Ce sujet a été résolu
Salut à tous. J’écris ce post avec une profonde frustration, un désespoir presque métaphysique. 11 ans, plus de 100 000 € dépensés, et après tout ce temps, je suis coincé à 418 abonnés. Vous avez bien lu : 418. Une chaîne YouTube dédiée à l'analyse philosophique des jeux vidéo, et personne ne s’en soucie.
Tout commence en 2013. L'idée me frappe : combiner ma passion pour les jeux vidéo avec ma profonde admiration pour la philosophie. Parce que qui, si ce n’est moi, pouvait expliquer la dialectique de Hegel à travers les quêtes secondaires de The Witcher 3 ? Ou disséquer la critique de la raison pure de Kant en jouant à Dark Souls ? Convaincu de ma mission presque divine, je mets tout sur la table. Je commence fort : caméra RED Epic-W à 45 000 € pour capter chaque pixel de mon visage concentré pendant que je parle du concept d’absurde chez Camus en jouant à Fortnite.
Niveau son, je fais évidemment appel à du matériel professionnel pour que chaque parole que je prononce sur la liberté sartienne résonne dans les tympans de mes abonnés comme une symphonie divine. 12 000 € de plus.
Et puis, je me dis : le décor doit refléter la hauteur intellectuelle de mon propos. Donc oui, j'ai investi dans un studio digne d'un séminaire de philosophie antique. Mur en bois d’acajou, lumières tamisées rappelant la grotte de Platon, ambiance livresque avec des premières éditions de Nietzsche en arrière-plan (merci eBay, 10 000 €).
Malgré tout ça, après quelques mois, je réalise que quelque chose ne va pas. Les vues stagnent. Mais je reste optimiste. J’engage alors un expert en stratégie YouTube (il travaille avec des stars du game). Son verdict ? "Ton problème, c’est le montage." Moi, naïf, je ne m’étais pas douté que mes vidéos de 3 heures sur la nature de la volonté schopenhauerienne appliquée à Minecraft étaient peut-être… un peu longues. Alors j’engage un monteur à 5 000 € la vidéo pour condenser ça en 45 minutes (compromis difficile pour un philosophe, je vous le dis).
Ça n’a rien changé. À ce stade, la seule réaction que je reçois sous mes vidéos, c’est des "LOL Kant c’est chiant" ou des insultes sous forme de commentaires en caps lock.
Ah, et j'ai même payé 10 000 € à un influenceur gaming pour qu'il fasse une collab' avec moi. Résultat ? Une vidéo où je lui explique le concept d’éthique kantienne en jouant à Call of Duty. Résultat : 1 abonné de plus. Oui, UN.
Je suis aujourd'hui en train de regarder les cendres de ma carrière YouTube avec une amertume philosophique digne de Cioran. 103 457,83 € dans le vent, et seulement 418 abonnés. Moralité ? La philosophie, les jeux vidéo et YouTube ne font apparemment pas bon ménage. Si vous me croisez dans la rue en train de distribuer des pamphlets intitulés "Pourquoi l’échec est une forme de salut", ne soyez pas surpris.
Tout commence en 2013. L'idée me frappe : combiner ma passion pour les jeux vidéo avec ma profonde admiration pour la philosophie. Parce que qui, si ce n’est moi, pouvait expliquer la dialectique de Hegel à travers les quêtes secondaires de The Witcher 3 ? Ou disséquer la critique de la raison pure de Kant en jouant à Dark Souls ? Convaincu de ma mission presque divine, je mets tout sur la table. Je commence fort : caméra RED Epic-W à 45 000 € pour capter chaque pixel de mon visage concentré pendant que je parle du concept d’absurde chez Camus en jouant à Fortnite.
Niveau son, je fais évidemment appel à du matériel professionnel pour que chaque parole que je prononce sur la liberté sartienne résonne dans les tympans de mes abonnés comme une symphonie divine. 12 000 € de plus.
Et puis, je me dis : le décor doit refléter la hauteur intellectuelle de mon propos. Donc oui, j'ai investi dans un studio digne d'un séminaire de philosophie antique. Mur en bois d’acajou, lumières tamisées rappelant la grotte de Platon, ambiance livresque avec des premières éditions de Nietzsche en arrière-plan (merci eBay, 10 000 €).
