors, doucement, elle ouvre davantage les jambes.
Son sexe se déploie.
Ce n’est pas une offrande. C’est un verdict.
Il ne bouge pas. Mais il tremble.
Et Maïa dit enfin :
— Tu vas rester là, jusqu’à ce que je décide.
— Tu vas tout regarder.
— Et tu ne jouiras pas.
Il ferme les yeux un instant. Mais elle ajoute :
— Non. Ouvre.
Il les ouvre.
Il regarde.
Il voit son sexe, gonflé, luisant, ouvert.
Il voit ses seins, lourds, vibrants à peine.
Il voit ses cuisses, vastes, tièdes, vivantes.
Et il bande. Si fort que la douleur revient. Une veine court de la base au sommet. Une goutte coule lentement. Il ne l’essuie pas. Il n’en a pas le droit.
Et Maïa ?
Maïa croise les bras sous sa poitrine. Elle les remonte. Elle pousse légèrement les seins en avant. Les aréoles se tendent. Une vague lente. Une ascension silencieuse.
Elle ne le regarde pas dans les yeux.
Elle fixe son sexe.
Longtemps.
Puis, sans un mot, elle glisse une main entre ses propres cuisses. Très doucement. Un seul doigt. Elle caresse l’entrée. Rien de plus.
Et lui, il voit.
Il ne fait rien. Il ne dit rien. Mais il bande à l’extrême. Son sexe bat. Son cœur tape dans sa gorge. Il se sent sur le point d’exploser.
Et Maïa murmure, presque inaudible :
— Tu vas tenir.
Elle retire sa main. S’essuie du bout des doigts sur sa propre cuisse. Et elle reste là. Ouverte. Muette. Présente.
Il bande. Et il endure.
il y a un an
Chapitre 2 — Application
Cinquieme partie (et fin)
Le temps s’est figé. Il n’y a plus de mouvement. Plus de parole.
Le seul son est celui du vent, dehors, dans les feuillages. Il entre à peine, par la baie entrouverte, caresse le drap au sol, fait frémir les bords de la robe de Maïa.
Elle est toujours assise. Devant lui. Écartée.
Ses jambes n’ont pas bougé.
Ses seins sont toujours posés.
Mais son sexe, lui… s’est modifié.
Lui, il le voit. Il le sent. Ce n’est pas une image crue. C’est une évidence.
Une brillance plus nette entre les lèvres. Une ouverture à peine plus prononcée. Un pouls peut-être — ou alors, c’est le sien qu’il projette dans cette vision.
Il est à genoux. Son sexe est dressé, tremblant. Une ligne humide s’étire le long de sa hampe. Il ne sait pas combien de temps il a tenu cette position. Il ne sait pas combien de temps encore il pourra la maintenir.
Maïa ne le regarde pas dans les yeux.
Elle regarde son sexe. Constamment.
Et c’est là que Léa revient dans le champ.
Elle s’est approchée à pas nus, depuis le lit. Nue. Décontractée. Ses jambes sont fines, ses hanches encore indécises. Mais elle marche avec une absence de doute, comme si son corps ne savait pas encore ce qu’il déclenche — et que c’était précisément ce qui le rendait insoutenable.
Elle s’arrête à sa gauche.
Elle regarde Maïa, puis regarde lui. Puis elle baisse les yeux. Longuement.
Elle voit son sexe.
Elle le fixe.
Et elle dit, très doucement, comme un soupir :
— Tu brilles encore…
Puis elle s’accroupit.
À côté de lui. Presque contre lui. Sa cuisse frôle la sienne. Elle ne le touche pas. Mais il sent la chaleur. Il sent sa peau. Il sent sa proximité comme une claque lente.
Et alors, elle pose une main sur son propre genou.
Puis elle glisse deux doigts vers son sexe.
Elle s’effleure. Sans gêne. Sans hâte.
Puis elle dit :
— Moi aussi, je crois.
Ysé revient aussi.
