Sujet résolu
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De nombreux emprunts à des mythologies préexistantes ont été réalisés lorsque s'est constituée la figure du Christ : à des personnages de la Bible juive, mais également, comme vous le suggérez, à des récits polythéistes en cours dans le monde romain des premiers siècles. Une large part de ces mythes semble toutefois reprendre des éléments communs à des mythes très anciens du monde entier.
les polythéismes anciens ont largement inspiré le christianisme dans sa construction, notamment pour inscrire la vie de Jésus dans une temporalité déjà considérée comme sacrée dans les usages. Une de nos ancienne réponse, Noël et le Solstice d'hiver, montre que c'est au IIIè siècle que la date du 25 décembre a été choisie pour la naissance du Christ, afin de correspondre à des usages religieux préexistants :Le 25 décembre, on célébrait Mithra : c’était la fête du Sol invictus, correspondant à la naissance de ce dieu solaire (Dies Natalis Solis Invicti, jour de naissance du soleil invincible), qui surgissait d’un rocher ou d’une grotte sous la forme d’un enfant nouveau-né.
Le choix du 25 décembre provenait sans doute du calcul du nouveau calendrier julien (imposé par Jules César) fixant le solstice d’hiver à cette date erronée. Le culte prend une telle ampleur qu’en 274, l’empereur Aurélien le déclare religion d’État.
Le christianisme, qui commence alors à se répandre, se trouve en concurrence avec ces fêtes «païennes». Comment contrer ce culte qui le menace ? Par la mise en œuvre d’un subtil syncrétisme pour assimiler la naissance du Christ au retour de l’astre solaire, au Sol invictus, en s’insérant ainsi dans une tradition déjà existante.
«Ce choix semble avoir été imposé aux chrétiens par l’impossibilité dans laquelle ils se trouvaient, soit de supprimer une coutume aussi ancienne, soit d’empêcher le peuple d’identifier la naissance de Jésus à celle du Soleil»,
De nouveau, Jésus parle à la foule. Il dit : « La lumière du monde, c’est moi. Si quelqu’un me suit, il ne marchera pas dans la nuit, mais il aura la lumière qui donne la vie. »
Un est Tout, Tout est Un.
il y a 3 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsNous nous rendons cependant compte que les différents mythes représentant la vie de Jésus présentent de grandes similitudes non seulement avec d'autres cultes présents dans le monde romain, mais également avec des peuples très éloignés avec qui les premiers Chrétiens n'ont pas pu communiquer : l'hypothèse la plus simple étant que ces histoires trouvent leur source dans un corpus de mythes très anciens, remontant parfois au néolithique. On apprend ainsi à l'entrée "Naissance miraculeuse" que de nombreux êtres surnaturels sont nés de mères non fécondées.
On peut remarquer de troublantes similitudes entre les représentations de Jésus dans le catholicisme romain moyennageux (icones, tableaux, symboles, sculptures) et les Dieux solaires de Babylone et de l'Egypte (adoration de l'hostie ronde, ostensoir en forme de soleil, cercle solaire dans la croix, auréoles,...) Les même parallèles peuvent d'ailleurs être établis entre la vierge "Marie" du catholicisme romain et la déesse égyptienne Isis (mais aussi Vénus, Circé,..) Comment cela se fait-il?
Il faut se remémorer que l'empereur Constantin, fondateur de l'église "officielle" (catholicisme romain) a essayé de fusionner paganisme (ancien culte) et christianisme (nouveau culte). Les idoles ont été rebaptisées du nom de saints mais sont restées les mêmes. Idem pour de nombreuses pratiques ou objets de culte. Le solstice d'hiver associé aux culte solaire a été choisi (rien de biblique dans le 25 décembre) pour commémorer Noël (naissance de Jésus-Christ). Le culte solaire païen enveloppé d'une surcouche chrétienne a été imposé partout. Les anciens cultes de la fécondité et de la "reine des Cieux" ont eux aussi été "christianisés". Il faut savoir que le culte de la Vierge n'a absolument aucun fondement biblique. Qu'il y ait des aspects païens dans ce culte est donc absolument vrai.
