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Emmanuel Macron incarne, sans aucun doute, un paradoxe intéressant dans le paysage politique français. Sur certains aspects, il pourrait être vu comme un Jacobin moderne, c’est-à-dire un défenseur d’un État centralisé, puissant, qui impose ses réformes depuis Paris, souvent contre l’avis des territoires. Son exercice du pouvoir, marqué par une verticalité assumée, la réforme des institutions sans trop de consultation populaire, et son recours fréquent aux ordonnances pour faire passer des lois, reflète cette tradition jacobine où le centre décide pour la périphérie.

Cependant, Macron a aussi des traits qui pourraient, en apparence du moins, le rapprocher des Girondins. Sa vision d’une Europe libérale, cette construction maastrichienne qu’il défend ardemment, est une tentative de décentraliser une partie du pouvoir au niveau supranational, en ouvrant la France aux échanges et à la mondialisation, en prônant une certaine autonomie des régions dans ce cadre européen. On pourrait même dire qu’il plaide pour un certain 'girondisme économique', où la logique du marché prime sur celle de l’État.

Mais il faut être clair : cette Europe libérale que Macron défend avec ferveur ne profite pas aux plus modestes, comme mon père, ouvrier agricole, ou ma mère, femme de ménage. Ceux-là, laissés pour compte par les réformes néolibérales, vivent le centralisme macronien non pas comme un projet d’émancipation, mais comme une forme de technocratie éloignée de leurs réalités quotidiennes. Macron, en dépit de ses prétentions girondines sur la scène européenne, reste profondément jacobin dans sa pratique du pouvoir national.

Ainsi, Macron se révèle être un hybride, un jacobin sous les habits d’un girondin européen, ce qui reflète toute la complexité de son approche politique.
:genius:
il y a 2 ans
Merci chatte g pt
:Rit_rouge:
DIEU opère tout en tout.
il y a 2 ans