Pauvre fou, détraqué, doutant de lui mais vouant une confiance aveugle envers le soleil.
Il espère que demain sera meilleur, peut-être aujourd'hui est-il gâché.
Il erre. Entre prosaïsme et beauté, entre l'orgueil et le doute, entre le rêve et le désespoir.
Et lorsque le glas retentira, peut-être que son souhait se réalisera.
Les portes s'ouvriront, les anges l'accueilleront.
La chenille deviendra papillon,
La terre deviendra nuages,
Le monde deviendra Éden.
Vains soubresauts convulsifs,
L'utopie m'anime.
Si je le perds, je suis perdu.
Si je le porte, je me fourvoie.
Concrétiser,
Et de ma volonté naîtra l'Éden.