L’étude des sources théologiques, liturgiques, historiques et iconographiques montre l’importance primordiale du symbolisme solaire pour la civilisation chrétienne (et aussi paĩenne) de la fin de l’Antiquité et du haut Moyen Age. Et l’Ecriture elle-même en donne l’exemple : du "fiat lux" de la Genèse jusqu’à l’Apocalypse les termes "lumière", "soleil", "feu" etc. reviennent avec constance dans le texte inspiré. Pour le Nouveau Testamen la vision lumineuse se concentre avant tout sur la personne du Christ, dont le prophète Malachie a prédit la venue comme d’un "Soleil de justice" (Mal. 4, 2) ; l’expression, reprise dès les environs de l’an 200 par Clément d’Alexandrie7, deviendra rapidement l’une des épithètes favorites assignées au Messie. De même le cantique de Zacharie annonce "la visite du Soleil levant" (Luc 1, 78) et celui de Siméon salue la "lumière pour éclairer les nations" (Luc 2, 32). Tout au long de son Evangile Jean associe la lumière à la vie comme l’un des attributs essentiels du Verbe ou Logos, et l’on notera à ce sujet que les deux mots grecs signifiant lumière et vie, "phôs" et "zôè", sont souvent représentés en croix, durant les premiers siècles de l’ère chrétienne, de manière à constituer un monogramme-talisman où l’oméga se situe au centre, comme dans notre cryptogramme. Aux Evangélistes font écho, et à de multiples endroits, les Actes des Apôtres, les épîtres et l’Apocalypse. Les Pères de l’Eglise affirment et commentent à leur tour la nature lumineuse - ou plutôt illuminatrice - de Dieu et du Christ, souvent d’ailleurs pour marquer avec fermeté la distinction à maintenir entre le soleil visible et le "Soleil de justice" qu’est le Christ. En effet cette distinction avait tendance à s’estomper dans l’esprit des fidèles et il existait chez eux une réelle tentation idolâtre. Ainsi la coutume s’était établie très tôt de se réveiller à l’aube pour assister en prière au lever du soleil. Et la pratique de la prière dirigée vers l’Orient est attestée au IIe siècle par Hermas, Tertullien. Clément d’Alexandrie et par les Actes de Paul, puis au iiie siècle, en Syrie, dans la Didascalie et d’autres textes; les adeptes du néo-platonisme la connaissent eux aussi. Elle rencontre une faveur telle que les Pères s’inquiètent et formulent des réprobations parfois véhémentes. Tel saint Augustin, dans son commentaire du psaume 93 : "Qui dicunt : Christus est sol, mentiuntur de sole. Nouit sol Dominum suum esse Chrlstum et Creatorem suum. Et si indignari potest, acerbius indignatur contra falso honorantem, quam contra contumeliosum. (...) Quanta falsa de ipsis luminaribus quidam dicunt ? Et ferunt, tolerant, et non mouentur". Au Ve siècle encore le pape Léon le Grand blâme l’habitude qu’avaient les Romains de s’incliner vers le soleil levant au moment d’entrer dans la basilique Saint-Pierre.
Dans la liturgie latine la thématique de la lumière imprègne profondément la période de l’Avent et de Noël. Les chants célèbrent alors la naissance du Christ comme le lever du "Soleil de justice" appelé à diffuser son éclat salvateur sur l’univers entier. Assimilation d’autant plus naturelle en latin que le verbe "oriri" s’applique indifféremment à une naissance humaine et au lever d’un astre. Nombre d’antiennes de l’office développent ce mot-clef : "Orietur sicut sol Salvator mundi... " ; "Cum ortus fuerit sol de caelo... " ; "Exortum est in tenebris lumen... " ; et surtout celle qui se chante aux vêpres du 21 décembre, jour même du solstice d’hiver : "O Oriens, splendor lucis aeternae, et sol justitiae : veni, et illumina sedentes in tenebris et umbra mortis". Les chants de la messe, quant à eux, recourent avec prédilection aux versets 6-7 du psaume 19 : le soleil, "comme un époux qui sort de son pavillon, se réjouit, vaillant, de courir sa carrière. A la limite des cieux il a son lever et sa course atteint à l’autre limite... ". Certains chants de Noël se réfèrent à l’idée plus générale d’illumination16. Si cependant le symbolisme solaire joue un rôle pour ainsi dire emblématique dans la liturgie de l’Avent et de Noël, il s’en faut qu’il s’y cantonne exclusivement : les "heures" de la journée monastique, par exemple, suivent la marche du soleil et en reflètent les étapes dans leur hymnes ; mentionnons en outre le rit du cierge pascal, celui du lucernaire et l’emploi des cierges en général, sans parler du sacrement de baptême, ressenti comme une illumination de l’âme sanctifiée et sur lequel on reviendra plus loin.
