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D’après les Posthomerica de Quintus de Smyrne.
:Shinjicafe:


Après presque 10 ans de guerre et d’union avec la belle Hélène que les âge ne touchaient pas, le destin avait prévu pour Pâris de mourir des flèches de Philoctète, le neveu d’Hercule.
Sur le champ de bataille, Pâris devenu le plus vaillant des Troyens s’illustrait en semant la mort dans les rangs des Achéens ; de même Philoctète, le héros devant faire tomber Troie, se frayait un chemin de destruction parmi les Troyens, si bien que les deux héros se rejoignirent.

Philoctète, héritier des flèches d’Hercule enduites du poison de l’hydre, lança un regard de défi à Pâris et tendit son arc immense ; lui aussi savait, les Moires destinaient ses flèches au prince de Troie et cette confrontation serait leur première et leur dernière. La flèche ne fit qu’effleurer Pâris, qui se lança alors sur le compagnon d’Hercule ; mais Philoctète était rapide, et il tira un deuxième trait qui s’ancra profondément dans la cuisse d’Alexandre. Blessé, le héros à l’origine de la guerre dû se retirer en sentant le poison mortel brûler sa chair, fuyant devant un rivale trop puissant pour lui.

La soirée tombant sur Ilion, il quitta sa demeure en titubant, sentant la fin venir. Le corps méconnaissable et noirci par le poison, il partait à la recherche d’Œnone, sa femme qu’il eut trahi et rejeté pour l’amour d’Hélène ; guérisseuse bénie des dieux, elle seule était capable de repousser la mort de Pâris. Tombant à ses pieds, il la supplia alors de le sauver, lui, l’homme qu’elle aimait tant. Mais le cœur brisé d’Œnone ne put accepter ce retour sans excuses de Pâris après tant d’années et Œnone furieuse somma son ancien amour de disparaître à jamais de sa vue.

Face à se rejet de celle dont il croyait le cœur acquis éternellement, Alexandre se releva et repartit sur les routes, trainant sa jambe noire jusqu’au sommet des collines de l’Ida. Là, seul face aux prairies vertes et au soleil couchant, il s’étendit pour rendre son dernier soupir.

Trouvant son corps, les bergers firent circuler rapidement cette nouvelle qui parvint aux oreilles de sa mère, Hécube, qui sera la seule femme à le pleurer dans l’enceinte du palais de Priam. Les Troyennes pleurèrent une fois de plus leurs maris, leurs pères et leurs fils tombés par sa faute ; Hélène elle-même, dont l’amour fut l’étincelle de cette guerre immense, se lamenta de la crainte d’un avenir incertain privé d’un illustre époux, mais ses larmes ne lui étaient pas destinées.

Loin du palais, près de l’Ida, Œnone, en dépit de sa colère, sut cependant la perte de celui avec lequel elle s’imaginait partager ses vieux jours. Sa trahison, la douleur qu’il lui infligea pendant plus de 10 ans, elle ne pouvait les pardonner ; mais elle ne pouvait non plus oublier son amour pour son prince chéri, et son désespoir n’en était que plus grand. Seule face à sa douleur, elle prit alors sa décision, et dans les ténèbres de la nuit elle partit sur les chemins du mont Ida.

Là haut, les bergers et les nymphes des collines avaient assemblé un vaste bûcher que les flammes avaient commencé à embraser ; tous observaient dans un lourd silence le brasier saisir le corps d’Alexandre que la vie avait quitté il y a quelques heures. Œnone sortit alors de la forêt, sans un mot elle se couvrit le visage d’un large voile, sans faiblir elle monta dans le bûcher pour être consumée aux côtés de son amour passé. Des cris épouvantés de la foule elle n’écoutait rien et ne répondait rien.

Bientôt il ne resta d’eux que des cendres qu’on recueillit dans une urne d’or ; et bientôt l’urne fut ensevelie sous un autel à deux colonnes. Un tombeau loin de la guerre et loin d’Hélène qui est décidément une sale pute.
:Shinjicafe:
Gods bless you with mountains of silver and gold.
il y a 2 ans
D’après les Posthomerica de Quintus de Smyrne.
:Shinjicafe:


Après presque 10 ans de guerre et d’union avec la belle Hélène que les âge ne touchaient pas, le destin avait prévu pour Pâris de mourir des flèches de Philoctète, le neveu d’Hercule.
Sur le champ de bataille, Pâris devenu le plus vaillant des Troyens s’illustrait en semant la mort dans les rangs des Achéens ; de même Philoctète, le héros devant faire tomber Troie, se frayait un chemin de destruction parmi les Troyens, si bien que les deux héros se rejoignirent.

