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Dossier : La transition vers l'aristocratie

1) Comment l'atomisation de notre société renforce l'actuelle transition vers l'aristocratie

a) Qu'est-ce que l'atomisation ?

Notre société est atomisée, dans le sens où chaque individu a été arraché à sa terre (on parle de déracinement), à sa culture, à ses cercles sociaux (famille, culte, entreprise, région, patrie...) à des degrés divers. Cet arrachement est d'abord matériel : on vit isolés les uns des autres, dans des appartements individuels, et on sort de moins en moins à cause de bon nombre de raisons politico-administratives, mais aussi à cause de la convenance d'internet. Mais l'arrachement est d'abord spirituel, émotionnel. On ne se sent plus appartenir à aucun groupe, ou à quoi que ce soit, et affirmer le contraire est perçu comme ridicule, voir problématique.

L'individu est ainsi livré à lui-même dans ce qu'on pourrait appeler un état social atomisé.

Or cet état social favorise le retour de l'aristocratie de plusieurs façons.

L'atomisation renforce, logiquement, les qualités de chaque individualité, tout en aggravant ses défauts. Or cet état de fait favorise naturellement les âmes nobles. Les âmes populaires, en effet, sont médiocres par essence : elles resteront toujours sur les basses fréquences de l'intellect et de la conscience, sauf si quelqu'un vient les tirer vers le haut, ce qui n'arrive tout simplement pas dans cette forme de société. Les âmes aristocratiques, en revanche, sont en constante évolution et visent toujours les nuages et les étoiles. L'atomisation fait en sorte que ces individus s'élèvent très loin, quel que soit leur domaine d'action, créant un fossé infranchissable entre eux et la masse populaire.

Ce fossé est bien réel. La première génération d'aristocrates est composée d'individus réellement supérieurs. Cette supériorité est d'abord morale : les nobles sont - excusez-moi la redondance - nobles : chacun peut le voir et le sentir. Lorsque la noblesse d'âme s'accompagne d'une forte compétence, l'aristocrate ne peut que triompher du peuple.

b) Comment l'aggravation des défauts du peuple favorise l'aristocratie

Nous l'avons dit, l"atomisation aggrave les défauts de chacun, et en particulier ceux du peuple. Quels sont-ils ? Les deux principaux sont la bassesse d'esprit et la méchanceté.

Notons d'abord que le peuple s'élève essentiellement de trois façons : par la religion, par le cotoiement d'autrui, enfin par l'appartenance et la participation à un groupe qui le dépasse. Ces trois routes sont barrées dans une société atomisée : la religion n'exerce plus aucune influence réelle, on se cotoie de moins en moins, et les groupes n'existent plus - ils sont même condamnés et moqués.

La bassesse d'esprit du peuple devient alors insupportable. Lorsqu'une âme noble tient le moindre propos élevé près d'un homme du peuple dans un état social atomisé, celui-ci arrive à peine à comprendre ce qu'on lui dit, et sa réaction - le plus souvent puérile, stupide, ignoble - fait grincer des dents.

En outre, la méchanceté du peuple a deux formes : une forme active, qui constitue l'humour populaire, et une forme passive, qui se manifeste par la négligence d'autrui.

L'humour du peuple est comme celui d'un enfant : à la fois cruel et innocent, idiot et ingénieux, trivial et scandaleux. Les nobles ont du mal à comprendre cette forme d'humour, qui ne les fait pas rire et leur semble basse et stupide. Le noble n'enchaîne pas les petites méchancetés, mais rit plutôt des grandes humiliations : son humour est plus brutal, direct et sincère. Il ne se moque pas, il écrase ; il ne ricane pas doucement, il rigole à plein poumons.

En démocratie, le peuple et les nobles cohabitent : ils ont tous les deux de règles de politesse et de savoir-vivre qui mettent des bornes saines aux deux types d'humour.

Mais dans un état social atomisé, ces bornes n'existent plus car la société elle-même n'a pas de structure : elle est une masse informe d'individus déconnectés les uns des autres. Or les règles de politesse ne peuvent exister que dans des sociétés ordonnées logiquement.

Ensuite, la forme passive de la méchanceté, la négligeance, est la conséquence directe de l'égoïsme. Un exemple frappant et concret : les individus qui prennent en photo ou filment une personne souffrante au lieu de l'aider. Telle est la méchanceté du peuple, lorsque rien ne lui pose des limites.