Le culte du soleil renaissant provient d’Orient et a été importé à Rome en l’an 219 par l’empereur Héliogabale, d’origine syrienne. Celui-ci fit construire à cet effet deux temples somptueux et instaura toute une organisation sacerdotale avec un rituel minutieusement fixé. Un demi-siècle plus tard Aurélien imprima un nouvel essor au culte du "sol invictus", non sans le réformer et l’affranchir plus ou moins de son caractère oriental : comme après lui Charlemagne pour la liturgie romaine, il comptait par la diffusion de la religion solaire renforcer l’unité politique de l’empire. Aussi édifia-t-il en 274 un troisième temple et y organisa-t-il des jeux ("agor Solis") qui avaient lieu à dates régulières et notamment à l’occasion du "Dies natalis invicti", le 25 décembre. Le "Sol invictus", on le devine, opposa une concurrence redoutable au "Sol justitiae", surtout sans doute au Proche-Orient où la dévotion au soleil avait pris une importance particulière. Devant la vogue durable dont il jouissait l’Eglise se vit pratiquement contrainte d’intégrer la fête paĩenne à son cérémonial propre : d’où la fixation, dès l’an 336, de la Nativité du Christ à la date du 25 décembre, devenue Noël en français vers 1112, par évolution de l’ancien français nael, du latin natalis (dies), soit «le jour de la naissance».
On peut remarquer de troublantes similitudes entre les représentations de Jésus dans le catholicisme romain moyennageux (icones, tableaux, symboles, sculptures) et les Dieux solaires de Babylone et de l'Egypte (adoration de l'hostie ronde, ostensoir en forme de soleil, cercle solaire dans la croix, auréoles,...) Les même parallèles peuvent d'ailleurs être établis entre la vierge "Marie" du catholicisme romain et la déesse égyptienne Isis (mais aussi Vénus, Circé,..) Comment cela se fait-il?
Il faut se remémorer que l'empereur Constantin, fondateur de l'église "officielle" (catholicisme romain) a essayé de fusionner paganisme (ancien culte) et christianisme (nouveau culte). Les idoles ont été rebaptisées du nom de saints mais sont restées les mêmes. Idem pour de nombreuses pratiques ou objets de culte. Le solstice d'hiver associé aux culte solaire a été choisi (rien de biblique dans le 25 décembre) pour commémorer Noël (naissance de Jésus-Christ). Le culte solaire païen enveloppé d'une surcouche chrétienne a été imposé partout. Les anciens cultes de la fécondité et de la "reine des Cieux" ont eux aussi été "christianisés". Il faut savoir que le culte de la Vierge n'a absolument aucun fondement biblique. Qu'il y ait des aspects païens dans ce culte est donc absolument vrai.
L’étude des sources théologiques, liturgiques, historiques et iconographiques montre l’importance primordiale du symbolisme solaire pour la civilisation chrétienne (et aussi paĩenne) de la fin de l’Antiquité et du haut Moyen Age. Et l’Ecriture elle-même en donne l’exemple : du "fiat lux" de la Genèse jusqu’à l’Apocalypse les termes "lumière", "soleil", "feu" etc. reviennent avec constance dans le texte inspiré. Pour le Nouveau Testamen la vision lumineuse se concentre avant tout sur la personne du Christ, dont le prophète Malachie a prédit la venue comme d’un "Soleil de justice" (Mal. 4, 2) ; l’expression, reprise dès les environs de l’an 200 par Clément d’Alexandrie7, deviendra rapidement l’une des épithètes favorites assignées au Messie. De même le cantique de Zacharie annonce "la visite du Soleil levant" (Luc 1, 78) et celui de Siméon salue la "lumière pour éclairer les nations" (Luc 2, 32). Tout au long de son Evangile Jean associe la lumière à la vie comme l’un des attributs essentiels du Verbe ou Logos, et l’on notera à ce sujet que les deux mots grecs signifiant lumière et vie, "phôs" et "zôè", sont souvent représentés en croix, durant les premiers siècles de l’ère chrétienne, de manière à constituer un monogramme-talisman où l’oméga se situe au centre, comme dans notre cryptogramme. Aux Evangélistes font écho, et à de multiples endroits, les Actes des Apôtres, les épîtres et l’Apocalypse. Les Pères de l’Eglise affirment et commentent à leur tour la nature lumineuse - ou plutôt illuminatrice - de Dieu et du Christ, souvent d’ailleurs pour marquer avec fermeté la distinction à maintenir entre le soleil visible et le "Soleil de justice" qu’est le Christ. En effet cette distinction avait tendance à s’estomper dans l’esprit des fidèles et il existait chez eux une réelle tentation idolâtre. Ainsi la coutume s’était établie très tôt de se réveiller à l’aube pour assister en prière au lever du soleil. Et la pratique de la prière dirigée vers l’Orient est attestée au IIe siècle par Hermas, Tertullien. Clément d’Alexandrie et par les Actes de Paul, puis au iiie siècle, en Syrie, dans la Didascalie et d’autres textes; les adeptes du néo-platonisme la connaissent eux aussi. Elle rencontre une faveur telle que les Pères s’inquiètent et formulent des réprobations parfois véhémentes. Tel saint Augustin, dans son commentaire du psaume 93 : "Qui dicunt : Christus est sol, mentiuntur de sole. Nouit sol Dominum suum esse Chrlstum et Creatorem suum. Et si indignari potest, acerbius indignatur contra falso honorantem, quam contra contumeliosum. (...) Quanta falsa de ipsis luminaribus quidam dicunt ? Et ferunt, tolerant, et non mouentur". Au Ve siècle encore le pape Léon le Grand blâme l’habitude qu’avaient les Romains de s’incliner vers le soleil levant au moment d’entrer dans la basilique Saint-Pierre.
