Sujet résolu
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Connectez-vous pour masquer les pubsPendant la journée je suis invisible, la lumiére du jour fait écran et plonge ma taniére dans l'obscurité. Puis la vraie obscurité, la nocturne, reprend ses droits, et alors j'apparais, le plus souvent en slip.
aujourd'hui je suis lucide : jai abandonné tout espoir. je n'ai plus cette coquetterie absurde d'éteindre la lumière quand je dors. Ma fatigue est telle qu'elle me dissuade de dormir, comme ces faims dévorantes qui donnent la nausée et empêchent de manger. Mais j'ai trouvé trouvé une sorte d'équilibre. Quand je veux vraiment dormir, je me saoule méthodiquement. A 11 heures du soir, je m'assied à la table de ma cuisine et me vide de grands verres de vodka dans le conduit digestif
mes nuits sont peu nobles. J'explore l'abondante production pornographique du web. Femmes charnues, bouches humides, pénis démesurés. Repu, je m'informe.
L'ordinateur portable sur les genoux, je clique sur les liens les plus sinistres. je m'assomme d'articles sur le racisme, l'immigration, le terrorisme, les mafias, l'extrême pauvreté, l'Europe qui coule, le fascisme qui surnage. Le jour, je pourrais aussi bien être lepéniste que marxiste. Mais la nuit, je ne vote pas. Je rumine
je fume ma clope sur mon balcon tel un hiboux maussade sur sa branche noire, une sentinelle vide qui scrute ce qu'il reste du monde lorsque celui-ci a disparu
je me sent comme une méduse, sans aucun sens, aucune chorégraphie, l'existence nue, réduite à la pure angoisse d'exister. La nuit, il n'y a plus de temps, plus de rite. L'animal social se retrouve sans société.
L'enfer, c'est l'absence d'autres.
aujourd'hui je suis lucide : jai abandonné tout espoir. je n'ai plus cette coquetterie absurde d'éteindre la lumière quand je dors. Ma fatigue est telle qu'elle me dissuade de dormir, comme ces faims dévorantes qui donnent la nausée et empêchent de manger. Mais j'ai trouvé trouvé une sorte d'équilibre. Quand je veux vraiment dormir, je me saoule méthodiquement. A 11 heures du soir, je m'assied à la table de ma cuisine et me vide de grands verres de vodka dans le conduit digestif
mes nuits sont peu nobles. J'explore l'abondante production pornographique du web. Femmes charnues, bouches humides, pénis démesurés. Repu, je m'informe.
L'ordinateur portable sur les genoux, je clique sur les liens les plus sinistres. je m'assomme d'articles sur le racisme, l'immigration, le terrorisme, les mafias, l'extrême pauvreté, l'Europe qui coule, le fascisme qui surnage. Le jour, je pourrais aussi bien être lepéniste que marxiste. Mais la nuit, je ne vote pas. Je rumine
je fume ma clope sur mon balcon tel un hiboux maussade sur sa branche noire, une sentinelle vide qui scrute ce qu'il reste du monde lorsque celui-ci a disparu
je me sent comme une méduse, sans aucun sens, aucune chorégraphie, l'existence nue, réduite à la pure angoisse d'exister. La nuit, il n'y a plus de temps, plus de rite. L'animal social se retrouve sans société.
L'enfer, c'est l'absence d'autres.
il y a 2 ans