Dans un état social atomisé, le peuple devient de plus en plus méchant et le noble de plus en plus humiliant et sans pitié. Chaque camp est dégoûté par l'autre, et les deux s'éloignent naturellement. Cet éloignement mutuel favorise naturellement l'aristocratie émergente : en effet, les populaires finissent par se fondre et disparaître dans la masse ; mais les nobles recherchent des individus qui leur ressemblent et, en les trouvant, ils forment peu à peu une classe aristocratique ensemble.

c) Comment l'aggravation des défauts de la noblesse favorise, aussi, l'aristocratie

Abordons désormais les défauts des âmes nobles.

Elles sont arrogantes, ce qui découle de leur supériorité naturelle face à la masse, mais aussi de ce fossé indépassable qui se forme dans les sociétés atomisées, qu'on évoquait précédemment. L'atomisation pousse cette arrogance à l'extrême. Les nobles ne se considèrent plus de la même humanité que leur peuple, ils se pensent supérieurs et appartenant à une élite presque divine. En même temps, le peuple lui-même constate cette arrogance, mais aussi la supériorité qui va avec. Le peuple ressent, en effet, les hautes fréquences, mais les fuit naturellement. Ce n'est donc pas seulement la noblesse qui se sent supérieure, mais le peuple lui-même constate -inconsciemment - son infériorité face à ces individus. Ces sentiments renforcent encore la constitution de l'aristocratie.

Les nobles ne pardonnent pas facilement : ils ont un esprit revanchard, et n'oublient pas le mal qu'on leur a fait. Le peuple a un sens de l'honneur peu développé et supporte facilement qu'on l'humilie ponctuellement. De plus, sa préoccupation constante pour les affaires courantes lui fait vite oublier les affronts. A vrai dire, le peuple a la mémoire très courte. Le noble, en revanche, vit plus dans les nuages que sur terre : il vit dans un monde où les choses sont plus permanentes et stables. Dans ce monde, un affront n'est plus une simple tache qui se lave rapidement, mais plutôt un rocher qui gêne constamment au milieu du Palais.

Dans un état social atomisé, le peuple oublie donc très vite - trop vite - les affronts, tandis que les nobles deviennent très sensibles, ont la mémoire longue et sont rancuniers. Or, généralement, les affronts viennent du peuple lui-même, car les nobles se comprennent de manière presque implicite tandis que le peuple, comme on l'a souligné, n'a pas la même forme d'humour. Le fossé qui se crée alors est très grand. Le peuple ne comprend pas la rancune du noble, et trouve que celui-ci est injuste. Le noble est dégoûté par le peuple : il prend sa revanche en l'écrasant, ou s'en sépare pour ne pas le voir et ne pas lui faire du mal.

Les deux issues mènent vers l'aristocratie.
Au plaisir ~
:justice1:
il y a 2 ans
First.
:Selection_nutriscore:
il y a 2 ans
:nounours-pink:
https://bfmtv.bar Juif qui parle, bouche qui ment.
il y a 2 ans
Je suis tout ouï
il y a 2 ans
Partie 2 : La Loi humaine


Mais l'humain peut refuser de suivre les lois naturelles, comme tout criminel peut refuser de suivre la loi de la cité.
:tomochat:


Par exemple, la nature nous rend libres à la naissance. On naît sans vêtements et sans chaînes. Pourtant les humains mettent des vêtements et... des chaînes.
:Tomoko_fum:


Pourquoi refuse-t-on de vivre simplement sous la loi naturelle ? Pourquoi met-on des vêtements ?

La Bible y répond en affirmant : l'humain a acquis la connaissance du bien et du mal. OK, mais qu'est-ce que le bien et le mal ?
:tomochat:


Je ne sais pas trop. Mais dans tous les cas, on peut dire certainement que ça dépasse la loi naturelle. Car en effet les animaux ne se soucient pas trop du bien et du mal. Le tigre s'en bats les couilles quand il va chasser, il ne se pose pas la question, il ne se demande pas s'il fait le bien ou le mal. Le singe reste nu mais n'a aucune honte, il ne voit rien de mal ni de bien. Les chiens sont très proches de nous, et on pourrait dire qu'ils ont une certaine notion du "bien". En réalité ils sont juste loyaux. Un chien défendra à mort un humain qui fait le mal, il ne se pose pas la question non plus.
:Konata_cup_of_tea:


