Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Bien à présent parlons religion
Bonjour à toutes et à tous,
J'ai longuement hésité avant de me présenter, car mon parcours m'a amené à vouloir abandonner toute idée de conversion.
Je m'appelle Ethan (je m'excuse mais ce n'est pas mon vrai prénom), j'ai 31 ans, je vis et je travaille à Lyon. Je suis issu d'une famille catholique non-pratiquante d'une petite ville de la banlieue lyonnaise, je n'ai jamais été baptisé. Et je suis intéressé par le Judaïsme depuis que j'ai terminé de lire la Bible, c'est-à-dire l'âge de 14 ans. J'ai écrit une lettre à l'Union Rituelle Israëlite de Lyon à l'âge de 15ans, j'ai rapidement été convoqué par le rabbin chargé des conversions (qui est toujours le même aujourd'hui).
Lorsque je me suis présenté à la convocation, il m a posé les questions traditionnelles, tels que pourquoi, comment, en m'exposant les devoirs que ça impliquaient. Il m'a naturellement rejetté avec une liste de livres à lire. On s'est revu trois mois après, il m'a posé des questions sur les livres que j'avais lu, et m'a permis de commencer à suivre des cours en yeshiva. M'étonnant qu'il ne m'aie pas recontacté, je l'ai rappelé et on s'est vu six mois environ après le début des cours. Je lui ai demandé quand c'est qu'il pensait que je pourrai être converti un jour. Et là, sa réponse fût sans équivoque, ce n'était pas à l'ordre du jour, il nétait pas sûr que je respectais les Mitzvoth comme je ne vivais pas dans un environnement Juif. Donc, pour lui il était évident que je devais tout faire pour y'arriver, en déménageant sur Villeurbanne (ville à forte concentration Juive à côté de Lyon), et il m'avait déclaré: "Pour D. , on peut déplacer des montagnes."
En théorie oui, mais en pratique non, quand on est mineur, encore placé sous la responsabilité de ses parents, étudiant, on est pas libre de ses choix.
Je me suis aperçu que rien n'avancerait, mais j'étais décidé à ne pas abandonner pour autant, en cherchant d'autres moyens. A cette époque, j'avais entendu parler d'une nouvelle communauté qui était apparue à Lyon, les libéraux. Lorsque je suis allé les voir, ils ont été très ouverts, ils ne m'ont pas jugé, n'ont pas tenté de me couper de ma famille, et m'ont immédiatement intégré dans leur communauté sans condition. Je suivais les cours de Talmud-Torah avec les plus jeunes car je n'étais pas assez âgé pour assister au cours de conversion. J'ai mis deux ans pour me convertir. Et contrairement à ce qu'affirment certains rabbins qui ne savent pas de quoi ils parlent, ce n'est pas beaucoup plus simple, ils considèrent seulement que l'application des Mitzvoth relèvent plus de la responsabilité personnelle que du domaine public.
Je suis passé par le Beth Din, la Brit Mila et le mikvé.
Après avoir terminé, j'avais le sentiment que je n'avais pas tout accompli. Je voulais aller plus loin, et je suis retourné voir le rav chargé des conversions chez les orthodoxes, qui a mon grand regret était toujours en place, en pensant que tout ça m'aurait aidé, puisque je connaissais mieux les fêtes, j'avais subi la Brit Mila, et je lisais parfaitement hébreu.
L'entretien s'est mal passé, je lui ai dit que j'avais été chez les libéraux, il m'a exprimé "tout le bien" qu'il pensait de ses correligionnaires qui fréquentaient ce genre de synagogues, mais aussi que je n'étais toujours pas Juif.
Ces années-là, je travaillais à mi-temps et j'étudiais en cours du soir, donc j'avais beaucoup de temps à consacrer à tout ça. Je passais toutes mes matinées à la yeshiva Hevrat Pinto, je passais Chabbat dans une famille pratiquante, je mangeais Kasher, j'avais pour tuteur un rav d'origine marocaine, qui était sensas. Il connaissait personnellement le rav chargé des conversions, lui avait parlé en ma faveur pour qu'il me passe au Beth Dïn, mais il a toujours refusé. Après un an, je me suis arrêté un instant et remis en question.
