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Plus personne n'a le goût de la lecture.
:bouais:

Cependant j'avais cette histoire (courte) dans un tiroir, elle mélange CUL, FUN, et AVENTURE.
:Hanks_jouir:

Je posterais chapitre par chapitre, en dépit du monumental bide qui m'attends.
:Synthwave:
Et si par chance ça vous plaît, alors j'en serais heureux.
PS : Si vous savez comment on peut justifier le texte sur Onche, je suis preneur
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Chapitre I


Une chaleur à crever, une odeur de fond de poubelle qui flotte dans l’air entre quelques effluves de tabac froid. C’est dans un petit appartement situé au huitième étage en plein centre-ville de Trapville, une mégalopole florissante, que vit Gilbert Mollard. L’homme en question vit là depuis des années. Nous parlons ici d’un bonhomme qui n’est pas vieux mais plus très jeune. Un mec qui finit un contrat de travail plus vite que son paquet de clopes par jour. Un crevard qui boit, qui est un peu raciste, mais “non pas vraiment”, comme il aime à vous répondre.

Alors l’image que vous vous faites de cet homme à cet instant est sans doutes très juste, c’est bien Gilbert Mollard. Pas très grand, pas complètement chauve, un peu de gras sain sur le souvenir de ses années sportives, pas très beau mais quand même, un peu de charme, on peut lui accorder ça à ce bon vieux Gilbert.

C’est l’été, le soleil se couche bientôt pourtant la chaleur en est presque insoutenable. Malgré tout, Gilbert devant son ordinateur à du mal à se décider entre ouvrir un onglet Youporn ou sortir son téléphone et lancer UberEats ou peu importe les connards qui viendront lui livrer la bouffe, car putain, Gilbert a les crocs, et il compte bien profiter de son chômage. L’homme qui décidément n’en peut plus de suer comme une vache, se décide à un compromis différent. Il fait déjà dans les 33° dans l’appartement, alors quitte à en crever, il va ouvrir la fenêtre juste à côté de lui, s’allumer la onzième cigarette de la journée pendant qu’il commande à manger, et si la livraison prend au moins une petite dizaine de minutes, alors il va pouvoir l’ouvrir son onglet Youporn, chaleur ou pas.

A la première bouffée de fumée relâché dans l’air, Gilbert en a déjà plein le cul, comme souvent, sans raisons, le restaurant qu’il cherche est indisponible. Il va donc les appeler directement. Gilbert à envie de poisson, ce n’est pas la première fois ni la dernière. Par ce temps, ça lui donne des envie de “goûter la mer”. Surtout quand on habite au 8ième étage en pleine ville, des odeurs de gasoil plein les narines. En quelques secondes Gilbert tape le nom du restaurant qu’il aime bien : “Le Ténia, toutes les spécialités de la mer c’est pas pour vous déplaire” Le numéro s’affiche et il s’empresse de les appeler. Au bout de plusieurs : “manquerait plus qu’ils soient vraiment fermés ces cons-là”, ou “j’ai faim putain”, une voix féminine et nasillarde lui répond enfin.
— Restaurant Le Ténia ?
— Ah ! Je croyais que vous étiez fermé, vous avez un…
— Je peux vous aider ? Coupa t-elle sèchement.
Gilbert bouillonnait, “cette salope non mais elle pourrait au moins m’expliquer pourquoi ils sont pas disponibles sur leur appli à la con je craque”. Mais il préféra en venir au fait, se sentant quand même un peu con, car après tout, c’est vrai qu’elle n’en avait certainement rien à foutre de son “appli”, et encore plus de lui.
— Oui c’est pour une livraison, répondit-il. J’aimerais le double rôti de saumon avec frites et jalapeño et un max de rouille. J’ai un peu grossi ces derniers temps. Un petit silence, et la voix répondit.
— Désolé monsieur mais notre livreur est indisponible ce soir, il faudra passer directement au restaurant. Gilbert crispa un poing mais répondit le plus calmement qu’il pouvait.
— Bien, je vais passer, vous pourriez noter la commande que je viens de dire de toute façon ?
— C’est noté, d’ici 20 minutes je dirais, bonne soirée.
— Attendez et mon n… Elle raccrocha, et Gilbert se brûla les doigts avec le bout de sa cigarette qui avait finit de se consumer discrètement. “Non mais je vais lui en coller une en arrivant au restaurant à cette pute !” Cracha t-il en posant violemment son téléphone sur son bureau et le mégot par la fenêtre. D’un geste cette fois bien plus délicat, il saisit la souris de son ordinateur, ouvrit un nouvel onglet sur son navigateur, tapa une suite de lettre connue du monde entier, et se défroqua d’un bond.

