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Quand on pense à l'Algérie de façon globale.. Les gens méconnaissent l'histoire de cette grande nation africaine. Le peu de sources sur le sujet, peut amené tout intéressé à être dérouté.

Ici je vais parler de la Grande Reine Dihya (en Berbère), dont le nom fut transcrit "Kahina ou encore Kahena" par les Arabes.


C'est une femme politique et véritable chef de guerre, non sans rappelé que les Berbères avant d'être arabisé furent des sociétés où les femmes pouvaient détenaient un grand pouvoir. C'était donc des sociétés qui pouvaient êtres mixtés.


La Kahina serait née à Aurès, dans le vaste groupe ethnique qu'on qualifie de Zénètes (ce sont tout simplement des berbères).

A cette époque, les Zénètes sont polythéistes et croient en plusieux dieux tribaux. Tout comme la majorité de l'Arabie Pré-Islamique.


Nous sommes au VIIe siècle après Jésus Christ, plus précisément 15 ans après la mort du Prophète Muhammad (Mahomet).


Le Califat Rashidun s'est éteint et à vu Muʿawiya Ier vainqueur du dernier Calife Rashidun Ali ibn Abi Talib. Dont le règne, fut ponctué de révoltes. Il allait tout de même devenir ensuite figure des shiites qui considérent jusqu'a aujourd'hui Muʿawiya vainqueur de la guerre civile comme un usurpateur.


Muʿawiya Ier fonde les Omeyyades, et élimine tous ses concurrents, il n'a aucun mal à faire de Damas sa capitale.



Depuis 629 le Califat Rashidun est en conflit avec l'Empire Byzantin, pour affaiblir l'Empire Romain d'Orient (Empire Byzantin). Muʿawiya Ier à l'idée de prendre le contrôle du Maghreb (Afrique du Nord), pour y faire un poste d'avant-garde militaire dans le but de débarquer sur la péninsule italienne et de se déferler dans la Méditerrannée face aux rivaux Byzantins.


La conquête de l'Afrique du Nord est décidée par le chef de la dynastie omeyade, Muawiya Ier. À l'aube de l'invasion, l'unité politique et administrative de la Berbérie orientale et centrale est dirigée par Kusayla, chef de la résistance à la Conquête musulmane du Maghreb et converti à l'islam. Cette région est aujourd'hui appelée Les Aurès et s'étale de l'est de l'Algérie à l'ouest de la Tunisie. Il entre donc en conflit avec Oqba Ibn Nafi Al Fihri, général de l'armée des Omeyades.

Lors du décès de Kusayla en 686, la Kahena, issue de la tribu berbère numide Djerawa, prend la tête de la résistance. Elle procéde alors à l'appel de nombreuses tribus de l'Afrique du Nord orientale et du Sud pour déclencher la guerre contre les Omeyades.

Elle défait par deux fois la grande armée des Omeyyades grâce à l'apport des cavaliers des Banou Ifren.

Elle règne sur tout l'Ifriqiya pendant cinq ans. Vaincue en 693 par Hassan Ibn en N'uman dans la dernière bataille contre les Omeyyades, elle se réfugie dans l'Amphithéâtre d'El Jem. Elle est enfin faite prisonnière, puis décapitée au lieudit Bir El Kahina. Les chefs de l'armée Omeyades envoient sa tête en trophée au calife Abd al-Malik en Syrie.

Elle sera la seule femme de l'histoire à combattre l'empire omeyyade. Les Omeyyades demandent aux Zénètes de leur fournir douze mille combattants pour la conquête de l'Andalousie comme condition à la cessation de la guerre.




La Reine Kahina une guerrière juive d'Afrique du Nord ?


Selon l'historien berbère Ibn Khaldoun, à la veille de la conquête musulmane du Maghreb, plusieurs tribus berbères pratiquaient le judaïsme.

La question de la religion de Yemma al Kahina (notre mère Kahina)19 a été traitée par plusieurs historiens du Moyen Âge ou contemporains. Plusieurs hypothèses ont été émises, selon lesquelles elle aurait été monothéiste, animiste ou autre.