En d'autres termes : les animaux sont amoraux, ils n'ont pas de morale. Mais ils ne sont pas méchants, c'est juste qu'ils ne comprennent pas du tout la morale et bien pour eux
:TomokoCafe:


Le bien et le mal dépassent donc la logique naturelle, sans pour autant la remplacer. Exemple : rester nu c'est honteux, c'est mal
:d)
on ne peut pas remplacer la nature de notre corps (il est nu par défaut) donc on s'adapte, on met des vêtements. J'espère
:Chat_heu:


***

La logique du bien et du mal


On se retrouve donc avec une nouvelle logique : la logique du bien et du mal. Dans cette logique, rester nu c'est honteux, alors que pour la logique naturelle ça ne l'est pas. Un autre exemple : Pour un humain, pardonner quelqu'un c'est bien - les animaux ne pardonnent pas, ils n'ont aucune raison de le faire parce qu'ils ne comprennent pas du tout cette logique.
:konata_blasee:


Quelle est cette logique du bien et du mal ? Hé bien certains diront que ça vient de Dieu, de la morale religieuse. Les athées diront que ça reste une logique naturelle parce que Dieu n'existe pas... donc pour mettre tout le monde d'accord, disons que c'est une logique humaine, car seuls les humains semblent la connaître et l'appliquer.

C'est vrai que certains s'animaux s'en approchent, comme le chien ou les mammifères en général. Mais aucun d'eux ne s'habille, et ils ne semblent pas vraiment se soucier de tuer d'autres animaux ou de se pardonner les uns les autres.
:konata_blasee:


S'il y a logique humaine, alors on peut postuler qu'il existe des Lois humaines.
:Konata_cup_of_tea:


Attention : ces lois humaines ne sont pas écrites. Ce n'est pas dans la coutume non plus, ni dans les usages. Ce sont simplement des lois qui découlent mécaniquement de la logique du bien et du mal.

Par exemple :

:d)
La dette et l'esclavage. Ne pas payer ses dettes, c'est clairement mal. Pourquoi ? Car recevoir sans donner c'est très mal, c'est un truc de parasite ingrat. Alors si un humain ne paye pas ses dettes, il fait le mal. On peut, et même on DOIT le punir d'une façon ou d'une autre. Pourquoi ? Car c'est honteux, comme être nu. On ne permettra pas à un homme de sortir nu dans la rue, c'est indécent. On l'enfermera et on le forcera à s'habiller.

Pour les dettes c'est pareil. Si un homme ne paye pas ses dettes, il faut le forcer à payer. Mais comment faire, s'il n'a justement pas d'argent ? Hé bien on le fera payer avec la seule chose qu'il a... son corps.
:tomochat:


Ainsi l'insolvabilité menait, dans les temps anciens, à l'esclavage.


:d)
Les frontières et la guerre. La richesse est quelque chose de bien : elle est un signe d'épanouissement. Avoir beaucoup de territoire, c'est bien. En revanche, lorsque quelqu'un rentre dans notre territoire sans notre approbation, c'est très mal. C'est une violation, un manque de considération terrible.

Imaginez qu'un complet inconnu rentre chez vous, se met dans votre lit, vous prend vos bouteilles de pisse... c'est clairement mal, indécent. Il est parfaitement légitime de le virer par la force.
:Tomoko_fum:


Les animaux ont aussi une sorte de territorialité, un espace à eux qu'il faut respecter. Mais ils n'ont pas un sens du bien et du mal. Donc celui qui rentre chez eux, ils vont le virer puis c'est fini. Ils vont l'oublier, passer à autre chose. Car cette pénétration de son espace n'est pas un "mal" pour eux, c'est juste que ça leur dérange physiquement.

Cependant un homme voit le mal dans tel acte et s'inquiète. Si un tel type pénétrait chez vous, vous allez le virer par la force, mais ça ne s'arrêtera pas là. Si vous êtes civilisés, vous allez sûrement porter plainte, car cet acte est vraiment grave, c'est un mal inacceptable et cette personne est dangereuse. Si vous êtes moins civilisés, vous allez le tabasser vous mêmes
:beelsue:


Dans les deux cas, vous chercherez une forme de vengeance, de punition du mal.
:cafe:


Mais pourquoi ce type est rentré chez vous comme ça ? Il peut y avoir plusieurs raisons :

- Une animalité du type, qui veut juste profiter de la richesse des autres sans se soucier de la morale.
- Une justification du type darwinien : "c'est la loi du plus fort. La richesse c'est bien, et peu importe comme on l'obtient, si je suis plus fort je la mérite, je suis dans le bien".
- Une justification de type moraliste : "ce type est un privilégié, il a un logement et ne partage pas, tandis que moi je suis pauvre, alors je suis dans le bien car il fait le mal et que je vis une injustice".