Debout. Nue. La culotte à la main. Elle l’a retirée. Elle la tient du bout des doigts. Trempée.
Elle ne la jette pas. Elle ne la cache pas.
Elle s’approche, et la laisse tomber. À ses pieds.
Le tissu humide touche le sol dans un bruit presque inaudible. Mais il le sent. Il le ressent.
Et Ysé, penchée, dit tout bas :
— Tu pourrais t’en servir. Mais t’as pas le droit.
Il bande plus fort. Encore. Et cette fois, il sent la défaite monter.
Son sexe pulse, tendu à l’extrême. Il n’a pas bougé. Il n’a pas touché. Mais le désir est monté trop haut. Trop longtemps. Une contraction. Puis une autre.
Et Maïa, enfin, lève la main.
Elle lève deux doigts.
Puis elle dit :
— Stop.
Il ferme les yeux.
Il ne jouit pas.
Mais il tremble.
Le sperme est remonté. Il a retenu. Son corps bat.
L’orgasme est suspendu. Non déclenché. Refoulé.
Et c’est là, là seulement, que Maïa se lève.
Ses seins suivent. Ils oscillent lentement, comme deux poids doux. Ses aréoles sont gonflées, larges, presque brillantes. Les tétons n’ont pas durci — mais leur densité est palpable. Ils semblent pleins de ce qu’ils ont retenu.
Elle avance.
Puis elle passe derrière lui.
Il ne la voit plus. Il sent.
Sa main, alors, se pose sur son épaule. Lourde. Présente. Puis elle glisse.
Et sans prévenir, elle écarte doucement ses fesses.
Un doigt. Lent. Entre les plis.
Pas pénétrant. Pas encore. Juste là, posé sur l’orée. Au centre exact.
Il retient son souffle. Son sexe bouge. Mais il ne peut pas aller plus loin.
Le doigt reste. Il appuie. Il ne pénètre pas. Il insiste.
C’est une pression. Un centre. Un rappel.
Et Maïa dit, tout près de son oreille :
— C’est là que ça monte, hein ?
Il ne répond pas. Il le sait. Elle le sait. Le doigt ne bouge pas.
Puis il glisse. Une lente caresse, entre les fesses. Jusqu’à la base de son sexe.
Et elle le laisse là.
Puis s’éloigne.
Le doigt s’en va.
La chaleur disparaît.
Les femmes ne parlent plus.
Ysé ramasse sa culotte.
Léa se redresse, sans le regarder.
Et Maïa, déjà à la porte, dit une seule phrase :
— Tu ne jouiras pas aujourd’hui.
Puis elle disparaît.
La tension ne se résout pas.
Elle se grave.
Il reste à genoux, nu, bandé, seul.
Le sperme ne coule pas.
Mais son cœur tape.
Il ne sait pas quand on viendra le relever.
Il ne sait pas combien de temps il restera là.
Mais il sait qu’elles reviendront.
Et lui, il sera là.
Encore.
Chapitre 3 :
il y a un an
Proprio
1 an
La Villa
L’histoire se passe dans une maison de vacances privée, une sorte de club discret et sélectif, réservé exclusivement à des femmes. Un seul homme y est toléré — le protagoniste. Il est nu en permanence. Il n’a pas le droit de toucher, ni de parler sans y être invité. Son rôle est de servir : apporter des boissons, appliquer de la crème, observer.
Les femmes, elles, sont pulpeuses, sensuelles, décomplexées, et aiment se montrer. Elles bronzent nues autour de la piscine, se déplacent dans la maison avec lenteur, se touchent parfois entre elles, ou se caressent nonchalamment — toujours en se sachant regardées.
La règle centrale est celle-ci : le regard est autorisé, le contact est interdit — sauf s’il vient d’elles ou si elles lui demandent, par exemple pour leur mettre de la crème solaire.
Le plaisir est un outil de pouvoir, la frustration un terrain de jeu.
