Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Trois personnes lèvent les yeux au ciel, observant la voûte étoilée.
Le vulgaire : l'est bo l'ciel lo, l'est gros pi l'est grand, y'a lbon dieu là-haut foi de Djo.
https://image.noelshack.com[...]2659801-ouvrierbeauf2.png
Le demi-habile : en réalité rien à voir, il ne s'agit que de corps célestes telluriques ou gazeux, je l'ai lu dans sciences et vie, qui occupent au sein du cycle cosmique une place déterminée par les circonvolutions aléatoires d'un univers en expansion ce qui prouve que l'homme n'est rien qu'un ver de terre à l'échelle universelle et puis l'évolution nous montre que etc. etc.
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Le savant : La contemplation des astres a toujours stimulé la soif d'infini qui réside dans le coeur de l'homme, comme si le reflet de ces éclatantes solitudes figurait sa fin : quel contraste entre la petitesse de sa nature et cette formidable aspiration ! Ce n’est point de l’espace que je dois chercher ma dignité, mais c’est du règlement de ma pensée : par l’espace l’univers me comprend et m’engloutit comme un point, par la pensée je le comprends.
https://image.noelshack.com[...]5302581-chateaubriand.png
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Le vulgaire : prolos, QLFs, ancienne classe moyenne rurale.
Le demi-habile : tous les adolescents du monde et 80% de la population française, bobos chouffins boomers urbains.
Le savant : Les 2% qui pensent.
« Les cieux, qui racontent la gloire du Très-Haut à tous les hommes, et dont le langage est entendu de tous les peuples, ne disent rien à l’incrédule. Heureusement ce ne sont pas les astres qui sont muets, ce sont les athées qui sont sourds. [...] L’esprit connut l’ordre que l’œil admirait ; les balances d’or, qu’Homère et l’Écriture donnent au souverain Arbitre, lui furent rendues ; la comète se soumit ; à travers l’immensité la planète attira la planète ; la mer sentit la pression de deux vastes vaisseaux qui flottent à des millions de lieues de sa surface ; depuis le soleil jusqu’au moindre atome, tout se maintint dans un admirable équilibre : il n’y eut plus que le cœur de l’homme qui manqua de contre-poids dans la nature.
Qui l’aurait pu penser ? le moment où l’on découvrit tant de nouvelles preuves de la grandeur et de la sagesse de la Providence fut celui-là même où l’on ferma davantage les yeux sur la lumière : non toutefois que ces hommes immortels, Copernic, Tycho-Brahé, Kepler, Leibnitz, Newton, fussent des athées ; mais leurs successeurs, par une fatalité inexplicable, s’imaginèrent tenir Dieu dans leurs creusets et dans leurs télescopes, parce qu’ils y voyaient quelques-uns des éléments sur lesquels l’Intelligence universelle a fondé les mondes. Lorsqu’on a été témoin des jours de notre révolution ; lorsqu’on songe que c’est à la vanité du savoir que nous devons presque tous nos malheurs, n’est-on pas tenté de croire que l’homme a été sur le point de périr de nouveau pour avoir porté une seconde fois la main sur le fruit de la science ? et que ceci nous soit matière de réflexion sur la faute originelle : les siècles savants ont toujours touché aux siècles de destruction. »
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Le vulgaire : l'est bo l'ciel lo, l'est gros pi l'est grand, y'a lbon dieu là-haut foi de Djo.
Le demi-habile : en réalité rien à voir, il ne s'agit que de corps célestes telluriques ou gazeux, je l'ai lu dans sciences et vie, qui occupent au sein du cycle cosmique une place déterminée par les circonvolutions aléatoires d'un univers en expansion ce qui prouve que l'homme n'est rien qu'un ver de terre à l'échelle universelle et puis l'évolution nous montre que etc. etc.
Le savant : La contemplation des astres a toujours stimulé la soif d'infini qui réside dans le coeur de l'homme, comme si le reflet de ces éclatantes solitudes figurait sa fin : quel contraste entre la petitesse de sa nature et cette formidable aspiration ! Ce n’est point de l’espace que je dois chercher ma dignité, mais c’est du règlement de ma pensée : par l’espace l’univers me comprend et m’engloutit comme un point, par la pensée je le comprends.
Le vulgaire : prolos, QLFs, ancienne classe moyenne rurale.
Le demi-habile : tous les adolescents du monde et 80% de la population française, bobos chouffins boomers urbains.
Le savant : Les 2% qui pensent.
« Les cieux, qui racontent la gloire du Très-Haut à tous les hommes, et dont le langage est entendu de tous les peuples, ne disent rien à l’incrédule. Heureusement ce ne sont pas les astres qui sont muets, ce sont les athées qui sont sourds. [...] L’esprit connut l’ordre que l’œil admirait ; les balances d’or, qu’Homère et l’Écriture donnent au souverain Arbitre, lui furent rendues ; la comète se soumit ; à travers l’immensité la planète attira la planète ; la mer sentit la pression de deux vastes vaisseaux qui flottent à des millions de lieues de sa surface ; depuis le soleil jusqu’au moindre atome, tout se maintint dans un admirable équilibre : il n’y eut plus que le cœur de l’homme qui manqua de contre-poids dans la nature.
Qui l’aurait pu penser ? le moment où l’on découvrit tant de nouvelles preuves de la grandeur et de la sagesse de la Providence fut celui-là même où l’on ferma davantage les yeux sur la lumière : non toutefois que ces hommes immortels, Copernic, Tycho-Brahé, Kepler, Leibnitz, Newton, fussent des athées ; mais leurs successeurs, par une fatalité inexplicable, s’imaginèrent tenir Dieu dans leurs creusets et dans leurs télescopes, parce qu’ils y voyaient quelques-uns des éléments sur lesquels l’Intelligence universelle a fondé les mondes. Lorsqu’on a été témoin des jours de notre révolution ; lorsqu’on songe que c’est à la vanité du savoir que nous devons presque tous nos malheurs, n’est-on pas tenté de croire que l’homme a été sur le point de périr de nouveau pour avoir porté une seconde fois la main sur le fruit de la science ? et que ceci nous soit matière de réflexion sur la faute originelle : les siècles savants ont toujours touché aux siècles de destruction. »
il y a 4 ans
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