Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Pour moi ça change tout le temps et en ce moment ce sont ceux qui terminent "La chevelure" de Baudelaire qui me plaisent le plus (classique me direz vous !) :
"Longtemps ! Toujours ! Ma main dans ta crinière lourde
Sèmera le rubis, la perle et le saphir,
Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde !
N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde
Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?"
"Longtemps ! Toujours ! Ma main dans ta crinière lourde
Sèmera le rubis, la perle et le saphir,
Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde !
N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde
Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?"
il y a 2 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsPour ceux amateurs de poésie anglophone, j'ai aussi quelques vers à vous partager. Ils proviennent de Tennyson cette fois-ci.
"Free hearts, free foreheads - You and I are old;
Old age hath yet his honour and his toil;
Death closes all: but something ere the end,
Some work of noble note, may yet be done,
Not unbecoming men that strove with Gods.
The lights begin to twinkle from the rocks:
The long day wanes: the slow moon climbs: the deep
Moans round with many voices. Come, my friends,
'T is not too late to seek a newer world.
Push off, and sitting well in order smite
The sounding furrows; for my purpose holds
To sail beyond the sunset, and the baths
Of all the western stars, until I die."
"Free hearts, free foreheads - You and I are old;
Old age hath yet his honour and his toil;
Death closes all: but something ere the end,
Some work of noble note, may yet be done,
Not unbecoming men that strove with Gods.
The lights begin to twinkle from the rocks:
The long day wanes: the slow moon climbs: the deep
Moans round with many voices. Come, my friends,
'T is not too late to seek a newer world.
Push off, and sitting well in order smite
The sounding furrows; for my purpose holds
To sail beyond the sunset, and the baths
Of all the western stars, until I die."
il y a 2 ans
Un poème romantique de Verlaine maintenant.
"Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses.
De cette façon nous serons bien heureuses,
Et si notre vie a des instants moroses,
Du moins nous serons, n’est-ce pas ? deux pleureuses.
Ô que nous mêlions, âmes sœurs que nous sommes,
À nos vœux confus la douceur puérile
De cheminer loin des femmes et des hommes.
Dans le frais oubli de ce qui nous exile.
Soyons deux enfants, soyons deux jeunes filles
Éprises de rien et de tout étonnées.
Qui s’en vont pâlir sous les chastes charmilles
Sans même savoir qu’elles sont pardonnées."
"Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses.
De cette façon nous serons bien heureuses,
Et si notre vie a des instants moroses,
Du moins nous serons, n’est-ce pas ? deux pleureuses.
Ô que nous mêlions, âmes sœurs que nous sommes,
À nos vœux confus la douceur puérile
De cheminer loin des femmes et des hommes.
Dans le frais oubli de ce qui nous exile.
Soyons deux enfants, soyons deux jeunes filles
Éprises de rien et de tout étonnées.
Qui s’en vont pâlir sous les chastes charmilles
Sans même savoir qu’elles sont pardonnées."
il y a 2 ans
Merci de me rappeler l'appétence (ou plutôt son absence) des Français envers la langue de la perfide Albion, j'oublie trop rapidement le chauvinisme misérable bien de chez nous...
il y a 2 ans
J'ai du mal avec la poésie, j'ai l'impression que tu peux dire n'importe quoi ça marche. Et souvent c'est de la merde
Sous mon chibre abîmé par le temps impartial
Ta joue se dessine a l'ombre du vaisseau
Et de ton regard s'écoule l'abîme du passé
Chaque instant reflète nos âmes déchirées
Les flots roulent
Tes yeux s'éteignent
(une faciale)
Sous mon chibre abîmé par le temps impartial
Ta joue se dessine a l'ombre du vaisseau
Et de ton regard s'écoule l'abîme du passé
Chaque instant reflète nos âmes déchirées
Les flots roulent
Tes yeux s'éteignent
(une faciale)
il y a 2 ans
J'ai du mal avec la poésie, j'ai l'impression que tu peux dire n'importe quoi ça marche. Et souvent c'est de la merde
Sous mon chibre abîmé par le temps impartial
Ta joue se dessine a l'ombre du vaisseau
Et de ton regard s'écoule l'abîme du passé
Chaque instant reflète nos âmes déchirées
Les flots roulent
Tes yeux s'éteignent
(une faciale)
Sous mon chibre abîmé par le temps impartial
Ta joue se dessine a l'ombre du vaisseau
Et de ton regard s'écoule l'abîme du passé
Chaque instant reflète nos âmes déchirées
Les flots roulent
Tes yeux s'éteignent
(une faciale)
"Là ou ça sent la merde, ça sent l’être.
