Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Ah, le bureau… Mon Dieu, quelle putain de tranchée moderne ! La grande comédie humaine. Tous entassés là, en rangs serrés, chacun à son petit poste, à son petit malheur quotidien, les yeux rivés sur l’écran, les doigts figés sur le clavier, à ressasser des tableaux Excel comme d’autres récitaient leur chapelet dans les tranchées. On attend quoi, là, tous ensemble ? La délivrance ? La mort ? Même pas. On attend rien, on végète, on se résigne, on laisse filer les jours, les mois, les années, en se disant que c’est ça, la vie, que c’est tout ce qu’il y a à espérer.
Le matin, on se lève, on se traîne jusqu’au métro, serrés comme des sardines, la gueule de travers, le cerveau déjà en pilote automatique. On arrive, on s’assoit, on se branche. Et ça démarre : les mails, les réunions, les courbes de croissance, les rapports, les deadlines. Tout ça pour quoi ? Hein ? Pour remplir des cases, satisfaire un supérieur, décrocher une promotion qui te fera gratter un peu plus haut dans la pyramide de connerie. À la fin, c’est quoi le prix ? Quelques zéros de plus sur le compte, une voiture un peu plus rutilante, un bureau avec fenêtre, et ta putain de carcasse qui s’éteint doucement à petit feu.
On est des animaux domestiqués, tous, des bêtes de somme qui ont oublié la course dans la savane, le frisson de la chasse, l’odeur du sang. On est devenus des chiens de salon, nourris au croquettes, gavés de réunions PowerPoint et de bullshit managérial, obéissants, dociles, à attendre notre petit os : une prime, une reconnaissance, un misérable applaudissement. Et on se convainc que c’est ça, le but ultime, qu’il faut rentrer dans le moule, s’user pour le grand Meccano économique. Le sens de la vie ? Putain, quel sens ? Celui de s’abrutir huit heures par jour, à se déconnecter de soi, de son corps, de la nature, pour taper des chiffres sur un écran qui nous rend plus aveugles chaque jour ?
Regarde-les, là, dans l’open space. Ils avancent en rond comme des mouches dans un bocal, à tourner, tourner, jusqu’à ce que le bocal éclate, qu’on les jette à la retraite ou pire, à la rue, avec un carton et leur petite plante verte. Et tout ça pourquoi ? Pour quoi, je te le demande ? Pour un concept abstrait : la croissance, la productivité, le rendement. Des mots, des foutus mots vides, mais on y croit dur comme fer, on les prie comme des idoles modernes, en espérant que ça nous donne un semblant d’immortalité. Mais en vrai, on meurt à petit feu, là, à chaque instant, à chaque e-mail envoyé, à chaque foutu coup de tampon.
Et la nature, dans tout ça ? Oubliée, balayée. On la regarde défiler en fond d’écran, des montagnes, des forêts, des plages, des ciels étoilés… tout ça réduit à une foutue image de fond, à une pause de cinq minutes entre deux réunions. On a tout perdu, notre lien avec la terre, le vent, la mer. On a enfermé nos âmes dans des boîtes, et on a jeté la clé. Des humains, vraiment ? Non. Juste des robots en costume, programmés pour produire, pour consommer, pour mourir.
Et là, tu te dis : il est où le chef-d’œuvre ? Il est où le sens ? Il est là, dans cette absurdité, dans cette grande farce moderne. Le chef-d’œuvre, c’est ce chaos organisé, cette déchéance lente et tranquille. C’est cette résignation collective, cet effacement progressif de ce qu’on est vraiment. Voilà ce qu’on est devenus : des ombres d’hommes, à tapoter des claviers, à remplir des cases, à tourner en rond dans la grande cage dorée. Et le pire ? C’est qu’on le sait, tous. On le sait, mais on fait semblant, on continue la mascarade, parce qu’au fond, on est tous trop lâches, trop usés, trop abrutis pour changer quoi que ce soit.
Le matin, on se lève, on se traîne jusqu’au métro, serrés comme des sardines, la gueule de travers, le cerveau déjà en pilote automatique. On arrive, on s’assoit, on se branche. Et ça démarre : les mails, les réunions, les courbes de croissance, les rapports, les deadlines. Tout ça pour quoi ? Hein ? Pour remplir des cases, satisfaire un supérieur, décrocher une promotion qui te fera gratter un peu plus haut dans la pyramide de connerie. À la fin, c’est quoi le prix ? Quelques zéros de plus sur le compte, une voiture un peu plus rutilante, un bureau avec fenêtre, et ta putain de carcasse qui s’éteint doucement à petit feu.
On est des animaux domestiqués, tous, des bêtes de somme qui ont oublié la course dans la savane, le frisson de la chasse, l’odeur du sang. On est devenus des chiens de salon, nourris au croquettes, gavés de réunions PowerPoint et de bullshit managérial, obéissants, dociles, à attendre notre petit os : une prime, une reconnaissance, un misérable applaudissement. Et on se convainc que c’est ça, le but ultime, qu’il faut rentrer dans le moule, s’user pour le grand Meccano économique. Le sens de la vie ? Putain, quel sens ? Celui de s’abrutir huit heures par jour, à se déconnecter de soi, de son corps, de la nature, pour taper des chiffres sur un écran qui nous rend plus aveugles chaque jour ?
Regarde-les, là, dans l’open space. Ils avancent en rond comme des mouches dans un bocal, à tourner, tourner, jusqu’à ce que le bocal éclate, qu’on les jette à la retraite ou pire, à la rue, avec un carton et leur petite plante verte. Et tout ça pourquoi ? Pour quoi, je te le demande ? Pour un concept abstrait : la croissance, la productivité, le rendement. Des mots, des foutus mots vides, mais on y croit dur comme fer, on les prie comme des idoles modernes, en espérant que ça nous donne un semblant d’immortalité. Mais en vrai, on meurt à petit feu, là, à chaque instant, à chaque e-mail envoyé, à chaque foutu coup de tampon.
Et la nature, dans tout ça ? Oubliée, balayée. On la regarde défiler en fond d’écran, des montagnes, des forêts, des plages, des ciels étoilés… tout ça réduit à une foutue image de fond, à une pause de cinq minutes entre deux réunions. On a tout perdu, notre lien avec la terre, le vent, la mer. On a enfermé nos âmes dans des boîtes, et on a jeté la clé. Des humains, vraiment ? Non. Juste des robots en costume, programmés pour produire, pour consommer, pour mourir.
Et là, tu te dis : il est où le chef-d’œuvre ? Il est où le sens ? Il est là, dans cette absurdité, dans cette grande farce moderne. Le chef-d’œuvre, c’est ce chaos organisé, cette déchéance lente et tranquille. C’est cette résignation collective, cet effacement progressif de ce qu’on est vraiment. Voilà ce qu’on est devenus : des ombres d’hommes, à tapoter des claviers, à remplir des cases, à tourner en rond dans la grande cage dorée. Et le pire ? C’est qu’on le sait, tous. On le sait, mais on fait semblant, on continue la mascarade, parce qu’au fond, on est tous trop lâches, trop usés, trop abrutis pour changer quoi que ce soit.
il y a 2 ans
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