Sommaire
Chapitre 1 - Corps solaires :
Chapitre 2 - Application :
Chapitre 3 - L’eau qui glisse :
Chapitre 4 - Le bureau de la directrice :
Chapitre 1 – Corps solaires
Première partie
Le silence est organique, presque liquide.
Un silence de chaleur, de pierre tiède, de lumière étale sur des peaux qui ne se cachent pas.
Ici, rien ne crie. Rien ne presse.
Il est debout, nu.
Le sol sous ses pieds est lisse, légèrement rugueux. Une terrasse claire, inondée de soleil, bordée d’un muret bas d’où s’échappent quelques fleurs aux tiges fines, battues paresseusement par le vent.
Il ne regarde pas les fleurs.
Il regarde plus loin.
Elles sont là.
Elles bronzent.
Elles ne sont que quatre aujourd’hui, autour de la piscine.
Eparses, allongées, repliées, ouvertes. Chacune occupe son territoire, non par autorité, mais par évidence.
Leurs corps captent la lumière avec une indolence presque féline.
Leur peau est nue, ou presque.
Le tissu est rare, et là où il existe encore, il semble trop léger pour couvrir quoi que ce soit. Il dessine plus qu’il ne cache. Il souligne. Il suggère. Il ment, doucement.
Le bruit de l’eau est faible. Juste un clapotis discret, une respiration lente contre les margelles.
Il bande.
Déjà.
Pas par surprise.
Mais par nécessité.
Son sexe est tendu, lourd, doucement palpitant — et il le sait.
Elles le savent aussi.
Il reste debout. Immobile.
À une distance précise, calculée. Ni trop près, ni trop loin.
Juste assez pour qu’elles le voient.
Juste assez pour qu’il voie.
Il ne parle pas.
Il n’a pas été invité.
Solène est la première qu’il regarde vraiment.
Allongée sur le ventre, presque nue, sauf une bande de tissu brun qui s’enfonce dans la raie de ses fesses.
Ce n’est pas un maillot. C’est une intention.
Ses seins s’écrasent doucement contre le matelas de toile, visibles sur les côtés, débordant sous elle comme une chair calme.
Son dos est courbe.
Ses jambes écartées, l’une fléchie.
Elle ne bouge pas.
Mais tout son corps respire.
La peau de ses fesses, large, claire, vivante, capte la lumière comme un drap étendu.
Entre ses cuisses, une bande de peau plus pâle, visible, tenue par la découpe précise du tissu.
Le bronzage a laissé des marques nettes, des lignes.
Elles racontent ce qu’elle a couvert. Ce qu’elle a montré. Ce qu’elle n’a pas encore donné.
Son sexe tressaille.
Pas un mouvement volontaire.
Un battement.
Une oscillation.
Une réaction.
Il baisse les yeux. Trop tard.
Solène tourne doucement la tête.
Ses cheveux s’étalent autour d’elle comme une vague.
Elle ne sourit pas.
Mais son regard dit tout.
— Tu peux approcher.
Sa voix est lente, pâteuse.
Il obéit.
Il avance.
À sa droite, Cléa passe. Nue, presque. Un minuscule short blanc, trempé par l’eau, colle à sa peau.
Le tissu devient presque translucide entre ses jambes.
On devine, par en-dessous, le pli, le relief, l’humidité.
Elle ne s’arrête pas.
Elle jette un regard vers son sexe, tendu, visible, puis hausse un sourcil.
— T’as à peine commencé.
Elle continue sa marche. Il ne répond pas.
Elle disparaît dans la maison.
Mais la tension, elle, est là.
Solène ne s’est pas relevée.
Elle reste allongée, offerte au soleil.
Mais elle l’a autorisé.
Il s’agenouille, lentement, à côté d’elle.
Sur le dallage brûlant, ses genoux marquent, un instant.
Il sent la chaleur remonter dans ses cuisses.
Il bande encore plus fort.
Elle tend le bras, sans le regarder, vers une petite bouteille.
