Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
18 récits, 22.000 mots. Je viens de pondre 1500 mots après avoir laisser incuber un texte plusieurs semaines.
Objectif 35k
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il y a 2 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsAprès j'ai pas beaucoup d'espoir. J'ai littéralement choisi le pire art en terme d'audience. Si y a pas de recette toute faite ou de petites images, de petits stickers, les gens ne s'intéressent pas. J'écris surtout pour moi et pour la postérité, à ce stade
il y a 2 ans
N'écoute pas cet enculé, je t'encourage mon khey et j'ai hâte de le lire
Perdez pas espoir Mes MP marchent plus, déso
il y a 2 ans
N'écoute pas cet enculé, je t'encourage mon khey et j'ai hâte de le lire
Tu veux te taper une nouvelle pas trop longue, là, déjà ?
il y a 2 ans
Tu veux te taper une nouvelle pas trop longue, là, déjà ?
Si tu veux oui
Perdez pas espoir Mes MP marchent plus, déso
il y a 2 ans
Si tu veux oui
Vide, Emma, je suis vide. Tout est vide. Ma vie est vide. Mon cœur est vide. Mon avenir est vide. T’es gentille de m’écouter. Si t’étais pas venue, je tapais dans le Xanax. Ou pire. J’aimerais… Oui. J’aimerais tellement me sentir bien avec toi. Pardon. Je suis si seule quand je suis avec des gens. C’est pire quand je suis toute seule. Merci d’être venue.
Je croyais que ça allait être différent avec Timothé. Au début, presque de l’espoir. La légère chaleur. Il est un peu comme moi. Tout seul. Tout vide. Une aubaine pour nous, tu sais ? J’avais pas de l’amour, je crois. Non. Mais enfin, je me sentais un peu moins seule avec lui. Deux solitudes, ça se comprend. Oui, c’est ça : on se comprend. Alors quand il m’embrassait, c’était un peu plus que des lèvres. C’était pas tout froid. Pas de l’amour, je suis vide. Mais c’était un contact humain, au moins. Un peu d’âme. D’ailleurs, lui non plus il n’était pas spécialement amoureux. Mais on arrivait à faire semblant. Comme les autres mais sans la magie. Ça rendait nos existences un peu moins dures et un peu moins tristes. Une bouche, des mains, des regards, ça console. Surtout quand l’autre en face est aussi seul et aussi vide. Je me disais pas que j’allais être heureuse, mais que j’allais pouvoir traverser ma vie de solitude avec une autre solitude.
Mais lui, je sais pas. Il a dû avoir plus d’espoir que moi. Il voulait aller plus loin. Genre, devenir un vrai couple. Faire ce que les autres couples font. Je l’excitais un peu, en fait. C’était pas désagréable, au début. On se touchait un peu partout. Ca console vraiment, et puis je me sentais désirée. Moi, pas vraiment de désir. Morte de l’intérieur. Mais juste le parcourir avec mes mains, c’était un contact agréable. Je me sentais proche d’un corps. Sensation d’un lien avec une présence humaine. J’ai jamais eu d’ami ni de copain, moi. Alors ça me faisait du bien de sentir un corps avec mon corps. On pouvait pleurer l’un contre l’autre d’être aussi peu vivants de l’intérieur. C’est moins triste d’être tristes à deux.
Puis à un moment, il a voulu qu’on baise. Saleté. J’étais pas vraiment contre. Je voulais voir ce que ça fait. Si mon corps pouvait avoir du plaisir. Et aussi, je croyais que ça pourrait me réveiller de l’intérieur, peut-être. Saleté. Dès qu’il a voulu rentrer, j’ai crié de douleur. On a essayé de plusieurs manières. C’est impossible. Mon vagin me fait beaucoup trop mal. Je me suis dit : tant pis. Mais Timothé était vraiment frustré. Il me disait qu’il n’allait pas passer sa vie à se comporter comme un ami avec sa copine. Je haussais les épaules. Qu’est-ce que ça change ? On est seuls au monde, lui et moi, et on sait même pas aimer. Mais il voulait qu’on fasse l’amour. C’était devenu son obsession. On était bien, pourtant, l’un contre l’autre, à se faire des bisous. Même si c’était pas de la passion, ça soulageait nos cœurs. Lui-même il le disait. Alors pourquoi il a insisté pour qu’on baise ? Merde, j’y peux rien, si ça me faisait mal.