Je me suis aperçu qu'avec ce rav, quoi que je puisse faire, ou dire, je ne serai jamais converti. Le système est pervers, car il conduit à se méfier des rabbins et à mentir, et moi, je n'étais pas bon à ce jeu-là, certainement pas aussi bonne que la strip-teaseuse professionnelle que ce rabbin a converti (profession qui semble quand même en contradiction avec le programme de conversion).
Donc j'ai tout plaqué, j'ai fait mon Alyah. Arrivé en Israël, j'ai été enregistré comme Juif, j'ai reçu la nationalité israëlienne, et j'ai fait mon service dans une unité combattante. J'avais entendu parler d'un programme de conversion accéléré pour les nouveaux immigrants appelés "Nativ". Je l'ai demandé 3 mois après le début de mon service militaire. Et ils ont décidé de me l'accorder trois mois avant la fin de mon service, ce qui était déjà trop tard, puisqu'il y avait deux séminaires à effectuer par la suite pour passer au Beth Dïn, dont le premier où il fallait encore être en uniforme pour y'accéder.
Le pire est que par la suite, j'ai même pas regretté, car une fois de plus les rabbins orthodoxes ont tout gâché. Les autorités israëliennes avaient tout fait pour que les rabbins et députés du Shass (parti ultra-orthodoxe Sépharade) déclare ce programme conforme à la Halacha, ce qu'ils ont fait, mais ce qui dans la pratique ne valait pas grand chose puisque j'ai pu lire de nombreux témoignages dans les journaux israëliens où des rabbins refusaient de marier avec des Juifs de naissance des hommes et des femmes passés par ce programme...
Ne voulant pas rester en Israël pour raisons personnelles, j'ai décidé de rentrer en France et j'ai repris mes activités professionnelles. Comme je l'écrivais au début, je ne souhaite pas recommencer les mêmes erreurs, et je ne veux plus me convertir. J'ai décidé de rester comme je suis, et de ne plus jamais remettre les pieds dans une synagogue sous contrôle du Consistoire (sauf dans le cadre d'une visite culturelle).
Sachant qu'en France, environ 70 à 80% des dossiers de conversion gérés par le Consistoire n'arrivent pas à terme, mieux vaut se poser les bonnes questions rapidement que d'attendre entre 3 et 10ans et d'être en dépression pour s'apercevoir qu'on ne sera jamais converti mqlgé tous les efforts fournis. Il y'a d'autres chemin à prendre pour devenir Juif.
J'espère que j'en ai pas trop choqué avec mon histoire...
Cordialement
C’était en 2014, c’est si compliqué que ça de se convertir au judaïsme ? Bien qu’ici et dans la plupart des cas c’est les rabbins orthodoxes qui sont réfractaires ou pas pour les strip-teaseuses.
Bonjour à toutes et à tous,
J'ai longuement hésité avant de me présenter, car mon parcours m'a amené à vouloir abandonner toute idée de conversion.
Je m'appelle Ethan (je m'excuse mais ce n'est pas mon vrai prénom), j'ai 31 ans, je vis et je travaille à Lyon. Je suis issu d'une famille catholique non-pratiquante d'une petite ville de la banlieue lyonnaise, je n'ai jamais été baptisé. Et je suis intéressé par le Judaïsme depuis que j'ai terminé de lire la Bible, c'est-à-dire l'âge de 14 ans. J'ai écrit une lettre à l'Union Rituelle Israëlite de Lyon à l'âge de 15ans, j'ai rapidement été convoqué par le rabbin chargé des conversions (qui est toujours le même aujourd'hui).
