Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
A Mayotte, une association-refuge soigne et fait adopter des chiens qu'elle récupère des mains de jeunes délinquants.
Ces chiens volés ou issus "d'élevages à tortures" sont les victimes de sévices impensables sur un territoire français : membres coupés, oreilles taillées, castrations à vif, combats de chiens... la liste est longue de ce qu'ils subissent, et beaucoup en meurent.
Les jeunes qui font ça sont souvent déscolarisés, sans travail, et les chiens sont leurs défouloirs.
L'association "Gueules d'Amour" lutte contre ces trafics, mais elle est bien seule, les différents appels à l'aide sur les réseaux sociaux n'étant pas entendus.
Le refuge est régulièrement attaqué, les chiens volés. Le gestionnaire du refuge dort actuellement sur place pour le protéger. Et les dettes vétérinaires sont lourdes à payer.
Ce trafic de chiens est intimement lié à la délinquance sur l'ile, et à la violence qui y règne, même si en métropole, on n'en entend pas parler.
Le préfet de Mayotte et le ministre de l'Intérieur doivent agir, et libérer les Mahorais de cette violence et la lutte contre le trafic de chiens fait partie de la solution.
il y a 3 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsMayotte Hebdo
LA THÉMATIQUE DE LA DÉLINQUANCE A MIS EN LUMIÈRE, CES DERNIÈRES SEMAINES, LE RAPPORT DE JEUNES BANDES AVEC LES CHIENS. TORTURÉ PAR SADISME, UTILISÉ COMME ARME ET OBJET DE RIVALITÉS, LE « MEILLEUR AMI DE L’HOMME » A LA VIE DURE SUR LE TERRITOIRE OÙ ASSOCIATIONS ET FORCES DE L’ORDRE TENTE TANT BIEN QUE MAL D’ENDIGUER LE PHÉNOMÈNE.
« Des gamins qui torturent des chiens comme cela pour le plaisir, je n’y vois que des psychopathes en puissance qui plus tard feront le même mal à des humains. » Au milieu des aboiements de chiens pour beaucoup sauvés de l’enfer, les mots durs de Tyler Biasini sont à l’image du combat qu’il mène avec son association Gueules d’amour. Sans relâche, le président traque sur les réseaux sociaux comme dans les coins les plus reculés de l’île les élevages sauvages tenus par des bandes de jeunes. « Avant-hier, nous sommes allés avec des citoyens, des membres des voisins vigilants démanteler deux élevages en Petite-Terre », raconte-t-il, assis devant les enclos du refuge d’Ongoujou. Lorsque la quinzaine de personnes arrive sur les lieux, c’est l’horreur. « Il y avait des chiens attachés, les mieux lotis, et tout autour il y avait des corps de chiens brulés, des ossements un peu partout », se souvient-il avec dégoût. Des élevages comme cela, cachés dans la campagne, « il y en a partout, surtout dans le grand Mamoudzou et depuis 2016 je dirais, il y en a de plus en plus », s’inquiète Tyler.
Tirées de là par l’association, la fourrière qu’elle accueille désormais ou les forces de l’ordre, les gueules d’amour en biais qui l’entourent ont toutes une histoire témoignant de l’extrême violence dans laquelle les ont plongées ces bandes. L’un a les testicules arrachés, une patte coupée à la machette. Son voisin, lui, a été amputée quand on l’a retrouvé la jambe déchiquetée. Ils sont des dizaines à avoir les oreilles « coupées au ciseau ». Et la queue au chombo. Un autre, prostré contre le mur de son enclos a la nuque lardée de morsures. Des dizaines de plaies profondes qui l’auront marqué bien plus loin que sa chair. « Il a été abandonné après un combat, ils voulaient le tuer mais on l’a sauvé », lâche Tyler au sortir de sa cage. « J’ai aussi retrouvé une chienne violée, ils sont vraiment capables de tout », poursuit celui qui veut redonner un peu d’amour à ces gueules cassées. Brisées par la violence des hommes supposés les percevoir comme « leur meilleur ami ».
il y a 3 ans














