Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
À ces approximations historiques, Camus refuse d’apporter quelque preuve que ce soit au grand remplacement : contempteur des chiffres, il ne veut pas « s’abaisser » à démontrer ce qu’il avance. « On ne fournit pas de preuves pour une grippe » assène-t-il sans ambages : un champ lexical morbide (relatif à la maladie) se déploie dans son discours. « Lézard », animal aux « yeux globuleux » au « dos couvert d’écailles », le grand remplacement se trouve accolé à un imaginaire de la saleté. Plus intéressant encore, le reptile s’introduit dans le « salon » au moment où l’on y « déguste le thé », sur un tapis qu’il inonde de sang : comment ne pas y déceler un inconscient bourgeois ? Jouissant d’un confort indu, Camus ne souhaite pas être dérangé par quelques indésirables, assimilés à des animaux, qui risqueraient d’abîmer les meubles familiaux.
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Enfin, Camus s’emporte contre les élites cosmopolites qui s’acharnent à ne plus employer le signifiant « race ». Cette dernière, signifiant lignée ou catégorisation raciste, ne gêne pas la tête chenue de Plieux : Davos et ses sbires voudraient confondre les races pour qu’elles n’existent plus. Or, mauvaise nouvelle : les races n’existent pas du tout, le consensus scientifique est clair à ce sujet. Comme nous l’avons dit plus haut, le critère de scientificité n’intéresse pas l’auteur : seules les affirmations arbitraires sont instance de vérité suprême.
Volontairement confus et insensé, le discours camusien bombarde ses auditeurs de mots souillés et complètement vidés de leur sens originel. Sous couvert de critique de la technique et de néologismes faussement sophistiqués, l’écrivant cache ses intérêts de classe, ceux d’une bourgeoisie profondément autoritaire qui n’a rien perdu de son racisme pathologique. Au moment où la théorie complotiste du « Grand Remplacement » se fait une place de choix dans les débats médiatiques, savoir ligne entre les lignes est un exercice de salubrité publique.
Volontairement confus et insensé, le discours camusien bombarde ses auditeurs de mots souillés et complètement vidés de leur sens originel. Sous couvert de critique de la technique et de néologismes faussement sophistiqués, l’écrivant cache ses intérêts de classe, ceux d’une bourgeoisie profondément autoritaire qui n’a rien perdu de son racisme pathologique. Au moment où la théorie complotiste du « Grand Remplacement » se fait une place de choix dans les débats médiatiques, savoir ligne entre les lignes est un exercice de salubrité publique.
il y a 2 ans
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