Malgré tout ça, après quelques mois, je réalise que quelque chose ne va pas. Les vues stagnent. Mais je reste optimiste. J’engage alors un expert en stratégie YouTube (il travaille avec des stars du game). Son verdict ? "Ton problème, c’est le montage." Moi, naïf, je ne m’étais pas douté que mes vidéos de 3 heures sur la nature de la volonté schopenhauerienne appliquée à Minecraft étaient peut-être… un peu longues. Alors j’engage un monteur à 5 000 € la vidéo pour condenser ça en 45 minutes (compromis difficile pour un philosophe, je vous le dis).
Ça n’a rien changé. À ce stade, la seule réaction que je reçois sous mes vidéos, c’est des "LOL Kant c’est chiant" ou des insultes sous forme de commentaires en caps lock.
Ah, et j'ai même payé 10 000 € à un influenceur gaming pour qu'il fasse une collab' avec moi. Résultat ? Une vidéo où je lui explique le concept d’éthique kantienne en jouant à Call of Duty. Résultat : 1 abonné de plus. Oui, UN.
Je suis aujourd'hui en train de regarder les cendres de ma carrière YouTube avec une amertume philosophique digne de Cioran. 103 457,83 € dans le vent, et seulement 418 abonnés. Moralité ? La philosophie, les jeux vidéo et YouTube ne font apparemment pas bon ménage. Si vous me croisez dans la rue en train de distribuer des pamphlets intitulés "Pourquoi l’échec est une forme de salut", ne soyez pas surpris.
il y a 2 ans
Aujourd'hui, la solitude qui accompagne cet échec est devenue une compagne silencieuse, mais impitoyable. Je vis littéralement dans l'ombre de mes 418 abonnés, qui ne laissent jamais un commentaire. 418 fantômes, errant dans les profondeurs de mon analytics sans jamais manifester de vie.
La douleur morale ? Elle est devenue presque physique. Il y a quelques mois, j’étais assis dans mon studio (celui avec les murs en acajou, bien sûr), réfléchissant à mon prochain chef-d’œuvre intellectuel - une vidéo où j'explique le nihilisme de Nietzsche à travers une speedrun de Super Mario 64. Et là, c’est comme si toute l’absurdité de mon existence m’avait frappé d’un seul coup. J’ai littéralement foncé contre le mur. Oui, je me suis jeté contre ce mur en hurlant, comme si je pouvais briser l’échec par la force brute. Résultat : KO pendant plusieurs minutes, étendu sur le sol, le front contre la moquette, à moitié conscient, avec la sensation que même Kant se moquerait de moi s'il était là.
Et puis, il y a des jours comme aujourd'hui. Des jours où la souffrance existentielle est trop lourde. Où tout s'effondre, tout devient flou. Ce matin, après avoir passé 3 heures sur un montage hyper sophistiqué, disséquant le concept de l’éternel retour nietzschéen appliqué à The Legend of Zelda, j'ai réalisé que… personne ne le verrait. Et c’est là que c'est arrivé. Le déclic. Mon corps a simplement cédé sous le poids de l’absurdité.
Je me suis effondré, littéralement, sur le sol de mon appartement. Mes jambes ont lâché, mes mains ont gratté le parquet dans un ultime geste de désespoir. 30 minutes à baver sur le sol, les yeux fixés dans le vide, avec des larmes et des gémissements dignes d’un animal sauvage. À ce moment précis, j’étais moins un créateur de contenu qu'une sorte de bête blessée, hurlant face à l’indifférence de l’univers.
Et dans ces instants de profonde humiliation, je réalise que 103 457,83 €, c’est finalement peu cher payé pour une leçon de vie aussi cruelle : personne n’en a rien à faire de Kant quand tu joues à Minecraft.
Alors voilà, je me relève tant bien que mal. Peut-être que demain, je retenterai une vidéo où je décode le concept de la fin de l’histoire de Hegel en jouant à GTA V. Peut-être. Mais pour l’instant, je retourne pleurer un coup en position fœtale.