Le soleil était sur le point de se coucher sur la ville, apportant du même coup un air qui devenait un peu plus respirable. S’étant besogné rapidement, Gilbert se préparait à descendre pour aller récupérer sa commande au restaurant Le Ténia. Il lui arrivait de prendre le métro ou le tram, mais son moyen de locomotion préféré restait à jamais sa fidèle Peugeot 103. Gilbert prit les affaires habituelles : papiers, carte bleue, téléphone, clés, et sortit en direction de l’ascenseur pour rejoindre son bolide qui l’attendait au frais en sous-sol de sa résidence. Sur le chemin, Gilbert croisa une de ses voisines qu’il détestait. Pour ne rien arranger elle ne répondit pas à son “b’soir” en plus de le regarder comme si c’était une sorte de détritus malodorant et particulièrement désagréable à regarder avant de s’enfermer chez elle. Jusqu’à ce que Gilbert se rende compte qu’il s’était tâché le short façon “lactique” et surtout très visible en dessous de la ceinture.

Détestant le monde et lui-même, le temps que l’ascenseur déroule les étages, Gilbert franchit finalement les portes automatiques et inspira un grand coup d’air frais. “P’tain, je crois que je vais dormir dans la cave ce soir en fait !” Se dit-il. C’était sans savoir qu’il était bien loin du compte. Il rejoignit sa bécane, l’enfourcha, direction Le Ténia. Les portes du garage s’ouvrirent, plein gaz.
il y a 4 ans
La ville devenait belle la nuit, les étages des gratte-ciels qui défilait à la vitesse débridée de sa petite Peugeot lui donnait le tourni. Mais c’était aussi un spectacle agréable alors que de plus en plus de lumières s’allumait et que le parfum des restaurants venait lui lécher les nasaux en coup de vent. Il s’approchait rapidement de sa destination, lorsqu’un toussotement inhabituel vint rompre la douce musique de sa bécane à pleine allure.

“Putain de carbu !” s’exclama Gilbert alors qu’il était penché sur la mécanique de sa mobylette, arrêté au bord d’un trottoir où quelques passants le dévisageait. Le bougre n’avait emporté aucun outil, il ne pouvait même pas tenter quelque chose. L’heure devenant pressante, il décida de laisser sa mob contre le trottoir et de revenir la chercher plus tard, quitte à appeler un dépanneur ou même de la ramener à pied.
Il se mit à marcher rapidement en direction du restaurant, sachant qu’il aurait de toute façon du retard. Il faisait encore chaud, alors après plusieurs minutes, Gilbert franchi enfin les portes du restaurant ruisselant de sueur. Il y avait un peu de monde au restaurant et il flottait une odeur de poiscaille et de citron. Immédiatement Gilbert accrocha du regard celle qu’il supposait être la fille du téléphone, derrière le comptoir, il se rapprocha d’elle à petit pas encore essoufflé.
— Bonsoir, je viens récupérer le double rôti avec frites, et tout le reste. “MERDE !” se dit-il. Il se rappela soudain qu’il était maintenant bien con avec sa commande à emporter sans aucun moyen de transport, à moins de marcher avec jusqu’à la maison et donc de devoir réchauffer son plat, ce qui en gâcherait formidablement le goût et la texture. La fille du comptoir le regarda un peu intriguée.
— Le double rôti oui c’est prêt, voici. Elle lui tendit une grande poche marron. Gilbert prit la poche, paya son dû, et resta planté là, pas sûr de la marche à suivre.
— Excusez moi mais j’ai eu un problème sur la route, je peux quand même manger ici même si c’est “à emporter” ? Demanda t-il.
— Oui comme vous voulez. C’est un peu compliqué à l’intérieur mais il y a la terrasse au bout de la salle avec des places libres. Gilbert remercia la jeune femme se promettant de lui en coller une la prochaine fois et traversa la salle. Il poussa la porte et se retrouva sur une terrasse très agréable. Le sol était en pierre, les petites tables de type bistroquet étaient pour la plupart protégées par une végétation tout autour. Plus surprenant encore, il faisait bon, comme si de quelque manière l’endroit avait su garder sa fraîcheur grâce à l’ombre des feuillages. La nuit était profonde à présent, et son ciel bleu de Prusse, constellé d’étoiles. Gilbert s’installa à une table et commença à déballer son repas. Il profita de ce moment de calme pour se demander quelle serait le meilleur moyen de rentrer, avec ou sans sa mobylette. A peine avait-il commencé à mordre dans son poisson qu’une femme vint s’asseoir à sa table sans rien dire. D’abord il la regarda sans rien dire, trop interloqué pour savoir quoi dire, alors qu’elle-même le regardait en souriant. C’était une femme mûre, plutôt jolie, bien habillé, bien coiffée. Elle fumait, non pas sans classe.
— Euh… vous… enfin ? Balbutia t-il.
— Comment ça va ce soir ? Dit-elle d’une voix calme, un peu grave, sensuelle.
— Je… Très bien écoutez, je peux vous aider ?
— Je me disais juste que si ça t’intéresse, on pourrait aller faire un tour toi et moi. Dit-elle toujours du même ton calme. Les informations se croisaient à haute vitesse dans la tête de Gilbert, “qu’est-ce qu’elle veut celle-là ?”, “Baiser évidemment t’es con ou quoi ?”, “Non non n’importe quoi ça doit être un genre d’arnaque c’est sûr”, “Mais peut-être que c’est le moment dont t’as toujours rêvé bordel”, “Putain je fais quoi…”, “Bon, vas-y fonces, après tout ce soir c’est le bordel”.
— Alors euh, oui pourquoi pas. Par contre, vous voulez dire tout de suite ? Parce que j’ai pas de voiture là et…
— T’en fais pas pour ça chéri. Quand tu auras un peu de temps, rejoins moi du côté du parking.
Elle se leva tranquillement, écrasa sa cigarette directement sur la table en évitant le cendrier juste à côté. Gilbert la regardait sans pouvoir réfréner un sourcil haussé bien haut, alors qu’elle partait vers son supposé parking. Il nota qu’elle était habillé d’une robe très légère qui mettait bien en avant ses formes généreuses, et là tout de suite, il commençait à sentir une belle bosse se former dans son froc.

