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Quoi de plus idiot que cette thèse d'Epicure qui non seulement, réduit la mort à un évènement, mais en plus, à un évènement solipsiste ? D'accord, en tant que conscience individuelle, la mort comme fait pour moi n'est rien, elle contredit l'idée même de conscience. Aussitôt que je suis mort, je n'ai pas conscience de l'être.

Mais comment peut-on se contenter d'une définition aussi niaise de la mort, au juste ? Pour commencer, il y a la mort des autres, évènement qui me traumatise, m'attriste, m'affecte. Et même si Epicure voulait dire que NOTRE mort n'est rien pour nous, il se trompe encore.

La mort n'est pas qu'un évènement, nous ne sommes pas des bêtes. Nous avons une puissance de projection, une faculté d'anticipation : la mort nous angoisse. Notre cerveau fabrique des mécanismes de défense contre la mort. Mais une fois dépassés, il ne reste plus que l'angoisse la plus profonde et la plus douloureuse. L'angoisse de notre propre mort. C'est ce qu'à voulu fuir Epicure avec une philosophie branlante. Notre mort n'est pas rien dès le moment où elle existe par anticipation sous le phénomène de l'angoisse.

Même Sartre que pourtant j'admire réduisait la mort à un évènement. Mais pourquoi fuir cette analyse de notre mort présente pour nous via l'angoisse ? Qu'est-ce qui pousse ces auteurs à traiter de la mort comme d'un évènement qui ne nous concerne pas, ou si peu ? L'angoisse de la mort est pourtant un phénomène brûlant, c'est une expérience d'une très grande intensité. On ne peut pas l'ignorer impunément.

Un auteur qui est capable de décrire notre phénoménalité de manière chirurgicale, jusqu'à découvrir la conscience préréflexive dont je n'avais pas soupçonné l'existence en 20 ans, cet auteur là est capable de passer à côté d'une telle angoisse ? Passe encore pour Epicure, mais pour l'autre, c'est curieux.

Notre mort est TOUT pour nous, au contraire. Notre véritable vie commence au moment où notre mort apparaît à l'avance, en dévastant tout ce qu'il y avait de construit, de croyance et de plénitude en nous. C'est elle, elle est là. Elle n'est pas différente de la mort comme évènement, c'est la même. Nous l'éprouvons seulement de loin même que son effet s'applique. Nous mourons deux fois. Une fois symboliquement : notre mort apparaît en idée, en sensations, en intuition, elle interfère dans notre vie. Une seconde fois physiquement.

Quand on a le culot de se laisser mourir une première fois, alors on ne perd pas son temps à mener une existence par défaut. L'angoisse nous pousse au cul, il y a soudainement une urgence de vivre pour soi. Quand on a connu sa propre mort, on découvre ensuite sa propre vie. Les valeurs des autres ne nous déterminent plus. Les buts des autres ne nous définissent plus. Plus d'un a cessé de courir après l'argent en se sentant claquer en idées, tout-à-coup se rendant compte que l'argent n'est pas ce qu'il désire vraiment, que c'était un but assimilé par défaut

Non, le golem d'Epicure, la vérité, c'est le contraire de ce que tu dis. La mort, c'est tout pour nous, elle nous concerne, se mêle à nos vie, et il FAUT la redouter
il y a 4 ans
Pas lu
:Synthwave:
il y a 4 ans
Pas lu
:Synthwave:
Moi non plus, tu crois quoi ?
il y a 4 ans
up
il y a 4 ans
A partir du moment où tu n'as plus peur de la mort alors elle devient futile.
:Zidane2000:


On redoute ce dont on a peur, tu devrais peut être commencer à envisager le monde sous un prisme métaphysique.
:Zidane2000:
il y a 4 ans
Bibop2
Bibop2
4 ans
A partir du moment où tu n'as plus peur de la mort alors elle devient futile.
:Zidane2000:


On redoute ce dont on a peur, tu devrais peut être commencer à envisager le monde sous un prisme métaphysique.
:Zidane2000:
Tu confonds la peur et l'angoisse
il y a 4 ans
Et puisque tu confonds la peur et l'angoisse, tu fais de ce fait la même erreur qu'Epicure : tu réduis la mort à un évènement extérieur
il y a 4 ans
up
il y a 4 ans
Bon bah tant pis je meurs
il y a 4 ans
Que ne donnerais-je pas pour me hisser à la hauteur de ma propre finitude
:AAH:
il y a 4 ans
Ca migre dure ici


Oui, il veut atténuer l'angoisse, mais pourquoi ? Elle devrait être un élan, au contraire. Nous pouvons y puiser une source d'énergie considérable pour accomplir de belles choses
il y a 4 ans
Chrono
Chrono
4 ans
Que ne donnerais-je pas pour me hisser à la hauteur de ma propre finitude
:AAH:
Tu pourrais donner ta vie pour y parvenir
:clarke_foncede:
il y a 4 ans
Un petit résume svp
:roi:
il y a 4 ans
K2000 non, mais il y a rien a faire, même mon scanner fatigue devant un pavé compact de cette taille

Allez pour l'effort :
GIF

PAVÉ O CESAR
il y a 4 ans
Tu pourrais donner ta vie pour y parvenir
:clarke_foncede:
Je veux que la mort me ravisse et me renverse comme Dieu a ravi et renversé Paul sur le chemin de Damas
:AAH:
il y a 4 ans
Quoi de plus idiot que cette thèse d'Epicure qui non seulement, réduit la mort à un évènement, mais en plus, à un évènement solipsiste ? D'accord, en tant que conscience individuelle, la mort comme fait pour moi n'est rien, elle contredit l'idée même de conscience. Aussitôt que je suis mort, je n'ai pas conscience de l'être.