Lorsque je me suis présenté à la convocation, il m a posé les questions traditionnelles, tels que pourquoi, comment, en m'exposant les devoirs que ça impliquaient. Il m'a naturellement rejetté avec une liste de livres à lire. On s'est revu trois mois après, il m'a posé des questions sur les livres que j'avais lu, et m'a permis de commencer à suivre des cours en yeshiva. M'étonnant qu'il ne m'aie pas recontacté, je l'ai rappelé et on s'est vu six mois environ après le début des cours. Je lui ai demandé quand c'est qu'il pensait que je pourrai être converti un jour. Et là, sa réponse fût sans équivoque, ce n'était pas à l'ordre du jour, il nétait pas sûr que je respectais les Mitzvoth comme je ne vivais pas dans un environnement Juif. Donc, pour lui il était évident que je devais tout faire pour y'arriver, en déménageant sur Villeurbanne (ville à forte concentration Juive à côté de Lyon), et il m'avait déclaré: "Pour D. , on peut déplacer des montagnes."
En théorie oui, mais en pratique non, quand on est mineur, encore placé sous la responsabilité de ses parents, étudiant, on est pas libre de ses choix.
Je me suis aperçu que rien n'avancerait, mais j'étais décidé à ne pas abandonner pour autant, en cherchant d'autres moyens. A cette époque, j'avais entendu parler d'une nouvelle communauté qui était apparue à Lyon, les libéraux. Lorsque je suis allé les voir, ils ont été très ouverts, ils ne m'ont pas jugé, n'ont pas tenté de me couper de ma famille, et m'ont immédiatement intégré dans leur communauté sans condition. Je suivais les cours de Talmud-Torah avec les plus jeunes car je n'étais pas assez âgé pour assister au cours de conversion. J'ai mis deux ans pour me convertir. Et contrairement à ce qu'affirment certains rabbins qui ne savent pas de quoi ils parlent, ce n'est pas beaucoup plus simple, ils considèrent seulement que l'application des Mitzvoth relèvent plus de la responsabilité personnelle que du domaine public.
Je suis passé par le Beth Din, la Brit Mila et le mikvé.
Après avoir terminé, j'avais le sentiment que je n'avais pas tout accompli. Je voulais aller plus loin, et je suis retourné voir le rav chargé des conversions chez les orthodoxes, qui a mon grand regret était toujours en place, en pensant que tout ça m'aurait aidé, puisque je connaissais mieux les fêtes, j'avais subi la Brit Mila, et je lisais parfaitement hébreu.
L'entretien s'est mal passé, je lui ai dit que j'avais été chez les libéraux, il m'a exprimé "tout le bien" qu'il pensait de ses correligionnaires qui fréquentaient ce genre de synagogues, mais aussi que je n'étais toujours pas Juif.
Ces années-là, je travaillais à mi-temps et j'étudiais en cours du soir, donc j'avais beaucoup de temps à consacrer à tout ça. Je passais toutes mes matinées à la yeshiva Hevrat Pinto, je passais Chabbat dans une famille pratiquante, je mangeais Kasher, j'avais pour tuteur un rav d'origine marocaine, qui était sensas. Il connaissait personnellement le rav chargé des conversions, lui avait parlé en ma faveur pour qu'il me passe au Beth Dïn, mais il a toujours refusé. Après un an, je me suis arrêté un instant et remis en question.
Je me suis aperçu qu'avec ce rav, quoi que je puisse faire, ou dire, je ne serai jamais converti. Le système est pervers, car il conduit à se méfier des rabbins et à mentir, et moi, je n'étais pas bon à ce jeu-là, certainement pas aussi bonne que la strip-teaseuse professionnelle que ce rabbin a converti (profession qui semble quand même en contradiction avec le programme de conversion).
Donc j'ai tout plaqué, j'ai fait mon Alyah. Arrivé en Israël, j'ai été enregistré comme Juif, j'ai reçu la nationalité israëlienne, et j'ai fait mon service dans une unité combattante. J'avais entendu parler d'un programme de conversion accéléré pour les nouveaux immigrants appelés "Nativ". Je l'ai demandé 3 mois après le début de mon service militaire. Et ils ont décidé de me l'accorder trois mois avant la fin de mon service, ce qui était déjà trop tard, puisqu'il y avait deux séminaires à effectuer par la suite pour passer au Beth Dïn, dont le premier où il fallait encore être en uniforme pour y'accéder.