Dans la liturgie latine la thématique de la lumière imprègne profondément la période de l’Avent et de Noël. Les chants célèbrent alors la naissance du Christ comme le lever du "Soleil de justice" appelé à diffuser son éclat salvateur sur l’univers entier. Assimilation d’autant plus naturelle en latin que le verbe "oriri" s’applique indifféremment à une naissance humaine et au lever d’un astre. Nombre d’antiennes de l’office développent ce mot-clef : "Orietur sicut sol Salvator mundi... " ; "Cum ortus fuerit sol de caelo... " ; "Exortum est in tenebris lumen... " ; et surtout celle qui se chante aux vêpres du 21 décembre, jour même du solstice d’hiver : "O Oriens, splendor lucis aeternae, et sol justitiae : veni, et illumina sedentes in tenebris et umbra mortis". Les chants de la messe, quant à eux, recourent avec prédilection aux versets 6-7 du psaume 19 : le soleil, "comme un époux qui sort de son pavillon, se réjouit, vaillant, de courir sa carrière. A la limite des cieux il a son lever et sa course atteint à l’autre limite... ". Certains chants de Noël se réfèrent à l’idée plus générale d’illumination16. Si cependant le symbolisme solaire joue un rôle pour ainsi dire emblématique dans la liturgie de l’Avent et de Noël, il s’en faut qu’il s’y cantonne exclusivement : les "heures" de la journée monastique, par exemple, suivent la marche du soleil et en reflètent les étapes dans leur hymnes ; mentionnons en outre le rit du cierge pascal, celui du lucernaire et l’emploi des cierges en général, sans parler du sacrement de baptême, ressenti comme une illumination de l’âme sanctifiée et sur lequel on reviendra plus loin.
Le culte du soleil renaissant provient d’Orient et a été importé à Rome en l’an 219 par l’empereur Héliogabale, d’origine syrienne. Celui-ci fit construire à cet effet deux temples somptueux et instaura toute une organisation sacerdotale avec un rituel minutieusement fixé. Un demi-siècle plus tard Aurélien imprima un nouvel essor au culte du "sol invictus", non sans le réformer et l’affranchir plus ou moins de son caractère oriental : comme après lui Charlemagne pour la liturgie romaine, il comptait par la diffusion de la religion solaire renforcer l’unité politique de l’empire. Aussi édifia-t-il en 274 un troisième temple et y organisa-t-il des jeux ("agor Solis") qui avaient lieu à dates régulières et notamment à l’occasion du "Dies natalis invicti", le 25 décembre. Le "Sol invictus", on le devine, opposa une concurrence redoutable au "Sol justitiae", surtout sans doute au Proche-Orient où la dévotion au soleil avait pris une importance particulière. Devant la vogue durable dont il jouissait l’Eglise se vit pratiquement contrainte d’intégrer la fête paĩenne à son cérémonial propre : d’où la fixation, dès l’an 336, de la Nativité du Christ à la date du 25 décembre, devenue Noël en français vers 1112, par évolution de l’ancien français nael, du latin natalis (dies), soit «le jour de la naissance».
Un est Tout, Tout est Un.
il y a 3 ans