Mais comment peut-on se contenter d'une définition aussi niaise de la mort, au juste ? Pour commencer, il y a la mort des autres, évènement qui me traumatise, m'attriste, m'affecte. Et même si Epicure voulait dire que NOTRE mort n'est rien pour nous, il se trompe encore.

La mort n'est pas qu'un évènement, nous ne sommes pas des bêtes. Nous avons une puissance de projection, une faculté d'anticipation : la mort nous angoisse. Notre cerveau fabrique des mécanismes de défense contre la mort. Mais une fois dépassés, il ne reste plus que l'angoisse la plus profonde et la plus douloureuse. L'angoisse de notre propre mort. C'est ce qu'à voulu fuir Epicure avec une philosophie branlante. Notre mort n'est pas rien dès le moment où elle existe par anticipation sous le phénomène de l'angoisse.

Même Sartre que pourtant j'admire réduisait la mort à un évènement. Mais pourquoi fuir cette analyse de notre mort présente pour nous via l'angoisse ? Qu'est-ce qui pousse ces auteurs à traiter de la mort comme d'un évènement qui ne nous concerne pas, ou si peu ? L'angoisse de la mort est pourtant un phénomène brûlant, c'est une expérience d'une très grande intensité. On ne peut pas l'ignorer impunément.

Un auteur qui est capable de décrire notre phénoménalité de manière chirurgicale, jusqu'à découvrir la conscience préréflexive dont je n'avais pas soupçonné l'existence en 20 ans, cet auteur là est capable de passer à côté d'une telle angoisse ? Passe encore pour Epicure, mais pour l'autre, c'est curieux.

Notre mort est TOUT pour nous, au contraire. Notre véritable vie commence au moment où notre mort apparaît à l'avance, en dévastant tout ce qu'il y avait de construit, de croyance et de plénitude en nous. C'est elle, elle est là. Elle n'est pas différente de la mort comme évènement, c'est la même. Nous l'éprouvons seulement de loin même que son effet s'applique. Nous mourons deux fois. Une fois symboliquement : notre mort apparaît en idée, en sensations, en intuition, elle interfère dans notre vie. Une seconde fois physiquement.

Quand on a le culot de se laisser mourir une première fois, alors on ne perd pas son temps à mener une existence par défaut. L'angoisse nous pousse au cul, il y a soudainement une urgence de vivre pour soi. Quand on a connu sa propre mort, on découvre ensuite sa propre vie. Les valeurs des autres ne nous déterminent plus. Les buts des autres ne nous définissent plus. Plus d'un a cessé de courir après l'argent en se sentant claquer en idées, tout-à-coup se rendant compte que l'argent n'est pas ce qu'il désire vraiment, que c'était un but assimilé par défaut

Non, le golem d'Epicure, la vérité, c'est le contraire de ce que tu dis. La mort, c'est tout pour nous, elle nous concerne, se mêle à nos vie, et il FAUT la redouter
K2000 non, mais il y a rien a faire, même mon scanner fatigue devant un pavé compact de cette taille

Allez pour l'effort :
GIF

PAVÉ O CESAR
il y a 4 ans
La mort est un autre chemin qu'il nous faut tous emprunter
Tu vas mourir quoi qu'il arrive alors fait de ta vie une belle aventure
Le secret c'est de faire les choses en pensant à l'Éternel retour de ton existence
Vie ta vie de manière à vouloir la revivre encore une fois

Bien sûr la mort de nos idoles, de nos amis, nos collègues, de notre famille, de nos animaux de compagnie nous attriste et même un appareil, comme ton ordinateur, ta console, ton portable quand ils claquent ça te fait un pincement au coeur car tu sais que plus rien ne sera jamais pareil, c'est comme ça, on est humain et on s'attache au gens et au chose mais il faut apprendre à lâcher prise

Je pleure ceux qui sont parties mais il existe encore dans mon cœur et dans mes souvenirs

Oui quand je suis en danger je craint la mort car mon instinct de survie me pousse à la craindre, mais lorsque je serai vieux fatigués et usé et que j'aurai consommé tout le temps qui m'est accordé alors j'espère partir sereinement en ayant eu une bonne vie et en ayant fait le maximum de bien autour de moi
Pas pour plaire à un Dieu hypothétique mais plutôt pour décorer tout ses visage gris de beau sourire qui font rejaillir la lumière
il y a 4 ans
il y a 4 ans
L'angoisse de la mort est le moteur de la vie, c'est en étant conscient qu'on va tous mourir un jour qu'il faut agir
Sans mort, pas de vie
:zidane_lunettes1:
il y a 4 ans
C'est vrai, contrairement au bullshit intense de la mort adiaphoron des stoïciens
:AAH:
il y a 4 ans