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Il est 18h00, fin d’après-midi morose d’hiver. Le soleil s’est couché depuis quelques minutes. Comme à notre habitude nous nous asseyons sur ce balcons typique des petites banlieues chics parisiennes. La discussion sera probablement la même qu’à l’accoutumé.

Je me sers une tasse de café, à lui aussi. Je sais d’avance que je boirai les deux, comme d’habitude. On regarde les réverbères qui s’allument; on écoute malgré nous les klaxons, les enfants qui hurlent dehors et leur réverbération; on sent cette odeur d'huile trop cuite venant du kebab. Pour penser, et sentir autre chose je sors une clope. Il râle, et me sermonne, je le laisse faire. Comme d’habitude il arrête de lui-même quand il entend le bruit du silex et du papier qui commence à s’embraser.

Il entame une conversation banale : “Il fait froid ce soir.” J'acquiesce, il ajoute : “Demain, moins.” Je ne réponds pas, il connaît déjà la réponse. Il persiste : “T’as suivi les actualités ?” Je réponds : “Non”. il ajoute : “L’apathie la plus totale, a remplacé la haine et la frustration.” Je tente de conclure la discussion : “Oui, je crois.” Il n’en a pas fini : “Non, tu ne crois plus en rien.” Je jette ma clope par-dessus le balcon. Je l’observe subir des forces qui la dépassent. Elle allait presque finir sa course dans les cheveux bouclés de cet étudiant. L’étudiant, complètement ahuri, me regarde, je ricane timidement, il m’insulte, je me redresse sur cette chaise et je l’ignore. Ce petit con aura été mon fou rire du mois.

J’entame sa tasse de café, qu’il n’a pas touché - comme d’habitude. je suis à 2 doigts de cracher le café. je laisse échapper : “Putain!” J’ai oublié les sucres, et le lait. Exténué, je repose la tasse. Bien trop fainéant pour aller chercher le sucre et le lait. Après avoir observé la scène, il dit : “ça nourrira les oiseaux.” je feins l’ignorance, mais je me demande si les oiseaux aiment le café, s’ils le préfèrent allongé, avec de la crème, un expresso, ou s’ils préfèrent le thé. Devrais-je leur laisser la cuillère ? Fatigué par ces profondes réflexions philosophiques, je prends mon courage à deux mains, j’ouvre la baie vitrée, et je rentre. Je me fais couler une tasse de café. Je prends soin d’y ajouter du lait, et 3 morceaux de sucre. Avant de sortir sur le balcon, je repense aux oiseaux. d’une voix inaudible je dis : “Et merde…” Je prends une bouteille, et quelques morceaux de sucre en plus dans mes mains. Je suis de nouveau sur le balcon, je dépose tout sur la table, pour ces saloperies d’oiseaux.

Je regarde ma montre, il est 18h30, le temps passe plus vite que d’habitude. Il dit : “Le temps passe vite quand on sait qu’il est limité”. Je suis estomaqué par le lieu commun qu’il vient de dire. On dirait ces salopes sur Instagram qui se pensent philosophes, mais ne sont que des incultes faisant des citations de merde, qui n’ont que comme substances démagogie et banalités. Il m’a entendu grincer des dents : “On dirait qu’il va pleuvoir.” avant de l’ignorer, je me rappelle que ça n’a pas d’importance, mais il a raison.

Je me lève, et baille, puis je lui dis : “Il est l'heure.” Il acquiesce. Il répond : “Allons-y”. Il sait qu’il est trop lié à moi, des chaînes métaphysiques nous lient. Hélas pour lui. Si nous avions eu les rôles inversés ça aurait probablement été différent. Mais peu importe désormais. Je prends une grande inspiration. Et je le fais. Il me suit, entraînée par des forces qui le dépassent. Pas les mêmes que moi j’imagine. mais le résultat sera le même.

Fin


(désolé si y'a des fautes j'ai pas pu tout corriger encore, je ping @Orteils pour ton avis
:Misere:
)

hésitez pas à donner vos retours, merci d'avance les kheys
il y a un an
que j'ai écrit*
il y a un an
cho
:zidane_fume:
il y a un an
Fav je reviendrai lire
:Sala:
:Chad_:
:Onche_nuit:
:badge_redpill0:
:Lulu_Royaliste:
:Ferrari_lover:
:Badge_boucle:
:badge_old:
il y a un an
ça dépend ton interprétation khey, t'as compris quoi de la nouvelle ?
il y a un an
Fav je reviendrai lire
:Sala:
ça marche merci!
il y a un an
t'es un peu passé à côté du message du coup ^^'


relis le dernier paragraphe
il y a un an
je cache pour éviter de spoil les autres ou de gacher leur propre interprétation :


"Il" n'existe pas, c'est le subconscient du narrateur, à la fin il(s) se suicide

y'a beaucoup d'indice, le narrateur décrit son corps de la même façon que la cigarette qui l'a jette plus tôt

Son subconscient lui, ne voulait pas spécialement mourir, mais il est bien incapable de le retenir, le narrateur le plonge aussi dans sa chute, "les chaines métaphysique"

il y a un an
pas de souci kheyou !

j'ai peur de la rendre trop explicite en faisant ça, merci d'avoir lu et merci pour ton retour :3
il y a un an
avec kheyou ça fait plaisir
:hap_love:
il y a un an
quel échange ?
:Misere:



merci khey c'est sympa :3
il y a un an
oh je vois je vois c'est gentil en tout cas
:peepoJVC:
il y a un an
je up dans le doute
:Misere:
il y a un an
:Misere:
il y a un an
palu + chiant
:risitaeheh:
C'est vérifiable hein ! C'est écris dans mon livre !
il y a un an
Fav je reviendrai lire
:Sala:
La procrastination quand tu nous tiens
:pote_de_ADlaurent:
étudiant en humidité ( ͡° ͜ʖ ͡°)
il y a un an
palu + chiant
:risitaeheh:
ah
:Misere:
il y a un an
:lapinmalinlecture:
:Chad_:
:Onche_nuit:
:badge_redpill0:
:Lulu_Royaliste:
:Ferrari_lover:
:Badge_boucle:
:badge_old:
il y a un an
t'es un peu passé à côté du message du coup ^^'


relis le dernier paragraphe
T'es PD ?
:pensif:
https://bfmtv.online Juif qui parle, bouche qui ment.
il y a un an
que j'ai écrit*
Non non, que j’ai écrite
:Risitas-doigt:
il y a un an