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Certes, l’UE affiche un excédent commercial de 157 milliards d’euros avec les États-Unis sur les biens. En clair, elle vend bien plus aux Américains qu’elle ne leur achète. Mais la situation est tout à fait profitable pour le pays de l’Oncle Sam, puisque c’est vers l’UE qu’il exporte le plus. Quoi qu’il en soit, si Trump mettait vraiment ses menaces à exécution (peu y croient), les 27 contre-attaqueront en augmentant, à leur tour, leurs droits de douane. Résultat, les prix des produits américains risquent d'exploser.
1. Carburant, électricité et chauffage
Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les 27 freinent l’achat de GNL (gaz naturel liquéfié) russe avec l’objectif de s’en passer totalement d’ici 2027. Trump y a vu une aubaine et déclarait il y a quelques mois : « Achetez-nous plus de gaz, ou vos exportations vers les États-Unis seront davantage taxées. » Indispensable à la transition énergétique, ce gaz nous permet de nous chauffer. En bref, vos factures d’électricité et de gaz pourraient exploser, tout comme votre plein d’essence ou de diesel.
2. Médicaments et produits de santé
Les hôpitaux, les pharmacies et les patients pourraient voir le prix de certains traitements augmenter. L’occasion pour l’Europe de développer la production de médicaments sur son sol, mais cela prendrait du temps et nécessiterait d’importants investissements, avec un impact environnemental potentiel lié à la production chimique.
3. Coca, beurre de cacahuète, whisky…
Le soja qui nourrit le bétail européen provient principalement des États-Unis. Le prix de la viande et du lait risque donc d’augmenter. Même refrain avec le blé, et donc avec le pain, les céréales… Tant qu’il est question de petit déjeuner, le beurre de cacahuète, le lait d’amande et autres oléagineux sont aussi concernés. Bonne nouvelle pour votre ligne : les Coca et compagnie y passeraient aussi, tout comme le fameux whisky américain.
4. Smartphones, ordinateurs…
Les États-Unis dominent le marché des microprocesseurs grâce à des géants comme Intel, AMD et Qualcomm, leaders en conception et innovation. Leurs puces alimentent la majorité des PC et smartphones. Une hausse des droits de douane de l’UE sur ces composants augmenterait les coûts de production pour des marques comme Apple, Dell ou HP, qui répercuteraient cette hausse sur les prix. Même impact sur les smartphones équipés de processeurs Qualcomm (Snapdragon). Sans alternative immédiate, les appareils électroniques coûteraient plus cher en Europe.
5. Voitures
Les voitures vont coûter plus cher, neuves comme en réparation. Beaucoup de pièces essentielles – capteurs, puces, systèmes électroniques – viennent des États-Unis. Avec la hausse des taxes, les coûts exploseraient, une bonne nouvelle pour ceux qui comptaient boycotter la galaxie Musk.
Coup dur pour l’économie européenne
Les entreprises européennes ont, elles aussi, la chair de poule. Face à ces droits douaniers, les entreprises mexicaines et canadiennes compenseraient sans doute en inondant le marché européen de leurs produits, exerçant ainsi une pression écrasante sur les entreprises européennes déjà fragilisées par la concurrence. Celles-ci seraient d’autant plus mises à mal par les 25 % de droits de douane américains, sans compter l’impact direct sur les échanges commerciaux entre l’UE et les États-Unis.
Dans ce contexte, certains secteurs seraient particulièrement touchés. Sur le podium des biens que l’UE exporte le plus vers les États-Unis, on retrouve : en tête, les produits médicaux et pharmaceutiques, suivis des voitures et véhicules à moteur.
https://www.moustique.be/[...]uaniers-americains-292457
1. Carburant, électricité et chauffage
Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les 27 freinent l’achat de GNL (gaz naturel liquéfié) russe avec l’objectif de s’en passer totalement d’ici 2027. Trump y a vu une aubaine et déclarait il y a quelques mois : « Achetez-nous plus de gaz, ou vos exportations vers les États-Unis seront davantage taxées. » Indispensable à la transition énergétique, ce gaz nous permet de nous chauffer. En bref, vos factures d’électricité et de gaz pourraient exploser, tout comme votre plein d’essence ou de diesel.
2. Médicaments et produits de santé
Les hôpitaux, les pharmacies et les patients pourraient voir le prix de certains traitements augmenter. L’occasion pour l’Europe de développer la production de médicaments sur son sol, mais cela prendrait du temps et nécessiterait d’importants investissements, avec un impact environnemental potentiel lié à la production chimique.
3. Coca, beurre de cacahuète, whisky…
Le soja qui nourrit le bétail européen provient principalement des États-Unis. Le prix de la viande et du lait risque donc d’augmenter. Même refrain avec le blé, et donc avec le pain, les céréales… Tant qu’il est question de petit déjeuner, le beurre de cacahuète, le lait d’amande et autres oléagineux sont aussi concernés. Bonne nouvelle pour votre ligne : les Coca et compagnie y passeraient aussi, tout comme le fameux whisky américain.
4. Smartphones, ordinateurs…
Les États-Unis dominent le marché des microprocesseurs grâce à des géants comme Intel, AMD et Qualcomm, leaders en conception et innovation. Leurs puces alimentent la majorité des PC et smartphones. Une hausse des droits de douane de l’UE sur ces composants augmenterait les coûts de production pour des marques comme Apple, Dell ou HP, qui répercuteraient cette hausse sur les prix. Même impact sur les smartphones équipés de processeurs Qualcomm (Snapdragon). Sans alternative immédiate, les appareils électroniques coûteraient plus cher en Europe.
5. Voitures
Les voitures vont coûter plus cher, neuves comme en réparation. Beaucoup de pièces essentielles – capteurs, puces, systèmes électroniques – viennent des États-Unis. Avec la hausse des taxes, les coûts exploseraient, une bonne nouvelle pour ceux qui comptaient boycotter la galaxie Musk.
Coup dur pour l’économie européenne
Les entreprises européennes ont, elles aussi, la chair de poule. Face à ces droits douaniers, les entreprises mexicaines et canadiennes compenseraient sans doute en inondant le marché européen de leurs produits, exerçant ainsi une pression écrasante sur les entreprises européennes déjà fragilisées par la concurrence. Celles-ci seraient d’autant plus mises à mal par les 25 % de droits de douane américains, sans compter l’impact direct sur les échanges commerciaux entre l’UE et les États-Unis.
Dans ce contexte, certains secteurs seraient particulièrement touchés. Sur le podium des biens que l’UE exporte le plus vers les États-Unis, on retrouve : en tête, les produits médicaux et pharmaceutiques, suivis des voitures et véhicules à moteur.
il y a 2 ans





