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Comme je n'ai rien à faire pendant mon trajet de 6h, je balance un pavé, le tout est certifié no fake, enjoie, ou pas.



Ma sœur et mon frère puîné sommes partis à l'aventure chercher des fossiles ce jour de Noël, sous la direction de mon frère, géologue de formation. L'objectif était de parcourir 500m pour atteindre un affleurements. Tous ceci pour extraire des roches datant du miocène, riche en coquillages et autres éléments marins.
L'objectif initial était de trouver une dent de requin, voir des restes de megalodon. Bien évidement, rien ne se passe comme prévu.

Nous nous sommes aventurés à Balizac, près des rives de la Nère, si ce n'est dire à son chevet. Tous avons été préparé par de nombreuses randonnées, voyages et expériences potentiellement mortelles de la part de votre serviteur. Nous avions affrontés les crêtes vertigineuses du vignemal, l'étroit passage du Tucquerouye, et la traversée à la nage de lac glaciaire.

Cette rivière parcourait une forêt drue et désagréable à parcourir. Pourtant nous n'avions que 500m à longer. Entre les ronces, le houx, les arbres riches de branches, aux rameaux nombreux garnies de stipules lacérantes et les cadavres forestiers portant le stigmat des grands incendies de l'été dernier; la progression fut particulièrement difficile.

Mon frère eu la mauvaise idée de suivre les conseils de mon père. Effectivement celui-ci se montrait réticent, voir montrait une certaine vollition pour laisser la machette à la maison mère.
Nous nous vîmes bloquer par l'épaisse forêt morte d'été et d'hiver. Bien évidement, nous n'allions par rebrousser le chemin à peine entamé.

J'avançais en tête de fil, surnomé le bulldozer, chargé d'un sac contenant tout notre matériel. Ce choix hasardeux avait au moins l'utilité de tasser définitivement les quelques branches rebelles qui dépassaient du sol.

Après 1h de marche, nous avançâmes seulement de 200m. Le pas était lent. En même temps, l'émondage de la forêt par une brindille est difficile.
Nous arrivâmes dans une clairière, léchée par la rivière, puis nous mangeâmes,pour célébrer cette heure de labeur.

Nous trouvâmes, non loin, une pierre rongée par l'eau et le temps. Équipé de son marteau, mon frère le disloqua. Quelle ne fut pas notre surprise, que de voir ceci:


Cependant, au même moment, un tir retenti !
Puis suivit d'un autre, puis encore un.
Nous hésitâmes à poursuivre ce long périple, seulement 300m manquaient.

Nous prîmes notre témérité à deux mains. Nous continuâmes donc notre chemin, et ce malgré le danger.

Comme la forêt était devenue trop dense, nous décidâmes de continuer par la rivière. Nuls, sauf mon frère étaient équipés pour cette traversée.
Muni de ses bottes LeRoyMerlin, il sauta à pieds joints dans la rivière. Manque d'intelligence, celles-ci se remplirent d'eau. Le voici avec 2 poids aux pieds, sans avoir la souplesse nécessaire pour lever sa jambe et renverser cette eau.

Ma sœur et moi-même, retirâmes nos godillots et remontâmes notre futal.
L'eau était froide, d'autant plus que nous étions en hiver. Peu importe, nous avançâmes certainement mais lentement.

En tête de fil, je franchis les obstacles, tourbillons, cailloux tranchants, troncs d'arbres, sables mouvants. Mais soudain nous entendâmes un tir, puis un sifflement ! Tous les oiseaux s'enfuyèrent !
Sans hésiter, nous rebroussâmes chemin.
Ce n'est que 20m plus loin que nous nous arrêtâmes sur une berge bien à l'abri après cette course en ligne droite effrénée de 10 min. Nous avions trouvé les roches que nous cherchions depuis plusieurs début !


Nous les cassâmes une à une. Elles étaient toutes riches en coquillages. Tous ces ichnofossiles étaient fascinant pour ma sœur et moi, mais moins pour mon frère.
Nous recupérâmes un nombre astronomique de roches.
Mon sac devait peser au moins 20kg. Je stressais un peu à l'idée d'affronter de nouveau les sables.
C'est pour cela que mon frère partit en éclaireur loin derrière... ce n'est qu'une fois un semblant de forêt connue atteinte que nous sortîmes de la rivière. Nous réchauffâmes nos pieds, engourdis par le froid de la rivière. Nous nous rhabillâmes pour entamer le retour.

Celui-ci se trouvait être plus facile, le chemin étant déblayé après mon passage du matin. Cependant la marche restait désagréable, et ce davantage avec un sac plus lourd. S'accroupir devenait douloureux.

Ce n'est que 10 min plus tard que nous rejoignis la civilisation.

Tout cela un jour de Noël pour trouver 3 bouts de coquille...
:pelle:
il y a 4 ans
tu écris bien khey
le fofo a du talent
:dance:
il y a 4 ans
Vermine
Vermine
4 ans
tu écris bien khey
le fofo a du talent
:dance:
Tu trouves ? Je suis le pire à ce sujet dans mon entourage pourtant.
:sueur:
il y a 4 ans
Tu trouves ? Je suis le pire à ce sujet dans mon entourage pourtant.
:sueur:
oui, le seul que je connaisse qui s'essaie encore au passé simple
avec plus ou moins de réussite mais c'est l'intention qui compte
:mignon:
il y a 4 ans
Vermine
Vermine
4 ans
oui, le seul que je connaisse qui s'essaie encore au passé simple
avec plus ou moins de réussite mais c'est l'intention qui compte
:mignon:
Exact, ma maîtrise du temps du récit est loin d'être excellente.
Je ne l'utilise jamais à vrai dire.
:risitas_ahi:
il y a 4 ans