Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Déjà y faut choisir la bonne caisse, on jette un coup d'œil de loin en se faisant un avis sur la caisse la plus rapide et les caissières les plus mignonnes.
Ensuite on prend la caisse la moins bondée puis on s'aperçoit que la caissière n'est pas la moins pire d'entre elles.
On s'engage d'un simple pas qui s'arrête net, dans une chaîne de gens mal rangée, mais rangée tout de même. Ils pourraient danser et ou crever sur place qu'on saurait quand même si ils sont dans la file de la caisse ou non.
Lorsqu'on essaye de ne pas trop coller au cul et de ne pas mettre trop de distance, la personne âgée devant nous (c'est toujours des personnes âgées) tourne malaisément la tête en arrière, plusieurs fois, laissant paraître plus de méfiance que de reconnaissance formelle.
On regarde tantôt le sol, tantôt le moindre endroit dépeuplé où nos yeux peuvent se poser tranquillement, sans qu'ils aient à tomber infiniment dans le carrelage jaunâtre du sol. Des fois on regarde les autres caisses, et alors on voit les autres gens, ils ont l'air de mieux s'en sortir... de s'en foutre un peu, mais pas entièrement.
Le tapis roulant se libère, on s'empresse de séparer les articles avec le truc qui ressemble à rien, voulant éviter à tout prix une interaction avec les autres personnes. Une autre personnes âgés vient derrière nous, ça sent la personne âgé.
La file s'est refermée sur nous: à gauche la caissière, face à nous le papy qui range ses tapas dans son cadi en plastique rouge fluo. On peut ressentir l'appréhension du coup d'œil qui se croise entre nous et la petite affaire qui se passe sous notre nez. Avec de la chance on peut tourner la tête à droite, si il y a un mur. Inutile de mentionner qu'il est interdit de se retourner face à la personne qui nous précède; d'ailleurs on se demande quelle gueule il peut bien tirer, comme s'il pouvait juger dans notre dos tous ce qu'on peut ressentir.
C'est notre tour, on se dit un petit "bonjour" pour officialiser notre présence. On range ses courses et on dégaine précipitamment "par carte s'il vous plaît". On termine par un "bonne journée" qui sonne comme un "désolé".
fin
Ensuite on prend la caisse la moins bondée puis on s'aperçoit que la caissière n'est pas la moins pire d'entre elles.
On s'engage d'un simple pas qui s'arrête net, dans une chaîne de gens mal rangée, mais rangée tout de même. Ils pourraient danser et ou crever sur place qu'on saurait quand même si ils sont dans la file de la caisse ou non.
Lorsqu'on essaye de ne pas trop coller au cul et de ne pas mettre trop de distance, la personne âgée devant nous (c'est toujours des personnes âgées) tourne malaisément la tête en arrière, plusieurs fois, laissant paraître plus de méfiance que de reconnaissance formelle.
On regarde tantôt le sol, tantôt le moindre endroit dépeuplé où nos yeux peuvent se poser tranquillement, sans qu'ils aient à tomber infiniment dans le carrelage jaunâtre du sol. Des fois on regarde les autres caisses, et alors on voit les autres gens, ils ont l'air de mieux s'en sortir... de s'en foutre un peu, mais pas entièrement.
Le tapis roulant se libère, on s'empresse de séparer les articles avec le truc qui ressemble à rien, voulant éviter à tout prix une interaction avec les autres personnes. Une autre personnes âgés vient derrière nous, ça sent la personne âgé.
La file s'est refermée sur nous: à gauche la caissière, face à nous le papy qui range ses tapas dans son cadi en plastique rouge fluo. On peut ressentir l'appréhension du coup d'œil qui se croise entre nous et la petite affaire qui se passe sous notre nez. Avec de la chance on peut tourner la tête à droite, si il y a un mur. Inutile de mentionner qu'il est interdit de se retourner face à la personne qui nous précède; d'ailleurs on se demande quelle gueule il peut bien tirer, comme s'il pouvait juger dans notre dos tous ce qu'on peut ressentir.
C'est notre tour, on se dit un petit "bonjour" pour officialiser notre présence. On range ses courses et on dégaine précipitamment "par carte s'il vous plaît". On termine par un "bonne journée" qui sonne comme un "désolé".
fin
ataraxié, pazifié, atomizé, zizizé, zé
il y a 3 ans
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