"Exactement, Dutch est fascinant parce qu’il incarne à la fois le rêve et l’échec de l’Amérique libre. Il veut croire en un pays où chacun peut vivre selon ses propres règles, sans être écrasé par la civilisation ou les puissants. Mais au final, il réalise que cette liberté est une illusion, que l’Amérique qu’il défendait appartient déjà aux BANQUIERS, aux politiciens et aux industriels.
C’est ce qui rend son rejet de la société si puissant. Il comprend mieux que quiconque que l’idéal américain a été trahi, qu’il n’a jamais vraiment existé pour des gens comme lui. Là où Arthur et John finissent par essayer de s’adapter (même s’ils y laissent des plumes), Dutch, lui, refuse jusqu’au bout. Il préfère disparaître que de jouer le jeu.
C’est pour ça qu’il reste aussi marquant, même dans le premier *Red Dead Redemption*. C’est un homme qui a compris comment le monde fonctionne, mais qui refuse de s’y soumettre. Et quelque part, ça le rend presque aussi tragique qu’Arthur."
Les banquiers en premier
Dragon ✝