L’huile solaire est tiède.
Elle la laisse à portée.
Il comprend.
Il ne dit rien. Il ne touche pas encore.
Il verse quelques gouttes dans sa main.
Il attend.
Son cœur bat fort.
Solène, toujours sans un mot, replie légèrement la jambe.
Offre-t-elle ?
Laisse-t-elle faire ?
Elle souffle enfin :
— Commence par le dos. Lentement.
Il approche.
Sa main, huilée, tremble un peu.
Il effleure sa peau, juste sous l’omoplate.
La chaleur de son corps mêlée à celle du soleil est presque trop intense.
Il descend.
Son geste est lent.
Technique.
Il suit l’arête de la colonne, puis s’écarte, épouse la courbe du flanc, évite soigneusement la hanche.
Il ne sait pas encore s’il pourra aller plus bas.
Son sexe, toujours tendu, projette une ombre sur la pierre.
Solène l’a vu.
Elle ne dit rien.
Il continue.
Son autre main appuie maintenant, avec plus de présence.
La chair de son dos ondule légèrement sous la pression.
Elle ne bouge pas.
Plus loin, Lina est assise.
Droite. Nue.
Un livre sur les genoux, mais fermé.
Elle regarde.
Pas lui.
Solène.
Elle évalue.
Il sent son regard sans l’avoir reçu.
C’est une présence. Un tranchant.
Lina ne parle pas.
Mais si elle s’approche, ce sera pour agir.
Il redouble d’attention.
Il approche de la limite.
Le creux des reins.
Là où la peau devient plus douce, plus concave.
Il ralentit.
Il suspend sa main.
La fente entre les fesses est visible. Le tissu est là, mais ténu, inexistant.
Il tremble.
Solène ne dit rien.
Mais elle cambre légèrement.
Ce geste suffit.
— Tu peux, murmure-t-elle.
Son doigt descend. Lentement.
Il effleure les bords du tissu, sans jamais le franchir.
Il huile la peau autour.
Il sent la chaleur sous ses doigts.
Il sent la tension dans son ventre.
Il est au bord.
Son sexe bat, plus fort.
Il se sait vu.
Il se sait lu.
Et elle, étendue, immobile, est presque plus nue dans son silence que dans sa chair.
j'ai absolument rien lu
il y a un an
Chapitre 3 — L’eau qui glisse
Première partie
Le plateau est tiède sous ses mains. Il le porte sans trembler. Deux verres posés sur un linge blanc, humides de condensation. L’eau glisse lentement sur le métal. Chaque pas fait tinter discrètement la glace.
Il est nu, comme toujours.
Son sexe est au repos — presque.
Mais déjà, dans l’air chaud, sous le soleil blanc, une tension diffuse monte le long de ses cuisses. Rien de violent. Rien d’évident.
Juste ce balancement lent, discret, au fil du pas.
Une présence.
Devant lui, la piscine s’ouvre.
L’eau est très claire. Immobile. Pas tout à fait plate — lissée par un souffle léger qui froisse à peine la surface. Elle ne fait pas de bruit.
Elle respire.
Solène est là.
Allongée sur une chaise basse, sous une toile tendue entre deux piliers. Demi-ombre. Pas pour se cacher — pour doser.
Elle est nue. Pas entièrement. Un tissu fin couvre à moitié ses cuisses, glissé au hasard, remonté par le vent. Son ventre est nu. Ses seins sont visibles. Énormes. Offerts à la lumière rasante.
Ils s’étalent latéralement, comme deux poids chauds. Les aréoles sont larges, bronzées, tendues par l’angle de son corps. Les tétons sont souples, non durs, mais saillants. Elle ne les touche pas. Elle ne les couvre pas. Elle les expose au hasard, avec l’indolence d’un animal qui dort sans se protéger.
Sa main repose sur son ventre. L’autre pend au sol.
Elle ne bouge pas quand il arrive.
Elle le voit. Elle ne dit rien.