Quand il a compris que je n’y arriverais jamais, il s’est éloigné de moi. Je lui servais plus à rien. Je suis bonne à rien, Emma. Pas une femme. J’ai pas réussi à garder le seul mec qui ressentait les mêmes choses que moi. Tous les autres sont des crétins, ils me dégoutent. Putain. J’ai envie de me foutre en l’air. J’arrive même pas à m’envoyer en l’air. Timothé a eu raison de me lâcher. Je suis pas foutue d’être une copine. J’arrive pas à aimer, à avoir des passions et même à baiser. C’est horrible, Emma. Horrible, d’être vouée à la solitude.
- Oh, ça me rends tellement triste, ma belle. Parle pas de toi comme ça ! Thimothé te méritait pas de toute façon. T’inquiète pas. Tu es triste maintenant, mais l’amour viendra quand tu t’y attendras le moins. C’est normal d’être désespérée, après une rupture. Je suis là pour te soutenir.
- Ferme ta gueule, Emma. Tu comprends vraiment rien. Désolé, je suis méchante. J’en ai si marre. L’impression de jamais parler à des humains. Merde. Pourquoi les hommes doivent absolument baiser ? Je les hais. Même Timothé qui est seul et vide n’a pas voulu traverser la vie avec moi. Il aurait pu faire l’amour avec d’autres femmes. Mais non. Elles sont beaucoup trop connes pour le comprendre. Ça ne l’intéressait pas. Je me déteste. Si seulement j’avais un vagin fonctionnel. Même ça, même ça. Désolée, Emma, j’ai mal parlé. Quelle détresse. Si vide. J’ai perdu la seule béquille que j’aurais pu avoir. C’est fini. Il n’y a plus rien. Même une relation avec un type comme lui est impossible. Alors tout est impossible. Pardon, Emma, désolée, profite de la vie. Tu peux avoir de la volonté, des désirs, du bonheur, pardon, ne fréquente pas quelqu’un comme moi.
Tiens la plus joyeuse
Je croyais que ça allait être différent avec Timothé. Au début, presque de l’espoir. La légère chaleur. Il est un peu comme moi. Tout seul. Tout vide. Une aubaine pour nous, tu sais ? J’avais pas de l’amour, je crois. Non. Mais enfin, je me sentais un peu moins seule avec lui. Deux solitudes, ça se comprend. Oui, c’est ça : on se comprend. Alors quand il m’embrassait, c’était un peu plus que des lèvres. C’était pas tout froid. Pas de l’amour, je suis vide. Mais c’était un contact humain, au moins. Un peu d’âme. D’ailleurs, lui non plus il n’était pas spécialement amoureux. Mais on arrivait à faire semblant. Comme les autres mais sans la magie. Ça rendait nos existences un peu moins dures et un peu moins tristes. Une bouche, des mains, des regards, ça console. Surtout quand l’autre en face est aussi seul et aussi vide. Je me disais pas que j’allais être heureuse, mais que j’allais pouvoir traverser ma vie de solitude avec une autre solitude.
Mais lui, je sais pas. Il a dû avoir plus d’espoir que moi. Il voulait aller plus loin. Genre, devenir un vrai couple. Faire ce que les autres couples font. Je l’excitais un peu, en fait. C’était pas désagréable, au début. On se touchait un peu partout. Ca console vraiment, et puis je me sentais désirée. Moi, pas vraiment de désir. Morte de l’intérieur. Mais juste le parcourir avec mes mains, c’était un contact agréable. Je me sentais proche d’un corps. Sensation d’un lien avec une présence humaine. J’ai jamais eu d’ami ni de copain, moi. Alors ça me faisait du bien de sentir un corps avec mon corps. On pouvait pleurer l’un contre l’autre d’être aussi peu vivants de l’intérieur. C’est moins triste d’être tristes à deux.
Puis à un moment, il a voulu qu’on baise. Saleté. J’étais pas vraiment contre. Je voulais voir ce que ça fait. Si mon corps pouvait avoir du plaisir. Et aussi, je croyais que ça pourrait me réveiller de l’intérieur, peut-être. Saleté. Dès qu’il a voulu rentrer, j’ai crié de douleur. On a essayé de plusieurs manières. C’est impossible. Mon vagin me fait beaucoup trop mal. Je me suis dit : tant pis. Mais Timothé était vraiment frustré. Il me disait qu’il n’allait pas passer sa vie à se comporter comme un ami avec sa copine. Je haussais les épaules. Qu’est-ce que ça change ? On est seuls au monde, lui et moi, et on sait même pas aimer. Mais il voulait qu’on fasse l’amour. C’était devenu son obsession. On était bien, pourtant, l’un contre l’autre, à se faire des bisous. Même si c’était pas de la passion, ça soulageait nos cœurs. Lui-même il le disait. Alors pourquoi il a insisté pour qu’on baise ? Merde, j’y peux rien, si ça me faisait mal.