Philoctète, héritier des flèches d’Hercule enduites du poison de l’hydre, lança un regard de défi à Pâris et tendit son arc immense ; lui aussi savait, les Moires destinaient ses flèches au prince de Troie et cette confrontation serait leur première et leur dernière. La flèche ne fit qu’effleurer Pâris, qui se lança alors sur le compagnon d’Hercule ; mais Philoctète était rapide, et il tira un deuxième trait qui s’ancra profondément dans la cuisse d’Alexandre. Blessé, le héros à l’origine de la guerre dû se retirer en sentant le poison mortel brûler sa chair, fuyant devant un rivale trop puissant pour lui.

La soirée tombant sur Ilion, il quitta sa demeure en titubant, sentant la fin venir. Le corps méconnaissable et noirci par le poison, il partait à la recherche d’Œnone, sa femme qu’il eut trahi et rejeté pour l’amour d’Hélène ; guérisseuse bénie des dieux, elle seule était capable de repousser la mort de Pâris. Tombant à ses pieds, il la supplia alors de le sauver, lui, l’homme qu’elle aimait tant. Mais le cœur brisé d’Œnone ne put accepter ce retour sans excuses de Pâris après tant d’années et Œnone furieuse somma son ancien amour de disparaître à jamais de sa vue.

Face à se rejet de celle dont il croyait le cœur acquis éternellement, Alexandre se releva et repartit sur les routes, trainant sa jambe noire jusqu’au sommet des collines de l’Ida. Là, seul face aux prairies vertes et au soleil couchant, il s’étendit pour rendre son dernier soupir.

Trouvant son corps, les bergers firent circuler rapidement cette nouvelle qui parvint aux oreilles de sa mère, Hécube, qui sera la seule femme à le pleurer dans l’enceinte du palais de Priam. Les Troyennes pleurèrent une fois de plus leurs maris, leurs pères et leurs fils tombés par sa faute ; Hélène elle-même, dont l’amour fut l’étincelle de cette guerre immense, se lamenta de la crainte d’un avenir incertain privé d’un illustre époux, mais ses larmes ne lui étaient pas destinées.

Loin du palais, près de l’Ida, Œnone, en dépit de sa colère, sut cependant la perte de celui avec lequel elle s’imaginait partager ses vieux jours. Sa trahison, la douleur qu’il lui infligea pendant plus de 10 ans, elle ne pouvait les pardonner ; mais elle ne pouvait non plus oublier son amour pour son prince chéri, et son désespoir n’en était que plus grand. Seule face à sa douleur, elle prit alors sa décision, et dans les ténèbres de la nuit elle partit sur les chemins du mont Ida.

Là haut, les bergers et les nymphes des collines avaient assemblé un vaste bûcher que les flammes avaient commencé à embraser ; tous observaient dans un lourd silence le brasier saisir le corps d’Alexandre que la vie avait quitté il y a quelques heures. Œnone sortit alors de la forêt, sans un mot elle se couvrit le visage d’un large voile, sans faiblir elle monta dans le bûcher pour être consumée aux côtés de son amour passé. Des cris épouvantés de la foule elle n’écoutait rien et ne répondait rien.

Bientôt il ne resta d’eux que des cendres qu’on recueillit dans une urne d’or ; et bientôt l’urne fut ensevelie sous un autel à deux colonnes. Un tombeau loin de la guerre et loin d’Hélène qui est décidément une sale pute.
:Shinjicafe:
Posthomerica est un pluriel
il y a 2 ans
Posthomerica est un pluriel
Effectivement
:Shinjicafe:
Gods bless you with mountains of silver and gold.
il y a 2 ans
Super recit.
J'adore la mythologie Grecque.
- IVDEA DELENDA EST - PROPTER METVM IVDAEORVM -
il y a 2 ans