Elle ouvre un œil. Puis le referme.
Il déglutit. Il avance.
À gauche, une traînée d’eau. Des gouttes. Une trace fraîche sur la pierre.
Ariane est dans le bassin.
Il l’aperçoit. Elle nage lentement, sans force. Une brasse lente. Sa nuque reste toujours hors de l’eau. Ses cheveux, relevés, tombent comme un fagot blond cendré. Sa robe n’est plus là.
Elle porte un maillot très fin. Une seule pièce, d’un blanc cassé, presque invisible une fois mouillé. Il s’accroche à sa peau. Il épouse chaque ligne.
Ses fesses, sous l’eau, sont visibles par transparence. Deux masses pleines, oscillantes, qui avancent à rythme égal. Quand elle remonte, il verra tout.
Il bande légèrement.
Rien de violent.
Mais son sexe, visible, commence à se tendre.
Il s’arrête au bord du bassin. Il pose le plateau sur une petite table. Les verres brillent.
— Merci, dit Solène, sans ouvrir les yeux.
Elle tend une main molle.
Il lui donne le verre.
Leurs doigts se frôlent.
Il sent sa chaleur. Il sent l’humidité de sa paume.
Elle ne le regarde pas.
Mais elle sait.
Elle boit une gorgée, puis repose le verre.
— L’autre, pose-le là-bas.
Elle ne montre rien. Elle ne précise pas. Mais il comprend.
Il prend le deuxième verre.
Et c’est à ce moment-là qu’Ariane sort de l’eau.
Ses épaules d’abord. Puis ses clavicules.
Et ses seins.
Lourds. Gonflés par l’eau. Le maillot les plaque sans les contenir. Les aréoles sont visibles. Très larges. Très foncées.
Elle monte encore, le torse dégoulinant. Le tissu colle. Chaque pas de bras fait osciller la masse des seins, puis les stabilise.
Elle s’assied sur la margelle, jambes encore dans l’eau. Et là, alors seulement, ses fesses se posent. Mouillées. Pleines.
Et tout en elle retombe lentement.
Ses seins s’étalent légèrement sur son ventre, puis se replacent en masse. Chaque aréole s’élargit à la chaleur. La peau frémit. Elle ne cache rien.
Il bande plus fort.
Son sexe se dresse, clairement.
Visible.
Une pulsation lente, douloureuse.
Il ne fait rien.
Il pose le verre là où il pense qu’elle le prendra.
Mais elle ne le regarde pas.
Elle laisse l’eau goutter sur ses cuisses.
Et reste là.
Assise.
Visible.
Silencieuse.
il y a un an
Chapitre 3 — L’eau qui glisse
Deuxième partie
Ariane reste assise sur la margelle, jambes dans l’eau.
Le soleil glisse lentement sur sa peau.
Son maillot, encore trempé, colle à ses hanches, mais le tissu commence à sécher. Il pâlit par endroits, se tend. Chaque seconde le rend plus transparent.
Elle baisse les yeux. Elle ne le regarde pas.
Mais elle a vu.
Son sexe, dressé, palpite à deux mètres d’elle. Rien ne l’a provoqué — ou plutôt si : elle, sans geste, sans mot. Le corps seul. Le passage de l’eau à l’air.
Elle ne sourit pas. Elle ne détourne pas. Elle garde le visage neutre, mais ses joues, très légèrement, prennent une teinte plus chaude. Une rougeur de soleil, ou de trouble. On ne sait pas.
Elle lève une main, lentement, et essore ses cheveux.
La tête penchée. La poitrine bascule.
Ses seins oscillent.
Le maillot ne les tient pas. Le tissu glisse légèrement. Le haut se creuse. Une aréole apparaît plus entière. Très large. Gonflée. Le téton semble glisser contre la matière, sans direction. Elle ne corrige pas.
Mais elle sait.
Elle penche encore la tête. L’eau coule le long de son bras.