Quand il a compris que je n’y arriverais jamais, il s’est éloigné de moi. Je lui servais plus à rien. Je suis bonne à rien, Emma. Pas une femme. J’ai pas réussi à garder le seul mec qui ressentait les mêmes choses que moi. Tous les autres sont des crétins, ils me dégoutent. Putain. J’ai envie de me foutre en l’air. J’arrive même pas à m’envoyer en l’air. Timothé a eu raison de me lâcher. Je suis pas foutue d’être une copine. J’arrive pas à aimer, à avoir des passions et même à baiser. C’est horrible, Emma. Horrible, d’être vouée à la solitude.
- Oh, ça me rends tellement triste, ma belle. Parle pas de toi comme ça ! Thimothé te méritait pas de toute façon. T’inquiète pas. Tu es triste maintenant, mais l’amour viendra quand tu t’y attendras le moins. C’est normal d’être désespérée, après une rupture. Je suis là pour te soutenir.
- Ferme ta gueule, Emma. Tu comprends vraiment rien. Désolé, je suis méchante. J’en ai si marre. L’impression de jamais parler à des humains. Merde. Pourquoi les hommes doivent absolument baiser ? Je les hais. Même Timothé qui est seul et vide n’a pas voulu traverser la vie avec moi. Il aurait pu faire l’amour avec d’autres femmes. Mais non. Elles sont beaucoup trop connes pour le comprendre. Ça ne l’intéressait pas. Je me déteste. Si seulement j’avais un vagin fonctionnel. Même ça, même ça. Désolée, Emma, j’ai mal parlé. Quelle détresse. Si vide. J’ai perdu la seule béquille que j’aurais pu avoir. C’est fini. Il n’y a plus rien. Même une relation avec un type comme lui est impossible. Alors tout est impossible. Pardon, Emma, désolée, profite de la vie. Tu peux avoir de la volonté, des désirs, du bonheur, pardon, ne fréquente pas quelqu’un comme moi.
Tiens la plus joyeuse
il y a 2 ans
Vide, Emma, je suis vide. Tout est vide. Ma vie est vide. Mon cœur est vide. Mon avenir est vide. T’es gentille de m’écouter. Si t’étais pas venue, je tapais dans le Xanax. Ou pire. J’aimerais… Oui. J’aimerais tellement me sentir bien avec toi. Pardon. Je suis si seule quand je suis avec des gens. C’est pire quand je suis toute seule. Merci d’être venue.
Je croyais que ça allait être différent avec Timothé. Au début, presque de l’espoir. La légère chaleur. Il est un peu comme moi. Tout seul. Tout vide. Une aubaine pour nous, tu sais ? J’avais pas de l’amour, je crois. Non. Mais enfin, je me sentais un peu moins seule avec lui. Deux solitudes, ça se comprend. Oui, c’est ça : on se comprend. Alors quand il m’embrassait, c’était un peu plus que des lèvres. C’était pas tout froid. Pas de l’amour, je suis vide. Mais c’était un contact humain, au moins. Un peu d’âme. D’ailleurs, lui non plus il n’était pas spécialement amoureux. Mais on arrivait à faire semblant. Comme les autres mais sans la magie. Ça rendait nos existences un peu moins dures et un peu moins tristes. Une bouche, des mains, des regards, ça console. Surtout quand l’autre en face est aussi seul et aussi vide. Je me disais pas que j’allais être heureuse, mais que j’allais pouvoir traverser ma vie de solitude avec une autre solitude.
Mais lui, je sais pas. Il a dû avoir plus d’espoir que moi. Il voulait aller plus loin. Genre, devenir un vrai couple. Faire ce que les autres couples font. Je l’excitais un peu, en fait. C’était pas désagréable, au début. On se touchait un peu partout. Ca console vraiment, et puis je me sentais désirée. Moi, pas vraiment de désir. Morte de l’intérieur. Mais juste le parcourir avec mes mains, c’était un contact agréable. Je me sentais proche d’un corps. Sensation d’un lien avec une présence humaine. J’ai jamais eu d’ami ni de copain, moi. Alors ça me faisait du bien de sentir un corps avec mon corps. On pouvait pleurer l’un contre l’autre d’être aussi peu vivants de l’intérieur. C’est moins triste d’être tristes à deux.