L’homme aurait très bien pu ne pas chier,
ne pas ouvrir la poche anale, mais il a choisi de chier
comme il aurait choisi de vivre, au lieu de consentir à vivre mort.
C’est que pour ne pas faire caca,
il lui aurait fallu consentir à ne pas être,
mais il n’a pas pu se résoudre à perdre l’être,
c’est-à-dire à mourir vivant.
Il y a dans l’être
quelque chose de particulièrement tentant pour l’homme
et ce quelque chose est justement
Le caca !"
Il est vrai que se prêter à l'exercice est plutôt marrant, mais soyons un minimum sérieux et sachons apprécier, le temps d'un instant tout du moins, nos vieux classiques.
L’homme aurait très bien pu ne pas chier,
ne pas ouvrir la poche anale, mais il a choisi de chier
comme il aurait choisi de vivre, au lieu de consentir à vivre mort.
C’est que pour ne pas faire caca,
il lui aurait fallu consentir à ne pas être,
mais il n’a pas pu se résoudre à perdre l’être,
c’est-à-dire à mourir vivant.
Il y a dans l’être
quelque chose de particulièrement tentant pour l’homme
et ce quelque chose est justement
Le caca !"
Il est vrai que se prêter à l'exercice est plutôt marrant, mais soyons un minimum sérieux et sachons apprécier, le temps d'un instant tout du moins, nos vieux classiques.
il y a 2 ans
D'autres somptueux vers de l'Allemand Stefan George
"Wir schreiten auf und ab im reichen flitter
Des buchenganges beinach bis zum tore
Und sehen aussen in dem feld vom gitter
Den mandelbaum zum zweitenmal im flore.
Wir suchen nach den schattenfreien bänken
Dort wo uns niemals fremde stimmen scheuchten,
In träumen unsre arme sich verschränken,
Wir laben uns am langen milden leuchten
Wir fühlen dankbar wie zu leisem brausen
Von wipfeln strahlenspuren auf uns tropfen
Und blicken nur und horchen wenn in pausen
Die reifen früchte an den boden klopfen."
"Wir schreiten auf und ab im reichen flitter
Des buchenganges beinach bis zum tore
Und sehen aussen in dem feld vom gitter
Den mandelbaum zum zweitenmal im flore.
Wir suchen nach den schattenfreien bänken
Dort wo uns niemals fremde stimmen scheuchten,
In träumen unsre arme sich verschränken,
Wir laben uns am langen milden leuchten
Wir fühlen dankbar wie zu leisem brausen
Von wipfeln strahlenspuren auf uns tropfen
Und blicken nur und horchen wenn in pausen
Die reifen früchte an den boden klopfen."
Voyez donc à quel point l'allemand est la pire langue du monde, en plus d'être immonde à l'écrit comme à l'oral.
il y a 2 ans
quelques alexandrins individuels que j'aime profondément :
Avoir l'âme qui rêve au bord du monde assise
Je cherche le silence et la nuit pour pleurer
Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé
Dans son œil, ciel livide où germe l'ouragan
Un poète est un monde enfermé dans un homme
Le jour n'est pas plus pur que le fond de mon cœur
Avoir l'âme qui rêve au bord du monde assise
Je cherche le silence et la nuit pour pleurer
Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé
Dans son œil, ciel livide où germe l'ouragan
Un poète est un monde enfermé dans un homme
Le jour n'est pas plus pur que le fond de mon cœur
il y a 2 ans
Aujourd’hui est un autre jour
Je me lèverai demain matin
Plus tôt qu’aujourd’hui
Le soleil demain matin
sera plus chaud qu’aujourd’hui
Je serai plus fort demain matin
Plus fort qu’aujourd’hui
Je serai gai demain matin
Plus gai qu’aujourd’hui
J’aurai demain matin
Plus d’amis qu’aujourd’hui
Et bien que demain matin
La mort soit plus proche qu’aujourd’hui
Je serai demain matin
Plus vivant plus vivant qu’aujourd’hui
Robert DESNOS
Je me lèverai demain matin
Plus tôt qu’aujourd’hui
Le soleil demain matin
sera plus chaud qu’aujourd’hui
Je serai plus fort demain matin
Plus fort qu’aujourd’hui
Je serai gai demain matin
Plus gai qu’aujourd’hui
J’aurai demain matin
Plus d’amis qu’aujourd’hui
Et bien que demain matin
La mort soit plus proche qu’aujourd’hui
Je serai demain matin
Plus vivant plus vivant qu’aujourd’hui
Robert DESNOS
il y a 2 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsChanson d’automne
Paul Verlaine
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
Paul Verlaine, Poèmes saturniens
Paul Verlaine
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
Paul Verlaine, Poèmes saturniens
il y a 2 ans
J'ai un niveau C1, j'ai un bon niveau à l'écrit mais je ne suis pas encore assez fluide à l'oral.