Le pire est que par la suite, j'ai même pas regretté, car une fois de plus les rabbins orthodoxes ont tout gâché. Les autorités israëliennes avaient tout fait pour que les rabbins et députés du Shass (parti ultra-orthodoxe Sépharade) déclare ce programme conforme à la Halacha, ce qu'ils ont fait, mais ce qui dans la pratique ne valait pas grand chose puisque j'ai pu lire de nombreux témoignages dans les journaux israëliens où des rabbins refusaient de marier avec des Juifs de naissance des hommes et des femmes passés par ce programme...
Ne voulant pas rester en Israël pour raisons personnelles, j'ai décidé de rentrer en France et j'ai repris mes activités professionnelles. Comme je l'écrivais au début, je ne souhaite pas recommencer les mêmes erreurs, et je ne veux plus me convertir. J'ai décidé de rester comme je suis, et de ne plus jamais remettre les pieds dans une synagogue sous contrôle du Consistoire (sauf dans le cadre d'une visite culturelle).
Sachant qu'en France, environ 70 à 80% des dossiers de conversion gérés par le Consistoire n'arrivent pas à terme, mieux vaut se poser les bonnes questions rapidement que d'attendre entre 3 et 10ans et d'être en dépression pour s'apercevoir qu'on ne sera jamais converti mqlgé tous les efforts fournis. Il y'a d'autres chemin à prendre pour devenir Juif.
J'espère que j'en ai pas trop choqué avec mon histoire...
Cordialement
C’était en 2014, c’est si compliqué que ça de se convertir au judaïsme ? Bien qu’ici et dans la plupart des cas c’est les rabbins orthodoxes qui sont réfractaires ou pas pour les strip-teaseuses.
1m72 / 61 kg / twink / passif / DM ouvert
il y a 3 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsJe ne serais même pas surpris si le topic était raccord avec le titre
Après tout, la république défends les pédocriminels et leurs agents de Tel Aviv
Après tout, la république défends les pédocriminels et leurs agents de Tel Aviv
Soldat du Cinquième Régiment du NNN - matricule R5-01
il y a 3 ans
Bien à présent parlons religion
Bonjour à toutes et à tous,
J'ai longuement hésité avant de me présenter, car mon parcours m'a amené à vouloir abandonner toute idée de conversion.
Je m'appelle Ethan (je m'excuse mais ce n'est pas mon vrai prénom), j'ai 31 ans, je vis et je travaille à Lyon. Je suis issu d'une famille catholique non-pratiquante d'une petite ville de la banlieue lyonnaise, je n'ai jamais été baptisé. Et je suis intéressé par le Judaïsme depuis que j'ai terminé de lire la Bible, c'est-à-dire l'âge de 14 ans. J'ai écrit une lettre à l'Union Rituelle Israëlite de Lyon à l'âge de 15ans, j'ai rapidement été convoqué par le rabbin chargé des conversions (qui est toujours le même aujourd'hui).
Lorsque je me suis présenté à la convocation, il m a posé les questions traditionnelles, tels que pourquoi, comment, en m'exposant les devoirs que ça impliquaient. Il m'a naturellement rejetté avec une liste de livres à lire. On s'est revu trois mois après, il m'a posé des questions sur les livres que j'avais lu, et m'a permis de commencer à suivre des cours en yeshiva. M'étonnant qu'il ne m'aie pas recontacté, je l'ai rappelé et on s'est vu six mois environ après le début des cours. Je lui ai demandé quand c'est qu'il pensait que je pourrai être converti un jour. Et là, sa réponse fût sans équivoque, ce n'était pas à l'ordre du jour, il nétait pas sûr que je respectais les Mitzvoth comme je ne vivais pas dans un environnement Juif. Donc, pour lui il était évident que je devais tout faire pour y'arriver, en déménageant sur Villeurbanne (ville à forte concentration Juive à côté de Lyon), et il m'avait déclaré: "Pour D. , on peut déplacer des montagnes."
En théorie oui, mais en pratique non, quand on est mineur, encore placé sous la responsabilité de ses parents, étudiant, on est pas libre de ses choix.