Puis à un moment, il a voulu qu’on baise. Saleté. J’étais pas vraiment contre. Je voulais voir ce que ça fait. Si mon corps pouvait avoir du plaisir. Et aussi, je croyais que ça pourrait me réveiller de l’intérieur, peut-être. Saleté. Dès qu’il a voulu rentrer, j’ai crié de douleur. On a essayé de plusieurs manières. C’est impossible. Mon vagin me fait beaucoup trop mal. Je me suis dit : tant pis. Mais Timothé était vraiment frustré. Il me disait qu’il n’allait pas passer sa vie à se comporter comme un ami avec sa copine. Je haussais les épaules. Qu’est-ce que ça change ? On est seuls au monde, lui et moi, et on sait même pas aimer. Mais il voulait qu’on fasse l’amour. C’était devenu son obsession. On était bien, pourtant, l’un contre l’autre, à se faire des bisous. Même si c’était pas de la passion, ça soulageait nos cœurs. Lui-même il le disait. Alors pourquoi il a insisté pour qu’on baise ? Merde, j’y peux rien, si ça me faisait mal.
Quand il a compris que je n’y arriverais jamais, il s’est éloigné de moi. Je lui servais plus à rien. Je suis bonne à rien, Emma. Pas une femme. J’ai pas réussi à garder le seul mec qui ressentait les mêmes choses que moi. Tous les autres sont des crétins, ils me dégoutent. Putain. J’ai envie de me foutre en l’air. J’arrive même pas à m’envoyer en l’air. Timothé a eu raison de me lâcher. Je suis pas foutue d’être une copine. J’arrive pas à aimer, à avoir des passions et même à baiser. C’est horrible, Emma. Horrible, d’être vouée à la solitude.
- Oh, ça me rends tellement triste, ma belle. Parle pas de toi comme ça ! Thimothé te méritait pas de toute façon. T’inquiète pas. Tu es triste maintenant, mais l’amour viendra quand tu t’y attendras le moins. C’est normal d’être désespérée, après une rupture. Je suis là pour te soutenir.
- Ferme ta gueule, Emma. Tu comprends vraiment rien. Désolé, je suis méchante. J’en ai si marre. L’impression de jamais parler à des humains. Merde. Pourquoi les hommes doivent absolument baiser ? Je les hais. Même Timothé qui est seul et vide n’a pas voulu traverser la vie avec moi. Il aurait pu faire l’amour avec d’autres femmes. Mais non. Elles sont beaucoup trop connes pour le comprendre. Ça ne l’intéressait pas. Je me déteste. Si seulement j’avais un vagin fonctionnel. Même ça, même ça. Désolée, Emma, j’ai mal parlé. Quelle détresse. Si vide. J’ai perdu la seule béquille que j’aurais pu avoir. C’est fini. Il n’y a plus rien. Même une relation avec un type comme lui est impossible. Alors tout est impossible. Pardon, Emma, désolée, profite de la vie. Tu peux avoir de la volonté, des désirs, du bonheur, pardon, ne fréquente pas quelqu’un comme moi.
Tiens la plus joyeuse
Je croyais que ça allait être différent avec Timothé. Au début, presque de l’espoir. La légère chaleur. Il est un peu comme moi. Tout seul. Tout vide. Une aubaine pour nous, tu sais ? J’avais pas de l’amour, je crois. Non. Mais enfin, je me sentais un peu moins seule avec lui. Deux solitudes, ça se comprend. Oui, c’est ça : on se comprend. Alors quand il m’embrassait, c’était un peu plus que des lèvres. C’était pas tout froid. Pas de l’amour, je suis vide. Mais c’était un contact humain, au moins. Un peu d’âme. D’ailleurs, lui non plus il n’était pas spécialement amoureux. Mais on arrivait à faire semblant. Comme les autres mais sans la magie. Ça rendait nos existences un peu moins dures et un peu moins tristes. Une bouche, des mains, des regards, ça console. Surtout quand l’autre en face est aussi seul et aussi vide. Je me disais pas que j’allais être heureuse, mais que j’allais pouvoir traverser ma vie de solitude avec une autre solitude.