Une goutte descend entre ses seins, lentement, s’arrête dans le creux du maillot.
Puis continue sa course sur son ventre.
Elle passe une main — pour s’essuyer, croit-elle. Mais son geste est trop lent. Trop horizontal. Sa paume s’attarde. Elle touche la base de son sein. Elle le redresse sans y penser.
Et lui bande plus fort.
Le protagoniste ne bouge pas. Il est resté debout, à côté de la table basse. Il ne sait pas où poser les yeux. Son sexe est tendu, très visible maintenant. Il bat doucement. Il luit par endroits.
Solène, à quelques mètres, l’observe.
Toujours allongée. Toujours nue. Une jambe repliée, l’autre tendue.
Elle a bu une gorgée. Reposé le verre. Et maintenant, elle le regarde.
Pas Ariane.
Lui.
Et elle dit, très doucement, sans bouger :
— C’est joli, un homme qui dégouline.
Ariane sursaute presque. Ce n’est pas pour elle — mais elle l’entend.
Elle se lève.
Un peu vite. Trop vite.
Elle se redresse depuis la margelle, sans précaution. Le maillot colle. Il remonte. Les fesses se découvrent. Une ligne plus claire apparaît — une marque de bronzage. L’intérieur des fesses est plus pâle. Le tissu s’enfonce, puis revient.
Elle se relève tout à fait. Debout. Face à lui. Puis se détourne.
Elle va vers la table. Elle prend son verre.
Ses seins bougent à chaque pas. Ils balancent. S’arrêtent. Puis reprennent.
Elle s’arrête devant lui. Boit une gorgée.
Elle ne dit rien.
Mais son regard descend. Elle regarde son sexe.
Longtemps.
Et elle souffle, très bas :
— Tu n’as pas honte ?
Puis elle sourit. Juste un peu. Un sourire de travers, gêné. Comme si elle venait de dire une chose qu’elle n’assumait pas.
Et elle repart. Lentement. Vers un fauteuil, au bord de la toile d’ombre.
Solène la suit des yeux. Puis fixe à nouveau le protagoniste.
Elle ne parle pas.
Mais son regard descend.
Puis remonte.
Puis s’attarde.
Il reste debout. Dressé. Nu.
Et la chaleur le fait transpirer doucement, dans le bas du dos.
Un frisson lui remonte la colonne.
Et c’est à ce moment-là que le bois grince.
Un pas. Sec. Décidé.
Quelqu’un entre dans la lumière.
il y a un an
Chapitre 3 — L’eau qui glisse
Troisième partie (et fin)
Le pas ne se répète pas.
Un seul grincement. Puis le silence.
Mais dans ce silence, quelque chose a changé.
L’air ne bouge plus. La lumière semble se fixer. Les corps se figent à peine.
Et le protagoniste, lui, sait.
Il se tourne très lentement.
Elle est là.
La Directrice.
Debout, à l’entrée de la terrasse, entre deux piliers de pierre claire.
Pas dans le soleil. Pas dans l’ombre.
Dans un seuil.
Elle ne bouge pas.
Ses cheveux sont relevés en queue de cheval haute, lisses, sans une mèche déplacée.
Elle porte une robe d’été — longue, sobre, beige clair, presque blanche sous le soleil, mais plus lourde que ce que l’air invite à porter.
Rien n’est transparent.
Elle ne dit rien.
Solène l’a vue.
Elle ne bouge pas non plus.
Mais elle change de posture. Très légèrement. Un bras revient sur son ventre. L’autre ajuste la serviette. Sans se couvrir. Juste pour se montrer à la hauteur.
Ariane… baisse les yeux.
Elle ramène un pan de sa serviette sur ses cuisses. Pas pour se couvrir. Par réflexe.
Elle boit une gorgée de travers. Ne regarde personne.
Son sein droit sort à moitié du maillot. Elle ne corrige pas.
Et lui, le protagoniste, nu, debout, dressé — reste là.
Il ne baisse pas les yeux.
