Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Magalie tapotait énergétiquement sur l'écran de son téléphone avec ses gros doigts boudinés. Elle "swipait", elle qui était coiffeuse, 22 ans avec un enfant, n'avait pas eu tant de chance dans son histoire personnelle.
En effet, après un bac professionnel obtenu par la seule clémence des professeurs de l'éducation nationale, elle avait connu des histoires d'amour mouvementé avec Mamadou, le bel éphèbe qui vivait dans la cité à quelques pâtés de maison. Honorant l'héritage ancestral qu'il avait reçu de Mansa Moussa lui-même, empereur du Mali, Mamadou poursuivait cet idéal de richesse et de piété qui avait permis à ces ancêtres de prospérer en voyageant à travers la oumma islamique. Son aspiration au commerce l'avait conduit à devenir un marchand ambulant d'épices et de remèdes pour l'âme; dont il consommait assurément une partie. Le racisme l'oppressant, il devait accomplir son destin caché de la police et des autorités, qui voulaient l'empêcher d'apporter ces saveurs nouvelles et prohibées à la gastronomie française.
Magalie, âgée de 19 ans, avait été séduite directement par ce bantoue à la sacoche si belle, et aux cheveux rêches qu'elle appréciait tant. Après une histoire d'amour courte mais passionnée, pendant laquelle Magalie avait été introduite aux délices d'Afrique Occidentale, le jeune Moussa dû partir. Il laissa sa jeune compagne, pourtant enceinte de lui, car le voyage l’appelait, et il reprenait les routes de la lointaine Samarcande, les richesses d'Orient et le commerce d'épices ne pouvant être laissé de côté plus longtemps.
Magalie se retrouva donc seule, elle et son chérubin, le petit Matthéo, son petit oréo, comme elle aimait bien l'appeler, mélant le meilleur des deux mondes, noir et blanc, il était un peu le yin et le yang de l'humanité, une romance dépassant les divisions entre les frères humains. Prise d'un vague à l'âme, elle ne pouvait oublier Moussa et la présence masculine à ses côtés. Elle n'avait plus sa forme d'antan, et le départ de Mamadou avait été aussi l'arrivée de quelques bourrelets supplémentaires.
Elle swipait donc, cherchant l'homme idéal tout en se léchant les doigts, qui étaient alors recouverts du sel goût barbecue qu'elle enfournait par dizaine dans sa bouche, qui ressemblait alors à ces fours-dragons de la Chine médiévale, les plus grands fourneaux que l'homme ait un jour construit.
Sa bio Tinder était simple : elle cherchait un homme grand, beau, avec une bonne situation, qui acceptait son petit bout d'chou, et qui aimait les femmes de caractère comme elle. Se pressaient dans ses DMs moultes hommes, si on pût encore les appeler par ce terme, tant il semblait que leur manque total d'égo les avait renvoyé à leur condition de pur animal dénué de conscience.
Bertrand, lunetteux, ingénieur, discutait abondamment avec elle.
Il pourrait faire l'affaire, se disait-elle, quant à lui il pensait plutôt : je n'ai plus vraiment le choix.
En effet, après un bac professionnel obtenu par la seule clémence des professeurs de l'éducation nationale, elle avait connu des histoires d'amour mouvementé avec Mamadou, le bel éphèbe qui vivait dans la cité à quelques pâtés de maison. Honorant l'héritage ancestral qu'il avait reçu de Mansa Moussa lui-même, empereur du Mali, Mamadou poursuivait cet idéal de richesse et de piété qui avait permis à ces ancêtres de prospérer en voyageant à travers la oumma islamique. Son aspiration au commerce l'avait conduit à devenir un marchand ambulant d'épices et de remèdes pour l'âme; dont il consommait assurément une partie. Le racisme l'oppressant, il devait accomplir son destin caché de la police et des autorités, qui voulaient l'empêcher d'apporter ces saveurs nouvelles et prohibées à la gastronomie française.
Magalie, âgée de 19 ans, avait été séduite directement par ce bantoue à la sacoche si belle, et aux cheveux rêches qu'elle appréciait tant. Après une histoire d'amour courte mais passionnée, pendant laquelle Magalie avait été introduite aux délices d'Afrique Occidentale, le jeune Moussa dû partir. Il laissa sa jeune compagne, pourtant enceinte de lui, car le voyage l’appelait, et il reprenait les routes de la lointaine Samarcande, les richesses d'Orient et le commerce d'épices ne pouvant être laissé de côté plus longtemps.
Magalie se retrouva donc seule, elle et son chérubin, le petit Matthéo, son petit oréo, comme elle aimait bien l'appeler, mélant le meilleur des deux mondes, noir et blanc, il était un peu le yin et le yang de l'humanité, une romance dépassant les divisions entre les frères humains. Prise d'un vague à l'âme, elle ne pouvait oublier Moussa et la présence masculine à ses côtés. Elle n'avait plus sa forme d'antan, et le départ de Mamadou avait été aussi l'arrivée de quelques bourrelets supplémentaires.
Elle swipait donc, cherchant l'homme idéal tout en se léchant les doigts, qui étaient alors recouverts du sel goût barbecue qu'elle enfournait par dizaine dans sa bouche, qui ressemblait alors à ces fours-dragons de la Chine médiévale, les plus grands fourneaux que l'homme ait un jour construit.
Sa bio Tinder était simple : elle cherchait un homme grand, beau, avec une bonne situation, qui acceptait son petit bout d'chou, et qui aimait les femmes de caractère comme elle. Se pressaient dans ses DMs moultes hommes, si on pût encore les appeler par ce terme, tant il semblait que leur manque total d'égo les avait renvoyé à leur condition de pur animal dénué de conscience.
Bertrand, lunetteux, ingénieur, discutait abondamment avec elle.
Il pourrait faire l'affaire, se disait-elle, quant à lui il pensait plutôt : je n'ai plus vraiment le choix.
il y a 4 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsc'est pas de moi, j'ai vu ça sur jvarchive
C'était bien quand même
il y a 4 ans
la vérité blesse
Je n'ai pas de compte secondaire et je n'en ai jamais eu, les usurpateurs sont des FDP qui méritent de Crever
il y a 4 ans
draguer ne sert à rien, les femmes occidentales ne valent pas le coup
Je n'ai pas de compte secondaire et je n'en ai jamais eu, les usurpateurs sont des FDP qui méritent de Crever
il y a 4 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsmagalie bordel...
Je n'ai pas de compte secondaire et je n'en ai jamais eu, les usurpateurs sont des FDP qui méritent de Crever
il y a 4 ans
draguer ne sert à rien, les femmes occidentales ne valent pas le coup
Il faut voir les choses sous un angle plus positif
Si tu sait draguer les femmes occidentale, la drague avec les femmes d'autre contré seras une simple formalité
Si tu sait draguer les femmes occidentale, la drague avec les femmes d'autre contré seras une simple formalité
il y a 4 ans

