Mais lui, je sais pas. Il a dû avoir plus d’espoir que moi. Il voulait aller plus loin. Genre, devenir un vrai couple. Faire ce que les autres couples font. Je l’excitais un peu, en fait. C’était pas désagréable, au début. On se touchait un peu partout. Ca console vraiment, et puis je me sentais désirée. Moi, pas vraiment de désir. Morte de l’intérieur. Mais juste le parcourir avec mes mains, c’était un contact agréable. Je me sentais proche d’un corps. Sensation d’un lien avec une présence humaine. J’ai jamais eu d’ami ni de copain, moi. Alors ça me faisait du bien de sentir un corps avec mon corps. On pouvait pleurer l’un contre l’autre d’être aussi peu vivants de l’intérieur. C’est moins triste d’être tristes à deux.
Puis à un moment, il a voulu qu’on baise. Saleté. J’étais pas vraiment contre. Je voulais voir ce que ça fait. Si mon corps pouvait avoir du plaisir. Et aussi, je croyais que ça pourrait me réveiller de l’intérieur, peut-être. Saleté. Dès qu’il a voulu rentrer, j’ai crié de douleur. On a essayé de plusieurs manières. C’est impossible. Mon vagin me fait beaucoup trop mal. Je me suis dit : tant pis. Mais Timothé était vraiment frustré. Il me disait qu’il n’allait pas passer sa vie à se comporter comme un ami avec sa copine. Je haussais les épaules. Qu’est-ce que ça change ? On est seuls au monde, lui et moi, et on sait même pas aimer. Mais il voulait qu’on fasse l’amour. C’était devenu son obsession. On était bien, pourtant, l’un contre l’autre, à se faire des bisous. Même si c’était pas de la passion, ça soulageait nos cœurs. Lui-même il le disait. Alors pourquoi il a insisté pour qu’on baise ? Merde, j’y peux rien, si ça me faisait mal.
Quand il a compris que je n’y arriverais jamais, il s’est éloigné de moi. Je lui servais plus à rien. Je suis bonne à rien, Emma. Pas une femme. J’ai pas réussi à garder le seul mec qui ressentait les mêmes choses que moi. Tous les autres sont des crétins, ils me dégoutent. Putain. J’ai envie de me foutre en l’air. J’arrive même pas à m’envoyer en l’air. Timothé a eu raison de me lâcher. Je suis pas foutue d’être une copine. J’arrive pas à aimer, à avoir des passions et même à baiser. C’est horrible, Emma. Horrible, d’être vouée à la solitude.
- Oh, ça me rends tellement triste, ma belle. Parle pas de toi comme ça ! Thimothé te méritait pas de toute façon. T’inquiète pas. Tu es triste maintenant, mais l’amour viendra quand tu t’y attendras le moins. C’est normal d’être désespérée, après une rupture. Je suis là pour te soutenir.
- Ferme ta gueule, Emma. Tu comprends vraiment rien. Désolé, je suis méchante. J’en ai si marre. L’impression de jamais parler à des humains. Merde. Pourquoi les hommes doivent absolument baiser ? Je les hais. Même Timothé qui est seul et vide n’a pas voulu traverser la vie avec moi. Il aurait pu faire l’amour avec d’autres femmes. Mais non. Elles sont beaucoup trop connes pour le comprendre. Ça ne l’intéressait pas. Je me déteste. Si seulement j’avais un vagin fonctionnel. Même ça, même ça. Désolée, Emma, j’ai mal parlé. Quelle détresse. Si vide. J’ai perdu la seule béquille que j’aurais pu avoir. C’est fini. Il n’y a plus rien. Même une relation avec un type comme lui est impossible. Alors tout est impossible. Pardon, Emma, désolée, profite de la vie. Tu peux avoir de la volonté, des désirs, du bonheur, pardon, ne fréquente pas quelqu’un comme moi.
Tiens la plus joyeuse
Il y a des trucs vraiment intéressants, tu tiens un truc. C'est un texte seul ou il va avec d'autres ?
Perdez pas espoir Mes MP marchent plus, déso
il y a 2 ans
Il y a des trucs vraiment intéressants, tu tiens un truc. C'est un texte seul ou il va avec d'autres ?
Cimer khey. Il y en a 17 autres qui suivent la même thématique : l'impasse des relations, l'échec de la sexualité, la toxicité masculine
il y a 2 ans
Cimer khey. Il y en a 17 autres qui suivent la même thématique : l'impasse des relations, l'échec de la sexualité, la toxicité masculine
D'accord et tu vas publier ça ou ?
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il y a 2 ans
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D'accord, bon courage en tout cas
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il y a 2 ans
C'est surtout un monologue oral, une longue réplique qui sort en flux de conscience. C'est pour ça que la forme est si particulière. Ca sonne comme un discours déconstruit mais cohérent, appuyé sur une émotion forte
il y a 2 ans







