Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
La main cachée
Ses impressions sur ceux qu'il appelle "le clan Laroche" sont moins positives. La veuve de Bernard Laroche, Marie-Ange, refuse de déférer à sa convocation. Le juge consigne sur son cahier une "sévère explication" avec l'avocat de celle-ci, Me Paul Prompt, qui, dit-il, "se réclame de son appartenance au Parti communiste". "Il existe une volonté absolue de ce côté-là de faire de l'obstruction, note-t-il un jour d'octobre. Pas habile pour les consorts Laroche."
[...]
Simon s'en énerve, jusqu'à imaginer des influences politiques : "C'est clair, il ne faut pas découvrir le ou les vrais coupables parce que ce sont Laroche et consorts et qu'il y a derrière eux le Parti communiste et des élus socialistes. Je m'explique mieux, dès lors, le culot des Bolle qui se croient tout permis."
Prémonitions sur les époux Jacob
Alors qu'ils ont été mis en examen en 2017, le juge Simon semblait avoir de sérieux doutes sur ces curieux amants. 19 janvier 1989. Un nouveau personnage apparaît dans les cahiers : Marcel Jacob, "ennemi juré d'Albert Villemin", son beau-frère (et le grand-père de Grégory). On le soupçonne d'être le fameux corbeau qui harcèle la famille. Le 8 février, le juge note : "Ce Marcel Jacob […] voisin de Laroche, marié avec une femme haineuse que détestent les parents Villemin. Piste Jacob? Pistes à suivre…" L'affaire devient un labyrinthe dans lequel le juge semble se perdre. Un jour, il reçoit une lettre des parents de Grégory, qui récapitule "la haine de certains Jacob" envers les Villemin. Albert Villemin, le patriarche, est convoqué le 21 mars. Il qualifie les Jacob de "vipères", évoque le plus jeune frère de Monique Villemin, et Jacqueline, la femme de Marcel". C'est la première fois que l'implication du couple est clairement envisagée – vingt-sept ans avant leur mise en examen… [...]
Le 12 décembre, il fait une ultime tentative en convoquant encore Marcel et Jacqueline Jacob. Le mari vient seul. "Il me dit n'avoir pas compris que sa femme était aussi convoquée, écrit le juge. Il me paraît clair qu'il est venu en éclaireur. [Il] répond à mes questions pendant 3 h 30 mais en les éludant à un point tellement excessif que, sans s'en rendre compte, il accrédite encore plus la participation de Laroche au crime."
« L'affaire du diable »
Avec quelques jours de recul, Maurice Simon fait le point : "Certes, je crois avoir prouvé que Laroche a enlevé Grégory mais je ne sais pas pourquoi on a assassiné et qui est l'assassin." Tout l'été, le sentiment d'impuissance le ronge. "Il y a peut-être derrière tout cela Marcel Jacob et sa femme […] Que faire pour arriver à casser le mur du silence?" Le 20 juillet 1989, son enquête a deux ans. Il formule ce qui sera sa dernière hypothèse : "L'assassin était à Aumontzey dans le triangle A (Bernard Laroche et son entourage) B (Michel Villemin et sa femme) C (Marcel Jacob et sa femme)" et énonce le souhait que, "quelque part dans l'univers, le petit Grégory Villemin puisse savoir que nous nous battons pour lui".
Bonus : Le trio maçonnique
Rappelons que le 8 novembre 1984 s'est tenu un dîner secret regroupant le journaliste Bezzina, l'avocat (et ancien député socialiste) Welzer et le commissaire de la PJ Jacques Corazzi, tous trois franc-maçons du Grand Orient de France comme l'a révélé Hondelatte il y a deux semaines sur Europe 1. Dîner « discret » lors duquel ils auraient convenu d'un accord pour « orienter » (c'est le cas de le dire) les pistes vers Christine Villemin, chacun d'entre aux ayant un intérêt à cela :
- Bezzina pour vendre du papier.
- Welzer pour innocenter son client Laroche.
- Corazzi pour discréditer l'enquête de la gendarmerie au profit de la police.
Je me permets néanmoins de rappeler que ceci n'est qu'un malheureux concours de circonstances et que la maçonnerie est une société philanthropique qui œuvre pour la paix des peuples, le progrès des sciences et le rejet de la haine.
Quoi qu'il en soit, notre bon juge Simon fera malheureusement un infarctus début 1990 et, amnésique, oubliera tout ce qu'il sait de l'affaire
il y a 2 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsil a pris combien de cabane ? j'ai pas compris
il y a 2 ans
il y a 2 ans
c'est qui encore cette youpine
il y a 2 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsLa main cachée
Ses impressions sur ceux qu'il appelle "le clan Laroche" sont moins positives. La veuve de Bernard Laroche, Marie-Ange, refuse de déférer à sa convocation. Le juge consigne sur son cahier une "sévère explication" avec l'avocat de celle-ci, Me Paul Prompt, qui, dit-il, "se réclame de son appartenance au Parti communiste". "Il existe une volonté absolue de ce côté-là de faire de l'obstruction, note-t-il un jour d'octobre. Pas habile pour les consorts Laroche."
[...]
Simon s'en énerve, jusqu'à imaginer des influences politiques : "C'est clair, il ne faut pas découvrir le ou les vrais coupables parce que ce sont Laroche et consorts et qu'il y a derrière eux le Parti communiste et des élus socialistes. Je m'explique mieux, dès lors, le culot des Bolle qui se croient tout permis."
