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Résumé (ChatGPT) :
Au printemps 1475, dans la petite ville de Trente, située dans le nord de l'Italie, un jeune garçon chrétien nommé Simonino (ou Simon de Trente) disparut mystérieusement. La communauté juive de la ville fut rapidement accusée d'avoir enlevé et assassiné le garçon dans le cadre d'un rituel sacrificiel.
Les circonstances exactes de la disparition de Simonino restent floues, mais la rumeur se répandit rapidement, alimentée par des tensions religieuses et des préjugés antisémites profondément enracinés dans la société médiévale. Les Juifs de Trente furent immédiatement soupçonnés, malgré le manque de preuves tangibles.
Le prince-évêque de Trente, Johannes Hinderbach, un fervent catholique, saisit l'opportunité de cette affaire pour renforcer son pouvoir et promouvoir l'influence de l'Église catholique. Il organisa un procès hâtif et partial contre les Juifs de la ville, basé sur des témoignages douteux et des confessions obtenues sous la torture.
Les accusés, parmi lesquels figuraient plusieurs membres de la communauté juive de Trente, furent contraints de « reconnaître » leur culpabilité et furent jugés coupables de meurtre rituel. Le prince-évêque profita de l'affaire pour saisir les biens des Juifs accusés et pour exiler le reste de la communauté juive de Trente.
Au 20ème siècle, l'Église catholique a officiellement reconnu l'innocence des Juifs accusés dans l'affaire de Saint-Simon de Trente. En 1965, le concile Vatican II a publié une déclaration condamnant l'antisémitisme et affirmant que les Juifs ne pouvaient être tenus collectivement responsables de la mort de Jésus-Christ.
L'affaire Ariel Toaff (Wikipédia) :
En février 2007, le professeur et chercheur israélien Ariel Toaff publie un livre dont le titre est Pasque di sangue : Ebrei d'Europa e omicidi rituali (Pâques sanglantes : Juifs d'Europe et meurtres rituels). Dans ce livre, il avance la thèse que la communauté juive de Trente aurait pu commettre le crime rituel dont elle était accusée, revenant ainsi sur les conclusions de tous les historiens du xxe siècle pour qui les meurtres rituels attribués aux Juifs étaient sans fondement. Toaff ne pense pas que le crime rituel ait été une pratique généralisée, mais il estime que certaines communautés ashkénazes, hantées par le souvenir des massacres lors des croisades et de la peste noire, auraient pu pratiquer ce genre de crime comme une vengeance antichrétienne au moment de la Pâque. Le témoignage de Giovani da Feltre, le procès pour meurtre rituel à Endingen en Alsace en 1470, sont pour lui des indices concordants.
Ariel Toaff affirme aussi que les procédures judiciaires de la ville qui autorisaient la torture en présence d'indices graves et fondés, ont été respectées. Cependant, l'arrestation des Juifs de Trente repose uniquement sur la croyance en la pratique de crimes rituels par les Juifs, sans aucun indice. De plus, il semble fort improbable qu'une petite communauté (à peine trente personnes) ait pu ainsi se mettre en danger et ait été à ce point inconséquente qu'elle eut dissimulé le cadavre de l'enfant sous une de ses habitations. Le commissaire apostolique envoyé à l'époque fit déjà la même remarque dans son rapport.
Le livre soulève un grand émoi aussi bien dans le monde des historiens que dans la communauté juive. Les rabbins jugent délirante l’idée que des Juifs aient ainsi usé du sang pour des cérémonies rituelles, pratique condamnée par la Torah. La première édition tirée à 1 500 exemplaires est épuisée en une semaine grâce à la publicité faite par la polémique. L’auteur, très affecté par l’ampleur prise par cette affaire, demande à son éditeur de ne pas procéder à une réimpression. En février 2008, une nouvelle version de son ouvrage est enfin disponible. Dans certaines parties, le conditionnel remplace l'indicatif ; certaines pages sont purement et simplement supprimées. Dans la postface, l'auteur affirme que « L'homicide rituel est et demeure un stéréotype relevant de la calomnie ».
