Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
J'ai écrit ça pour moi à la base, mais pourquoi pas en faire un topic, ce sera jamais plus merdique que le topic moyen qu'on trouve ici.
J’ai fait des courses ce soir avec ma mère. Il y a ce nouveau phénomène dans les super-marchés, un peu dans la continuité des caisses automatiques, celui des scanners à prendre à l’entrée. On prend un scanner et au fur et à mesure qu’on dépose les articles dans nôtre chariot, on les bip. L’idée que les fils de pute nous présente est qu’on prendrait moins de temps à super-marcher, puisqu’arrivé en caisse on sauterait plus ou moins l’étape fatidique, en passant rapidement puisque la caissière n’aurait plus à scanner les produits, mais bien seulement à encaisser. Le postulat est niqué, en vérité on ne gagne pas de temps à scanner soi-même les articles qu’on sélectionne, le temps gagné en caisse est bien dilué dans nôtre parcours à travers les rayons. Ce n’est plus le caissier qui travaille mais le client lui-même. Décharge classique du travail sur le consommateur. Cependant, en effet on gagne du temps, arrivé en caisse je ne mets plus qu’une minute au lieu de dix… à supposer qu’aujourd’hui il n’y a pas de vérification de mon chariot, auquel cas après avoir travaillé à la place du caissier, ce dernier doit redoubler la charge de travail pour vérifier que je n’ai pas triché, et moi donc, je perds du temps, plus qu’à l’accoutumée, mais l’entreprise elle, n’ayant qu’un chariot à vérifier sur disons une dizaine, gagne du temps à faire travailler un caissier sur un chariot déjà « travaillé » par le client, puisque les neuf autres ne seront « travaillés » que par les clients. … Egarement, je disais que, malgré le fait que j’ai scanné à la place du caissier, et que j’ai donc perdu le temps gagné sur la durée des courses, j’ai bien, en finalité, gagné du temps. Comment ça ? C’est vrai, aujourd’hui pas de queue, à ces caisses spécialisées dans la réception de chariots déjà scannés, pas de queue. On se dit naturellement que c’est simplement que les clients y passent moins de temps, mais ce serait zapper le phénomène qu’on a constaté déjà depuis quelques mois alors, et avant de se résigner à employer les scanners de l’entrée… les caisses classiques tombent comme des mouches, de cinq à quatre, de quatre à trois, de trois à deux. On ne gagne pas de temps parce qu’on scanne nos produits nous-même, on en gagne parce que nous soumettant au transfert de travail vers le consommateur instigué par l’entreprise, celle-ci consent à ne pas nous faire perdre plus de temps encore. Les résistants résistent, et qu’ils résistent, mais il n’y aura bientôt plus qu’une caisse, et une attente toujours plus cruelle.
On ne gagne pas de temps parce qu’on scanne par soi-même et que les étapes en caisse sont réduites, on en gagne parce qu’on cesse de nous en faire perdre plus qu’il ne faut, quand on consent à travailler pour l’entreprise, travailler pour les caissiers qu’elle ne veut pas payer.
D’ailleurs, cette fois-ci, j’ai eu droit à la fameuse vérification, donc du temps qu’on me promettait d’épargner en scannant en esclave, je n’ai pas vu la couleur. Et j’me suis agacé… Pour deux minutes…
Enfin… dans une société saine ceci-dit, une société ébauchée déjà dans de nombreux ouvrages et esprits anti-capitalistes, on laisserait bien plus que deux minutes à faire nos emplettes, à remplir nos frigo, nous procurer le nécessaire en hygiène, en outils… Mais je m’énerve pour deux minutes ?
Je m’irrite parce que je ne veux pas perdre de temps. Et que la perte de temps est défni par le cadre dans lequel elle s’inscrit. Là où je perds du temps dans un super-marché du nord de la France de 2023, je ne le perds pas en société saine. Je perds du temps parce que le temps est une chose à perdre. Il se gère à l’équerre, s’optimise, il faut toujours que chaque tâche se fasse vite, pour que la richesse s’accumule, qu’elle s’accumule mais pas pour nous. Hors en cadre sain, je ne perds pas mon temps parce qu’il n’est plus chose à perdre, le temps se prend. Alors pour remplir mon frigo je mettrais des heures, mais ce sont des heures que j’y laisserais en ayant pris mon temps, et ça vaut mieux que de perdre deux minutes en caisse, au final, ma colère est justifiée.