Je me suis aperçu que rien n'avancerait, mais j'étais décidé à ne pas abandonner pour autant, en cherchant d'autres moyens. A cette époque, j'avais entendu parler d'une nouvelle communauté qui était apparue à Lyon, les libéraux. Lorsque je suis allé les voir, ils ont été très ouverts, ils ne m'ont pas jugé, n'ont pas tenté de me couper de ma famille, et m'ont immédiatement intégré dans leur communauté sans condition. Je suivais les cours de Talmud-Torah avec les plus jeunes car je n'étais pas assez âgé pour assister au cours de conversion. J'ai mis deux ans pour me convertir. Et contrairement à ce qu'affirment certains rabbins qui ne savent pas de quoi ils parlent, ce n'est pas beaucoup plus simple, ils considèrent seulement que l'application des Mitzvoth relèvent plus de la responsabilité personnelle que du domaine public.
Je suis passé par le Beth Din, la Brit Mila et le mikvé.
Après avoir terminé, j'avais le sentiment que je n'avais pas tout accompli. Je voulais aller plus loin, et je suis retourné voir le rav chargé des conversions chez les orthodoxes, qui a mon grand regret était toujours en place, en pensant que tout ça m'aurait aidé, puisque je connaissais mieux les fêtes, j'avais subi la Brit Mila, et je lisais parfaitement hébreu.
L'entretien s'est mal passé, je lui ai dit que j'avais été chez les libéraux, il m'a exprimé "tout le bien" qu'il pensait de ses correligionnaires qui fréquentaient ce genre de synagogues, mais aussi que je n'étais toujours pas Juif.
Ces années-là, je travaillais à mi-temps et j'étudiais en cours du soir, donc j'avais beaucoup de temps à consacrer à tout ça. Je passais toutes mes matinées à la yeshiva Hevrat Pinto, je passais Chabbat dans une famille pratiquante, je mangeais Kasher, j'avais pour tuteur un rav d'origine marocaine, qui était sensas. Il connaissait personnellement le rav chargé des conversions, lui avait parlé en ma faveur pour qu'il me passe au Beth Dïn, mais il a toujours refusé. Après un an, je me suis arrêté un instant et remis en question.
Je me suis aperçu qu'avec ce rav, quoi que je puisse faire, ou dire, je ne serai jamais converti. Le système est pervers, car il conduit à se méfier des rabbins et à mentir, et moi, je n'étais pas bon à ce jeu-là, certainement pas aussi bonne que la strip-teaseuse professionnelle que ce rabbin a converti (profession qui semble quand même en contradiction avec le programme de conversion).
Donc j'ai tout plaqué, j'ai fait mon Alyah. Arrivé en Israël, j'ai été enregistré comme Juif, j'ai reçu la nationalité israëlienne, et j'ai fait mon service dans une unité combattante. J'avais entendu parler d'un programme de conversion accéléré pour les nouveaux immigrants appelés "Nativ". Je l'ai demandé 3 mois après le début de mon service militaire. Et ils ont décidé de me l'accorder trois mois avant la fin de mon service, ce qui était déjà trop tard, puisqu'il y avait deux séminaires à effectuer par la suite pour passer au Beth Dïn, dont le premier où il fallait encore être en uniforme pour y'accéder.
Le pire est que par la suite, j'ai même pas regretté, car une fois de plus les rabbins orthodoxes ont tout gâché. Les autorités israëliennes avaient tout fait pour que les rabbins et députés du Shass (parti ultra-orthodoxe Sépharade) déclare ce programme conforme à la Halacha, ce qu'ils ont fait, mais ce qui dans la pratique ne valait pas grand chose puisque j'ai pu lire de nombreux témoignages dans les journaux israëliens où des rabbins refusaient de marier avec des Juifs de naissance des hommes et des femmes passés par ce programme...