Au printemps 1475, dans la petite ville de Trente, située dans le nord de l'Italie, un jeune garçon chrétien nommé Simonino (ou Simon de Trente) disparut mystérieusement. La communauté juive de la ville fut rapidement accusée d'avoir enlevé et assassiné le garçon dans le cadre d'un rituel sacrificiel.
Les circonstances exactes de la disparition de Simonino restent floues, mais la rumeur se répandit rapidement, alimentée par des tensions religieuses et des préjugés antisémites profondément enracinés dans la société médiévale. Les Juifs de Trente furent immédiatement soupçonnés, malgré le manque de preuves tangibles.
Le prince-évêque de Trente, Johannes Hinderbach, un fervent catholique, saisit l'opportunité de cette affaire pour renforcer son pouvoir et promouvoir l'influence de l'Église catholique. Il organisa un procès hâtif et partial contre les Juifs de la ville, basé sur des témoignages douteux et des confessions obtenues sous la torture.
Les accusés, parmi lesquels figuraient plusieurs membres de la communauté juive de Trente, furent contraints de « reconnaître » leur culpabilité et furent jugés coupables de meurtre rituel. Le prince-évêque profita de l'affaire pour saisir les biens des Juifs accusés et pour exiler le reste de la communauté juive de Trente.
Au 20ème siècle, l'Église catholique a officiellement reconnu l'innocence des Juifs accusés dans l'affaire de Saint-Simon de Trente. En 1965, le concile Vatican II a publié une déclaration condamnant l'antisémitisme et affirmant que les Juifs ne pouvaient être tenus collectivement responsables de la mort de Jésus-Christ.
L'affaire Ariel Toaff (Wikipédia) :
En février 2007, le professeur et chercheur israélien Ariel Toaff publie un livre dont le titre est Pasque di sangue : Ebrei d'Europa e omicidi rituali (Pâques sanglantes : Juifs d'Europe et meurtres rituels). Dans ce livre, il avance la thèse que la communauté juive de Trente aurait pu commettre le crime rituel dont elle était accusée, revenant ainsi sur les conclusions de tous les historiens du xxe siècle pour qui les meurtres rituels attribués aux Juifs étaient sans fondement. Toaff ne pense pas que le crime rituel ait été une pratique généralisée, mais il estime que certaines communautés ashkénazes, hantées par le souvenir des massacres lors des croisades et de la peste noire, auraient pu pratiquer ce genre de crime comme une vengeance antichrétienne au moment de la Pâque. Le témoignage de Giovani da Feltre, le procès pour meurtre rituel à Endingen en Alsace en 1470, sont pour lui des indices concordants.
Ariel Toaff affirme aussi que les procédures judiciaires de la ville qui autorisaient la torture en présence d'indices graves et fondés, ont été respectées. Cependant, l'arrestation des Juifs de Trente repose uniquement sur la croyance en la pratique de crimes rituels par les Juifs, sans aucun indice. De plus, il semble fort improbable qu'une petite communauté (à peine trente personnes) ait pu ainsi se mettre en danger et ait été à ce point inconséquente qu'elle eut dissimulé le cadavre de l'enfant sous une de ses habitations. Le commissaire apostolique envoyé à l'époque fit déjà la même remarque dans son rapport.
Le livre soulève un grand émoi aussi bien dans le monde des historiens que dans la communauté juive. Les rabbins jugent délirante l’idée que des Juifs aient ainsi usé du sang pour des cérémonies rituelles, pratique condamnée par la Torah. La première édition tirée à 1 500 exemplaires est épuisée en une semaine grâce à la publicité faite par la polémique. L’auteur, très affecté par l’ampleur prise par cette affaire, demande à son éditeur de ne pas procéder à une réimpression. En février 2008, une nouvelle version de son ouvrage est enfin disponible. Dans certaines parties, le conditionnel remplace l'indicatif ; certaines pages sont purement et simplement supprimées. Dans la postface, l'auteur affirme que « L'homicide rituel est et demeure un stéréotype relevant de la calomnie ».
il y a 2 ans
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il y a 3 jours