J’ai fait des courses ce soir avec ma mère. Il y a ce nouveau phénomène dans les super-marchés, un peu dans la continuité des caisses automatiques, celui des scanners à prendre à l’entrée. On prend un scanner et au fur et à mesure qu’on dépose les articles dans nôtre chariot, on les bip. L’idée que les fils de pute nous présente est qu’on prendrait moins de temps à super-marcher, puisqu’arrivé en caisse on sauterait plus ou moins l’étape fatidique, en passant rapidement puisque la caissière n’aurait plus à scanner les produits, mais bien seulement à encaisser. Le postulat est niqué, en vérité on ne gagne pas de temps à scanner soi-même les articles qu’on sélectionne, le temps gagné en caisse est bien dilué dans nôtre parcours à travers les rayons. Ce n’est plus le caissier qui travaille mais le client lui-même. Décharge classique du travail sur le consommateur. Cependant, en effet on gagne du temps, arrivé en caisse je ne mets plus qu’une minute au lieu de dix… à supposer qu’aujourd’hui il n’y a pas de vérification de mon chariot, auquel cas après avoir travaillé à la place du caissier, ce dernier doit redoubler la charge de travail pour vérifier que je n’ai pas triché, et moi donc, je perds du temps, plus qu’à l’accoutumée, mais l’entreprise elle, n’ayant qu’un chariot à vérifier sur disons une dizaine, gagne du temps à faire travailler un caissier sur un chariot déjà « travaillé » par le client, puisque les neuf autres ne seront « travaillés » que par les clients. … Egarement, je disais que, malgré le fait que j’ai scanné à la place du caissier, et que j’ai donc perdu le temps gagné sur la durée des courses, j’ai bien, en finalité, gagné du temps. Comment ça ? C’est vrai, aujourd’hui pas de queue, à ces caisses spécialisées dans la réception de chariots déjà scannés, pas de queue. On se dit naturellement que c’est simplement que les clients y passent moins de temps, mais ce serait zapper le phénomène qu’on a constaté déjà depuis quelques mois alors, et avant de se résigner à employer les scanners de l’entrée… les caisses classiques tombent comme des mouches, de cinq à quatre, de quatre à trois, de trois à deux. On ne gagne pas de temps parce qu’on scanne nos produits nous-même, on en gagne parce que nous soumettant au transfert de travail vers le consommateur instigué par l’entreprise, celle-ci consent à ne pas nous faire perdre plus de temps encore. Les résistants résistent, et qu’ils résistent, mais il n’y aura bientôt plus qu’une caisse, et une attente toujours plus cruelle.
On ne gagne pas de temps parce qu’on scanne par soi-même et que les étapes en caisse sont réduites, on en gagne parce qu’on cesse de nous en faire perdre plus qu’il ne faut, quand on consent à travailler pour l’entreprise, travailler pour les caissiers qu’elle ne veut pas payer.
D’ailleurs, cette fois-ci, j’ai eu droit à la fameuse vérification, donc du temps qu’on me promettait d’épargner en scannant en esclave, je n’ai pas vu la couleur. Et j’me suis agacé… Pour deux minutes…
Enfin… dans une société saine ceci-dit, une société ébauchée déjà dans de nombreux ouvrages et esprits anti-capitalistes, on laisserait bien plus que deux minutes à faire nos emplettes, à remplir nos frigo, nous procurer le nécessaire en hygiène, en outils… Mais je m’énerve pour deux minutes ?
Je m’irrite parce que je ne veux pas perdre de temps. Et que la perte de temps est défni par le cadre dans lequel elle s’inscrit. Là où je perds du temps dans un super-marché du nord de la France de 2023, je ne le perds pas en société saine. Je perds du temps parce que le temps est une chose à perdre. Il se gère à l’équerre, s’optimise, il faut toujours que chaque tâche se fasse vite, pour que la richesse s’accumule, qu’elle s’accumule mais pas pour nous. Hors en cadre sain, je ne perds pas mon temps parce qu’il n’est plus chose à perdre, le temps se prend. Alors pour remplir mon frigo je mettrais des heures, mais ce sont des heures que j’y laisserais en ayant pris mon temps, et ça vaut mieux que de perdre deux minutes en caisse, au final, ma colère est justifiée.
Mon arriere, [...], arrière papi : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Sanada_Yukimura
il y a 3 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsMarrant à la moitié du texte j'ai commencé à regarder les mots
L'homme n'a de mort plus concrète que le dessein de son ombre
il y a 3 ans
Vous abusez parce que c'est même pas l'équivalent de deux pages dans un bouquin.
Mon arriere, [...], arrière papi : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Sanada_Yukimura
il y a 3 ans
Sur JVC y'aurait eu des gens pour lire...
Mon arriere, [...], arrière papi : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Sanada_Yukimura
il y a 3 ans












