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"Si j'devais choisir entre tout ce biff et toutes ces bitchs je prendrais le gros chèque, parce que l'oseille est la plus bonne des schnecks"

Dans cette punchline le double rotor fait allusion à sa nouvelle situation sociale, auparavant jeune défavorisé et aujourd'hui rappeur à succès, il nous dévoile son nouveau train de vie où il a désormais accès à l'argent et aux faveurs féminines, se positionnant dans le style de l’introspection, il s'interroge sous la forme d'une question posée à lui-même dans une perspective de connaissance de soi, à savoir quelle aspect de ma nouvelle vie je préfère le plus, l'argent facile ou l'accès aux femmes, cette interrogation est d'autant plus forte qu'elle prend la forme d'un choix (on pourrais même parer de choix Cornélien) qui est écrit au temps du conditionnel futur "si je devais". Ce choix est donc un choix de vie en réalité, qu'on pourrai reformuler ainsi: ma préférence est-elle l'argent ou le lucre ? Mon succès dans le rap à t'il pour finalité l'argent ou le plaisir ?

Kaaris répond de manière catégorique à cette question, se plaçant dans une vision matérialiste plutôt que hédoniste du bonheur, il nous fait pars de son point de vue somme tout assez courant sur l'argent: l'argent représente un pouvoir qui permet d'obtenir des biens et services mais sans doute plus que ca (on peut penser à l’élévation social, ou la reconnaissance notamment), on peut dire que Kaaris fait donc un choix rationnel se basant sur une vision maximaliste de l'utilisation de l'argent: l'argent peut permettre d'accéder au faveur des femmes, choisir les femmes ne permettrais pas d'apporter de l'argent, Kaaris nous montre là qu'il est avant tout un homme rationnel, (on pourrais même dire un biznessman) mais aussi ce que le rap apporte dans la vie du rappeur à succès "(tout ce biff / toute ces bitchs")
il y a 4 ans