Mais il ne soutient pas le regard non plus.
Il regarde droit devant. Son sexe palpite. Une veine est visible.
Et sous la chaleur, une goutte de sueur coule entre ses fesses.
La Directrice s’avance.
Un seul pas.
Puis un autre.
Elle marche lentement, mais chaque geste est net.
Elle n’a pas de parfum. Mais l’air change quand elle passe.
Elle arrive près de lui. À moins d’un mètre.
Elle ne le regarde pas immédiatement.
Elle regarde le plateau.
Vide. Deux verres.
Elle regarde Ariane.
Puis Solène.
Puis seulement lui.
Elle le regarde droit dans les yeux.
Sans dureté.
Mais sans chaleur.
Et elle dit :
— Tu viens.
Puis elle se retourne.
Elle ne dit rien d’autre.
Elle ne vérifie pas qu’il suit.
Elle s’éloigne déjà, dans la lumière.
Il attend un instant. Son sexe est encore tendu. Trop visible.
Mais il ne peut pas rester.
Il avance.
Il la suit.
Solène referme les yeux.
Ariane souffle doucement.
Le soleil continue de descendre.
Et la piscine reste calme.
Chapitre 4 - Le bureau de la directrice :
il y a un an
Chapitre 4 — Le bureau de la directrice
Première partie
La porte se referme dans un clic très doux.
Elle ne dit rien.
Le bureau est clair, net, silencieux.
Rien ne brille, rien ne déborde.
Le sol est nu. La lumière entre par une baie haute, tamisée par des stores mi-clos.
L’air sent le bois sec et le papier neuf.
Elle entre la première.
Il la suit.
Il est nu.
Et elle, vêtue d’une robe d’été beige, longue, légèrement lourde, d’un tissu qui tient l’air à distance.
Pas de transparence.
Aucune coquetterie.
Mais au centre, au creux du sternum, le tissu s’ouvre.
Un décolleté.
Pas large.
Plongeant.
Le regard y tombe comme dans un puits.
Sans fond.
On n’en voit pas tout.
Mais on devine.
Les seins sont là.
Imposants. Tenus. Pressés.
La masse est là. Compacte. Stable. Dangereuse.
Elle marche jusqu’à son bureau.
Puis s’assoit.
Sans un mot.
Le protagoniste reste debout.
Il ne baisse pas les yeux. Pas tout de suite.
Il sait ce qu’il a vu.
Et son sexe le dit pour lui.
Il est en demi-tension.
Pas totalement dressé.
Mais suffisamment pour que ce soit visible.
Une trahison.
Pas une érection.
Un reflet.
**
Elle le regarde.
Pas son visage.
Son ventre.
Son sexe.
La ligne de son nombril.
Le cœur de sa honte.
Puis elle dit :
— Si tu es ici, dans cette Villa, c’est pour une seule chose.
Servir.
Un silence.
— Pas demander.
Pas désirer.
Pas espérer.
Elle croise les jambes.
Le tissu glisse au niveau des cuisses.
La robe remonte à peine.
Mais le décolleté descend plus encore.
Pas par mouvement.
Par gravité.
**
— Tu regardes si on te laisse regarder.
Tu parles si on t’interroge.
Tu touches si on te l’ordonne.
Elle parle lentement.
Chaque mot est un poids.
Pas un rappel — une structure.
— Tu n’es pas un invité.
Tu n’es pas un homme.
Tu es un corps.
Un silence long.
Elle baisse à nouveau les yeux.
Elle fixe son sexe.
Et le protagoniste, malgré lui, bande.
Pas vite.
Mais clairement.
Et elle, toujours assise, le fixe entre les jambes.
Longtemps.
**
Elle ne sourit pas.
Elle attend.
Pas qu’il parle.
Pas qu’il bouge.
Elle attend qu’il tienne.
**
il y a un an
Chapitre 4 — Le bureau de la directrice
Deuxième partie (et fin)
Elle se lève.