Selon l'historien Gabriel Camps, spécialiste du Maghreb, les tribus zénètes n'étaient pas juives mais bien chrétiennes. Toutefois, pour Paul Sebag « c'est aller à l'encontre des textes, difficilement récusables» qui donnent la Kahena pour juive, et membre d'une tribu berbère judaïsée.


En Tunisie, le seul endroit qui témoigne de l'existence de la Kahina est l'amphithéâtre d'El Djem.


Une seule statue a été construite au Maghreb à la mémoire de la Kahena : Élevée par l'association Aurès El-Kahina au centre ville de Baghaï, elle a été inaugurée par le président algérien en février 2003. Certains kabyles protestèrent car aucune inscription en langue amazighe ne figure sur le socle de la statue, son nom étant écrit en langue arabe.
il y a 3 ans
Aujourd'hui la Kahina reste un symbole du nationalisme berbère pour protégé cette identité contre une arabisation ou une uniformisation trop
Rapide des pays d'Islam. Par des termes "Les Arabes" pour désigner l'Afrique du Nord.


Elle reste aussi un symbole féministe puissant repris dans le monde entier, y compris en Russie ou aux États-Unis.

Un symbole de lutte contre un envahisseur pour sauvé un peuple opprimé, un symbole d'espoirs et de libertés, un symbole de la liberté de la femme..
il y a 3 ans
Kahina s’engage une dernière fois face aux Omeyyades à Tabarqa.

L'historien Ibn Khadoun décrit le combat comme particulièrement âpre, et indique que les musulmans bénéficièrent « d’une intervention spéciale de Dieu ». Finalement, son armée est vaincue par celle de l’émir Moussa Ibn Noçaïr, elle parvient a s’échapper, mais a finalement été tuée dans les montagnes des Aurès, près du lieu dès lors appelé Bîr al-Kahina. La défaite de ses troupes est en parti due à la trahison de Yazid, jeune captif arabe que Kahina avait épargné à la bataille de l’oued Nini, celui ci aurait tenu une correspondance secrète avec Hassan Ibn Numan pour le tenir au courant des mouvement des troupes berbères.

Selon les sources, elle serait soit morte au combat, l’épée en main, soit par suicide, en avalant du poison, plutôt que d’être capturé par l’ennemi. D’après Ibn Khaldoun, Kahina est capturée et décapitée, et sa tête est envoyée au calife Abd al-Malik, toutefois cela est très probablement une invention de commentateurs arabes. Cet événement s’est produit dans les années 690 ou 700 : l’année 703 est souvent retenue.
il y a 3 ans
Que sont devenus ses fils ?

D’après les historiens musulmans, prévoyant la déroute de son armée, Kahina aurait envoyé au préalable ses deux fils à l’armée arabe. Ceux ci se sont convertis à l’islam, et ont obtenu un commandement dans l’armée arabe.


Toutefois, l’historien Al-Waqidi indique que c'est de la propagande et qu’ils furent exécutés avec leur mère.
il y a 3 ans
Le truc c'est qu'en fait, Muawiya s'est servi d'eux et à aussi fait empoissonnés ses concurrents.

C'était un grand stratège politique.
il y a 3 ans
La Kahina, l'émir Abdelkader, Juba II, El Mokrani, les Almoravides, les Almohades, la Régence d'Alger....etc..


L'Algérie à aussi eux ses grands moments d'histoires c'est bon de le rappeler l'auteur.
il y a 3 ans
Respecte ! C'est un symbole national c'est notre Jeanne d'Arc!
il y a 3 ans
:Armoirie_R_France:
:Armoirie_R_France:
:Armoirie_R_France:
:Armoirie_R_France:
il y a 3 ans
Oui sauf les kharidjites, n'ont pas réussis à déjouer les plans Omeyyades.

Après de base le mouvement signifie "révolte", c'est le terme qu'a utilisé Ali pour les qualifier.

Mais c'est un autre courant dans l'islam qui existe encore d'ailleurs.
il y a 3 ans
C'est les fondements du nationalisme algérien.

On va pas idôlatrer et mettre des figures nationales des princes d'Arabie
:rire:
il y a 3 ans