Ces deux dernières justifications sont mal barrées.

La loi du plus fort est une loi naturelle certes, mais nous avons vu que la logique du bien et du mal dépasse les lois naturelles. Alors il est stupide d'appliquer une logique naturelle à la logique humaine. Hé oui, théoriquement on peut se dire : "la nature est bien faite, donc forcément si j'applique cette loi naturelle, je serai dans le bien". Mais c'est une grave erreur, car comme je l'ai dit les logiques sont différentes. La nature ne connaît pas le bien et le mal : si elle le connaissait, elle serait sûrement différente.
:Drinkpan:


En outre, la justification moraliste justifie le mal en inventant un mal chez quelqu'un. On s'imagine que la personne est privilégiée est mauvaise pour se mettre artificiellement dans le camp du bien.
:Drinkpan:


C'est ainsi que l'homme part à la guerre : dans l'application d'un de ces trois principes. Et la partie adverse répond, comme quand quelqu'un rentre chez vous : en le virant puis en cherchant vengeance, ou du moins l'assurance qu'il ne reviendra pas.
:triste_pleure:


Je ne sais pas vous dire pourquoi c'est comme ça, quelle est l'origine du bien et du mal. Mais c'est assez clair que c'est comme ça.


***

Partie 2/4
Au plaisir ~
:justice1:
il y a 2 ans
Partie 3 : La Loi civile


On a donc vu qu'il y a des Lois naturelles et des Lois humaines. Elles existent en même temps, l'une sur l'autre. En outre on constate que les lois humaines s'opposent souvent aux lois naturelles : il est bien de mettre quelqu'un en esclavage selon la logique humaine, mais cela s'oppose frontalement à la nature libre et sans chaînes de l'humain.

Maintenant. Imaginez un groupe d'hommes. Soumis à la loi naturelle, soumis à la loi humaine, ils se sont mis à vivre ensemble. Ils forment des familles, des amitiés, des alliances... une société.
:hap_noel_tchin:


Unis, ces hommes peuvent discuter et tomberont sûrement d'accord sur beaucoup de choses. Par exemple, ils se diront : tuer c'est quand même mal. Enlever la vie d'un autre humain, quelle que soit la circonstance, c'est mal. Toujours, indéniablement, il y a un truc qui cloche.
:tomochat:


Alors on va se dire : chez nous, éradiquons le mal. Désormais, personne dans notre société ne pourra tuer.

Bien sûr, cette norme ne s'applique qu'à notre société, on ne peut pas prétendre l'appliquer ailleurs. L'humain en général peut tuer, c'est indéniable. Mais nous, on postule qu'il ne peut pas, que c'est interdit chez nous.

On a encore changé quelque chose. La logique humaine ne disait pas que c'était interdit de tuer : elle disait simplement que c'était mal. La nature ne le dit pas non plus, elle n'empêche pas du tout l'homme d'en tuer un autre.

Désormais, on va un pas plus loin : on va dire "on NE PEUT PAS tuer, c'est non seulement mal mais carrément interdit".

Cette logique n'est ni naturelle ni humaine. Alors elle est quoi ? La logique de la cité. Donc la logique civile. Elle donne lieu, comme vous pouvez l'imaginer, aux lois civiles.
:konata_blasee:


Les lois civiles ne remplacent jamais la nature ni l'humain. Elles s'y adaptent.
:drink1:


* * *

Partie 3/4
Au plaisir ~
:justice1:
il y a 2 ans
Partie 4 : La Loi divine


On a presque fini. Il reste une quatrième logique, une quatrième loi, mais elle est bien plus discutable.


Question : travailler le dimanche, c'est mal ?

:d)
Non pour la loi naturelle (elle s'en fout).

:d)
Non pour la loi humaine. Pendant des millénaires l'homme tribal a travaillé les dimanches sans se poser des questions, surtout parce que le "dimanche" n'existait même pas. Donc ça ne découle pas de l'humain en lui-même, ni de la logique du bien et du mal.