Prémonitions sur les époux Jacob
Alors qu'ils ont été mis en examen en 2017, le juge Simon semblait avoir de sérieux doutes sur ces curieux amants. 19 janvier 1989. Un nouveau personnage apparaît dans les cahiers : Marcel Jacob, "ennemi juré d'Albert Villemin", son beau-frère (et le grand-père de Grégory). On le soupçonne d'être le fameux corbeau qui harcèle la famille. Le 8 février, le juge note : "Ce Marcel Jacob […] voisin de Laroche, marié avec une femme haineuse que détestent les parents Villemin. Piste Jacob? Pistes à suivre…" L'affaire devient un labyrinthe dans lequel le juge semble se perdre. Un jour, il reçoit une lettre des parents de Grégory, qui récapitule "la haine de certains Jacob" envers les Villemin. Albert Villemin, le patriarche, est convoqué le 21 mars. Il qualifie les Jacob de "vipères", évoque le plus jeune frère de Monique Villemin, et Jacqueline, la femme de Marcel". C'est la première fois que l'implication du couple est clairement envisagée – vingt-sept ans avant leur mise en examen… [...]
Le 12 décembre, il fait une ultime tentative en convoquant encore Marcel et Jacqueline Jacob. Le mari vient seul. "Il me dit n'avoir pas compris que sa femme était aussi convoquée, écrit le juge. Il me paraît clair qu'il est venu en éclaireur. [Il] répond à mes questions pendant 3 h 30 mais en les éludant à un point tellement excessif que, sans s'en rendre compte, il accrédite encore plus la participation de Laroche au crime."
« L'affaire du diable »
Avec quelques jours de recul, Maurice Simon fait le point : "Certes, je crois avoir prouvé que Laroche a enlevé Grégory mais je ne sais pas pourquoi on a assassiné et qui est l'assassin." Tout l'été, le sentiment d'impuissance le ronge. "Il y a peut-être derrière tout cela Marcel Jacob et sa femme […] Que faire pour arriver à casser le mur du silence?" Le 20 juillet 1989, son enquête a deux ans. Il formule ce qui sera sa dernière hypothèse : "L'assassin était à Aumontzey dans le triangle A (Bernard Laroche et son entourage) B (Michel Villemin et sa femme) C (Marcel Jacob et sa femme)" et énonce le souhait que, "quelque part dans l'univers, le petit Grégory Villemin puisse savoir que nous nous battons pour lui".
Bonus : Le trio maçonnique
Rappelons que le 8 novembre 1984 s'est tenu un dîner secret regroupant le journaliste Bezzina, l'avocat (et ancien député socialiste) Welzer et le commissaire de la PJ Jacques Corazzi, tous trois franc-maçons du Grand Orient de France comme l'a révélé Hondelatte il y a deux semaines sur Europe 1. Dîner « discret » lors duquel ils auraient convenu d'un accord pour « orienter » (c'est le cas de le dire) les pistes vers Christine Villemin, chacun d'entre aux ayant un intérêt à cela :
- Bezzina pour vendre du papier.
- Welzer pour innocenter son client Laroche.
- Corazzi pour discréditer l'enquête de la gendarmerie au profit de la police.
Je me permets néanmoins de rappeler que ceci n'est qu'un malheureux concours de circonstances et que la maçonnerie est une société philanthropique qui œuvre pour la paix des peuples, le progrès des sciences et le rejet de la haine.
Quoi qu'il en soit, notre bon juge Simon fera malheureusement un infarctus début 1990 et, amnésique, oubliera tout ce qu'il sait de l'affaire
Les Jacob sont les coupables, c'est vérifiable sur un des audio du corbeau qui monte ou descend un escalier comportant, en se basant sur le son, le même nombre de marches que celui des Jacob. Y avait plein d'autres éléments mais juste celui là aurait dû déjà suffire à les faire tomber
il y a 2 ans
C'est une grande famille, regarde juste le nombre d'entre eux qui s'appelle Cohen
il y a 2 ans
Les Jacob sont les coupables, c'est vérifiable sur un des audio du corbeau qui monte ou descend un escalier comportant, en se basant sur le son, le même nombre de marches que celui des Jacob. Y avait plein d'autres éléments mais juste celui là aurait dû déjà suffire à les faire tomber
L'avocat des Jacob prétend avoir démonté l'argument en ayant fait constater par huissier qu'une bonne partie des bâtiments du coin avait des escaliers de quatorze marches.
Ceci étant dit, que les Jacob fassent partie des corbeaux, c'est une chose, qu'ils soient les assassins, c'en est une autre.
Ceci étant dit, que les Jacob fassent partie des corbeaux, c'est une chose, qu'ils soient les assassins, c'en est une autre.
il y a 2 ans
L'avocat des Jacob prétend avoir démonté l'argument en ayant fait constater par huissier qu'une bonne partie des bâtiments du coin avait des escaliers de quatorze marches.
Ceci étant dit, que les Jacob fassent partie des corbeaux, c'est une chose, qu'ils soient les assassins, c'en est une autre.
Ceci étant dit, que les Jacob fassent partie des corbeaux, c'est une chose, qu'ils soient les assassins, c'en est une autre.
Me Weltzer a peut être le nez long (
) mais il semble négliger que parmi les suspects de l'entourage, ils sont les seuls à disposer de cette configuration. Et y avait d'autres éléments qui pointaient vers eux mais comme cette affaire ressort une fois tous les 10 ans, je me souviens plus de grand chose
il y a 2 ans
il y a 2 ans
il a pris combien de cabane ? j'ai pas compris
Pas beaucoup, vu que c'est un crime d'honneur
il y a 2 ans
Pas beaucoup, vu que c'est un crime d'honneur
c'est ça qui est étonnant en Afronce
il y a 2 ans



