La douleur morale ? Elle est devenue presque physique. Il y a quelques mois, j’étais assis dans mon studio (celui avec les murs en acajou, bien sûr), réfléchissant à mon prochain chef-d’œuvre intellectuel - une vidéo où j'explique le nihilisme de Nietzsche à travers une speedrun de Super Mario 64. Et là, c’est comme si toute l’absurdité de mon existence m’avait frappé d’un seul coup. J’ai littéralement foncé contre le mur. Oui, je me suis jeté contre ce mur en hurlant, comme si je pouvais briser l’échec par la force brute. Résultat : KO pendant plusieurs minutes, étendu sur le sol, le front contre la moquette, à moitié conscient, avec la sensation que même Kant se moquerait de moi s'il était là.
Et puis, il y a des jours comme aujourd'hui. Des jours où la souffrance existentielle est trop lourde. Où tout s'effondre, tout devient flou. Ce matin, après avoir passé 3 heures sur un montage hyper sophistiqué, disséquant le concept de l’éternel retour nietzschéen appliqué à The Legend of Zelda, j'ai réalisé que… personne ne le verrait. Et c’est là que c'est arrivé. Le déclic. Mon corps a simplement cédé sous le poids de l’absurdité.
Je me suis effondré, littéralement, sur le sol de mon appartement. Mes jambes ont lâché, mes mains ont gratté le parquet dans un ultime geste de désespoir. 30 minutes à baver sur le sol, les yeux fixés dans le vide, avec des larmes et des gémissements dignes d’un animal sauvage. À ce moment précis, j’étais moins un créateur de contenu qu'une sorte de bête blessée, hurlant face à l’indifférence de l’univers.
Et dans ces instants de profonde humiliation, je réalise que 103 457,83 €, c’est finalement peu cher payé pour une leçon de vie aussi cruelle : personne n’en a rien à faire de Kant quand tu joues à Minecraft.
Alors voilà, je me relève tant bien que mal. Peut-être que demain, je retenterai une vidéo où je décode le concept de la fin de l’histoire de Hegel en jouant à GTA V. Peut-être. Mais pour l’instant, je retourne pleurer un coup en position fœtale.
il y a 2 ans
MrBeast
2 ans
Aujourd'hui, la solitude qui accompagne cet échec est devenue une compagne silencieuse, mais impitoyable. Je vis littéralement dans l'ombre de mes 418 abonnés, qui ne laissent jamais un commentaire. 418 fantômes, errant dans les profondeurs de mon analytics sans jamais manifester de vie.
La douleur morale ? Elle est devenue presque physique. Il y a quelques mois, j’étais assis dans mon studio (celui avec les murs en acajou, bien sûr), réfléchissant à mon prochain chef-d’œuvre intellectuel - une vidéo où j'explique le nihilisme de Nietzsche à travers une speedrun de Super Mario 64. Et là, c’est comme si toute l’absurdité de mon existence m’avait frappé d’un seul coup. J’ai littéralement foncé contre le mur. Oui, je me suis jeté contre ce mur en hurlant, comme si je pouvais briser l’échec par la force brute. Résultat : KO pendant plusieurs minutes, étendu sur le sol, le front contre la moquette, à moitié conscient, avec la sensation que même Kant se moquerait de moi s'il était là.
Et puis, il y a des jours comme aujourd'hui. Des jours où la souffrance existentielle est trop lourde. Où tout s'effondre, tout devient flou. Ce matin, après avoir passé 3 heures sur un montage hyper sophistiqué, disséquant le concept de l’éternel retour nietzschéen appliqué à The Legend of Zelda, j'ai réalisé que… personne ne le verrait. Et c’est là que c'est arrivé. Le déclic. Mon corps a simplement cédé sous le poids de l’absurdité.
Je me suis effondré, littéralement, sur le sol de mon appartement. Mes jambes ont lâché, mes mains ont gratté le parquet dans un ultime geste de désespoir. 30 minutes à baver sur le sol, les yeux fixés dans le vide, avec des larmes et des gémissements dignes d’un animal sauvage. À ce moment précis, j’étais moins un créateur de contenu qu'une sorte de bête blessée, hurlant face à l’indifférence de l’univers.