Ne voulant pas rester en Israël pour raisons personnelles, j'ai décidé de rentrer en France et j'ai repris mes activités professionnelles. Comme je l'écrivais au début, je ne souhaite pas recommencer les mêmes erreurs, et je ne veux plus me convertir. J'ai décidé de rester comme je suis, et de ne plus jamais remettre les pieds dans une synagogue sous contrôle du Consistoire (sauf dans le cadre d'une visite culturelle).
Sachant qu'en France, environ 70 à 80% des dossiers de conversion gérés par le Consistoire n'arrivent pas à terme, mieux vaut se poser les bonnes questions rapidement que d'attendre entre 3 et 10ans et d'être en dépression pour s'apercevoir qu'on ne sera jamais converti mqlgé tous les efforts fournis. Il y'a d'autres chemin à prendre pour devenir Juif.
J'espère que j'en ai pas trop choqué avec mon histoire...
Cordialement
C’était en 2014, c’est si compliqué que ça de se convertir au judaïsme ? Bien qu’ici et dans la plupart des cas c’est les rabbins orthodoxes qui sont réfractaires ou pas pour les strip-teaseuses.
Bonjour à toutes et à tous,
J'ai longuement hésité avant de me présenter, car mon parcours m'a amené à vouloir abandonner toute idée de conversion.
Je m'appelle Ethan (je m'excuse mais ce n'est pas mon vrai prénom), j'ai 31 ans, je vis et je travaille à Lyon. Je suis issu d'une famille catholique non-pratiquante d'une petite ville de la banlieue lyonnaise, je n'ai jamais été baptisé. Et je suis intéressé par le Judaïsme depuis que j'ai terminé de lire la Bible, c'est-à-dire l'âge de 14 ans. J'ai écrit une lettre à l'Union Rituelle Israëlite de Lyon à l'âge de 15ans, j'ai rapidement été convoqué par le rabbin chargé des conversions (qui est toujours le même aujourd'hui).
Lorsque je me suis présenté à la convocation, il m a posé les questions traditionnelles, tels que pourquoi, comment, en m'exposant les devoirs que ça impliquaient. Il m'a naturellement rejetté avec une liste de livres à lire. On s'est revu trois mois après, il m'a posé des questions sur les livres que j'avais lu, et m'a permis de commencer à suivre des cours en yeshiva. M'étonnant qu'il ne m'aie pas recontacté, je l'ai rappelé et on s'est vu six mois environ après le début des cours. Je lui ai demandé quand c'est qu'il pensait que je pourrai être converti un jour. Et là, sa réponse fût sans équivoque, ce n'était pas à l'ordre du jour, il nétait pas sûr que je respectais les Mitzvoth comme je ne vivais pas dans un environnement Juif. Donc, pour lui il était évident que je devais tout faire pour y'arriver, en déménageant sur Villeurbanne (ville à forte concentration Juive à côté de Lyon), et il m'avait déclaré: "Pour D. , on peut déplacer des montagnes."
En théorie oui, mais en pratique non, quand on est mineur, encore placé sous la responsabilité de ses parents, étudiant, on est pas libre de ses choix.
Je me suis aperçu que rien n'avancerait, mais j'étais décidé à ne pas abandonner pour autant, en cherchant d'autres moyens. A cette époque, j'avais entendu parler d'une nouvelle communauté qui était apparue à Lyon, les libéraux. Lorsque je suis allé les voir, ils ont été très ouverts, ils ne m'ont pas jugé, n'ont pas tenté de me couper de ma famille, et m'ont immédiatement intégré dans leur communauté sans condition. Je suivais les cours de Talmud-Torah avec les plus jeunes car je n'étais pas assez âgé pour assister au cours de conversion. J'ai mis deux ans pour me convertir. Et contrairement à ce qu'affirment certains rabbins qui ne savent pas de quoi ils parlent, ce n'est pas beaucoup plus simple, ils considèrent seulement que l'application des Mitzvoth relèvent plus de la responsabilité personnelle que du domaine public.
Je suis passé par le Beth Din, la Brit Mila et le mikvé.
Après avoir terminé, j'avais le sentiment que je n'avais pas tout accompli. Je voulais aller plus loin, et je suis retourné voir le rav chargé des conversions chez les orthodoxes, qui a mon grand regret était toujours en place, en pensant que tout ça m'aurait aidé, puisque je connaissais mieux les fêtes, j'avais subi la Brit Mila, et je lisais parfaitement hébreu.