Pas vite.
Pas brutalement.
Juste ce mouvement lent, fluide, contrôlé, qui semble soulever la pièce avec elle.
Sa robe tombe jusqu’aux chevilles.
Mais le décolleté, lui, reste.
Plongeant. Présent. Inoubliable.
Les seins ne sont pas découverts.
Mais ils s’imposent.
Tenus par le tissu.
Mais trop pleins pour disparaître.
Elle fait un pas.
Puis un autre.
Elle s’approche de lui.
Il reste nu, debout.
Il bande.
Complètement maintenant.
Son sexe dresse vers elle, mais il ne bouge pas.
Ses mains sont immobiles, le long de son corps.
Il respire plus fort.
Mais il tient.
**
Elle tourne autour de lui.
Un demi-cercle.
— On t’a laissé regarder.
Tu en as abusé.
Elle ne le fixe pas.
Elle passe dans son dos.
— On t’a laissé approcher.
Tu as respiré trop près.
Et là, sans prévenir — elle lève la main.
Et claque.
Sur la fesse droite.
Un bruit net.
Sec.
Sans violence.
Mais avec autorité.
Le corps du protagoniste tressaute.
Son sexe frémit.
Il ferme les yeux.
Un frisson lui traverse l’échine.
Elle ne commente pas.
**
Mais elle s’est arrêtée.
Derrière lui.
Elle parle bas.
Presque dans sa nuque.
— Ce n’est pas une punition.
C’est un rappel.
Un silence.
— Ce corps, tendu, nu, offert — ce n’est pas pour toi.
C’est pour nous.
Elle reste là, derrière lui.
À quelques centimètres.
Le tissu de sa robe frôle l’air.
Il sent la chaleur de sa présence.
Le parfum discret — froid, herbacé, très sec.
Sa respiration à elle reste calme.
La sienne accélère.
**
Elle s’approche encore.
Son sein gauche touche légèrement son omoplate.
Juste un instant.
Un effleurement.
Puis elle recule.
— Tu tiens.
Ou tu chutes.
Il n’y a que ces deux états.
Elle repasse devant.
Elle s’arrête face à lui.
Le décolleté est là.
Profond.
Hypnotique.
Comme une menace.
Et elle le regarde entre les jambes.
Longuement.
Son regard ne monte pas.
Il reste fixé entre ses jambes.
Pas pour provoquer.
Pas pour juger.
Pour constater.
Il est nu.
Il est bandé.
Il ne sait pas quoi faire.
Il ne doit rien faire.
Elle lève légèrement le menton.
Juste ce qu’il faut pour que sa poitrine se tende.
Le décolleté devient plus profond encore.
La lumière accroche le bord intérieur du sein gauche.
Une ligne de chair.
Une frontière.
Il la regarde une demi-seconde de trop.
Puis baisse les yeux.
Et elle parle enfin.
— Tu vas nettoyer les vitres de la galerie blanche.
Lentement.
Jusqu’à ce que la lumière y passe sans tache.
Un silence.
— Tu y restes le temps qu’il faudra.
Elle ne dit pas ce qu’il va voir.
Elle ne dit pas qui passera.
Elle donne une fonction.
Un poste.
Un angle.
Elle ne lui dit pas de partir.
Elle ne lui ouvre pas la porte.
Elle retourne à son bureau.
Elle s’assoit.
Elle l’oublie.
Et lui, nu, encore en tension,
retrouve son axe.
Son rôle.
Il ouvre la porte.
Il sort.
**
Dans le couloir, la lumière est plus vive.
Son sexe palpite encore.
Il le sent battre à chaque pas.
Ses jambes sont raides.
Il descend les escaliers.
Une femme passe.
Il ne voit pas laquelle.
Elle ne dit rien.
Elle le regarde.
Puis elle sourit.
il y a un an
Ca manque d'illustration
Appuie sur Shift pour que s'étale mon nom BASTE en lettres capitales
il y a 10 mois
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