Il n’en revenait pas et son coeur battait vite. Alors, prit d’une montée d’adrénaline, il laissa son plat sur la table et se leva pour la rejoindre. En traversant à nouveau la salle du restaurant il ne fit pas attention à la fille du comptoir qui le regardait, méfiante. Il n’avait qu’un objectif et se déplaçait comme s’il avait des oeillères.
Poussant la porte brusquement, Gilbert fit le tour du restaurant jusqu’au parking où parmi le lot de voitures garées, une avait les phares allumés. “C’est peut être un piège ? Des mecs vont me tomber sur la gueule et me dépouiller peut être. Enfin ils seront déçus j’ai foutrement rien.” Pensa t-il. Mais alors qu’il approchait de la voiture il vit que la femme était à l’intérieur à la place du conducteur, les sièges étaient tous complètement rabaissés.
— Grimpes avec moi, dit-elle par la fenêtre légèrement ouverte. “Le moteur est éteint, au moins elle veut pas me kidnapper ou un truc du genre.” Pensa Gilbert. Il rentra dans la voiture côté passager et à peine eu t-il fermé la portière qu’il fut projeté en arrière. La mystérieuse femme venait de lancer l’assault sur lui et commença à lui bouffer le cou en lui tenant les bras. La gaule de Gilbert était à présent sur le point d’exploser mais c’était certainement à cause de son short un peu trop serré se dit-il.

Elle ôta sa robe complètement et il découvrit le corps d’une belle femme mâture. Non vraiment, il ne comprenait pas ce qui pouvait bien se passer. Mais Gilbert au-delà de son incapacité à comprendre pourquoi une tigresse comme elle aurait bien pu vouloir baiser aussi sauvagement un pauvre type en train de manger un double rôti de saumon en terrasse, se dit qu’une chance pareille ne se refusait pas.
Il allait mordre ses seins, enfoncer sa queue au fond d’elle alors qu’elle serait à quatre pattes les genoux écrasés sur les sièges et la tête penché contre la banquette arrière. Elle allait lui griffer le dos à tel point qu’elle aurait de la peau morte au creux des ongles, agripper ses cuisses poilues et le tirer vers elle en secousse puissantes pour sentir un peu plus le feu à l’intérieur de son bas-ventre. Bref : ils allaient baiser. Alors, le temps qu’il fallu pour qu’une vieille dame du nom de Paulette, habitant au 6ème étage dans un vieil appartement de 1976, se brosse les dents et se lave le cul assise sur le bidet, soit environ 11 minutes, Gilbert besogna cette inconnue au rythme du grincement des suspensions ; et non, Paulette n’a rien à voir dans cette histoire.

Fin du chapitre I
il y a 4 ans