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vielle marque d'habille our les clocherds
il y a 6 ans
Ah t'as picolé ce soir, t'as oublié les majuscules et tu fais des fautes
il y a 6 ans
En seulement 7 mots, l'ouvrage bouleverse notre perception du monde
:logocadillac:
Best of all, it's a Cadillac
:Cadillac:
il y a 6 ans
Chacun des mots employé dans cette pièce a été choisi et ouvragé avec soin, révélant au lecteur un univers complet d'idées tantôt violentes, tantôt lénifiantes, mais toujours subtiles. Quoiqu'une étude cursive des éléments lexicaux diminue la portée de l'ouvrage, elle permet néanmoins d'effectuer une première approche :

vielle : dès le premier mot, on tombe déjà sur une ambivalence, car MONSIEUR-BIZON nous montre qu'avec un seul mot, le discours peut déjà être multiple. Au premier abord, le lecteur verra un adjectif, vieille, brutalement perverti. Que nous révèle cette perversion ? Que la vieillesse est une corruption de l'être, un voyage vers une destination sans retour, la mort. L'auteur résume avec brio quarante siècles de philosophie humaine préoccupée par le destin et le trépas inévitable, et nous rappelle la vanité de l'être. En seconde lecture, on peut voir émerger (et le talent de MONSIEUR-BIZON se révèle ici, quand ne se montre qu'en second lieu ce qui aurait dû être évident au premier abord) la référence à l'instrument de musique ancien, qui nous renforce dans la première interprétation, mais l'image de la musique nous rappelle aussi que cette destinée peut prendre bien des aspects, pourquoi pas revêtir les ornements joyeux du bal. C'est justement l'intensité de ce parallélisme entre l'adjectif et l'objet, l'apparence et l'être, qui saisit le lecteur et le plonge dans une profonde introspection.

marque : la marque, c'est d'abord le symbole du capitalisme triomphant, et on aperçoit déjà le message politique poindre. Mais la marque, c'est aussi l'étiquette, le symbole même du paraître, encore un thème profond subtilement amené par la magie des mots. L'auteur nous pose la question : l'habit fait-il, oui, ou non, le moine ? Essayer de répondre à la question, ce n'est que tomber dans la paraphrase de Bathing ape

d : contrairement à ce qu'on pourrait penser de prime abord, cet article n'est bien sûr pas aussi innocent qu'il apparaît. Il symbolise la possession, symbole à la fois du capitalisme - encore - et de la vanité de l'existence terrestre, autre thème cher à MONSIEUR-BIZON.

habille : que dire de cette géniale trouvaille ? Est-ce un substantif ? Est-ce un verbe ? C'est à travers ce vertige de questions que nous apparaît en demi-teinte l'influence de Jorge Luis Borges et du langage imaginaire de Tlön. MONSIEUR-BIZON concilie le Sein et le faire, résumé sublime de la dichotomie humaine. La suggestion d'un verbe au présent nous oppose au temps passé suggéré par le vielle initial, nous accablant de doutes quant à notre perception du temps qui passe. Et puis, l'auteur nous rappelle également, en symétrie, la bataille de l'être et du paraître avec le champ sémantique du vêtement.

our : nous reviendrons sur la figure de style (audacieuse !) plus loin, mais attardons-nous sur le pour qui marque la destination, l'ad usum final. Qui est-ce ? Cette question qui surgit nous précipite vers les derniers mots, à la recherche du point final qui mettra fin à nos spéculations ; et qui ironiquement fait cruellement défaut.

les : oui, les. Pas des. Ni certains. Ni quelques. L'universalité de Bathing ape éclate avec force.

clocherds : encore une perle lexicale, mot-valise de clochard et de hère, qui double la puissance du terme, sans tomber dans la redondance.
:logocadillac:
Best of all, it's a Cadillac
:Cadillac:
il y a 6 ans
Je relie plutôt au mot anglais « herd »,
fr.wiktionary.org https://fr.wiktionary.org/wiki/herd

comme si les clochards étaient gérés par un berger ou un pasteur.

C’est peut-être une symbolique chrétienne.
il y a 6 ans