Le principal de ce collège parisien n’en revient toujours pas. Il y a quelques mois, il a convoqué les parents de cinq enfants d’immigrés qui suivaient un mauvais chemin. «Les Chinois sont les seuls à avoir sermonné leur enfant devant moi», raconte-t-il. Depuis, ce dernier est rentré dans le rang, pas les autres. «Les Asiatiques viennent tous nous demander comment faire pour que leur enfant intègre un prestigieux lycée parisien, poursuit le principal. Je n’ai jamais vu un Africain ou un Maghrébin en faire autant.» Et les résultats suivent. L’an dernier, la poignée de ses élèves qui ont intégré Louis-le-Grand étaient tous d’origine chinoise. «Ils ne viennent pas d’un milieu plus favorisé que les autres, mais ils sont très studieux et apportent de l’excellence», confirme, admiratif, le proviseur d’un collège voisin.