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"L'avortement est interdit en France sous l'Ancien Régime par des lois rendant passible de la peine de mort toute femme ayant avorté, ainsi que toute personne l'ayant aidée.

Le Code pénal de 1791 condamne aussi l'avortement, de même que celui de 1810 (article 317 : « Quiconque provoque l'avortement d'une femme enceinte avec ou sans son consentement au moyens d'aliments, de drogues, de médicaments, par violence ou d'autres remèdes, est puni de prison »).

La loi de 1920 aggrave la répression de l'avortement avec pour objectifs :

de combler le trou démographique dû à la guerre de 1914-1918 (hommes morts au combat, enfants qui ne sont pas nés de 1915 à 1919, veuves et femmes célibataires qui n'auront pas d'enfants) ;
de relancer la natalité, plus faible depuis le xixe siècle en France que dans les pays voisins, notamment l'Allemagne : la France n'a pas connu l'explosion démographique allemande ou anglaise des années 1830 à 1880, elle était de loin le pays le plus peuplé d'Europe en 1800, mais plus en 1900.
La loi du 27 mars 1923 définit l'avortement non plus comme un crime, mais comme un délit : Quiconque a provoqué l’avortement d’une femme sera puni d’un à cinq ans de prison et d’une amende de 500 à 10 000 francs. La femme avortée est passible de six mois à deux ans de prison. Ce délit est passible non pas d'un jury populaire (qui ne siège que pour les cours d'assises), mais d'un jury de magistrats.

En 1935, à la suite d'un mouvement né aux États-Unis, le docteur Jean Dalsace ouvre à Suresnes le premier dispensaire de contrôle des naissances.

Le 29 juillet 1939, le Code de la famille aggrave les peines sanctionnant l'avortement.

Aux privations économiques et surtout alimentaires imposées par la guerre s’ajoutent, dès juin 1940, la séparations d’un grand nombre de couples avec 1,9 million de prisonniers de guerre français internés en Allemagne. Pour ces raisons, les recours à l'avortement sont plus nombreux.

Sous le régime de Vichy, dont la devise officielle est « Travail, Famille, Patrie », la loi du 1er septembre 1941 exclut du droit au sursis les personnes accusées d'avortement[2],[3].

Avec la loi du 15 février 1942, l'avortement redevient un crime, spécifié comme « crime contre la sûreté de l'État », et est désormais passible de la peine de mort. Cette dernière loi est abrogée à la Libération."
il y a 3 ans
une civilisation qui tue ses bébés est suicidaire
il y a 3 ans
"L'avortement est interdit en France sous l'Ancien Régime par des lois rendant passible de la peine de mort toute femme ayant avorté, ainsi que toute personne l'ayant aidée.

Le Code pénal de 1791 condamne aussi l'avortement, de même que celui de 1810 (article 317 : « Quiconque provoque l'avortement d'une femme enceinte avec ou sans son consentement au moyens d'aliments, de drogues, de médicaments, par violence ou d'autres remèdes, est puni de prison »).

La loi de 1920 aggrave la répression de l'avortement avec pour objectifs :

de combler le trou démographique dû à la guerre de 1914-1918 (hommes morts au combat, enfants qui ne sont pas nés de 1915 à 1919, veuves et femmes célibataires qui n'auront pas d'enfants) ;
de relancer la natalité, plus faible depuis le xixe siècle en France que dans les pays voisins, notamment l'Allemagne : la France n'a pas connu l'explosion démographique allemande ou anglaise des années 1830 à 1880, elle était de loin le pays le plus peuplé d'Europe en 1800, mais plus en 1900.
La loi du 27 mars 1923 définit l'avortement non plus comme un crime, mais comme un délit : Quiconque a provoqué l’avortement d’une femme sera puni d’un à cinq ans de prison et d’une amende de 500 à 10 000 francs. La femme avortée est passible de six mois à deux ans de prison. Ce délit est passible non pas d'un jury populaire (qui ne siège que pour les cours d'assises), mais d'un jury de magistrats.

En 1935, à la suite d'un mouvement né aux États-Unis, le docteur Jean Dalsace ouvre à Suresnes le premier dispensaire de contrôle des naissances.

Le 29 juillet 1939, le Code de la famille aggrave les peines sanctionnant l'avortement.

Aux privations économiques et surtout alimentaires imposées par la guerre s’ajoutent, dès juin 1940, la séparations d’un grand nombre de couples avec 1,9 million de prisonniers de guerre français internés en Allemagne. Pour ces raisons, les recours à l'avortement sont plus nombreux.

Sous le régime de Vichy, dont la devise officielle est « Travail, Famille, Patrie », la loi du 1er septembre 1941 exclut du droit au sursis les personnes accusées d'avortement[2],[3].

Avec la loi du 15 février 1942, l'avortement redevient un crime, spécifié comme « crime contre la sûreté de l'État », et est désormais passible de la peine de mort. Cette dernière loi est abrogée à la Libération."
Pendant ce temps l’avortement était défendu et pratiqué en masse en URSS au nom du féminisme et de la destruction de la famille bourgeoise
:dispose:


Ah ça Soral il l’a pas dit hein
:dispose:
il y a 3 ans
Vous vous rendez compte ? Si maintenant on disait qu'on devrait exécuter les femmes ayant avortés, c'est nous qui iraient en
prison
:ahi_vieux:


Preuve encore que les lois ne sont pas immuables et donc sans valeurs, ce qui est la veille puni de guillotine est encouragé et promu le
lendemain
:ahi_vieux:
il y a 3 ans
Je ne serai pas contre la peine de mort pour punir le meurtre par avortement.
:Charcelement:
il y a 3 ans