L'entretien s'est mal passé, je lui ai dit que j'avais été chez les libéraux, il m'a exprimé "tout le bien" qu'il pensait de ses correligionnaires qui fréquentaient ce genre de synagogues, mais aussi que je n'étais toujours pas Juif.
Ces années-là, je travaillais à mi-temps et j'étudiais en cours du soir, donc j'avais beaucoup de temps à consacrer à tout ça. Je passais toutes mes matinées à la yeshiva Hevrat Pinto, je passais Chabbat dans une famille pratiquante, je mangeais Kasher, j'avais pour tuteur un rav d'origine marocaine, qui était sensas. Il connaissait personnellement le rav chargé des conversions, lui avait parlé en ma faveur pour qu'il me passe au Beth Dïn, mais il a toujours refusé. Après un an, je me suis arrêté un instant et remis en question.
Je me suis aperçu qu'avec ce rav, quoi que je puisse faire, ou dire, je ne serai jamais converti. Le système est pervers, car il conduit à se méfier des rabbins et à mentir, et moi, je n'étais pas bon à ce jeu-là, certainement pas aussi bonne que la strip-teaseuse professionnelle que ce rabbin a converti (profession qui semble quand même en contradiction avec le programme de conversion).
Donc j'ai tout plaqué, j'ai fait mon Alyah. Arrivé en Israël, j'ai été enregistré comme Juif, j'ai reçu la nationalité israëlienne, et j'ai fait mon service dans une unité combattante. J'avais entendu parler d'un programme de conversion accéléré pour les nouveaux immigrants appelés "Nativ". Je l'ai demandé 3 mois après le début de mon service militaire. Et ils ont décidé de me l'accorder trois mois avant la fin de mon service, ce qui était déjà trop tard, puisqu'il y avait deux séminaires à effectuer par la suite pour passer au Beth Dïn, dont le premier où il fallait encore être en uniforme pour y'accéder.
Le pire est que par la suite, j'ai même pas regretté, car une fois de plus les rabbins orthodoxes ont tout gâché. Les autorités israëliennes avaient tout fait pour que les rabbins et députés du Shass (parti ultra-orthodoxe Sépharade) déclare ce programme conforme à la Halacha, ce qu'ils ont fait, mais ce qui dans la pratique ne valait pas grand chose puisque j'ai pu lire de nombreux témoignages dans les journaux israëliens où des rabbins refusaient de marier avec des Juifs de naissance des hommes et des femmes passés par ce programme...
Ne voulant pas rester en Israël pour raisons personnelles, j'ai décidé de rentrer en France et j'ai repris mes activités professionnelles. Comme je l'écrivais au début, je ne souhaite pas recommencer les mêmes erreurs, et je ne veux plus me convertir. J'ai décidé de rester comme je suis, et de ne plus jamais remettre les pieds dans une synagogue sous contrôle du Consistoire (sauf dans le cadre d'une visite culturelle).
Sachant qu'en France, environ 70 à 80% des dossiers de conversion gérés par le Consistoire n'arrivent pas à terme, mieux vaut se poser les bonnes questions rapidement que d'attendre entre 3 et 10ans et d'être en dépression pour s'apercevoir qu'on ne sera jamais converti mqlgé tous les efforts fournis. Il y'a d'autres chemin à prendre pour devenir Juif.
J'espère que j'en ai pas trop choqué avec mon histoire...
Cordialement
C’était en 2014, c’est si compliqué que ça de se convertir au judaïsme ? Bien qu’ici et dans la plupart des cas c’est les rabbins orthodoxes qui sont réfractaires ou pas pour les strip-teaseuses.
j'ai pas lu mais tu t'es planté dans le titre.
@cleamolette tu peux corriger le titre stp ?
@cleamolette tu peux corriger le titre stp ?
il y a 3 ans




