il y a 2 ans
le sonnet 3 des Antiquités de Rome de Du Bellay
Nouveau venu qui cherches Rome en Rome
Et rien de Rome en Rome n’apperçois,
Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu vois,
Et ces vieux murs, c’est ce que Rome on nomme.
Voy quel orgueil, quelle ruine, et comme
Celle qui mist le monde sous ses lois
Pour donter tout, se donta quelquefois,
Et devint proye au temps qui tout consomme.
Rome de Rome est le seul monument,
Et Rome Rome a vaincu seulement.
Le Tybre seul, qui vers la mer s’enfuit,
Reste de Rome, ô mondaine inconstance !
Ce qui est ferme est par le temps destruit,
Et ce qui fuit, au temps fait resistance
Nouveau venu qui cherches Rome en Rome
Et rien de Rome en Rome n’apperçois,
Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu vois,
Et ces vieux murs, c’est ce que Rome on nomme.
Voy quel orgueil, quelle ruine, et comme
Celle qui mist le monde sous ses lois
Pour donter tout, se donta quelquefois,
Et devint proye au temps qui tout consomme.
Rome de Rome est le seul monument,
Et Rome Rome a vaincu seulement.
Le Tybre seul, qui vers la mer s’enfuit,
Reste de Rome, ô mondaine inconstance !
Ce qui est ferme est par le temps destruit,
Et ce qui fuit, au temps fait resistance
il y a 2 ans
Livre de grammaire + fiche de vocabulaire à apprendre par coeur, il va falloir y mettre du coeur à l'ouvrage pour apprendre l'allemand.
il y a 2 ans
l'allemand c'est peut-être la pire langue européenne pour la poésie, les corpus poétiques français, anglais, italien, latin, grec sont tellement supérieurs...
il y a 2 ans
le sonnet 3 des Antiquités de Rome de Du Bellay
Nouveau venu qui cherches Rome en Rome
Et rien de Rome en Rome n’apperçois,
Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu vois,
Et ces vieux murs, c’est ce que Rome on nomme.
Voy quel orgueil, quelle ruine, et comme
Celle qui mist le monde sous ses lois
Pour donter tout, se donta quelquefois,
Et devint proye au temps qui tout consomme.
Rome de Rome est le seul monument,
Et Rome Rome a vaincu seulement.
Le Tybre seul, qui vers la mer s’enfuit,
Reste de Rome, ô mondaine inconstance !
Ce qui est ferme est par le temps destruit,
Et ce qui fuit, au temps fait resistance
Nouveau venu qui cherches Rome en Rome
Et rien de Rome en Rome n’apperçois,
Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu vois,
Et ces vieux murs, c’est ce que Rome on nomme.
Voy quel orgueil, quelle ruine, et comme
Celle qui mist le monde sous ses lois
Pour donter tout, se donta quelquefois,
Et devint proye au temps qui tout consomme.
Rome de Rome est le seul monument,
Et Rome Rome a vaincu seulement.
Le Tybre seul, qui vers la mer s’enfuit,
Reste de Rome, ô mondaine inconstance !
Ce qui est ferme est par le temps destruit,
Et ce qui fuit, au temps fait resistance
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine
Désactiver les signatures : Mon profil/modifier/apparence
il y a 2 ans
Nuit rhénane
Guillaume Apollinaire
Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d’un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds
Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n’entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées
Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l’or des nuits tombe en tremblant s’y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l’été
Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire
Guillaume Apollinaire
Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d’un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds
Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n’entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées
Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l’or des nuits tombe en tremblant s’y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l’été
Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire
il y a 2 ans