Et dans ces instants de profonde humiliation, je réalise que 103 457,83 €, c’est finalement peu cher payé pour une leçon de vie aussi cruelle : personne n’en a rien à faire de Kant quand tu joues à Minecraft.
Alors voilà, je me relève tant bien que mal. Peut-être que demain, je retenterai une vidéo où je décode le concept de la fin de l’histoire de Hegel en jouant à GTA V. Peut-être. Mais pour l’instant, je retourne pleurer un coup en position fœtale.
La douleur morale ? Elle est devenue presque physique. Il y a quelques mois, j’étais assis dans mon studio (celui avec les murs en acajou, bien sûr), réfléchissant à mon prochain chef-d’œuvre intellectuel - une vidéo où j'explique le nihilisme de Nietzsche à travers une speedrun de Super Mario 64. Et là, c’est comme si toute l’absurdité de mon existence m’avait frappé d’un seul coup. J’ai littéralement foncé contre le mur. Oui, je me suis jeté contre ce mur en hurlant, comme si je pouvais briser l’échec par la force brute. Résultat : KO pendant plusieurs minutes, étendu sur le sol, le front contre la moquette, à moitié conscient, avec la sensation que même Kant se moquerait de moi s'il était là.
Et puis, il y a des jours comme aujourd'hui. Des jours où la souffrance existentielle est trop lourde. Où tout s'effondre, tout devient flou. Ce matin, après avoir passé 3 heures sur un montage hyper sophistiqué, disséquant le concept de l’éternel retour nietzschéen appliqué à The Legend of Zelda, j'ai réalisé que… personne ne le verrait. Et c’est là que c'est arrivé. Le déclic. Mon corps a simplement cédé sous le poids de l’absurdité.
Je me suis effondré, littéralement, sur le sol de mon appartement. Mes jambes ont lâché, mes mains ont gratté le parquet dans un ultime geste de désespoir. 30 minutes à baver sur le sol, les yeux fixés dans le vide, avec des larmes et des gémissements dignes d’un animal sauvage. À ce moment précis, j’étais moins un créateur de contenu qu'une sorte de bête blessée, hurlant face à l’indifférence de l’univers.
Et dans ces instants de profonde humiliation, je réalise que 103 457,83 €, c’est finalement peu cher payé pour une leçon de vie aussi cruelle : personne n’en a rien à faire de Kant quand tu joues à Minecraft.
Alors voilà, je me relève tant bien que mal. Peut-être que demain, je retenterai une vidéo où je décode le concept de la fin de l’histoire de Hegel en jouant à GTA V. Peut-être. Mais pour l’instant, je retourne pleurer un coup en position fœtale.
Pas très bien écris
1/10 pour l effort
1/10 pour l effort
il y a 2 ans
FinalDandy
2 ans
Kevin s'amuse avec chatGPT
Pour moi ça mérite du ban à vue, pour pas inciter les baltringues comme l'OP à lancer des paveys IA sans aucun travail derrière
Qualité philosophique médiocre, y a des choses à dire pourtant mais tout est creux. Les IA sont pas près d'être pertinentes
Qualité philosophique médiocre, y a des choses à dire pourtant mais tout est creux. Les IA sont pas près d'être pertinentes
il y a 2 ans
100.000€ si notroll ...
ça commence déjà mal.
édit : 45.000€ pour une caméra pour faire des vidéos pour YouTube, tu comprends que l'op raconte n'importe quoi.
ça commence déjà mal.
édit : 45.000€ pour une caméra pour faire des vidéos pour YouTube, tu comprends que l'op raconte n'importe quoi.
il y a 2 ans
au moins tu prend ton echec avec philosophie c'est bien
il y a 2 ans
C'est une IA, tous les humains qui ont fait farcry 3 savent que c'est de la grosse merde surcotée
Désactiver les signatures : Mon profil/modifier/apparence
il y a 2 ans
En ligne
174
Sur ce sujet0





