:d)
Non pour les lois civiles. C'est pas interdit de bosser le dimanche.

Alors que nous reste-t-il ? Hé bien, une logique encore au-dessus.

:d)
C'est la logique divine, la loi divine.

Comme les trois autres, elle ne remplace rien. Elle se superpose aux autres lois.
:Konata_cup_of_tea:



Une société peut décider d'inventer une loi civile en s'inspirant de la loi divine (exemple : sharia) mais ce n'est pas automatique.

"Mais putaso la loi divine n'existe pas, c'est une invention humaine aussi"

On pourrait dire de la même façon que les mathématiques n'existent pas et que ce sont une invention humaine. Pourtant, les mathématiques sont des systèmes très logiques. On ne dit pas que ce sont des inventions mais plutôt des déductions logiques. Et du reste elles nous sont vachement utiles pour beaucoup de choses.
:Konata_cup_of_tea:


Alors pour ma part, je prend la loi divine comme un ensemble de déductions logiques sur le fonctionnement du cosmos.
:tomochat:


* * *

Prise de hauteur


Sa force, c'est qu'elle prend compte les trois autres lois. Chose que les sciences naturelles ne font pas : elles se bornent aux lois naturelles. En revanche, les sciences dites "humaines" ne se bornent qu'à l'humain. Le droit, lui, étudie les lois civiles. Ce n'est que la loi divine qui les prend toutes en compte et développe une logique encore supérieure
:drink1:


Exemple : Rendre à César ce qui appartient à César, et rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu.

:d)
Un scientifique dira : "C'est des foutaises, en réalité s'applique la loi du plus fort, César prend car il veut. Dieu aussi, il est simplement le plus puissant et il fait ce qu'il veut."

:d)
Un branleur en science po étudiant d'humanités dira : "c'est injuste, pourquoi ça doit appartenir à césar ? C'est un monopole de la violence légitime, c'est le mal de forcer quelqu'un à te payer comme ça. Et puis Dieu nous fait souffrir en ce bas monde, pourquoi on aurait quelque chose à lui rendre ?"

:d)
Un juriste dira : "Oui, il faut payer à césar, dura lex sed lex. Mais personne ne t'oblige à rendre des choses à Dieu, donc tu peux ne rien lui rendre, t'es pas obligé légalement."

:d)
La loi divine prend en compte tous les précédents, et en déduit : "Certes, César est le plus fort, il fait le mal en te forçant à payer, et on est tous soumis à la loi civile, on est obligés légalement à lui payer.

Cependant, si tout cela est mis en place ce n'est pas pour rien. Certes, César est le plus fort ; mais ce n'est pas un simple animal, il use de sa force pour protéger ses sujets et il te donne une certaine sécurité, il te protège. Être obligés de lui payer par la force c'est le mal, mais en même temps c'est un mal mineur, il pourrait te mettre en esclavage ou bien pire, car il est le plus fort il peut faire ce qu'il veut. Ensuite les lois civiles te forcent à payer, mais elles te protègent aussi contre le mal en interdisant le meurtre, le vol et plein d'autres. Ainsi il faut rendre à l'Etat ce qui lui revient, c'est bel et bien juste.

De la même façon, Dieu te protège car il est le plus puissant, certes il te fait souffrir mais il pourrait faire bien pire, et ses lois te protègent aussi contre le mal. Alors je dois rendre à Dieu ce qui lui revient. Je ne suis pas obligé légalement, ni naturellement, ni même moralement, mais par loi divine : c'est le plus juste.
:konata_blasee:


La loi divine prend ainsi de la hauteur, une hauteur très saine. Cette conclusion nous fait du bien, car elle est juste et satisfaisante. Elle ne nie pas nos problèmes, plutôt elle les prend en compte en nous faisant prendre de la hauteur et voir des choses dont on ne s'en rendait pas compte au début.
:Konata_cup_of_tea:


Conclusion


Alors quatre lois :

:d)
Loi naturelle

:d)
Loi humaine

:d)
Loi civile

:d)
Loi divine.

Une société saine et prospère doit connaître les quatre lois. A votre avis, quelles lois prédominent et quelles lois manquent dans notre société ?

Au plaisir
:Konata_cup_of_tea:


* * *

Partie 4/4 et j'espère que vous avez apprécie cette démonstration. Cette petite théorie s'avère très utile pour tout un tas de réfléxions

Au plaisir ~
:justice1:
il y a 2 ans